samedi, 19 décembre 2009
La vie est une anime…
La semaine dernière, je suis allé déjeuner avec mon ex-patron.
En fait, je me fais inviter régulièrement (hé hé…), je récupère ainsi, par petits bouts et au prix du prêt d’une oreille complaisante, ce qu’il m’a escroqué au cours de notre brève collaboration.
En attendant qu'il ait mis son manteau, j'ai attrapé un prospectus dans le bordel qui jonche tas de documents qui n’est pas sans rappeler une boutique après une manif orne son bureau…) .
J'ai appris en feuilletant un de ces nombreux prospectus (prospecti ?) une nouvelle d'ordre commercial qui m’a laissé rêveur.
Saviez vous qu'il existait un « moulin-à-poivre/broyeur-de-gros-sel-électrique-et- autonome » ?
Oui ! Vous avez bien lu : « moulin-à-poivre/broyeur-de-gros-sel électrique et autonome ! »
On ne sait pas trop qui du sel, du poivre ou du moulin est électrique et autonome...
Eh bien, c'est un appareil magique qui vous permet, comme n'importe quelle salière ou n'importe quel moulin à poivre fonctionnant à l'huile de coude, de saler et poivrer ce que vous avez dans votre assiette, mais en plus, au lieu de vous user les doigts, il use les piles que vous allez acheter en vous usant les jambes.
Mieux encore, en appuyant sur le poussoir qui met cet engin en route, une lampe s'allume « éclairant votre assiette, ce qui vous permet d'assurer l'homogénéité du dépôt de sel ou de poivre sur votre mets préféré. ».
D'humeur joyeuse, j'éclate de rire et mon ex-patron, (qui n'aime pas que son personnel rie, il prétend que si les gens sont heureux au boulot, c'est qu'ils ne travaillent pas assez) vient me voir et demande « qu'est-ce qui te fait rire comme ça ? ».
Je lui montre la pub et là, il m'assène la nouvelle qui me fait douter de l'intelligence en général et de celle de l'espèce humaine en particulier : « Tu sais que ce truc est un des produits qui marchent le mieux ? J'en vends des tas à la boutique ! Comme des petits pains ! On fait une super marge là-dessus ! ».
Immédiatement après, de peur sans doute qu'un employé qui aurait indûment surpris ses paroles ne lui réclame une augmentation qui l'aiderait à sortir de la misère pour accéder à la pauvreté, il ajoute, avec un soupir à fendre l'âme d'un usurier, « Heureusement qu'il y a ça, d'ailleurs, autrement je ne sais pas comment je pourrais assurer les paies... »
10:37 | Commentaires (13)
vendredi, 18 décembre 2009
En attendant la fin de la crise, les congères.
C’est l’hiver.
Malgré une récurrence avérée depuis un certain nombre de millénaires, cette saison semble toujours surprendre au moins une partie de mes concitoyens.
Les journalistes et les automobilistes, entre autres.
Je ne parlerai pas des compagnies aériennes pour éviter de leur mettre la honte.
C’est à se demander comment se débrouillent les Canadiens, les Sibériens ou les Norvégiens. Ces pauvres sont obligés de se dépatouiller d’un hiver de sept à neuf mois. Quand il n’est pas permanent.
Imaginez le pilote qui assure la liaison Arkhangelsk-Mourmansk ou Arkhangelsk et une ville des monts Verkhoïansk (la température en hiver y atteint -70°C)…
Voilà des gens qui seraient en droit de se plaindre et pour qui le réchauffement de la planète serait plutôt un truc intéressant.
Nous, on est paralysé dès que la température atteint péniblement -3°C.
Et, ô surprise, des fois il neige.
Comme disait Coluche « des fois, tu t’demandes… »
Je ne voudrais pas avoir l’air de faire une remarque triviale, mais en France, il neige quasiment tous les hivers. Et depuis longtemps.
Alors pourquoi cet air de surprise indignée de l’automobiliste ou l’air catastrophé du présentateur du journal ? Hmmm ?
Les mêmes, gamins, se sont pourtant éclatés à jeter des boules de neiges à la figure de leurs petit camarades ! Surtout les plus petits, c’est moins risqué.
(Ils n’auraient pas dû, après on les retrouve président de la république et ils se vengent en nous cassant la Sécu)
Je soupçonne qu’ils sont inquiets parce qu’ils ne peuvent pas nous parler de la pluie et du beau temps.
Alors que, pendant ce temps, les congères…
09:40 | Commentaires (8)
mardi, 15 décembre 2009
Taupe modèle…
Eh bien nous y voilà.
Les locaux sont toujours aussi riants à Tenon.
Plus ils abritent des services spécialisés dans le risque de mauvaises nouvelles, plus ils ont un look de bureaux du KGB.
Manifestement des designers fous se sont livrés à leur fantaisie naturelle.
Ils ont réussi à donner aux couloirs et aux salles d’attente l’éclairage et ces tons lumineux qui rappellent le film « L’Aveu »…
Le personnel est absolument charmant.
Ca faisait bien longtemps qu’une jeune femme que je ne connais pas ne m'avait pas invité avec un grand sourire à retirer mon caleçon.
Toujours aussi aimablement, une autre me convia à m’installer dans un fauteuil dont j’avais entendu parler mais que je n’avais jamais vu.
Là où une légère inquiétude m’étreignit, c’est quand elle m’invita à mettre les jambes dans les étriers.
Je me contractai un brin quand on m’enjoignit « décalottez s’il vous plaît !»
Je ne pus m’empêcher de remarquer délicatement « Vous êtes sûre ? Euh… il y a des situations euh… plus motivantes. »
La jeune femme me dit gentiment « ne vous angoissez pas, le docteur S. est revenu de l’hôpital Saint Antoine pour s’occuper de vous. »
Le docteur S est le jeune homme qui m’a éreinté et qui me soigne depuis près de quatre ans maintenant.
Il me connaît mieux qu’Heure-Bleue. Enfin, du point de vue de la triperie. Il ne sait pas que je jette mes chaussettes à côté du panier à linge.
Et là, malgré la confiance que je lui accorde, quand je vois l’engin monstrueux qu’il s’apprête à introduire dans un canal qui normalement ne fonctionne que dans l’autre sens, un frisson me secoue l’échine.
La chose se comporte comme une taupe vidéo qui va fouiner dans des recoins où la main de l’homme n’a jamais mis le pied.
Ce n’est pas douloureux.
Enfin presque.
Jusqu’au moment où le gel anesthésiant cesse de faire effet.
Et qu’il faut aller aux toilettes…
Cet exercice d’absence de style me permet de vous mettre en garde contre le correcteur grammatical de Word : L’abruti qui l’a réalisé prétend que je dois écrire « qui va fouiné » et non « qui va fouiner ».
Ca explique assez bien les raisons pour lesquelles on lit de telles inepties dans la presse.
Avant, c’était sur le fond.
Aujourd’hui, c’est sur le fond et la forme…
12:10 | Commentaires (10)
lundi, 14 décembre 2009
Histoire sans faim...
Vous qui Twittez.
Vous qui Facebookez.
Vous qui causez beau le rosbif.
Look at this:
Viruses That Leave Victims Red in the Facebook
Ca devrait vous pousser à la prudence.
Plus la foule est dense, plus il y a de naïfs et d'imprudents.
Ergo, plus ça attire les malfaisants...
09:46 | Commentaires (4)

