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samedi, 21 juillet 2007

Quand la stupidité s'en mêle...

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Quand la stupidité s'en mêle, les dieux eux-mêmes luttent en vain...
En assénant au monde cette vérité première, Goethe avait là, fait preuve d'une clairvoyance certaine.
Ce matin, comme tous les matins, France Inter s'ingénie à me prouver que "le peuple le plus intelligent du monde" (probablement ainsi autoproclamé) fait preuve d'une étroitesse d'esprit remarquable et d'une stupidité assez crasse.
Hier j'avais appris que 70% des Français approuvaient la loi portant obligation de service minimum dans les transports.
Ce matin, j'apprends que les mêmes 70% approuvent l'idée d'étendre à d'autres services publics cette obligation de service minimum.
Ce que j'attends avec impatience, c'est la réaction de ces 70% quand il sera question d'appliquer cette loi à l'obligation du service minimum dans les entreprises (adieu les mouvement sociaux pour cause d'esclavage à peine déguisé, pour heures supplémentaires non payées, pour non respect de la législation, etc. compétitivité oblige...)
De même, je m'étonne du peu d'empressement de ces 70% à être aussi exigeants avec leurs députés quant au service minimum à l'Assemblée Nationale.
Service minimum qu'ils sont en droit d'exiger.
Quant à l'obligation minimale de résultats en matière d'intérêt général qu'on est en droit d'attendre d'un gouvernement, pourtant peu avare de promesses, là...

mercredi, 18 juillet 2007

Lagarde ne meurt pas.

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Mais se rend à l'Assemblée Nationale...
Mme Lagarde, cette ..., j'allais écrire "cette s...", bref, cette... pas mignonne du tout (c'est vrai qu'elle a un côté
"3615 Domina" assez inquiétant), après nous avoir traité tous, sans distinction, sauf peut-être ceux qui sont DG ou au-dessus, de fainéants, trouve le moyen de faire très fort dans le symbole " Gouvernement de tous les Français", tout comme on a un "Président de tous les Français" (surtout ceux qui ont les gènes du yacht de 60 m et de l'appartement de 250 m² à Neuilly).
Donc, cette Lagarde, qui ne se rend pas, tout au moins pas souvent, chez Emmaüs, a réussi un coup de maître, sans même le coup d'essai avant.
Cette maîtresse femme, qui a commencé sa vie ouvrière en trimant durement dans un bureau pour une misère comprise entre 1 et 1.5 million de $ par an, nous expose sa vision d'une société où la valeur travail et la solidarité envers les plus faibles sont des valeurs phare de son engagement.
Qu'on en juge: Elle a trouvé sans problème majeur environ treize milliards d'€uros pour permettre à moins de cent mille personnes d'échapper à leur devoir de contribuable (les élections ont clairement montré que les 10% de Français qui possèdent la moitié de la France, trouvant les frais d'entretien de leur patrimoine trop élevés, avaient réussi à convaincre un maximum de va-de-la-gueule que leur intérêt était celui de ceux qui les tondent).
Soit.
Là où je la trouve très forte dans la portée symbolique, c'est que, dans la foulée, elle a aussi réussi à trouver 25 millions d'€uros pour permettre aux sept millions de personnes qui vivent ( survivent ?) sous le seuil de pauvreté dans la France du XXIè siècle.
Le premier chercheur de poux dans la tête, même pas communiste, sachant se servir d'une calculette à 5 € peut se rendre compte que pour notre Lagarde prétorienne, il y a au moins deux catégories de Français.
Le bon, le Français haut de gamme, est estimé à 130.000 € pièce.
Le mauvais, autant dire le pauvre, le Français bas de gamme, est estimé lui, à environ 3 € le bout...
La liberté est apparemment celle du renard dans le poulailler.
L'égalité est apparemment celle de quelques uns devant la fortune et du bas peuple devant l'impôt.
La fraternité est apparemment une valeur passée de mode, surtout quand on a le pouvoir.

Une République comme celle qui se dessine ressemble de plus en plus à celle de la Grèce antique.
Sauf que nous sommes les Ilotes...
Et les Ilotes étaient des esclaves à qui on accordait essentiellement le droit de se taire...

Quand on pense que le credo dit "libéral" est de laisser à l'Etat ses fonctions "régaliennes", soit la justice, la police et l'armée, c'est à dire de faire payer par le bas peuple des impôts qui ne seront utilisés que pour protéger les avoirs et les pouvoirs d'une caste minimale en nombre et maximale en richesse, ça montre que le temps a fait largement oublier les promesses de 1789...

mardi, 03 juillet 2007

Flux et reflux...

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Flux et reflux ne font pas forcément marrer...
Non !
On m'aurait donc menti.
Ainsi, parmi les mille raisons qui auraient dû me pousser à voter pour NS (non, non, il ne s'agit pas de Notre Seigneur. Quoique...) il y avait, entre autres, "une diminution drastique de la délinquance des mineurs" grâce à une politique fermement menée par le Ministre de l'Intérieur d'alors, aujourd'hui Président.
Politique fondée sur la théorie du coup de pied au cul.
Une foi élu, notre ancien Ministre de l'Intérieur aujourd'hui Président, choisit de nommer Madame Rachida Dati, une jolie jeune femme, Garde des Sceaux.
Madame le Garde des Sceaux prenait hier sa plus belle plume pour écrire dans Libé les deux phrases suivantes autant que consécutives "Mais la délinquance des mineurs évolue. Elle a augmenté de 40% ces cinq dernières années."
J'aurais pu prévenir NS qu'à force de s'entourer de Judas il finirait par être trahi...
Ce n'est hélas que le premier coup de poignard dans le dos.
A peine est-il tancé par la Commission Européenne pour le détestable manque de qualité de l'eau en Bretagne (déjà que le buveur d'eau de robinet paie 82% de la facture d'épuration alors que le principal pollueur n'en paie que 4%, il devra en outre casquer 28 millions d'€ d'amende pour que le bichonneur de cochons continue à saloper l'eau.) que la même Commission lui fait remarquer, et sur un ton peu aimable, que la dette de la France à augmenté de plus de deux points de PIB entre 2004 et 2006 pour passer de 64.5% à 66.7 % du PIB, tout ça après nous avoir expliqué que la brillante réussite économique de la France éblouissait nos voisins.
Entre parenthèses, ça en dit long sur l'habileté des économistes qui trouvent que la gauche dépense tous les sous...
Du coup j'ai un peu peur.
Se profile à l'horizon la mise en application en deux étapes de l'aphorisme présidentiel "travailler plus pour gagner plus".
La première étape ne fait, hélas, aucun doute. Ce sera "travailler plus".
On est prié d'attendre quelques siècles pour la deuxième étape...

Bref, notre nouveau président s'est fichu tout seul dans la panade avec ses promesses et des explications qui montrent essentiellement qu'il s'est planté quand il était en action.
Plus qu'à espérer que, maintenant qu'il est en haut, il s'abstienne d'aggraver les choses.
Sans compter qu'avec sa façon de nous jouer "l'Homme pressé" il risque de finir d'un infarctus avant la fin de son mandat...