dimanche, 02 décembre 2007
Nobel ?
Heure-Bleue vient d'inventer le corollaire du théorème du "petit pull-over juif".
Vous savez tous je pense ce qu'est "le petit pull-over juif".
Malgré toutes les théories échafaudées pour donner à ce postulat le statut envié de théorème, ce ne fut jamais fait !
Heure-Bleue vient d'établir ici-même hier soir la démonstration qui rend irréfutable un théorème : son corollaire.
Le théorème est ainsi défini:
Le petit pull-over Juif est le pull-over qu'elle met à son fils quand la mère juive a froid.
Suite à la célèbration familiale et solennelle du neuvième mois de la Merveille, Heure-Bleue, les capacités intellectuelles décuplées par un arrosage (intensif) au Gewurztraminer, nous pondit le corollaire attendu depuis des siècles.
Le corollaire pourrait s'énoncer ainsi:
Le petit pull-over juif est le pull-over qu'elle retire à sa petite-fille quand la grand'mère juive a trop chaud.
Un prix Nobel serait bienvenu pour récompenser cette brillante contribution à la théorisation du fonctionnement familial.
13:30 | Commentaires (8)
mercredi, 28 novembre 2007
Bien chef ! Z'êtes un bon chef, chef !
M'ados, immortelle auteur (non, je n'écrirai pas "auteure" !) de ce demi-sonnet (eh ho ! et les deux dernières strophes, Josée Maria de Hérésia ! Hein ? Elles sont où ?)
Ca devait arriver... Le Goût se met au vers...
Heure-Bleue ne suffit plus à passer tes humeurs,
Il te faut, autrement, exprimer tes malheurs!
Or, de l'alexandrin tu te révèles expert...
J'attends impatiemment ton prochain coup de maître:
Un sonnet sur Fillon, une ode à Sarkozy
Qui, à pied par la Chine, a traversé l'Asie,
Un pamphlet ravageur où tu les envoies paître...
Bien chef ! Tout de suite chef !
Il me semble évident, dès la mise en demeure
Que je me doive mettre au boulot sans tarder...
Pour l'ode à Sarkozy, allez vous rhabiller !
Lui faire un compliment ? Il vaut mieux que je meure !
Quant à son faire valoir, le ministre Fillon,
Il serait bien venu qu'au lieu de l'encenser
Pour le remercier de chaque jour glander
Je lui tourne un sonnet pour le traiter de con !
Je ne céderai pas à cette tentation
De lui mettre le pied où il a le croupion
Le risque est assez grand de frapper bien trop fort
Le siège qu'il croit être celui de sa pensée.
Je lui dirais plutôt "Foin de billevesées !
Allez fais ton boulot, fais enfin un effort ! "
En fait je n'ai pas de mérite à écrire aisément ce genre de truc.
C'est un des effets pervers de l'enseignement des lettres au lycée dans les sixties, quand il est dispensé par un cinglé qui, au prétexte d'un mouchage bruyant, vous collait "Dix sonnets sur les trompettes de Jericho, monsieur ! C'est pour occuper sainement votre jeudi matin !".
Et pas question de glisser insidieusement un vers de Racine, Corneille, Molière ou Musset. Ce salaud à la connaissance encyclopédique le reconnaissait immédiatement et vous collait illico " Dix sonnets sur les méfaits du plagiat !" pour le jeudi suivant, au cas où vous n'auriez pas su quoi faire...
C'est sûr que ça donne un vocabulaire plus étendu que regarder TF1.
16:15 | Commentaires (15)
lundi, 26 novembre 2007
Poète, prends ton luth !

Et mets toi au boulot...
Comme je me désespère du manque de succès de mon blog (pourtant merveilleusement écrit, plein d'humour, d'à propos, où la qualité du fond le dispute à la beauté de la forme et tout et tout), d’aucuns me font remarquer deux choses:
- Il faut commenter, mais ne pas faire que ça.
- Il faut écrire des notes.
Car d’aucuns expliquent longuement que:
- Si on commente, ça fait "grimper" les blogs commentés.
- Si on n'écrit pas de notes, on s'enfonce dans la couche sédimentaire qui tapisse le fond de Blogspirit (concrétion de mauvaises langues qui n'ont pas eu l'heur de faire rire avec leurs méchancetés).
Voltaire ne me connaissait pas quand il a écrit
"Dieux ! pourquoi mon pays n'est-il plus la patrie
Et de la gloire et des talents ? "
Il a dû penser à Sarkozy...
D’humeur poète, je décide de vous régaler d’un sonnet.
Bref, il faut s'y mettre. D’abord s'essayer à l'alexandrin.
Alexandrin du matin, chagrin:
Pauvre petit oiseau qui tète encore sa mère,
Ne t'en vas pas tout seul, pieds nus dans le ruisseau.
Du point de vue de la métrique, qualité de la césure, etc., c'est au point. Quelques détails bassement matériels nuisent néanmoins à la crédibilité du propos qui devrait me hisser au niveau d'un Rimbaud.
Après un essorage neuronal qui me laisse comme après une discussion avec un commissaire politique, je persiste dans l'alexandrin.
Alexandrin du soir, désespoir:
Mais qui sont ces andouilles, qui sur le Web m’agacent,
Tels des écrivaillons, de médiocres auteurs.
Ils bourrent nos écrans de leurs tristes humeurs,
Mais s'aperçoivent ils comme ils sont dégueulasses ?
Il serait bon qu’enfin, comme tout un chacun,
Ils se mettent au moins à écrire en français.
C’est au point que leurs mots dont nous faisons les frais,
Nous déchirent les yeux de leurs propos de Huns.
N’y voyez pas l'envie, ni le propos acide,
N'y voyez pas non plus le bon mot qui trucide.
Rien que la vérité, en un mot comme en mille !
Cela seul doit guider le bloggeur impétrant,
Pour ne pas se vautrer comme le premier gland
Et dire au premier post: Je l'ai mis dans le mille !
Et attention, avec les rimes croisées et tout ! Pas le truc d'apprenti !
Ce sonnet sonne, non ?
17:20 | Commentaires (14)


