vendredi, 07 juillet 2006
Vive l'Europe (c)
Un entrefilet dans la rubrique "Culture" de mon canard m'a laissé rêveur.
J'y découvre avec une certaine stupeur mélangée de surprise qu'Agnès B. (que la réussite en matière de marge nette a fait surnommer "Agnès Blé") a été reconnue coupable de contrefaçon.
Sans autre information, on se dit "bof, elle a triché et s'est fait prendre, ça lui apprendra", en y regardant de plus près on se rend compte des abus auxquels peut mener la mauvaise application de la protection de la propriété intellectuelle.
Ces abus vont lui coûter 15.000 € car qui se serait douté que "Vive l'Europe" était un slogan dûment protégé contre toute utilisation sans autorisation de sa propriétaire ?
Loin de moi l'idée de commenter une décision de justice ou remettre en cause l'autorité de la chose jugée, mais... Car il y a un mais, on peut légitimement se demander comment un slogan utilisé depuis le début des années 50 peut-il, en 2006, bénéficier d'un "copyright" ?
Surtout qu'en la matière, les preuves d'antériorité ne manquent pas.
Imaginez les effets d'une protection de ce type déposée sur les lettres de l'alphabet !
Dans certains cas ça nous permettrait d'échapper à une prose d'un manque d'intérêt navrant, dans d'autres les effets seraient dévastateurs.
Déjà que nos élites politiques pestent à haute voix contre l'absence de liberté d'expression chez les autres en se disant in petto que ce serait vachement bien s'ils pouvaient faire la même chose chez nous.
Cette façon d'envisager la propriété intellectuelle leur permettrait de supprimer de fait, et sous couvert de protection des droits de l'individu, une liberté d'expression qui les ennuie à chaque fois que les opposants manifestent leur désaccord par voie de presse.
Enfin la protection du citoyen et le muselage de la presse seraient des alliés objectifs !
Etonnant non ?
16:25 | Commentaires (10)
lundi, 03 juillet 2006
La lie de la coupe du monde...
Il y a des choses curieuses tout de même.
Dans la nuit de samedi à dimanche, je pestais contre les hurlements et les bruits d'avertisseur qui ont envahi ma rue et, pire encore, mon sommeil.
Dimanche matin, France Inter m'apprend que 500.000 personnes se sont mobilisées à Paris, jusqu'aux petites heures du matin, pour fêter la victoire d'une équipe de France majoritairement composée d'immigrés.
J'ai, malgré mon errance matinale dans les limbes du réveil, fait le rapprochement avec une information de la soirée de samedi: Dix mille personnes (sept mille selon la police) se sont mobilisées contre l'expulsion d'enfants d'immigrés en situation irrégulière.
Il est étrange que, dans la France éternelle, patrie de Diderot et pays des Droits de l'Homme, l'on trouve aisément un demi-million de personnes pour occuper les rues pendant une nuit pour ovationner un "immigré d'origine maghrebine" à cause d'un but et qu'il n'en reste que 2% pour protéger d'autres gamins "immigrés d'origines diverses"...
Vous voyez bien qu'il m'arrive de causer de foot...
14:00 | Commentaires (12)

