vendredi, 26 janvier 2007
On peut se faire des cheveux...
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L'exemple vient d'en haut, ainsi, notre candidat unique de son parti vient de valider à l'échelon gouvernemental une pratique qui amène directement l'employé moyen à l'ANPE s'il se fait gauler.
Je veux parler de la célèbre activité dite "perruque" qui a cours, normalement de façon discrète, dans les entreprises.
Cette activité, vieille comme le salariat, consiste à bosser pour son compte pendant les heures de boulot et avec les outils de la boîte.
Elle est envisagée, avec plus ou moins d'indulgence, par le patronat, selon qu'il la considère comme une formation peu chère si elle n'est pas trop envahissante, ou comme un détournement des biens de l'entreprise quand il y a abus manifeste, ou pire encore, quand la dite "perruque" fait carrément concurrence à l'entreprise.
Notre candidat semble bien se trouver dans ce dernier cas.
Et il serait bien vu que son patron le vire, surtout que l'activité parallèle est particulièrement voyante, d'autant plus voyante que les camarades de travail du "perruquier" le dénoncent à tous les coins de page des quotidiens...
Ce serait faire oeuvre de salubrité publique car il me semble bien que ce lascar est payé, entre autres, avec mes sous et que j'aimerais bien que mes sous ne servent pas qu'à assurer une publicité pour un produit qui ne m'emballe pas vraiment.
Le libéralisme féroce gagne du terrain, même à gauche, car c'est bien la première fois que je me surprend à souhaiter le licenciement de quelqu'un...
10:05 | Commentaires (11)
lundi, 22 janvier 2007
Yo l’abbé ! Total respect !
Même J.M.Sylvestre, d'habitude peu inspiré par les gens un tant soit peu généreux, s'est fendu d'une "nécro" dans laquelle , bien sûr, il nous explique longuement que l'abbé Pierre avait une vue chrétienne -normal pour un abbé- de la société et que pour lutter contre la pauvreté il était partisan d'allègements en matière de fiscalité.
Bon ça peut surprendre d'un être humain.
Pas de J.M.Sylvestre.
D’ailleurs, avec la prudence qui sied à un actionnaire investissant ses sous dans un "hedge fund" Indien, il a attendu que notre abbé people passe l’arme à gauche pour lui prêter une tendance économique sarkozyenne…
Donc, dégoûté, notre abbé préféré des Français a préféré mourir (non, non, il n’a pas « disparu », on sait où il va. Non, non, il ne nous a pas « quittés », il est mort) .
Après 50 ans de combat contre les moulins a vent, après avoir été grugé autant que nous tous par six présidents de la république et au moins quinze gouvernements, il a sans doute estimé qu’il avait rempli son contrat, fait tout ce qu’il était possible pour aider son prochain.
Bref, ce vieux monsieur a lâché la rampe, mais en faisant plus pour les moins bien lotis que beaucoup de gens qui se sont fait élire sur des programmes sociaux et qui continuent à nous promettre la lune.
Tout ce que je regrette pour lui, quoique peu concerné (je suis un sceptique dans l’absence d’âme…) c’est que le paradis est d’abord une idée d’homme…
20:50 | Commentaires (8)

