mardi, 03 juillet 2007
Flux et reflux...
Flux et reflux ne font pas forcément marrer...
Non !
On m'aurait donc menti.
Ainsi, parmi les mille raisons qui auraient dû me pousser à voter pour NS (non, non, il ne s'agit pas de Notre Seigneur. Quoique...) il y avait, entre autres, "une diminution drastique de la délinquance des mineurs" grâce à une politique fermement menée par le Ministre de l'Intérieur d'alors, aujourd'hui Président.
Politique fondée sur la théorie du coup de pied au cul.
Une foi élu, notre ancien Ministre de l'Intérieur aujourd'hui Président, choisit de nommer Madame Rachida Dati, une jolie jeune femme, Garde des Sceaux.
Madame le Garde des Sceaux prenait hier sa plus belle plume pour écrire dans Libé les deux phrases suivantes autant que consécutives "Mais la délinquance des mineurs évolue. Elle a augmenté de 40% ces cinq dernières années."
J'aurais pu prévenir NS qu'à force de s'entourer de Judas il finirait par être trahi...
Ce n'est hélas que le premier coup de poignard dans le dos.
A peine est-il tancé par la Commission Européenne pour le détestable manque de qualité de l'eau en Bretagne (déjà que le buveur d'eau de robinet paie 82% de la facture d'épuration alors que le principal pollueur n'en paie que 4%, il devra en outre casquer 28 millions d'€ d'amende pour que le bichonneur de cochons continue à saloper l'eau.) que la même Commission lui fait remarquer, et sur un ton peu aimable, que la dette de la France à augmenté de plus de deux points de PIB entre 2004 et 2006 pour passer de 64.5% à 66.7 % du PIB, tout ça après nous avoir expliqué que la brillante réussite économique de la France éblouissait nos voisins.
Entre parenthèses, ça en dit long sur l'habileté des économistes qui trouvent que la gauche dépense tous les sous...
Du coup j'ai un peu peur.
Se profile à l'horizon la mise en application en deux étapes de l'aphorisme présidentiel "travailler plus pour gagner plus".
La première étape ne fait, hélas, aucun doute. Ce sera "travailler plus".
On est prié d'attendre quelques siècles pour la deuxième étape...
Bref, notre nouveau président s'est fichu tout seul dans la panade avec ses promesses et des explications qui montrent essentiellement qu'il s'est planté quand il était en action.
Plus qu'à espérer que, maintenant qu'il est en haut, il s'abstienne d'aggraver les choses.
Sans compter qu'avec sa façon de nous jouer "l'Homme pressé" il risque de finir d'un infarctus avant la fin de son mandat...
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