Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 21 novembre 2006

Offre soumise à conditions...

Et quelles conditions !

Ce matin, France Inter me livre, avec sont lot de surprises quotidien, une perle rare:
Une PME de la région de Besançon, trouvant que le code du travail faisait un coussin fort acceptable, a décidé de s'asseoir dessus sans vergogne.
Cette entreprise qui, jusqu'aujourd'hui fabriquait des moteurs électriques, s'est recyclée dans la fabrication de pauvres, toujours au nom de la désormais fameuse "compétitivité".

Elle vient de "proposer" à ses employés, avec prière d'acquiescer sans murmure, les améliorations du contrat de travail suivantes:
- Plus de 35 heures, remplacées illico par 38,5 heures au même tarif (la boîte était déjà passée aux 35 heures en bloquant les salaires pendant 5 ans).
- Plus de RTT.
- Plus de prime de fin d'année.
- Plus de cinquième semaine de congés.

En échange de quoi, me demanderez vous ?
Eh bien, en échange de ne pas être virés !

Bien entendu, au cours du même bulletin, nulle part il n'est fait mention de la queue de femmes et d'hommes politiques qui se sont sans doute précipités pour s'indigner du peu de cas que certains font de la loi ou des accords contractés.
Notre champion de la répression ne s'est pas précipité pour envoyer un escadron de chaussettes à clous appréhender le contrevenant.
Notre championne du parler vrai s'est tue, sans doute pour signifier une digne réprobation à cet exploiteur.

C'est sans doute pour que nous soyons aussi compétitifs que les Chinois...
Il va être temps de surveiller nos enfants quand ils sont petits.

On pourrait bien les enlever pour les faire travailler dans des hangars obscurs pour une assiette de soupe par jour.

Au nom de la compétitivité...