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mardi, 19 mai 2020

Pari sera toujours pari.


Je sais, Mab, je sais...
Il y comme ça des jours néfastes.
Aujourd’hui en est un.
Un de ces jours qui font comprendre Charles de Gaulle.
Charles de Gaulle qui fut un temps soupçonné de vouloir supprimer du calendrier un mois de mai qui vit vaciller sa certitude d’avoir compris les Français.
Comme je comprends ce pauvre homme, poussé à laisser tomber toutes ces histoires de pouvoir l’année suivante, pile poil avant l’arrivée d’un mois de mai qu’il pressentait tout aussi funeste que le précédent…
« Whatsoever » comme disent les rosbifs, « quoi qu’il en soit» comme je préfère dire, le 19 mai est funeste pour moi aussi.
Moins que le 18 mai qui le fut pour quelqu’un d’autre, mais tout de même.
Non, il ne s’agit pas de Beaumarchais, qui s’éteignit le 18 mai 1799.
Vous savez lectrices chéries, qu’Heure-Bleue et moi avons toujours une compétition en route.
Les sujets en sont multiples mais un défi reste permanent.
Il y en avait trois mais depuis que je lave les cheveux de la lumière de mes jours, un des trois défis s’est éteint.
Je viens de perdre la compétition qui sourdait depuis hier matin.
Hélas, trois fois hélas, cette fois encore c’est moi qui ai dû jeter le tube de dentifrice vide dans la poubelle.
Je dois maintenant faire attention à ne pas me faire avoir.
Ma vigilance doit être maximale.
Oui lectrices chéries, le défi est à la hauteur de ma réputation.
Je dois absolument éviter d’être celui qui devra sortir de la salle de bains, nu comme ma maman m’a fait, en moins neuf toutefois, pour jeter la miette de savon et déballer la nouvelle savonnette avec des mains trempées et glissantes, des mains qui ne demandent qu’à voir le savon s’échapper et glisser derrière le pied du lavabo.
Je n’ai pas encore mal au dos, mais l’idée de poser des genoux délicats sur un carrelage glacé ne m’enchante pas.
Je dois donc me montrer vigilant et impitoyable en cas de victoire.
Oui, je dois car comme souvent je risque d’entendre « Minouuuuu… J’ai le papier du savon dans les mains, tu veux bien le jeter ? Minouuuuu… »
C’est comme ça que je me fais avoir trop souvent.
Le réflexe masculin me mène.
Celui qui me dit directement dans la cervelle « Tiens ! Une femme nue m’appelle ! Youpee ! »
Alors je me précipite et je me retrouve au choix avec un papier de savonnette, un tube de dentifrice vide à jeter.
Ma vie est un tissu de déceptions…
J’ai donc jeté aujourd’hui le tube de dentifrice vide.
Bon, j'ai quand même vu Ève dans la tenue éponyme mais j’ai perdu la bagarre.
Je perds toujours avec elle…

Commentaires

J’adore tes histoires de salle de bain !!! Bises

Écrit par : Manoudanslaforet | mardi, 19 mai 2020

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et tu crois que sa ne vaut pas un petit tour à la poubelle... même si tu perds toujours ...oups ! Tu as dis TOUJOURS ? Vraiment TOUJOURS ? Comme .... toujours ? Alors là, je eux bien te plaindre un peu !

Écrit par : emiliacelina | mardi, 19 mai 2020

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J’ai perdu la bagarre mais sûrement pas mon combat...
Einstein Code

Écrit par : Einstein Code | mercredi, 20 mai 2020

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