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jeudi, 20 mai 2010

Le disque dur, très dur, dure…

Je vais chercher un composant dans la voisine boutique où je me fournis habituellement en pièces d’ordinateur.
J’attends ma facture quand un homme entre, un peu essoufflé,  « J’ai oublié ma mémoire chez vous ! » dit-il.

Et votre serviteur, toujours prompt à se mêler de ce qui ne le regarde pas et mu par l’envie irrépressible de sortir une ânerie, de s’exclamer « Mais alors, comment avez-vous pu vous le rappeler ? ».

J’eus droit à un regard oscillant entre le vide et l’hostilité jusqu’à ce que la lumière se fasse.
Le client resta interdit puis hocha la tête un moment et finit par dire « Aaaahhh, ouais… joli… »

Ce qui prouve que la rapidité des systèmes de gestion de base de données est  inégalement répartie et reste pour certains nettement en faveur de l’ordinateur.

mardi, 18 mai 2010

Le pyjama, hélas, tique…

J’ai l’intention de vous entretenir aujourd’hui d’une grave question.
Combien de temps durent vos pyjamas ?
Dans le temps que les tièdes zéphyrs agitaient légèrement les boucles mon auguste front nimbé de lumière, je regagnais alors, dans la tiède lueur vespérale, ma couche, « beau et sans ornement, dans le simple appareil d’un apollon qu’on vient d’arracher au sommeil », pour paraphraser machin avant que comme pseudo il ne prenne Racine…
Puis, l’âge venant, je me parai pour l’occasion d’un caleçon, pour éviter que le visiteur impromptu ne fusse obligé de chausser des lunettes de soleil.

Un séjour à l’hôpital modifia la donne.
Afin d’éviter au personnel féminin  la tentation bien compréhensible de vérifier la douceur de ma peau, voire, sous couvert d’examen médical indiscret, de s’assurer de la validité du réflexe masculin lorsque l’homme, chez qui le cochon ne sommeille pas toujours, est soumis à la vue d’un sein délicatement… Bon, ce n’était pas le propos.

La question était la suivante : Combien de temps durent les pyjamas ?
Car, pour ce court séjour, Heure-Bleue acheta trois pyjamas.
Pour moins d’une semaine !
Elle m’a fait penser, dans cette histoire, à ma mère qui, pour les « trois jours » (un jour et demi à Vincennes) de son petit enfant chéri sursitaire lui prépara un sac, lourd comme la conscience de Caïn, qui aurait été largement suffisant si j’étais parti pour huit ans au Vietnam.
Trois pyjamas ! Pour un total de quatre jours et demi !

Et voilà que, plus de quatre ans après, il en manque près des deux tiers.
Et non, il ne manque pas deux pyjamas, non, il manque une poche par ci, un bouton par là.
Une veste à disparu tandis qu’un pantalon sorti d’on ne sait où, me tombe sur les chevilles dès mon lever –par un de ces miracles bizarres de la technologie textile chinoise, il est de la taille XXL tandis que la veste est de la taille L-

Une veste par ailleurs superbement décorée d’une déchirure béante à hauteur de la poche gauche, due probablement à une poignée de porte, erre sur mes larges épaules, veuve d’un pantalon qui aurait de toute façon eu bien du mal à cacher la fermeté de mes cuisses pour cause d’élastique hors d’usage.

Donc, en un peu plus de quatre ans, je me trouve réduit à enfiler des hardes par les matins frais de printemps parce que ces fichus pyjamas sont tous en ruine, déchirés de partout, quelques boutons pendant lamentablement au bout de bandes de tissu déchiré.
Quant aux pantalons, ceux qui restent, ils ont une fâcheuse tendance à m’arriver sur les chevilles dès que j’entame la préparation du petit déjeuner d’Heure-Bleue.
Et quand on va au Monop’, nous pensons toujours à acheter, elle un cabas, moi un journal.
Jamais un pyjama…