mardi, 21 janvier 2020
Les appas rances trompent…
Oui, je sais… Ne dites rien…
Hier, en ouvrant mon navigateur Internet, je suis resté un poil coi devant ce qui a sauté à l’œil valide qui me reste.
Je suis sûr, lectrices chéries, surprises que vous fûtes sur le champ, que vous vous êtes dit « Et quoi laissa coi Mr Le Goût ? »
Eh bien, « MSN News », qui habituellement se penche sur le sort cruel qui frappe Lord & Lady Mountbatten, duc et duchesse de Sussex obligés d’abandonner leur gourbi, s’est penché cette fois sur un futur procès censé faire trembler le monde de la vidéo pornographique.
Oui lectrices chéries, un homme dont un élément ne fonctionne pas mais que non pas celui-là mais les oreilles, s’estime lésé par le manque de sous-titres dans les vidéos qu’il regarde.
D’autant plus lésé qu’il aurait semble-t-il souscrit un abonnement « premium ».
J’ose espérer néanmoins pour lui plusieurs choses.
La première étant qu’il n’a pas une compagne trop regardante sur ce qu’il fait de son temps libre.
La seconde étant qu’elle se donne la peine, lorsque la chose échoit, de remplir les « post-it » indispensables à la satisfaction de son malentendant partenaire.
Ce qui doit quand même salement nuire à la spontanéité des ébats…
Je me pose tout de même une question.
Pourquoi insérer dans un film pornographique des sous-titres qui seront de toute façon mensongers ?
La lecture dans le bas de l’écran de « Hmmm… Ouiii… Vas-y mon loup !!! » doit en outre distraire le spectateur de l’action.
Sans compter que s’il a goûté à la réalité de la chose, il est probable que dans la vraie vie il devrait avoir souvenir d’expériences qui donneraient des sous-titres comme « Non… Pas là, plus haut… » et encore plus souvent « Mais qu’est-ce que tu peux être maladroit ! » suivi de « Pfff… Laisse tomber, j’y arriverai mieux toute seule… » ou autres « Mais ça sert à quoi que je t’explique, imbécile ! »
Si ce n’est « Mais t’as des doigts sans nerfs ou quoi ? »
Arrivé à ce point je me dis qu’effectivement, il vaut mieux éviter les sous-titres trop réalistes.
Mais je me demande encore pourquoi cet idiot que a la chance d’être sourd, ce qui ménage son amour-propre, exige que les films qu’il regarde soient sous-titrés de mensonges.
Peut-être pour lui remonter le moral…
10:48 | Commentaires (4)
lundi, 20 janvier 2020
Devoir de Lakevio du Goût N° 23
Hopper me rappelle chaque fois quelque chose de nouveau, un nouvel angle de vision.
Et vous ?
Que vous dit cette toile ?
Que fait la cette jeune fille ?
Qu’attend-elle ?
Dites le lundi…
que la vie c’est d’abord l’attente
Comme tous les matins je me suis assis sur la banquette collée au mur.
C’était « ma » place.
Je m’étais assis là il y a des années et m’y asseyait depuis.
Gigi préparait mon « express serré » dès qu’elle me voyait apparaître au coin de la rue et le posait sur « ma » table à peine arrivé.
A sept heures et demie elle est arrivée, aussi triste que la veille et les treize jours précédents.
C’est le quatorzième jour que je la vois arriver, tirer la chaise, s’asseoir et demander un café.
Un « déca » qu’elle réclamait d’une voix ténue et l’air de quelqu’un qui a peur de déranger.
Le premier jour si je n’avais pas prêté autrement attention à cette fille une chose m’avait intrigué tout de même.
Elle portait un « chapeau cloche » et ça, ça m’avait semblé étrange parce voir une môme d’une vingtaine d’années au XXIème siècle portant un chapeau quasiment disparu depuis les années cinquante n’était pas courant.
Elle était élégante mais, me suis-je dit, elle aurait dû retirer son manteau dans ce bistrot trop chauffé même pour moi…
Et c’est la quatorzième fois que je la vois assise là, face à moi, à cette table.
Quatorze matins qu’elle vient, demande « un déca s’il vous plaît ».
La journée s’est écoulée, j’ai lu les trois quotidiens que j’amène tous les matins, c’est déjà la fin du quatorzième jour.
Je la vois prendre son sac à main à ses pieds, en sortir délicatement un petit porte-monnaie, en tirer trois pièces, le compte exact pour trois « décas », et partir, aussi triste qu’elle est arrivée.
Que fait-elle là ?
Qu’attend-elle ?
Plutôt « Qui attend-elle ? »
Le midi, tandis que je commande mon « plat du jour », elle demande un « déca » et attend, silencieuse.
Je lève les yeux de mon journal de temps à autre un regard à la dérobée vers la table où elle tient sa tasse.
