jeudi, 03 avril 2025
Le crépuscule des vieux.
Nous sommes maudits des transports publics
J’en suis sûr, la situation internationale nous empêche d’errer à notre guise dans la ville qui nous a vu naître dans l’indifférence générale et nous verra disparaître sans un haussement d’épaules.
Hier donc, nous sommes partis joyeux pour des courses lointaines, bon, en réalité vers le Jardin des Plantes.
Nous nous sommes alors rappelé que nous étions mercredi, dit « le jours des gosses ».
Nous avons donc jeté notre dévolu sur une promenade vers la rue du Bac avec l’idée de montrer à un ami un endroit dit « Le Beau Passage ».
Un lieu calme, ensoleillé et plein de boutiques inutiles et chères dont un boulanger connu où j’ai claqué le PIB du Burkina Faso dans l’achat d’une « boule au levain » et d’une brioche.
Nous faillîmes nous asseoir à une terrasse où le prix d’un expresso pas terrible vous mettait sur la paille jusqu’en juin 2027 et passâmes notre chemin non sans regretter une tonnelle ombreuse et charmante heureusement liée à un établissement fermé…
Ressortis rue du Bac nous nous sommes arrêtés pour boire un café à la terrsse d’un café « normal ».
Bien que l’expérience nous ait appris depuis longtemps qu’un café préparait immanquablement le café suivant à cause de son effet diurétique, nous le bûmes avec plaisir puis nous reprîmes notre balade.
Elle nous mena devant le square des « Missions étrangères » où les arbres en fleurs décoraient la rue avec talent.
L’effet du café commença à se faire sentir à l’approche du Bon Marché qui offrait l’avantage de pouvoir non seulement faire quelques courses à « La Grande Épicerie » mais de faire disparaître le côté diurétique du café dans des locaux de qualité et parfaitement entretenus et cela « gratis pro deo » comme disent les juristes.
Las, la vengeance de « Île de France Mobilités » version endormie de l’efficace RATP se fit sentir.
La circulation des bus et des voitures était entravée par la présence du Roi du Danemark.
Nous montâmes dans le 84 aux environs de 17H30 à l’angle du Boulevard Raspail et de la rue de Sèvres pour arriver à la place Pereire vers 19H.
Cette note sans intérêt pour vous dire que maintenant je marche d’un pas alerte sans m’arrêter tous les cinquante mètres pour causse d’essoufflement ce qui n’était plus le cas depuis plusieurs mois.
Hélas, une cataracte de plus en plus gênante me gâche le paysage.
Je ne saurais vous recommander qu’une chose : Si vous avez vingt ans, gardez les une soixantaine d’années, restez jeunes, ce n’est pas sans problèmes mais globalement on a moins de trucs en panne…
10:24 | Commentaires (4)