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dimanche, 15 novembre 2020

« Un papa ! Une maman ! » 

 

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On voit de ces choses, au hasard des pérégrinations dans la presse.
Une erreur dans le libellé de la recherche m’a conduit à lire cet article qui m’a montré qu’on saute sur toutes les occasions de regarder ce qui se passe dans la piaule de son prochain.

 

J’ai donc lu cette histoire pas si drôle sur le sort des bestioles qu’on garde en captivité pour leur éviter le sort funeste de l’extinction de leur espèce.
Figurez-vous qu’un zoo allemand a défrayé la chronique en jetant en pâture au public le comportement de ses pingouins.
Ces bestioles, enfermées à longueur d’année, étaient toutes des mâles.
Ce qui devait arriver arriva : Faute de femelles disponibles, les pingouins se débrouillèrent entre eux comme ils pouvaient.
Leur religion étant peu regardante sur leur comportement dans l’intimité, tout se passa à peu près bien jusqu’au jour où les patrons du zoo décidèrent que la naissance de petits pingouins ici même arrangerait leurs affaires et celles de l’espèce.
Sitôt pensé, sitôt fait, on importa donc à grands frais (!) des pingouins femelles.
Las, les nouvelles arrivées, un peu intimidées ne succombèrent pas si facilement aux charmes des habitants du cru.
Certains allèrent jusqu’à dire que les arrivantes n’avaient suscité aucune réaction des pingouins.
D’autres mauvaises langues prétendirent même qu’on avait importé des pingouines...
Néanmoins, l’importation de ces compagnes suscita l’ire des associations gay et lesbiennes du coin qui virent dans le comportement du zoo une tentative inacceptable de modifier l’orientation sexuelle des pingouins.
Ces associations gay et lesbiennes montrèrent là qu’elles pouvaient être aussi sectaires que leur pendant « La manif pour tous ».

samedi, 14 novembre 2020

Syndrome d’étouffement.

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Je suis heureux de constater que je ne suis pas le seul à avoir une dent contre ma mère.
Je vous en avais déjà parlé, chères psys gratos qui m’accompagnent depuis 2006.
Je dois avouer que vous me consolez.
Ça prouve méchamment, façon « schadenfreude », que le malheur des unes fait le bonheur de l’autre.
Entre celle qui fut abandonnée et qui le jette encore aujourd’hui à la figure de feue sa mère et d’autres qui ont eu à en souffrir le manque, il semble que les femmes embêtées par leur rejeton soient plus nombreuses qu’il n’y paraît.
Cette note de la lumière de mes jours m’a permis de relire l’histoire de Christian qui eut l’heur de ravir le palpitant de la femme de ma vie.
Il est heureux que mon palpitant, endurci par nombre de chagrins d’amour comme il sied à tout garçon des « sixties », ne ressente plus qu’occasionnellement aujourd’hui la crainte de l’abandon.
Comme le souvenir de ce Christian chez Heure-Bleue, reste coincé dans ma cervelle le souvenir d’une petite fille dont je vous ai déjà parlé.
Mais, contrairement à la mère d’Heure-Bleue, à défaut de ressentir le syndrome d’abandon, ma mère m’a fait ressentir le syndrome d’étouffement.
C’est apparu soudain un jour que ma mère vint me chercher à l’école maternelle.
Nous étions comme toujours en rang dans la cour, la maîtresse nous appelant au fur et à mesure de l’arrivée des mères ou des grandes sœurs.
Mon dieu le regard méfiant que maman me jeta en arrivant dans la cour de récréation !
Comme chaque fois que nous étions en rang, Malika me tenait la main.
J’étais si occupé à regarder les yeux bleus de Malika que la maîtresse dut répéter mon nom au moins trois fois avant que je regarde autre chose.
Je crois bien que ce fut la première fois que je vis un sentiment inconnu de moi sur le visage de ma mère.
Elle nous regardait tous à la maison, selon l’humeur, avec amour, agacement, tendresse ou une forte envie de distribuer des taloches.
Mais ce jour de l’école, son regard m’a frappé et reste vissé dans un coin de ma mémoire.
Ces quelques embryons de choses inconnues de moi.
Ces choses que je n’ai su habiller de mots que plus tard.
Il y avait bien sûr la surprise de la découverte d’yeux autres que bruns, d’une joue autre que mate qui me sembla alors si douce que j’eus envie de la toucher du bout des doigts.
Il y eut aussi ce regard bleu et plein de gentillesse posé sur moi.
Un regard étranger s’était posé sur moi qui semblait curieux d’en savoir plus tandis qu’elle serrait ma main dans la sienne.
Et puis il y eut ce regard de ma mère sur Malika.
Je crois bien que c’est la première fois que j’ai vu ma mère regarder quelqu’un comme il arrivait que mes sœurs et moi nous regardions quand l’un de nous estimait indu un supposé avantage accordé à un autre.
Je sais depuis que ça s’appelle « le pincement de la jalousie ».
Plus tard, ce fut tout bêtement infernal, ma mère était persuadée que j’étais pourchassé par des filles à la vertu discutable qui jetaient leurs habits dès qu’elles me voyaient.
Je dois dire à mon grand regret que la réalité était assez éloignée des cauchemars de ma mère.
Jusqu’à sa mort, ma mère fut certaine que je ne pouvais aimer aucune autre femme qu’elle.
Il y eut des jours comme ça, où être abandonné ne me paraissait pas la blessure décrite par Heure-Bleue.

vendredi, 13 novembre 2020

57ème devoir de Lakevio du Goût.

