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vendredi, 20 mai 2022

124 ème Devoir de Lakevio du Goût

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C’est une toile de Mr Bernard Beauvais, elle m’a amusé quand je cherchais un tableau qui pourrait vous inspirer.
Elle a attiré mon attention car elle s’appelle « Rue Blondel ».
Je ne vous demande pas ce que le Monsieur veut de la dame.
Je ne vous demande pas ce qu’elle demande pour le lui donner.
Laissez courir votre imagination.
J’espère que nous en cueillerons tous les fruits lundi…

mardi, 17 mai 2022

Te regarder t’échiner, c’est ma saison préférée

Ouais bon, je sais...

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Un commentaire de Fabie sur le « Devoir de Lakevio du Goût » rendu lundi par Juliette a retenu mon attention.
Fabie m’a rappelé qu’hier la ville de Grenoble s’est illustrée dans un sport désormais répandu : La mise à l’écart du corps des femmes.
Comme l’aurait affirmé n’importe quel « taleb », le corps des femmes ne leur appartient pas.
Le soutien inattendu de la Cours Suprême des États-Unis d’Amérique à cette idée d’un autre âge ne m’a finalement pas surpris.
J’avais été époustouflé il y a quelques jours par une information entendue dans mon « poste », ce petit machin qui me susurre les nouvelles d’un monde déjanté.
C’est une « nouveauté » venue des USA et vieille comme le hijab…
Ça s’appelle le « rape look » et c’est à propos de Patrick Timsit qui s’en serait rendu coupable.
C’est là que j’ai appris que porter un regard un peu insistant sur une femme serait équivalent à un viol.
Ma première réaction fut de me dire « Diantre ! » car je sais me contenir.
La seconde fut de m’apercevoir que les choses avaient bien changé en une vingtaine d’années.
Il m’est revenu que dans la ville de Portland, Oregon, un tribunal avait « envoyé au bain » deux jeunes femmes qui avaient traîné en justice un passant qu’elles croisaient régulièrement.
À quel délit s’était donc livré cet imbécile ?
À aucun d’après le tribunal.
De quoi l’avaient donc accusé ces deux femmes ?
De leur jeter un regard quand il les croisait, c’est à dire chaque jour, et d’en avoir eu l’imagination enflammée au point disaient-elles, de se « tirer sur l’élastique en pensant à leur corps ».
Faisant depuis ma naissance partie de la gent masculine, je peux vous affirmer sans risque de me tromper, qu’à part les garçons aux préférences différentes, il eut fallu traîner en justice la population masculine dans son entier pour ce qui heureusement n’est pas (encore) un délit, même si le péché d’Onan est vilipendé par des gens qui semblent mal placés pour en juger…
Pour en revenir à ce « rape look », il me semble incongru d’aller reprocher aux taliban d’enfermer les femmes tel un jambon à l’os alors qu’il est pareillement question de les protéger du regard des hommes.
Nous sommes en bonne voie ici où au nom de cette volonté d’enfermement, la ville de Grenoble autorise la musulmane à se baigner toute habillée.
Comme le fait remarquer Fabie, c’est d’autant plus étrange qu’on interdit aux hommes de le faire en caleçon…
Je trouve quant à moi cette façon de traiter les femmes totalement scandaleuse !
C’est leur dénier la condition d’être humain et la ramener au seul statut de « foufoune », jouet réservé à un homme, un seul, et n’être vue que par lui.
Accessoirement on veut bien qu’elle ait deux bras, sans doute pour faire le ménage, la cuisine et la vaisselle.
À la limite qu’elle ait deux jambe pour les ouvrir à la demande de son propriétaire autoproclamé.
Vous avez dit « Civilisation » ?

lundi, 16 mai 2022

Devoir de Lakevio du Goût N°123

Aldo Balding (218).jpg

À quoi pense donc ce jeune homme si bien cerné par Aldo Balding ?
J’espère en savoir plus lundi…

Tous les jours.
Tous les jours depuis ce funeste jour de mai.
Tous les jours je suis venu.
Tous les jours je l’ai attendue.
Tous les jours j’ai entendu sa voix chuchoter à mon oreille.
Tous les jours je viens m’asseoir là.
Tous les jours je l’attends.
Tous les jours j’attends de voir son pas dansant la mener jusqu’ici.
Tous les jours j’attends en vain.
Je le sais bien que c’est idiot.
Je le sais bien puisque j’ai clos ses paupières moi-même.
Je le sais bien qu’elle ne reviendra pas.
Je le sais bien, ce que j’attends.
Je le sais bien, qui j’attends.
La margelle de cette fontaine est absolument parfaite pour ça.
Elle est à bonne hauteur.
Elle n’est pas loin de là où nous vivions.
Elle sera là longtemps encore.
Elle est parfaite.
J’écoute le bruit régulier et lénifiant de l’eau.
J’écoute le temps qui coule derrière moi.
J’écoute le temps qui passe.
J’écoute le temps passé.
Je crains le temps qui vient.
Je crains l’attente vaine.
J’attends.
Je l’attends.
J’attends le moment de la retrouver.
Car je la retrouverai, c’est sûr.
Qui a parlé d’oubli ?