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vendredi, 10 novembre 2023

177ème Devoir de Lakevio du Goût

devoir de Lakevio du Gout_177.jpeg

Je sais bien que j’ai déjà, à moins que ce ne soit Lakevio soi-même, proposé ce sujet à votre imagination.
Mais cette toile de Marc Chalmé m’amène toujours à des supputations.
J’espère qu’il en ira de même pour vous et que vous donnerez libre cours à vote idée, fussent elles farfelues.

jeudi, 09 novembre 2023

Un dernier ver pour la route...

Vous savez bien que je n’ai qu’un goût modéré pour la visite des tombes des uns ou des autres.
La Toussaint était proche et, comme d’habitude, je ne suis allé me recueillir sur la tombe de personne.
Je pars du principe que tant que quelqu’un pensera à ceux qui me manquent, ils ne seront pas vraiment morts.
Ainsi, ma mère se levant et disant « Au bateau… » ou mon père comptant sur une machine pour respirer qui ne l’aida qu’à expirer, font que je pense à eux assez souvent pour qu’ils ne soient pas vraiment morts.
Seul l’État Civil et le Trésor Public en sont convaincus…
Mais malgré tout, un cimetière garde mon affection car il est petit, charmant, pentu, riche en arbres qui n’ont rien à y faire et surtout installé dans un quartier que j’aime d’autant plus qu’il a vu passer la plus grande partie de ma jeunesse.
Je vous parle là du cimetière Saint-Vincent, il est si chouette qu’au printemps il vous donnerait presque envie de mourir.
On y trouve les sépultures de gens connus, comme Utrillo, Arthur Honegger ou Marcel Aymé.
Certaines tombes sont démesurées si on considère la taille qu’avaient ceux qui y ont établi leur dernière demeure, comme celle de « Michou ».
D’autres, dont je vous donne la photo font preuve de cet humour décalé que j’aime.
Regardez les.
Vous y verrez quelque chose de drôle j’en suis sûr…

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Ou bien

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Eh oui, comme tout le monde elle était née poupon...

lundi, 06 novembre 2023

Devoir de Lakevio du Goût No176

Devoir de Lakevio du Goût_176.jpg

Je suis passé de Anne-Françoise Coulomy et ses portes dont on se demande toujours où elles mènent à Fernando Saenz Perdrosa et ses attentes d’un train qui mènera je ne sais où pour rejoindre je ne sais quoi ou échapper à je ne sais qui.
C’est toute l’histoire du « Je ne sais quoi et le presque rien ».
A vous, et à moi, de jouer d’ici lundi…


Et voilà…
Je m’en vais.
Je ne sais pas si je suis soulagée ou désolée.
Je ne sais même pas qui a plaqué l’autre.
Le pire ? Je ne sais pas s’il s’agit tout bêtement d’étiolement ou de la montée d’une sorte de « haine à fleurets mouchetés », cette détestation qui naît de frustrations à petites touches de plus en plus difficilement supportées.
De ces petites touches qui chez les gens violents finit par amener au meurtre de l’un par l’autre.
Il m’agaçait mais peu de minutes après je l’aimais.
Il était parfois à deux doigts de me jeter une assiette à la figure, je le voyais bien.
Puis, soudainement il fondait.
Tout cela était touchant.
Au début…
Après, ma foi, plutôt que me toucher, ça me douchait…
Et je suis sûre que lui aussi était douché plus souvent que touché.
La musiquette d’une publicité me passe par la tête malgré le crachin qui me mouille le visage.
« Tout passe, tout lasse, sauf les glaces… »
Même lui m’a passé.
Notre histoire aurait pu « tenir » au moins une journée de plus si, alors que, couchés,  je me suis rapprochée de lui après une brève dispute.
S’il m’avait posé la main sur la hanche comme il le faisait pour être sûr de ma présence près de lui, nous aurions gagné vingt-quatre heures.
Mais non, il s’est tourné et éloigné de moi.
C’était déjà arrivé mais là, la ficelle a cassé.
Il dormait encore quand je me suis levée.
Après être passée par la salle de bains, j’ai rassemblé quelques affaires dans ce sac de voyage qui m’avait plu dès la vitrine du maroquinier.
J’ai pris un chéquier, le mien, dans le tiroir du meuble du salon et je suis partie.
J’avais fait attention de ne pas claquer la porte, c’était inutile, je n’étais pas en colère.
C’était comme si je quittais un hôtel après une mission professionnelle, sans passion ni regret.
Et maintenant je regarde approcher le train dans le crachin.
Je me sens comme à la fin de « 2001 a space Odyssey » où le héros se dit « Bah… J’aurais bien une idée… »