dimanche, 30 novembre 2008
Petit modèle...

WASHINGTON — The Labor Department is racing to complete a new rule, strenuously opposed by President-elect Barack Obama, that would make it much harder for the government to regulate toxic substances and hazardous chemicals to which workers are exposed on the job.
C'est ici:
Ca montre la haute estime en laquelle sont tenus ceux qui font grossir les avoirs de ceux qui n'ont guère risqué qu'un peu de leur fortune.
(et encore, quand ça tourne mal, ceux qui bossent leur donnent les sous de leurs impôts pour les sortir de la merde dans laquelle leur avidité les a fourrés...)
Il ressort de cet article fort instructif que l'administration Bush tient absolument à tirer le tapis sous les pieds de la future administration Obama au cas où celle-ci voudrait protéger de façon quelconque la santé des ouvriers de l'industrie chimique.
En fait la droite américaine reconnaît sans ambage ni vergogne que peu leur chaut le sort de ceux qui travaillent pour eux du moment que leur richesse augmente.
Du coup on est moins étonné de l'admiration que notre nain culturel et politique porte à son ami G.W.Bush.
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mercredi, 26 novembre 2008
Petain de toi...(sur une musique de G.Brassens)

En ces temps quasiment vichyssois, il vaut mieux éviter de donner prise à une dénonciation ou à une interpellation aussi immédiate que musclée.
En effet, l'utilisation abusive du délit d'outrage est bien pratique quand on veut éviter que le bon peuple ne manifeste son mécontentement de façon un peu trop claire.
Dans le but louable d'assurer le maintien d'un ordre social menacé par les exigences de tout poil, habiller délicatement toute atteinte à la démocratie et au droit de manifester est de bonne guerre (considérer les pauvres comme des déchets est très trendy ces jours-ci, ça peut même rapporter 12.000 € à l'état, ça s'est vu récemment...).
J'en veux pour preuve l'histoire de ce quidam qui vient d'écoper quelques centaines d'€uros d'amende pour outrage à un ministre des affaires étrangères.
Le ministre lui-même n'était pas présent lors de l'outrage mais les agents des forces de l'ordre assurant la sécurité de la réunion ont noté les propos de notre mécontent.
N'écoutant que leur courage, ils interpellèrent le délinquant et le mirent en garde à vue dix heures durant.
Ce dangereux bandit expliqua au juge qu'il n'avait supporté que le ministre retourne sa veste (pauvre idiot qui n'a pas remarqué que les vestes sont reversibles au gré de la quantité de soupe servie dans l'assiette).
On n'épiloguera pas sur la sensibilité auditive du pandore de base, qui détecte l'outrage à puissant murmuré à cinq cents mètres et reste sourd aux pleurs d'un gosse dont la mère est traînée en centre de rétention pour cause de bronzage indélébile.
Donc, braves gens, si vous voulez exprimer votre désapprobation à l'endroit de nozélites de façon ferme en pleine rue, je ne saurais trop vous recommander de le faire en tenant deux chiens en laisse.
En fait, un chien et une chienne.
Vous en modifierez les noms au gré de vos inimitiés.
Vous pourrez faire passer votre message sans risquer l'ire des chaussettes à clous.
Ainsi, vous pourrez hurler rue de l'Elysée "Rhhooo la la ! Nick t'es vraiment un pauv' con ! " sans risquer un SMIC d'amende.
De même, attendez que votre chienne soit en chasse, allez vous promener du côté de l'avenue Duquesne et vous pourrez hurler sans crainte " R...lyne tu n'es vraiment qu'une fille de joie ! "
Il vous suffira d'affirmer au planton que vous engueulez votre chien.
Bon, la mise en garde à vue du chien reste possible...
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mardi, 25 novembre 2008
Bientôt SDF...

J'ai peur de mon avenir dans ma propre maison.
Jusqu'aujourd'hui, j'allais confiant vers une retraite sereine à défaut de dorée.
Mais Douce Moitié, d'une seule remarque me fit douter de mon avenir, avenir que je pressens plus sombre, meublé de bancs publics, chauffé uniquement de soleil et toilette seulement les jours de pluie.
Douce Moitié, endurcie semble-t-il par la vie et la radinerie de la CNAV, a en effet des éclairs de lucidité renversants autant qu'inquiétants.
