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lundi, 18 septembre 2017

Pot de bébé, peau de bébé ?

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Elles sont passées devant moi d’un pas vif.
Le parapluie les protégeant très vaguement d’une pluie qui ne semblait pas les déranger plus que ça tant leur conversation était animée.
Je les entendais converser, debout derrière elles tandis que le feu laissait passer les voitures.
En réalité, celle de droite racontait je ne sais quoi, écoutée de façon distraite me sembla-t-il, par celle de gauche.
Mon attention a été attisée quand celle de gauche a dit :
- Mince ! Les couches, j’ai oublié d’acheter les couches !
Leur dialogue s’est engagé.
- Eh ! Ton dernier bébé a quatorze ans, s’il a besoin de couches c’est qu’il a fait une grosse bêtise avec une camarade de classe !
- Mais non idiote, c’est pour ma mère…
- La pauvre… Elle n’est plus autonome ?
- Non elle est « retombée en enfance » comme on dit.
- C’est difficile pour vous…
- Oui, elle ne parle plus, elle se fait pipi dessus, il faut que je la fasse manger…
- « Retombée en enfance », c’est exactement ça.
- Elle est comme un bébé, il faut même que je la couche.
- Enfin, pas exactement comme un bébé…
- Et alors ?
- Ta mère est comme un bébé, sauf qu’on ne peut pas dire qu’elle a « toute sa vie devant elle »…
- T’es rassurante, il n’y a pas à dire…
Le feu est passé au rouge et elles ont traversé tandis que je m’apercevais que je n’avais pas non plus « toute la vie devant moi ».

Commentaires

Pas une minute, je n'aurais pensé à ce billet.

Ça réveille des mauvais souvenirs (pas avec ma mère pourtant) que j'avais essayé d'enfouir. Minçalors !

Écrit par : Sophie | lundi, 18 septembre 2017

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J'ai souri ri et pourtant c'est une réalité et même qui touche des personnes qui ont toute leur tête...

Écrit par : Pivoine | lundi, 18 septembre 2017

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Mais quand même elles ne se racontent pas des choses très rigolotes...

Écrit par : Pivoine | lundi, 18 septembre 2017

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t'es en pleine forme ce matin, je ne sais pas qui te mettra tes couches, ton fils ? ça m'étonnerait,.

Écrit par : heure-bleue | lundi, 18 septembre 2017

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Moi aussi, c'est pas un doux, il va m'arracher la peau du c...

Écrit par : le-gout-des-autres | lundi, 18 septembre 2017

En lisant m'est venue la même réflexion qu'à Heure Bleue...

Écrit par : La Baladine | lundi, 18 septembre 2017

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Nous n'avons plus qu'à souhaiter de disparaître avant d'en arriver là ...

Écrit par : Fabie | lundi, 18 septembre 2017

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Ayant de l'expérience dans ce domaine, je souhaite aussi m'éclipser avant de laisser la gestion de mes fesses/fèces à quelqu'un d'autre que moi...
Le Goût, ton billet est "pire" que le mien !

Écrit par : lakevio | lundi, 18 septembre 2017

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Les aide soignantes font ça... C'est relou comme dirait mon fils...
Hélas j'ai eu des élèves handicapés qu'il fallait soigner sur ce plan là aussi...

Et un ancien prof ami que j'ai guidé dans ses promenades... Pour éviter qu'il ne se perde.
Et pour soulager son épouse qui était très malade...

Mais même avec une aide soignante ce n'est pas drôle... Je pense.

Écrit par : Pivoine | lundi, 18 septembre 2017

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la vie devant soi... qui donc sait de combien de jours ou d'années elle sera? être jeune ne met pas à l'abri (ni même à l'abri des couches culottes, qu'un jeune hémiplégique de mes connaissances doit porter, lui aussi)

Écrit par : Adrienne | lundi, 18 septembre 2017

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C'est cela qui me fait peur : retomber en enfance !

Écrit par : Gwen | lundi, 18 septembre 2017

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Pas très réjouissant tout ça... mais le commentaire de la lumière de tes jours m'a quand même fait rire, et ta réponse... bon, tu sais au moins à quoi (à qui) t'en tenir ;-)

Écrit par : Praline | lundi, 18 septembre 2017

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Tu as le chic pour appuyer là où sa fait mal !

Écrit par : emiliacelina | lundi, 18 septembre 2017

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oups!!où" ça"

Écrit par : emiliacelina | lundi, 18 septembre 2017

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c'est pour ça que tu as bien raison de tenir tête à l'ours !

Écrit par : col/ang | lundi, 18 septembre 2017

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C'est vrai que ça me change les idées, revenant de dix jours avec ma mère. Heureusement, maintenant elle a pleinement accepté que ce soit des professionnels qui s'occupent d'elle (même si elle a la chance de ne pas mettre de couches)
Parce que c'est vraiment pas évident de le faire à ses propres parents.
Je dirais même que pour moi c'est impossible. J'assume cette faiblesse. ;-)
¸¸.•*¨*• ☆

Écrit par : celestine | mardi, 19 septembre 2017

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J'ai résisté et attendu une journée avant de lâcher ce commentaire :
S'il vous plaît, évitez de parler de "couches" dans ce contexte ! Les personnes âgées ou handicapées, jeunes encore ou providoirement en cours de soins post-opératoires, etc. apprécient au plus haut point qu'on emploie le terme "PROTECTION" ; c'est nettement moins dégradant, je vous assure !
Laissez l'emploi des mots " couches", "couches-culottes" à des Bigard mal embouchés ou des djeuns manquant d'information et d'empathie !

Écrit par : mimazhan | mardi, 19 septembre 2017

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N'y vois rien d'insultant ni de cruel, ou un manque de compassion, même ma mère parlait de "couches", pas de "protection".
C'est comme dire "non-voyant" plutôt qu'aveugle.
Ceux qui en souffrent ne voient pas mieux.
A mon sens, ce genre d'euphémisation du langage traduit plus la peur du bien-portant en pleine forme que ça lui arrive que le soin, bien réel lui, à prendre de celui qui doit s'accommoder de son handicap.
Mon père est mort trop jeune pour que ça lui arrive mais j'ai dû faire pour lui des choses que je n'imaginais même pas.
Il en avait parfois honte mais il avait de l'humour...

Écrit par : le-gout-des-autres | mardi, 19 septembre 2017

Il y a une chose dont on prend conscience dans ces moments-là.
Chaque instant est précieux.

Écrit par : livfourmi | jeudi, 21 septembre 2017

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Tu n'en es pas aux couches tout de même ! Encore que, il y a des milliers de choses qui peuvent se faire avec des couches...C'est quand tu ne peux plus que rester sur ta couche que c'est terrible !

Écrit par : Véro | jeudi, 21 septembre 2017

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