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dimanche, 30 avril 2017

Quand la guerre pue, nique !

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Hier, retour dans le Marais.
Même gargote, autre musée.
Autres raviolis, autres œuvres.
Si l’attente pour entrer fut amusante, l’exposition fut plutôt décevante.
J’ai craint un instant que la lumière de mes jours, prête à faciliter la vie de son Goût préféré, n’enfourchât un de ces destriers qui la font se lancer à l’assaut de moulins à vents inexistants, armée de ma carte de bancal.
Mais non…
Bon, en fait je sais qu’elle n’aime pas attendre.
Nous avons seulement court-circuité la moitié de la file, profitant de l’invitation d’un couple inconnu mais charmant.
Je sais hélas que ce n’est pas parce que nous sommes mignons mais parce que nous sommes vieux.
J’ai lu le petit panneau qui surplombe la plaque « Accès prioritaire ».
Tout le monde est prioritaire…
- Les journalistes.
- Les handicapés –pardon, « les personnes en situation de handicap ».
- Les Amis du CCAM.
- Les titulaires de la carte « Musées ».
- Les agents du CNRS.
Et j’en oublie tant la liste est longue.
Il n’en reste pas moins que le sixième étage me plaît.
C’est celui où la vue de Paris est assez large pour y voir une grande partie de la ville.
Il est aussi assez limité en hauteur –quarante sept mètres je crois-  pour qu’on y reconnaisse sans difficulté les points remarquables.
L’expo était plus pleine que riche.
Tout était fait pour faire remarquer combien le commissaire était un mec intelligent et avait une connaissance exhaustive d’Evans, ce dont on je doute pas mais dont je me foutais.
Bref c’était plus une compilation qu’une exposition marquant les points forts du regard de Walker Evans.
Un peu comme si on avait étalé tous les clichés de Doisneau, Ronis ou Boubat sans discernement, faisant ainsi rater l’essence de leur regard.
Mais bon, je ne suis pas commissaire d’exposition non plus, hein…
Alors la lumière de mes jours m’a pris la main et m’a entraîné vers la sortie.
Nous nous sommes arrêtés à la terrasse du petit café qui jouxte la boutique où était sise la librairie d’Heure-Bleue.
Nous y avons regardé passer les gens en buvant, elle un Périer, moi un diabolo grenadine.
Non, il n’avait pas de fraise…
Et comme toujours, nous avons été émerveillés par la diversité des gens, des mœurs, des goûts.
Il est grand temps de se préoccuper d’autre chose que de « la décadence », ce truc dont se plaignait déjà Aristophane il y a vingt-cinq siècles.
Ce truc qui fait qu’on regarde toujours par-dessus son épaule au lieu de regarder devant soi et qui fait chercher un coupable quand on se casse la figure…
Le « c’était mieux avant » fait reculer, pas avancer…

Commentaires

Tu m'envoies un grand coup de nostalgie avec les guerres puniques, j'en ai bavé avec elles.

Écrit par : mab | dimanche, 30 avril 2017

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"Le « c’était mieux avant » fait reculer, pas avancer… "

Evidence. Pas toujours facile à appliquer !

Écrit par : Sophie | dimanche, 30 avril 2017

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Je suis plongée dans des archives familiales.
Le " C'était mieux avant ! " me ferait rigoler s'il ne m'irritait pas autant.

Écrit par : Berthoise | dimanche, 30 avril 2017

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Hors du marécage politique, le marais est comme une planche de salut...
¸¸.•*¨*• ☆

Écrit par : celestine | dimanche, 30 avril 2017

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En plus, si quelqu'un pouvait clairement expliquer ce qui était mieux... Parce que bon, le XXème siècle, franchement...

Écrit par : la baladine | dimanche, 30 avril 2017

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Et le XIXème, et le XVIIIème, et les autres...
Hésiode parlait déjà d'un "Âge d'Or" qui avait disparu.
C'était il y a 2800 ans...

Écrit par : le-gout-des-autres | dimanche, 30 avril 2017

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Le « c’était mieux avant » fait reculer, pas avancer…
Les regrets sont tellement stériles...

Écrit par : Françoise | dimanche, 30 avril 2017

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C'est quoi "avant" ?
Joli présent.

Écrit par : christinegio | jeudi, 04 mai 2017

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