Je crains désormais que l'indulgence dont elle faisait preuve à mon égard, due à une confiance inébranlable dans le genre humain et une croyance tout aussi solide dans l'aptitude de votre serviteur à la sauver de la férocité du monde, ne se soit évanouie.
Voici le détail de l'aventure:
Il y a peu, regardant les réclames à la télévision, une publicité pour je ne sais plus quelle banque attira mon attention. Après avoir souri au scénario sympathique et apprécié le jeu d'acteurs célèbres et connaissant leur métier, je me fendis d'un commentaire élogieux, enfin presque: "Hé bé ! Si les banquiers faisaient aussi bien leur métier de banquier que leur publicité, la crise n'aurait pas même montré le bout de son nez ! "
C'est là que j'ai eu peur.
L'intervention de Douce-Moitié fut aussi dévastatrice que laconique:
" C'est parce que c'est pas eux qui font leur pub, Minou ! "
Si elle se met à regarder de près l'efficacité de mes interventions et ma contribution effective au bien-être de la famille avec cette perspicacité, je crains fort que l'être délicieux, fait pour ravir mes jours et enchanter mes nuits, ne mette illico mes valises sur le palier...
jeudi, 20 novembre 2008
Diplomatie de la canonnière.
Aujourd'hui, jeudi 20 novembre 2008, le monde tremble sur ses bases. Enfin surtout du côté du Père Lachaise.
Il est 17 H 30
Soudain, le drame !
Merveille espère faire valoir son point de vue auprès d'Heure-Bleue en lui assénant un coup de panier.
Erreur tragique !
Quand on connaît Heure-Bleue on sait qu'on ne la manie pas comme ça.
D'ailleurs on ne la manie pas du tout.
Je le sais, je vis avec depuis de nombreuses années.
Avec un peu d'entraînement, Merveille saura qu'on ne manipule pas Heure-Bleue.
L'entraînement vient de commencer.
Merveille a reçu une claque sur le cul.
mardi, 18 novembre 2008
Relance économique.
Ca y est, les négociations commerciales vont incessamment être entamées.
J'ai repéré un type un peu bizarre en bas de ma rue, il a un accent genre "moi biennntôôôt rrranger hache en ssous du burrreau pour pas faire peurr client ! ".
Oui, un peu bizarre mais bon, il a, paraît-il , un petit commerce qui, pour être discret n'en semble pas moins florissant. J'en veux pour preuve ce blouson de cuir qui, malgré le genre voyou d'icelui et de celui qui le porte doit bien coûter un SMIC et demi (mon unité de mesure financière est le SMIC mensuel).
Ce garçon -je dis "ce garçon" car il a l'air d'avoir la trentaine - officie dans un système d'échange délicat, d'autant plus délicat qu'il implique une partie de cache-cache incessante entre diverses administrations: le fisc, la justice et la police. C'est sans doute ce qui lui donne cet air de sportif un peu inquiet et en même temps à l'affût.
Ce qui me pousse à prendre langue avec ce brave représentant des populations déracinées du sud de l'Europe de l'Est ?
Heure-Bleue ! Il n'y a qu'elle pour me pousser à des extrémités que seule la loi dirait regrettables.
La dernière trouvaille de la femme de ma vie ?
Faire colonie de vacances pour une Merveille dont l'activité essentielle consiste à coller à papy à tout propos. Le chat, un câlin, manger, dormir, caca, pipi, les couches, jouer, les bras, sortir, rentrer, à boire, bref c'est la mine !!!
Et, pour m'achever, il faut que j'aille m'allonger à côté d'elle, lui décrive longuement son livre plein de chats, de chiens, de bébés, pas possible de lire le mien, de livre ! Limite je m'endors avant elle...
Donc, pour mettre fin à un martyre qui devrait durer une semaine, je viens de me mettre en cheville avec ce lascar qui se fait fort d'en tirer un bon prix auprès de ses relations et de m'en reverser une partie à titre de dédommagement.
Une bonne affaire pour une fois.
Avoir la paix et être payé pour ça, c'est mieux que les marché de dupes de l'autre, celui du "travailler plus pour gagner pareil ou moins".
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dimanche, 16 novembre 2008
Direction des ressources humaines de "Mourez, nous ferons le reste.".
