mercredi, 20 octobre 2010
Mères d’alors…
La grève donne des idées.
Voire de vieilles idées.
Un mouvement de femmes, remarquant que les femmes, qui sont les premières punies par cette réforme, sont aussi les mères de ceux qui paieront les futures retraites a proposé de « faire la grève de la reproduction ».
Ainsi, le célèbre « Je ne tendrai plus mes mules vers le plafond ! » de la pièce d’Aristophane reviendrait sur le devant de l’actualité 2500 ans après sa création…
Ce slogan aurait de la gueule et serait au moins aussi explicite que ce que clamait une banderole ces temps-ci : « Carla ! Nous aussi on est baisé par Nicolas ! »
Le pauvre Nicolas en question ne pourrait y être sensible, persuadé qu'il est qu'il n'y a rien de bon de beau ou d'utile créé avant les années quatre-vingt années merveilleuses qui ont vu naître la prééminence du fameux « marché » sur l'homme, alors vous pensez, Lysistrata...
08:58 | Commentaires (7)
lundi, 18 octobre 2010
L’effet sans l’air
Comme je viens de me faire rappeler à l’ordre par Beloubelette, je m’exécute…
Il y a quelques années, j’étais allé dans un centre commercial de Bagnolet avec Milky pour acheter un ordinateur.
Au guichet, une jeune fille commit un lapsus qui en amena un second « chez moi, tout le monde a ça, c’est génital ».
Milky me dit alors « Je suis sûre que tu va faire un post là-dessus !».
Drapé dans une dignité qui me coûtait d’autant moins que je n’avais pas d’idée de note, je lui rétorquai « Je ne me moque jamais de ceux qui n’ont pas eu la chance d’aller longtemps à l’école ! » et paf .
Je savais que l’occasion se présenterait un jour.
Eh bien, « les temps sont venus » comme disent les siphonnés de l’Apocalypse.
Quelqu’un de très connu, à défaut de l’être honorablement, a enfin sorti l’énormité si bien dans le prolongement –si l’on peut dire…- de celle proférée par Madame D que depuis on n'entend plus piper...
Figurez-vous que cet homme, en charge de la sécurité intérieure de notre beau pays, probablement inspiré part notre promptitude à la gaudriole, a lancé son arme fatale : L’empreinte génitale !
Rassurons-nous tout de même, je ne pense pas qu’il soit question un instant de nous tremper les attributs virils dans un seau de plâtre à prise rapide, pas plus que faire asseoir nos compagnes sur une feuille de papier après s’être enduit le siège d’encre de Chine.
Nos gouvernants, après s’être gaussés de Madame de Lafayette et de la culture, sans doute parce qu’elle leur fait défaut, feraient bien d’épargner quelques emplois à l’Education nationale et les mettent à profit pour éviter de passer pour des analphabètes.
C’est bien beau de crier haro sur le parler zyva des « ces racailles des cités», encore faut-il donner l’exemple.
Notre grand chef à tous (béni soit son nom) nous fait déjà souvent honte, plusieurs de ses ministres aussi pour des raisons éthiques.
Il serait bon qu’ils ne nous fassent pas honte en plus pour leur pauvreté de langage.
11:25 | Commentaires (9)

