Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 01 septembre 2024

L’homme est un roseau pensant.

Sacré Blaise Pascal !
Souvent il n’est qu’un roseau qui ne pense pas vraiment…
Et je viens d’en avoir la preuve éclatante en allant chercher le pain.
Que je vous dise...
Eh bien voilà…
C’est le troisième été que nous passons dans notre nouveau chez nous.
Il est moderne.
Enfin… Il a un ascenseur.
Ascenseur à la fiabilité aléatoire mais il daigne assez souvent nous amener à notre étage pour que nous ne déménagions pas dans le mois.
Il a aussi une porte censément « automatique ».
Vous tapez les quatre caractères du code secret que tout le quartier connaît et la porte s’ouvre.
Là, les choses se passent moins bien.
Dès que le climat change, devient trop froid, trop chaud ou trop humide, vous avez beau taper le code, rien ne se passe.
Vous faites part de votre souci à la gardienne qui laisse la porte en « libre passage » et appelle la société censée l’entretenir.
Las… À peine mal réparée, il vous faut pousser avec une force herculéenne sur la porte après avoir tapé le code sinon vous dormez dehors.
Ou vous êtes reclus chez vous selon le côté de la porte où vous êtes quand vous voulez l’ouvrir.
Notre bailleur, toujours à l’affût de nouveautés inutiles et dispendieuses a décidé récemment non seulement de faire appel au service de maintenance mais aussi de faire mettre « à la norme » le système qui nous enferme dehors ou dedans.
« La norme » consiste à avoir le même système, c’est-à-dire imprévisible, mais qui cause et est « adapté à l’habitant en situation de handicap visuel ».
Ainsi chaque touche est lisible grâce à Mr Braille.
Elle change aussi de couleur en clignotant mais je ne sais pourquoi…
Ainsi, si l’habitant est aveugle le dispositif lui dit « La porte est ouverte ».
S’il est sourd il est comme vous et moi, condamné à constater que contrairement au discours du système, la porte n’est pas ouverte.
L’aveugle se trouve donc tout bête face à une porte qui lui dit être ouverte mais ne l’est pas.
Il lui faut en outre savoir où pousser pour que la porte daigne s’entrouvrir peut-être.
Je constate donc chaque jour que le bailleur engage des frais importants pour installer un système censé faciliter la vie du « locataire en situation de handicap » au lieu d’assurer le fonctionnement d’une porte qui permettrait à tous, valide ou bancal, d’entrer et de sortir à son gré…
Il en va ainsi comme de nos conditions de vie.
On fait des annonces, on dépense beaucoup d’argent dans des projets qui se révèlent plus dispendieux qu’utiles et laissent de côté l’aspect trivial qu’est la possibilité de sortir de chez soi.
Je me demande si notre bailleur n’est pas plus doué pour dépenser que pour maintenir en état de fonctionnement des dispositifs fondés sur des principes physiques connus depuis deux siècles.
À moins que, comme souvent il confonde « le moins disant » et « le mieux disant » partant du principe que « Le plus cher n’est pas le meilleur donc le moins cher ça ira bien… »
Le genre de raisonnement qui fait que les avions tombent parce que la sécurité c’est bien beau mais ça coûte…

lundi, 26 août 2024

Aujourd'hui, rien...

mimétisme canin.jpg

Hier nous avons remonté l’avenue Niel jusqu’à l’avenue des Ternes.
Tranquillement.
À pied.
D’un pas de sénateur.
Nous avons vu le Paris habituel du mois d’août, silencieux, quasiment inhabité.
Cette avenue qui aboutit à l’avenue Mac Mahon, celle qui arrive à la place de l’Étoile, était déserte.
Seule une voiture qui s’était probablement trompée de mois remontait l’avenue prudemment, se demandait si elle avait changé de monde.
Puis, j’ai été surpris par une passante qui promenait deux chiens.
Je me suis dit qu’il en allait avec les chiens comme il en va avec les époux.
On dirait que, le temps passant, une ressemblance s’établit entre la maîtresse et le mec.
Ou les chiens…
Là, c’est le mimétisme entre la maîtresse et les chiens qui nous a frappés, Heure-Bleue et moi.
La dame, équipée de ce que j’appellerais « des mollets de corbeau de course », était accompagnée de deux « mini clébards » équipés des mêmes jambes – j’allais écrire « pattes ».
L’effet était frappant !
Si les trois marchaient de la même façon, dépliants gracieusement des pattes de « faucheux », nous nous demandions qui avait muté de la sorte.
La dame ou les chiens ?
Je soupçonne, au vu de la passivité avec laquelle la dame se pliait aux souhaits des chiens en matière d’arrêt et de direction de la marche que les bestioles avaient pris le pas sur la mal nommée « maîtresse ».
Nous avons fini par arriver à la Fnac où nous avons refait notre stock de livres.
Nous avons passé ensuite un moment à les ranger d’une façon qui m’a rappelé la discothèque du « Potache » de Goscinny selon la méthode bien connue « Livres à lire, livre non lus, livre à rendre, livres non rendus ».
Nous sommes tranquilles jusqu’au mois prochain dont nous consacrerons les premiers jours à choisir quel livre lire.
Un livre de la pile des livres achetés précédemment ou commencer à taper dans la pile de nos achats d’hier.
En attendant, cet après-midi nous retournons acheter du pain dans la boulangerie de l’angle de l’avenue Trudaine et de la rue Turgot.
C’est le meilleur pain que nous avons trouvé en attendant la réouverture de celle où nous l’achetons rue de Lévis.
Nous voyageons finalement beaucoup grâce à la diversité des pains.
Et c’est la seule façon que nous avons trouvée pour marcher chaque jour entre un kilomètre et demi et trois kilomètres.