Monsieur Le-gout-des-autres.
Votre candidature, extrêmement spontanée, et votre lettre de motivation ont retenu mon attention.
Toutefois, je me dois de vous dire que l'approche que vous avez du noble métier de brancardier n'est pas tout à fait conforme à celle que nous nous faisons de ce sacerdoce.
Pour être clair, ce qui nous a, la direction et moi-même, le plus troublé dans votre lettre de motivation est la légèreté avec laquelle vous prenez les impératifs comptables, sévères mais justifiés, qui sont imposés à toute entreprise soucieuse du bien-être et du niveau de vie de l'actionnaire.
Dans cette lettre vous remarquez, à juste titre d'ailleurs, qu'un brancardier n'accorde pas la totalité de son temps au travail pour lequel il est grassement rétribué aux dépens des prorfits nets de l'entreprise.
Vous allez même jusqu'à comparer le salaire réel du brancardier aux émoluments d'un cadre supérieur.
Cette saine perception du travail en général et de celui de brancardier en particulier a attiré l'attention de la direction générale.
Celle-ci, lassée par le laxisme du personnel de surveillance du personnel, s'est posée l'éternelle question "Quis custodiet ipsos custodes ? " et a abouti à la conclusion que vous êtes le mieux placé pour assumer cette tâche, noble entre toutes: surveiller vos pareils.
Vous semblez en effet prompt à remarquer tout chapardage, toute tentative de tirer au flanc et à repérer le fumeur de chichon entre deux transports à l'hôpital le plus proche.
Connaissant tout comme vous les tentations induites par la modicité des salaires et sentant en vous l'entrepreneur né, prêt à se sacrifier pour l'entreprise pour peu que celle-ci sache le voir et le récompenser, la Direction Générale a décidé, dans sa foi dans la libre entreprise et l'efficacité de la récompense des mérites du travailleur dévoué, de vous allouer, en plus du généreux salaire de 8.71 € bruts de l'heure passant à 9.91 € bruts de l'heure au delà de 35 heures par semaine, la prime exceptionnelle de 10% sur les heures retenues à vos collègues moins assidus ainsi que 5% sur la totalité des heures non payées pour cause de non travail effectif, travail non effectué que vous aurez la charge de vérifier et noter heure par heure pour la totalité de vos collègues.
Bienvenue chez "Mourez, nous ferons le reste", Monsieur le-gout-des-autres.
samedi, 15 novembre 2008
Lettre de motivation.
Monsieur le Directeur des Ressources Humaines.
Si je tiens absolument à travailler dans votre mouroir, euh... votre résidence pour seniors, c'est qu'après avoir pesé les avantages et les inconvénients du poste de brancardier que vous proposez vis a vis des postes d'hôte de caisse chez Casifour et de manutentionnaire, pardon, manager de rayon chez Carrechan il m'est apparu que vous l'emportiez haut la main.
Ce n'est évidemment pas le salaire qui est l'élément déterminant puisque vous proposez tous le même, soit 8,71 €uros bruts de l'heure.
Pas plus le fait que, pour maintenir chez les salariés une obéissance de bon aloi, vous et vos pareils proposez des horaires qui, pour réduits qu'ils soient, mobilisent entre huit et douze heures par jour pour un horaire effectivement payé ne dépassant pas vingt à trente heures par semaine étalées parfois sur six jours.
Non, ce qui m'a conduit à opter pour l'emploi passionnant que vous proposez, c'est l'absence de risque inhérent au métier de brancardier dans une maison de retraite telle que la vôtre.
En effet, considérez, Monsieur le Directeur des Ressources Humaines, que le poste d'hôte de caisse, outre la tentation bien compréhensible, vu la modicité de la rétribution allouée, de confondre le tiroir caisse avec sa poche, il y a le risque inacceptable de prendre un mauvais coup dû à la panique d'un braqueur au son de la sirène déclenchée par un collègue, héros à peu de frais, le braqueur n'étant pas devant sa caisse mais devant la mienne.
Considérez aussi, Monsieur le Directeur des Ressources Humaines que la tentation est bien grande, pour un Manager de Rayon, de chaparder la boîte de cassoulet qui lui permettra le seul repas un peu nourrissant de la journée, repas que ses maigres émoluments ne lui permettraient qu'une fois par semaine. Toutes tentations qui conduisent inéluctablement au licenciement pour faute lourde.
