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dimanche, 20 novembre 2016

Ce matin je suis au plus bas et d'équerre...

De rien, Mab, de rien...
Ce matin, j’ai d’abord été réveillé par Heure-Bleue qui peste parce qu’elle a trop chaud et que le matin, j’ai froid.
Comme j’ai froid, je colle.
Comme je colle, elle me repousse.
Et ça me réveille.
C’est ça la vie de martyr…
Alors, tandis qu’elle dormait d’un sommeil serein, je me suis levé.
Boudiou… J’aurais mieux fait de rester au lit.

Rien que de voir ça :
Deux catastrophes dans le même encart !

 

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Drame ferovière en Inde L'Express


En plus ce matin il fait un temps à se remplir les poches de cailloux et se jeter dans la Seine !
Pas du pont de l’Archevêché, non, bien trop beau bien qu’il soit passablement esquinté par des kilos de cadenas, avec sa vue sur le quai qui borde Notre Dame, plein de lierre qui descend jusqu’au fleuve, non.
Pas non plus de la passerelle de Solferino, devenue je ne sais quand « passerelle Léopold Sedar-Senghor », d’où on voit en sortant du musée d’Orsay le quai des Tuileries et la « Terrasse du Bord de l’Eau » qui porta longtemps le délicieux surnom de « Tata beach » car ce fut un terrain de drague célèbre des jeunes et moins jeunes émules de Cocteau, au talent près…
Le temps de ce matin ne me pousserait pas plus dans l’eau du côté du pont de l’Alma, bien trop chic et ennuyeux pour l’animer de la sorte, non.
De rien Mab, de rien...
Ce « temps de mince » comme dit Merveille, me donnerait envie de me jeter dans la Seine, si je n’étais si frileux, du côté du Paris qui trime.
Je pense plutôt aux quais bien tristes qui bordent la Seine du côté du pont de Tolbiac.
Pas que je sois particulièrement intéressé par Clovis mais l’idée de laisser tomber ce temps à décourager Verlaine en allant du côté du port de Bercy me semble plus adapté à la tristesse de ce temps de m…
Non mais vous avez vu ça, lectrices chéries ?
Vous avez vu les quais de la Seine dans le XIIème arrondissement, vers la Gare de Lyon ?
Le « Quai de la Gare » qu’ils disent…
Si gai que son prolongement a été appelé « Quai François Mauriac »,  c’est dire si c’est gai.
J’aime beaucoup ce qu’écrivait François Mauriac, il n’empêche qu’il ne souriait que quand il se brûlait.
Il faut le voir aussi, le quai en face, le quai de Bercy, je vous assure qu’il était bien plus gai dans les années 1960.
L’eau coulait à flots dans la Seine et le vin dans les rigoles.
Les rues s’appelaient rue de Mâcon, cour Saint Emilion, je suis sûr qu’il y avait une rue Saint Amour.
Mais les quais, bon sang ! Les quais !
Et les rues du coin, nom de dieu ! Tout est d’une tristesse effroyable.
Même si des efforts ont été faits, louables mais d’un goût de chiotte affirmé, les rues du coin restent terriblement tristes.
Elles étaient pour beaucoup miséreuses et sales.
Tout ce qu’on peut en dire aujourd’hui c’est qu’elles sont presque propres.
Que celui qui ne connaît pas la rue Nicolaï me jette le premier caillou.
Le souvenir qui m’en reste est celui d’un bistrot où j’ai joué au flipper…
Bref, aujourd’hui c’est un « temps de mince ».

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Commentaires

Ah le Saint Amour, avec modération bien sûr.
Côté météo un vent si fort que la mairie a annulé le marché, c'est quand même pas la tempête de 99.

Écrit par : mab | dimanche, 20 novembre 2016

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Mêmes raisons de chercher un endroit propice au grand saut (quoique pour des raisons personnelles, ce n'est pas ce que je choisirais).
Autre possibilité : fermons les fenêtres et laissons les volets clos...

Ton titre me fait souvenir d'un jeu de mots beaucoup plus osé....

Écrit par : Sophie | dimanche, 20 novembre 2016

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Un temps de mince...c'est tellement joli !
¸¸.•*¨*• ☆

Écrit par : celestine | dimanche, 20 novembre 2016

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Mais... Comment Heure Bleue peut-elle pester tout en dormant d'un sommeil serein?

Sinon, il est clair que les quais du côté de Gare de Lyon et Bercy n'ont pas gagné en humanité. Mais une rue Saint-Amour, tu es sûr? Ou sous influence du Beaujolais de novembre? En revanche, il y a bien une rue de Pommard ;-)

Ici, dans ma campagne de bord de mer, le vent s'est époumoné toute la nuit, et a fichu par terre la clôture en bois de mon voisin. Nos toutous respectifs vont pouvoir reprendre leurs longues conversations!

91 morts en Inde, 90 à Alep, et plus un seul hôpital...

Restons d'équerre, malgré tout! ;-)

Écrit par : la baladine | dimanche, 20 novembre 2016

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Elle ne se rend même pas compte qu'elle peste en dormant !
J'ai même un souvenir cuisant dont elle même se souvient car ça l'a réveillée.
Moi aussi...

Écrit par : le-gout-des-autres | dimanche, 20 novembre 2016

je te rassure, la mauvaise foi du Goût est à elle seule, un bel exercice.

Écrit par : heure-bleue | dimanche, 20 novembre 2016

Ton article ne me donne vraiment pas envie de monter à Paris et d'atterrir dans ce quartier. Je croyais qu'on l'avait aménagé rien que pour nous les auvergnats, qu'on disait que nous ne serions pas dépaysés, qu'on se sentirait comme chez nous là-bas, dis ! On nous prend vraiment pour des ploucs.
Pas encore demain la veille que j'irai donc voir mon fils en lisant ton article.
En attendant, tes vins me donnent envie de goûter au beaujolais nouveau. Mon mari est parti voir sa caviste préférée au marché...Mais, j'ai intérêt à ne pas être pompette quand je choisirai mon candidat le moins pire qui m'inspire. J'en ferai de même pour la gauche. Comme ça, pas de jaloux.
Bonne journée. Ici, pas trop mauvais jusqu'ici. Un temps pour aller voter et aller prendre l'air et voir passer les trains.

Écrit par : julie | dimanche, 20 novembre 2016

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Je fus mercredi à Paris, près de l'Alma et Montparnasse.
Ces lieux ont atteint pour moi le désamour, je ne croyais pas ça possible !!!
Pourtant j'y fus une cinquantenaire "épanouie".

Écrit par : mume | dimanche, 20 novembre 2016

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Tu songes à te jeter dans la Seine et je suis allée te repêcher dans les indésirables.
Pourquoi t'es tu perdu là bas ?

Écrit par : Berthoise | dimanche, 20 novembre 2016

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Non pas dans la Seine!!!

Écrit par : Livfourmi | dimanche, 20 novembre 2016

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ah c'est donc la passerelle de Solférino que j'ai empruntée l'autre fois, face au musée Orsay ! Il y a des cadenas aussi. D'accord avec toi pour les quais du bout...beurk ...

Écrit par : liliplume | dimanche, 20 novembre 2016

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J'aime assez le "goût de chiotte affirmé", je te l'emprunterai si les droits d'auteur ne sont pas trop élevés...
Sinon mon Pépé me disait souvent : "Mon trognon, il vaut mieux l'avoir blanche et droite que black et d'équerre"... L'était un peu raciste mon Pépé tu crois ?

Écrit par : Brin de broc | mercredi, 07 décembre 2016

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