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Le regard de cette Lydia Délectorskaya m’interpelle, comme on dit chez les psys.
À moins que ce ne soit sa chevelure ou son teint ou son « col Claudine »…
Cette Lydia qui resta une vingtaine d’années devant le regard de Matisse vous inspire-t-elle ?
Lundi j’en saurai sans doute plus sur ce que vous en pensez, si vous en avez tiré une histoire ou si elle vous a simplement rappelé quelque chose ou quelqu’un.
À lundi donc…

jeudi, 12 novembre 2020

Bonjour tristesse…

Adrienne m’a lu.
Merci Adrienne, merci beaucoup !
Tu me demandes qui est Michel Droit.
Comment te dire…
C’était un écrivain, évidemment.
Assez connu et manipulant aussi bien la langue française que ses relations pour être élu à l’Académie Française.
Ce qui, hélas pour lui, ne l’a pas rendu plus immortel que le commun des mortels.
C’était aussi un journaliste qui, fort de son ancien statut de Résistant, fut le questionneur préféré de Charles de Gaulle.
Pire, ça ne lui suffit pas.
Il crût bon de s’exprimer à la radio chaque fois qu’un politicien d’importance était rappelé ad patres.
Bon, en réalité, probablement en signe de respect pour l’ancien questionneur de de Gaulle, on le rappela sur les ondes de l’ORTF quand un homme politique mourait.
À cette époque lointaine qu’étaient les années ante XXIème siècle, même important, un homme politique mourait.
Il ne disparaissait pas ni ne nous quittait, il mourait.
Tout simplement.
S’il disparaissait, c’est des bulletins d’information, mais pas si vite que ça, beaucoup moins vite que ne se succédent les « stars » qui ne sont que des étoiles filantes aussi fugitives que fuligineuses…
Bref, Michel Droit a donc meublé les bibliothèques – assez peu -, les pages du Figaro –  beaucoup plus - et les ondes de l’ORTF – beaucoup trop -.
Il avait cette particularité regrettable, quand il parlait dans un micro, de rendre tout ce qu’il disait d’une tristesse et d’un ennui profonds.
Je l’ai entendu faire l’apologie du monde « pré-soixante-huitard » comme n’importe quel représentant de la droite la plus rétrograde.
Et, tel Georges Pompidou annonçant la mort de de Gaulle, Michel Droit, qui se la pétait quand même un peu, avait une propension à singer l’élocution d’André Malraux qu’on nous rappelle régulièrement ces temps-ci où, faute d’hommes de réelle valeur, on remplit le Panthéon de femmes et d’hommes dont certains sont morts depuis longtemps…
Tout ça pour te dire que devant un micro, cet homme devenait particulièrement chiant et guérissait illico le jeune homme que j’étais de la moindre idée de devenir conservateur.
Cet expert de la rhétorique réactionnaire m’a ennuyé et beaucoup amusé à l’époque où il moquait ceux de ma génération et nous prenait pour une bande de « jeanfoutres » peu sérieux et semeurs de désordre.
Voilà, Adrienne, ce que je sais de Michel Droit.
Je suis heureux que tu m’aies posé la question sinon mon blog serait resté désespérément vide aujourd’hui.

mercredi, 11 novembre 2020

L’amuse-gueule, ma Muse aussi.

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Ce matin, j’étais dans le lit, en train de mourir tranquillement d’un crise cardiaque quand j’eus l’idée malencontreuse de me plaindre à haute voix.
La lumière de mes jours, au lieu d’être inquiète a pesté.
Bon, elle n’a pas tort en ce sens que je supporte mal le confinement et plus encore d’être frappé de maux que je n’ai jamais connus.
Bref, je supporte mal le confinement et plus encore de n’avoir plus vingt ans.
Donc, la lumière de mes jours me demande de quoi je souffre.
De crise cardiaque évidemment.
Je vais mourir dans la minute, c’est sûr.
Elle me demande ce que je ressens exactement.
Je le lui décris.
« Tu as une douleur intercostale ! Simplement ! J’en ai souvent et je ne te le dis même pas ! Alors dors Minou !!!! »
Je me suis tourné.
Retourné.
Remis dans l’autre sens.
Puis levé…
J’ai regardé à la fenêtre.
C’est le 11 Novembre.
Le ciel est gris.
Une pluie fine tombe.
Le temps semble s’être mis à l’unisson du pays tout entier qui pleure la disparition du plus illustre de ses citoyens.
Une foule silencieuse se presse au pied de l’immeuble.
Les hommes, le regard baissé pour cacher leur chagrin accompagnent leurs femmes aux yeux pleins de larmes.
Tous sentent déjà le pays partir à vau-l’eau, abandonné par celui qui s’est donné tout entier à la lourde tâche de le guider à travers les écueils de l’histoire de la blogosphère.
Vous ne me trouvez pas extra dans le rôle de Michel Droit, lectrices chéries ?