Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 14 février 2010

Une saison en enfer

« Minou, j’ai mal à l’autre épaule ! »
C’est là que ça a dérapé.
Je n’aurais peut-être pas dû remarquer, du moins pas à haute voix  « Heureusement que tu as deux épaules, comme ça c’est pas toujours la même qui est maltraitée… »

Toujours est-il que ce dimanche, qui aurait pu commencer dans la mièvrerie habituelle de la saint Valentin ressemble peu à peu à une réplique à Haïti.
Il y avait déjà eu cet accroc, à propos de ce que je prétends être un bégaiement de la pensée chez Heure-Bleue tandis qu’elle, avec sa mauvaise foi légendaire, prétend que je souffre de bégaiement des oreilles à propos d’une sombre histoire de petit déjeuner qui arrive trop tôt devant une Heure-Bleue qui réussit ce prodige : M’engueuler en dormant…

J’aurais pu lui susurrer la guimauve de Rosemonde Gérard (comment peut-on s’appeler Rosemonde…) je préférai me taire prudemment en récitant in petto « Elle dort dans le soleil, la main sur la poitrine, tranquille » et si elle continue, elle va avoir deux trous rouges au côté droit…

vendredi, 12 février 2010

Lettre ouverte à Google.

                                         Cher monsieur Google,

Je vous aime beaucoup, j'aurais néanmoins à vous faire part d'une divergence de goût entre vous et moi sur les encarts publicitaires qui me sont adressés et que je lis parfois en arrivant sur le Web.
Je n'ai rien contre les propositions (qui ne sont hélas, pas d'ordre sexuel) qui m'enjoignent d'acheter mes livres chez Amazon plutôt que chez le libraire de ma rue qui n'aura jamais les honneurs de votre publicité.
Je n'ai rien non plus contre les offres de CD à prix cassés qui vont achever le dernier disquaire du bas de ma rue (d’ailleurs, c’est fait, il est remplacé par une « boutique à shtuyot »).
J'adorerais aller peaufiner mon mélanome pourvu que ce ne soit pas sur les plages que vous me vantez.
En revanche, j'aimerais que vous cessiez de m'expliquer que, pour éviter des frais à la municipalité au cas où je mourrais indigent, je dois ab-so-lu-ment souscrire à une convention obsèques qui me permettra de passer l'arme à gauche en étant en règle avec les pompes funèbres à défaut de l'être avec ma conscience.
Je ne suis certes plus de première jeunesse, un peu de tact ne nuirait pourtant pas.
Je n'apprécie que modérément que l'on me fasse remarquer que j'ai fait le plus gros.
Heure-Bleue n’a déjà que trop tendance à dire que je ne vais pas tarder à lâcher la rampe, j'aimerais autant qu'elle ne soit pas soutenue par quelqu'un que je paie, de façon indirecte, certes, mais que je paie tout de même.

Vous me donnez l'impression d'être le dernier wagon, celui qui fait dérailler le train. Vous savez, celui qu'il suffit de retirer pour que tout aille mieux. Déjà, les adeptes de la sauvagerie en matière d'assurances remarquent que l'assuré "consomme" autant de soins dans sa dernière année que dans toutes les années précédant cette dernière année - les salauds, on les entend penser comme celui qui veut retirer le dernier wagon - j'aimerais donc que vous ne les confortiez pas dans la voie funeste qui me conduirait directo à la tombe, et en me faisant payer d'avance !!

 

Continuez donc à me proposer des livres, des disques, des plages (avec vahinés SVP)
des spectacles (drôles et gratuits si possibles) des voyages (dans des avions en bon état, même si c'est plus cher), mais de grâce, plus de couches anti-fuites pour vieux incontinents, plus de cercueils et surtout plus d'enterrement payable d'avance !

 

Merci.