Le lendemain, je viens m’asseoir de nouveau à ma table.
Pendant dix jours encore je viendrai m’asseoir là et passer la journée à lire la presse.
Ce matin du quinzième jour, j’ai mis un demi-sucre dans mon café et je n’ai pu tenir plus longtemps.
- Gigi !
- Oui ?
- Qui c’est cette môme ?
- C’est la fille des D. elle a reçu une lettre il y a à peu près deux semaines…
- Et alors ?
- Elle attend son fiancé…
- Et qui c’est l’heureux élu ?
- C’est F. le fils des M.
- Personne ne l’a avertie que son avion est tombé ?
- Si mais elle ne le croit pas, elle l’attend…
07:05 | Commentaires (27)
samedi, 18 janvier 2020
Tendre jeudi...
Jeudi, Heure-Bleue et moi sommes allés nous promener dans notre coin.
Il ne s’agissait que d’aller chercher du pain et une crêpe que la lumière de mes jours prendra comme dessert au dîner.
Nous avons donc flâné dans ces rues, calmes pour une fois.
Nous avons écouté un guitariste qui ma foi faisait preuve d’un talent certain et fut applaudi largement.
Ma moitié préférée, la meilleure moitié de moi, me dit :
- C’est vraiment un très chouette quartier mais y habiter je ne pourrais pas…
- Mais tu voudrais quoi ?
- Je voudrais bien y vivre mais pas y dormir…
- Tu veux aller en province ?
- Tu es fou !!!
Je n’ai entrevu qu’une solution, peu aisée à mettre en œuvre.
Quelque chose que je n’ai vu que dans Startrek.
Il lui faudrait un petit appartement dans le Sahara, le Neguev ou le Sinaï et un ingénieur non comme moi mais comme Montgomery Scott, celui à qui elle pourrait après son petit déjeuner, dire « Beam me up, Scotty ! » et qui l’enverrait instantanément dans son autre appartement à Montmartre.
Montmartre où on voit des choses extraordinaires.
D’abord chez l’autre illettrée qui se dit libraire où un bouquin donne ce conseil astucieux : « Comment être parisien où que vous soyez ? »
Et ça colle tout à fait bien avec les récompenses qui honorent les deux salariés venus d’ailleurs qui sont félicités pour avoir cuit le meilleur croissant au beurre en 2015.
Et ce n’est pas rien !
Quoi de plus parisien qu’obtenir les 1er et 3ème prix du meilleur croissant au beurre ?
Imaginez la fierté de ces deux salariés dont l’un vient d’Extrême-Orient et l’autre d’Afrique !
Quelle plus belle preuve d’intégration que le croissant au beurre ?
Quel plus bel exemple de la France terre d’asile ?
Quel plus efficace argument pour les prescripteurs de statines ?
Nous sommes les acteurs les plus efficaces de l’excès de cholestérol mais c’est si bon…
Je le sais, Tornade en a acheté la dernière fois et j’en ai encore le goût sur la langue et le parfum dans le nez…
07:49 | Commentaires (7)
vendredi, 17 janvier 2020
23ème devoir de Lakevio du Goût
07:31 | Commentaires (6)
mercredi, 15 janvier 2020
Espoir...
Vous vous rendez compte, lectrices chéries ?
Avant-hier matin j’ai appelé un plombier.
Hier je l’ai rappelé et quelques instants plus tard son ouvrier m’a appelé et m’a « juré-craché » qu’aujourd’hui même il viendrait chez nous faire en sorte que l’appartement du voisin ne soit pas inondé.
Deux jours ! Qui dit mieux pour un plombier ?
Bon, j’écris ça pour me remonter le moral car le plombier qui tient les délais pour un travail a quelque chose d’aussi allégorique qu’un ministre qui tient ses promesses.
À dire vrai, je crains un peu que ça se passe comme pour la loi Neuwirth…
Souvenez vous, lectrices chéries, comme vous étiez impatientes à l’idée de pouvoir câliner sans avoir à révéler, un matin d’inquiétude après avoir consacré une nuit au dieu Pan, « Euh… Maman, grand’ mère, ça te dirait ? ».
Rappelez vous surtout comment Mr Neuwirth vous avait donné tant d’espoir alors que vous, comme nous, aviez le feu au c…œur.
Pour en revenir à ce plombier, je crains quelque chose de voisin.
Ce législateur avisé, qui avait sans doute un fille qui le tannait, avait donc, dès 1967 proposé qu’on autorisât la vente de « la pilule ».
Je me rappelle parfaitement que la chose ne fut définitivement acquise qu’en 1973. D’où l’aspect déraisonnable de voir le plombier se pointer dès ce début d’après-midi.
D’ici là, je trouverai bien une solution pour éviter une catastrophe.
Comme entre 1967 et 1973 en somme…
11:09 | Commentaires (9)






