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jeudi, 05 février 2015

L’habitat rêvé, comme toujours hélas…

Comme Heure-Bleue vous l’a déjà longuement expliqué, nos choix en matière d’appartement ont toujours été guidés par les plus mauvaises raisons qui soient.
En y réfléchissant un peu, je me rends compte que nous nous sommes toujours précipités pour de mauvaises raisons.
Je ne vous raconterai ici que quelques uns de ces choix.
Dès qu’Heure-Bleue a bien voulu partager « plus que elle » avec moi, nous avons erré d’appartement en appartement à la recherche du calme indispensable à la lumière de mes jours. Je me suis toujours bien gardé de lui dire que si elle aimait le calme, elle devrait me jeter sur le champ…
Nous avons commencé par faire quelques allers-retours rue du Temple, et même à divers étages dans un hôtel particulier du XIIIème siècle.
Je dois dire que le ménage des parties communes m’a souvent donné l’impression de dater du XIIIème siècle lui aussi…
Nous avions fui un environnement trop bruyant quand nous quittâmes la rue de B., où nous habitions au dessus d’un restaurant, pour la rue P. où, donnant sur la cour, un couple de jeunes femmes avait le sentimentalisme bruyant au point de jouer de la flûte toute la nuit, assises sur la barre d’appui de leur fenêtre.
La lassitude devant cette passion dévorante nous a poussés à déménager rue R.
Ravis nous fûmes au début, le printemps sans doute…
Las, assez rapidement, une « vedette » de la chanson, dont je suis ravi de vous apprendre, lectrices chéries, qu’elle est totalement dévastée par une modif censée lui retirer quelques années et lui retira en fait tout aspect humain, cette « vedette » donc  prit la détestable habitude de rentrer à pas d’heure, d’ouvrir en grand ses fenêtres et d’avertir le quartier de son retour en usant d’une sono digne d’une « rave techno » géante.
Nous tînmes cependant le coup jusqu’à ce que l’immeuble soit mis en vente, l’achat d’une librairie nous empêchant d’acquérir cet appartement bien agréable ma foi.
Nous abandonnâmes les IIIème et IVème arrondissements pour le XIème arrondissement, avec l’impression désagréable pour moi de m’exiler.
Cet appartement, choisi par Heure-Bleue qui ne vit sur l’instant que le côte neuf, beau et propre de l’immeuble le loua sur le champ.
Hélas, arrivée par une rue agréable, elle n’avait pas pris garde au fait que l’autre côté de l’immeuble donnait sur une zone de guerre. Nous dûmes nous enfuir au bout d’un an après un cambriolage dévastateur.
Après avoir déménagé à Chatou, nous passâmes, malgré un bailleur procédurier pour qui toute occasion était bonne pour des procès que nous gagnâmes tous, quelques années agréables. On y dormait mal néanmoins pour plusieurs raisons parmi lesquelles les chiens du voisinage aboyant sans cesse, les péniches qui passaient sur la Seine dès cinq heures du matin et la chaufferie de l’immeuble juste au dessus de notre chambre.
Nous n’avions vu que la vue superbe sur l’île des impressionnistes, la Seine et le séjour de quarante mètre carrés…
Après un vote familial, nous sommes revenus à Paris dans l’arrondissement qui vit naître Heure-Bleue. Hélas, là aussi, le calme fut rapidement troublé. Nous y étions venus, fort de la certitude d’Heure-Bleue que « le XVIIème, c’est un quartier de vieux ». Elle en voulait pour preuve que l’appartement que nous allions occuper l’était parce que la locataire précédente y était morte récemment et y habitait depuis qu’elle était descendue du quatrième étage dans les années trente, quand elle avait quitté ses parents.
Le problème des « quartiers de vieux », c’est que les vieux meurent et sont remplacés par des moins vieux, plus bruyants parce que plus vivants…
Nous partîmes alors à l’étranger. En Israël.
Je dois vous rappeler là, lectrices chéries, que si vous cherchez le calme, ce n’est pas là qu’il faut aller…
Nous déménageâmes encore de nombreuses fois. Aujourd’hui, le piège est éclatant.
Notre « cuisine américaine » est le genre qui fait dire de l’Amérique que c’est un bled qui sera passé de la barbarie à la décadence sans passer par la civilisation…
Mais nous avons en vue un autre déménagement. Nous sommes condamnés à rester dans le même coin pour le bien de Merveille mais on trouvera, lectrices chéries, on trouvera, c’est sûr…

Commentaires

De chouettes billets en perspective.

