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mercredi, 24 janvier 2018

Awake...

- Minou, pourquoi tu me fais ça ?
Le jour passait au travers des rideaux et les enfants entraient au collège en papotant.
J’ai passé la main sur l’épaule et le haut du dos de la lumière de mes jours.
Je le fais tous les matins.
Elle a l’épaule découverte et le matin sa peau fraîche est encore plus douce.
Je me réveille habituellement avant elle.
Je me lève, allume les PC et prépare les petits déjeuners.
La plupart du temps, elle dort encore mais aujourd’hui nous nous sommes réveillés ensemble.
Je ne le savais pas alors, comme chaque matin, j’ai passé doucement ma main sur son épaule.
Bon, vous ne pouvez pas savoir l’effet que ça me fait mais l’important c’est que je le sais
Et sa question m’a surpris.
D’abord parce qu’elle devrait savoir, depuis le temps.
Ensuite parce qu’elle ne la pose jamais car elle dort quand je le fais.
Je sais bien aussi à sa respiration qu’il y a des matins où elle ne dort pas mais fait semblant de rien.
Je pourrais croire qu’elle y est indifférente si elle ne se mettait pas mieux pour découvrir un peu plus son épaule.
Et ce matin, donc elle me dit :
- Minou, pourquoi tu me fais ça ?
- Parce que j’aime, je fais ça tous les matins.
Je me suis levé.
Ai constaté que le voyant de son écran clignote de plus en plus longtemps avant d’afficher la photo de Merveille et P’tite Sœur…
Le temps passant, je me suis dit que j’allais devoir me lancer car je dois aller chercher un couple à la gare de Bercy.
Une occasion de voir la Seine pleine d’eau jusqu’au-delà du bord…
On la voit bien par la fenêtre du 24, du Jardin des Plantes au pont du Carrousel.
Avant d’aller à la salle de bains, je regarde quelques vagues nouvelles sur le flux de mon navigateur.
J’y lis le discours de Nathalie Portman.
Je ne suis pas surpris par ce qu’elle dénonce.
Mais la somme de ce que j’ai lu sur le sujet m’étonne tout de même.
Comme j’ai vraiment très mauvais esprit ça m’a rappelé un graffiti lu sur un mur il y a des années.
Ça disait « La femme offre toujours son cœur au vaincu. »
Je n’avais jamais vraiment cru à l’innocence du propos et je m’étais déjà dit à l’époque que les poètes frappaient fort…

Commentaires

J'aime les gestes qui marquent la tendresse.

Écrit par : Berthoise | mercredi, 24 janvier 2018

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et la contrepèterie de ce graffiti est aussi valable..

Écrit par : sylvie | mercredi, 24 janvier 2018

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Mais c'est qui, « la femme » dont on parle à longueur de temps ? ;-)
¸¸.•*¨*• ☆

Écrit par : celestine | jeudi, 25 janvier 2018

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Faut demander à celui qui a écrit le graffiti.
Je suppose que c'est celui dont on parle quand on lit "l'homme asservit la femme"... ;-)

Écrit par : le-gout-des-autres | jeudi, 25 janvier 2018

J'aime cette note sur la caresse du matin, celle dont on ne peut se passer.

Écrit par : livfourmi | vendredi, 26 janvier 2018

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