Tandis que dans votre petite entreprise de pompage des ressources des vieillards, Monsieur le Directeur des Ressources Humaines, le risque encouru par le brancardier est quasiment nul.
En effet, dans votre Résidence pour Seniors, qui irait se plaindre de la glissade fatale d'un impotent ? Qui songerait à réprimander le brancardier qui échappe malencontreusement la vieillarde qui a un pied dans la tombe et du coup le deuxième, celle-là même qui appelle à longueur de journée les trois infirmières qui s'occupent de vos deux cents pensionnaires ? Le fait de ramasser un porte-monnaie qui traîne négligemment sur une table de nuit n'est pas répréhensible, d'autant que les vieux perdent souvent la tête et donc leur porte-monnaie.
Voilà pourquoi, Monsieur le Directeur des Ressources Humaines, je tiens absolument à travailler dans votre Résidence pour Seniors.
Surtout que vous serez absolument assuré de ma discrétion si, par un hasard malencontreux, j'en venais à remarquer, comme lors de mon premier entretien avec vous, que certaines de vos infirmières, surmenées par des journées de douze heures, dont trois heures supplémentaires rémunérées 9,91 €uros brut, ne peuvent se retenir de gifler certaines pensionnaires baignant dans leurs déjections.
Et puis il y a la prime impromptue de ce métier: Le brancardier ne travaille pas en permanence pendant sa vacation. Ce qui amène le salaire réel par heure de travail quasiment à des émoluments de cadre supérieur.
mardi, 11 novembre 2008
Comprimé dans les transports, compresssé dans les oreilles.

Noël arrivant, au moins dans les boîtes aux lettres, on est déjà envahi par les offres de dupes et les promesses de gascon des distriubuteurs.
Une nouvelle inquiétante me dit que le calme des transports en commun ne va pas s'améliorer l'an prochain...
Je viens de lire sur une documentation que "LE lecteur MP3 de l'avenir" est déjà disponible !
On va tellement vite qu'on voyage directement dans le temps...
Ca va résoudre le problème des retraites en deux coups de cuiller à pot !
Le pot de départ en retraite à peine éclusé, hop ! Saut direct au repas d'enterrement !
Bref, on y parle beaucoup de décibel, comme unité, j'aimais mieux le "phone", égal à 1 dB.
Au moins, quand quelqu'un avait une extinction de voix, on pouvait ricaner "tiens, il perd ses phones"...
Pour en revenir à ce "lecteur de l'avenir", justement, l'avenir me semble sombre. Certes, c'est pratique, peu encombrant et tout et tout, mais...Ca ne fait pas de musique !
Ecouter de la musique qui a été compressée, puis décompressée, c'est comme lire un livre dont toutes les pages auraient été froissées, passées à la presse, le tout mis en petit cube, puis, à la lecture, défroissé tant bien que mal. Pour Lorie, ça va, et même, si on pouvait s'abstenir de décompresser, ce serait mieux, mais pour d'autres trucs, ça ne va pas du tout.
Carla Bruni compressée, reste plus rien...
Bref, comme disait Landru en allant à l'échafaud "l'avenir s'annonce mal.".
vendredi, 07 novembre 2008
Et voilà.
A la demande de Mab, voici l'oeil du témoin impartial sur l'incident Monop' d'Heure-Bleue:
Hier, Monop avec Douce Moitié et Merveille.
Cette promenade, habituellement sans anicroche ni aventure particulière, pour tout dire un peu ennuyeuse, s'est révélée assez intéressante.
L’idée initiale était de passer acheter un livre à Merveille pour l’inciter à occuper sainement ses loisirs au jardin au lieu d’épuiser son grand-père à coup de « Encore ! » au toboggan ou sur ces fichus instruments à ressorts où les ressorts ne fonctionnent qu’à l’huile de coude de papy.
L’aventure tourna différemment.
Qui aurait pensé que les Monop’ étaient pleins de pièges ? Dont des escalators acharnés à happer la vêture féminine. On en soupçonnerait presque un voyeurisme endémique dans les bureaux d’études de Kone ou Thyssen !
Eh bien oui ! Douce Moitié entama un strip-tease en plein Monop’ !