Écrit par : mab | jeudi, 05 février 2015

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Je suis intriguée par ce couple féminin qui jouait de la flûte toute la nuit, sur une barre d'appui qui plus est ! Sachant qu'il s'agit de femmes, j'ai du mal à saisir s'il y a là métaphore sexuelle (et si oui, laquelle) ou si elles jouaient vraiment de la flûte (ce qui, pour moi, serait le plus cauchmardesque des voisinages.)

Écrit par : karine | jeudi, 05 février 2015

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Elles jouaient vraiment de la flûte.
Le flûtiau à deux heures du mat', quand tu te lèves à six, c'est un peu dérangeant.
Surtout quand ça a démarré à onze heures...
Il ne s'agissait que de deux amoureuses au romantisme un peu trop débordant.
(tu sais, dans le IIIème et le IVème, si tu es homophobe ou antisémite, il ne te reste plus qu'à déménager...)

Écrit par : le-gout-des-autres | jeudi, 05 février 2015

Vous ne vivriez pas sans cet attrait d'un nouveau possible !
Bisous très frais.

Écrit par : Lakevio | jeudi, 05 février 2015

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Quelles péripéties dignes d'un roman ,vous aimez les déménagements plus que moi j'entame la 44 ème année au même endroit et pourtant je n'en suis pas propriétaire , Bonne journée et bonne chance pour trouver autre chose qui vous convienne a tout les deux bien sûr

Écrit par : lianne | jeudi, 05 février 2015

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Et si le déménagement était une philosophie?

Écrit par : Zazie | jeudi, 05 février 2015

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J'ai toujours pensé que le romantisme, c'était du pipeau !

Écrit par : karine | jeudi, 05 février 2015

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Et moi là je me ronge à l'idée de partir pour la Bretagne ou même à l'idée de vendre pour acheter un appartement ! J'aime pas déménager finalement

Écrit par : pennylane22 | jeudi, 05 février 2015

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l'endroit où j'ai le mieux dormi, sans bruit de voisinage, que des vieux dans notre immeuble, c'est Tel-Aviv, je sais, c'est étrange pour une ville qui fait la fête tout le temps...

Écrit par : heure-bleue | jeudi, 05 février 2015

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bien évidemment que vous allez trouver!! il serait temps, après tant d'essais !

Écrit par : emiliacelina | jeudi, 05 février 2015

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je supporte mal le bruit, si un jour je dois retourner en appartement, ce qui risque d'arriver avec l'âge, je vais souffrir

Écrit par : liliplume | jeudi, 05 février 2015

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Nul besoin d'être en appartement pour souffrir du bruit. À moins de vivre sur le plateau du Larzac ou au fin fond de la Corrèze (ne pas voir de malice dans ces exemples. Ce sont des lieux qui me viennent comme ça, sans à priori aucun :-D), on "aura" du bruit. Plus ou moins dérangeant mais du bruit quand même...
C'est étrange que l'on ne puisse pas se plaindre d'une nuisance sans être taxé d'anti-tout !
Et puis déménager... comme disait ma grand-mère, on sait ce qu'on perd...
Ceci dit, l'idée de vendre notre grande maison se dessine de plus en plus nettement. J'aimerais avoir un vrai coup de coeur qui soit en même temps raisonnable. Pas évident :-(

Écrit par : Marie-Floraline | vendredi, 06 février 2015

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Hein!!??? De nouveau???

Écrit par : livfourmi | vendredi, 06 février 2015

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Ce qu'il y a de bien, c'est que, du coup, vous ne vous encroûtez guère!

Écrit par : marie-madeleine | vendredi, 06 février 2015

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Elle rêve toujours ?

Écrit par : Ckan | samedi, 07 février 2015

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;-)

Écrit par : le-gout-des-autres | samedi, 07 février 2015

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