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vendredi, 13 juin 2008

Je hais les portables !

778ef8b2dde1f314ab58b9d9f808fc4b.jpgJe hais les portables, qu'ils soient ordinateurs ou téléphones.
J'aime bien les ordinateurs de bureaux avec de grands écrans et qui font leur boulot d'ordinateur.
Je n'aime pas ces jouets dont l'utilisation, quand elle dépasse un quart d'heure, vous colle des crampes dans toute la moitié supèrieure du corps et vous fait saigner les yeux si vous avez plus de cinquante ans.
Je n'aime pas ces claviers réduits, ces claviers qui, pour faire certains caractères, ne vous laissent d'autre choix que risquer la fracture de plusieurs doigts pour cause de contorsion excessive de la main.
Je n'aime pas ces écrans trop petits, qui me forcent selon l'usage, à me déplacer dans une image sans jamais pouvoir en avoir une vue à la fois globale et détaillée.
Je n'aime pas ces ersatz de "souris", qui réduisent encore la surface d'un clavier déjà atteint de nanisme, ersatz qui ont de plus la fâcheuse habitude de fermer ou ouvrir des fenêtres de façon aussi hâtive qu'intempestive. Il va bientôt falloir passer par le conservatoire et y acquérir un premier prix de violon pour les utiliser à coup sûr.
(Inutile de vous dire que si j'avais un premier prix de violon ce ne serait pas pour l'utiliser avec un ordinateur...)
Bref, ces mignons jouets terriblement chers compte tenu de leur utilité réelle me semblent avoir pour unique avantage de permettre aux uns de jouer à "Freecell" dans le train et aux autres de faire croire à leur voisin de RER qu'ils travaillent pendant leur temps de transport (frimeurs ! va...).
En fait, n'importe quelle clef USB le remplace avantageusement, ça coûte 15 € et ça sert de porte-clef, il suffit d'avoir un ordinateur de bureau partout où l'on va. Pour le prix d'un ordinateur portable tout juste décent on peut avoir trois ordinateurs de bureau autrement performants...

Quant aux téléphones portables, je ne désire vraiment qu'une chose: Qu'il soit possible de téléphoner.
Bjarne Soustrup, concepteur du "C++", célèbre langage de programmation, écrivit d'ailleurs "I have always wished for my computer to be as easy to use as my telephone; my wish has come true because I no longer figure out how to use my telephone."
(pour les non rosbifophones, ça veut dire, en substance "J'ai toujours rêvé que mon ordinateur soit aussi facile à utiliser que mon téléphone; mon souhait a été exaucé, je ne sais plus comment me servir de mon téléphone." )
On ne peut qu'être d'accord avec lui. D'autant que le téléphone portable a été doté, depuis, d'un grand nombre de possibilités -je n'ose parler d'améliorations-, toutes plus inéressantes et utiles les unes que les autres.
Je n'insisterai pas sur l'avancée majeure qui permet de faire partager en direct la baffe ou le coup de boule administré à son institutrice, pas plus que sur la possibilité d'emmerder tout un wagon de métro avec la mélopée accompagnant un texte d'un intérêt très relatif.
Pas plus que sur la possibilté d'informer ses compagnons de voyage, dans un bus bondé, du contenu de son cabas.
Ni, bien sûr, de l'inévitable " t'es où ? ".
En revanche, ces petits engins terriblement bruyants deviennent immanquablement muets quand on en a réellement besoin. Quant à joindre quelqu'un, n'y songeons pas, soit c'est occupé, soit le portable du destinataire est éteint.

mercredi, 11 juin 2008

Non, Lucien. Tu n'auras pas ma...

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Revenons sur une affaire qui cause plus d'agitation dans les tribunaux que dans les chambres.

Je ne sais pas exactement à quoi sert la virginité.

Parmi tout le fatras d'âneries qui concerne la chose il est question d'honneur ! C'est une chose assez surprenante qu'envelopper l'honneur d'une famille ou d'un homme dans un sous-vêtement, mais bon... Il était évident, avant de se préoccuper d'honneur, qu'on eût dû se préoccuper de stupidité.
Qu'en des temps où le pouvoir était héréditaire, la sûreté de l'ascendance fût une donnée importante (pour ceux qui détenaient le pouvoir, évidemment, sinon le droit de cuissage n'était pas fait pour les chiens), cela se conçoit.
Qu'en période de disette médicale et d'épidémie de "maladie d'amour", la virginité ne souligne plus la qualité de capsule de sûreté de l'hymen que la pureté supposée de la promise, soit.
Après quelques expériences malheureuses et à l'audition de tas de vantardises sur le sujet, il me vient à l'esprit une raison beaucoup plus sérieuse de s'attacher à la virginité.
Une raison qui explique un attachement à la chose proportionnel au mépris dans lequel maintiennent les femmes certains bigots en mal de piété mal placée (ça en dit long sur ce à quoi ils pensent en priant... Hypocrites, va !).
Ayant, comme beaucoup, la maladresse atténuée au moins par la tendresse, je comprends l'intérêt accordé à l'hymen par les plus brutaux, persuadés qu'ils sont qu'être équipé d'un pénis leur donne tous les droits.

Je pense avoir trouvé à quoi sert la virginité chez le bigot aussi hypocrite que susceptible:
A mon avis, très humble avis, ça sert surtout à éviter les comparaisons peu flatteuses...