Sa jupe commença d’être avalée par l’escalator (quelle idée aussi d’avoir une jupe-pantalon si longue qu’elle sert plus à balayer le trottoir pour protéger la semelle des chaussures qu’à couvrir son anatomie)…
Votre serviteur, intéressé, attendait, tel Néron dans Britannicus, que Douce Moitié apparût
« Belle, sans ornement, dans le simple appareil
D’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil ».
Inquiet tout de même de se trouver à défendre Douce Moitié, pas effrayée du tout, d’une accusation d’exhibitionnisme, je cherchai le bouton d’arrêt d’urgence de l’escalator, bouton que ces charlots de fabricants planquent pour éviter que les gamins n’en usent pour emmerder leur prochain, tout en me préparant à jeter élégamment sur les épaules de Douce Moitié mon Burberry’s (faut pas dec’ quand même) « pour masquer de Moitié les trop tentants appas. » comme aurait écrit Racine, nourri au lait de l’alexandrin.
Las ! L’escalator s’arrêta avant l’événement qui aurait marqué l’esprit du personnel pour les huit années à venir. Aussitôt une petite pétasse sèche comme un refus administratif apparut en crachant « Le magasin n’est pas responsable ! ». Partant du principe que l’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, je me gardai bien de lui dire qu’effectivement il n’était pas responsable, qu’il était même tout à fait irresponsable.
Douce Moitié exigeait seulement de pouvoir rentrer chez-elle sans ressembler à une cliente des Enfants de Don Quichotte, ce qui plongea ma pétasse pète-sec dans un abîme de perplexité. Elle appela illico le « manager » (ils n’ont plus de directeurs depuis la faillite de Lehman Brothers…) pour la sortir de la situation dangereuse en ce qu’elle risquait d’exiger d’elle une décision quelconque.
L’incident ayant attiré l’attention du personnel, je fis donc remarquer à ce « manager » qu’il ne serait pas réduit au RMI en remplaçant sur le champ la jupe de Douce Moitié.
L’allusion au RMI étant toujours payante en présence d’employés payés au Smic pour 25 heures par semaine, surtout en faisant allusion aux résultats financiers du groupe Monop’, il s’éxecuta sans rechigner…
jeudi, 06 novembre 2008
Warning !

Quelqu'un a songé à prévenir notre ministre vichyssois que si un grand noir accompagné de gardes du corps s'arrête devant le palais de l'Elysée il ne faut pas l'amener en centre de rétention après lui avoir massé le visage à coup de chaussettes à clous ?
Surtout prévenir la maréchaussée, toujours prompte au contrôle au faciès, d'éviter de sortir le passager un peu trop fermement.
Un incident diplomatique peut arriver, c'est généralement bénin. Rien en tout cas qui ne s'arrange avec quelques contrats.
Mais là, notre ministre du nationalisme, pardon "de l'Identité Nationale", pourrait, si l'on n'y prend garde, commettre une bévue de grande ampleur. Il donnerait du grain à moudre à tous ceux qui prétendent que la France est décidément un pays confit dans l'anti-américanisme primaire.
Bon, il faut dire à sa décharge qu'il fait peut-être partie de ceux qui ont remarqué depuis longtemps les méfaits de l'éducation supérieure.
Suivez bien sa démarche, fruit d'une réflexion affutée, d'une intuition pénétrante.
Prenez par exemple une jeune femme blanche. Bien sous tous rapports. De bonne famille, patriote et tout.
Douée intellectuellement, dotée de générosité elle se retrouve fatalement, après un diplôme d'anthropologie, à mener des études sérieuses en Afrique, paradis bien connu des anthropologues. Les longues soirées tropicales, moites et pleines de langueur conduisent ces jeunes femmes à une aberration mentale fatale. Elles couchent avec des Noirs !
Le résulat, prévisible, est hélas conforme aux cauchemars les plus noirs (!) de nos chantres de la pureté raciale et du chacun chez soi et le président sera bien blanc, résultat d'autant plus prévisible que l'on aura donné aux masses incultes le droit de donner leur avis.
Et voilà comment un grand pays, malgré une volonté évidente de limiter le niveau d'éducation de son peuple se retrouve avec un président qui n'est même pas de la même couleur que le nôtre. Lequel est parfois surnommé "l'Américain"...
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