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samedi, 04 avril 2015

A Pâques, les cloches c’est nous !

Au lieu de me réjouir béatement de la résurrection supposée de quelqu’un qui est de toute façon mort depuis deux millénaires au bas mot, je vais vous parler de quelque chose qui n’est pas plus passionnant mais qui nous frappés, Heure-Bleue et moi depuis des années.
De toute façon, je n'ai pas de boulangère à taquiner, la gamine qui sert en bas de chez moi a deux neurones et ils sont déjà partis en week-end de Pâques depuis des années, alors...
Nous nous demandions pourquoi le liquide manque de plus en plus alors que nos revenus fondent comme neige au soleil.
C’est ça les vieux, ça parle soit de santé soit de sous.
Bref, on parle de ce qui nous manque.
Heure-Bleue donc, faisait hier remarquer au monde entier, du moins aux aficionados de son blog que nous étions devenus pas terribles.
Nous avons papoté et avons retracé le cheminement de notre société depuis le début des sixties.
Comment nous étions passés insensiblement d’une société plus solidaire, une société d’émulation, de partage, à une société individualiste, une société de compétition, d’égoïsme institutionnalisé.
Comment, toujours insensiblement, nous étions passés de la dénonciation des dictatures à la défense des libertés publiques.
Puis de la défense des libertés publiques à la défense des libertés individuelles.
Puis carrément à une société où le « crève connard » est devenu une ponctuation autant qu’un art de vivre.
Le tout accompagné d’une pleutrerie incompréhensible dès qu’il est question de défendre ce que nos ascendants ont conquis de haute lutte dans les générations précédentes.
Tout ce qui nous a permis d’être élevés, éduqués, soignés et protégés, nous le laissons démanteler, sans rien faire ni même dire, par des gens qui nous ont roulés maintes fois dans la farine.
Les uns roulés par une gauche qui dispense avec sérieux des leçons de morale qu’elle se garde bien d’appliquer elle-même.
Une gauche devenue amorale.
Les autres roulés par une droite qui fut longtemps moraliste et ne pratiquait pas plus les leçons qu’elle donnait.
Les deux me semblent même devenues totalement immorales.
À regarder les uns faire des grâces à un parti qui aurait valu la déchéance de ses membres il y a soixante dix ans, ils me font honte.
À regarder les autres copier sur le programme des premiers en continuant à professer un discours censément opposé, j’ai honte de m’être fait avoir si facilement.
En 1979, Laurent Fabius, dit « Fafa » selon son ex, avait osé lancer face à Rocard « Entre le Plan et le marché, il y a le socialisme ».
Hélas, depuis 2012 on dirait bien que ça s’est arrêté au marché…

Commentaires

Déçu donc!

Écrit par : mab | samedi, 04 avril 2015

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Moi je ne crois pas qu'on soit devenu si individualistes que ça. Pour s'en convaincre, il faut écouter "Carnets de campagne" à 12h30 présenté par Philippe Bertand sur France Inter ( bon , d'accord, en ce moment on n'a plus très envie d'écouter les bandes pré-enregistrées de RadioFrance en grève!) Cette émission donne la parole à des tas de gens formidables qui, partout en France, au sein d'Associations diverses et variées ,et, surtout, en silence, viennent en aide aux autres, quelle que soit la forme que prend cette aide...
Mais je suis sans doute une grande naïve, peut-être même.... une cloche!
Bon week-end à vous 2 avec vos Merveilles

Écrit par : Anne-Marie | samedi, 04 avril 2015

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La gauche devenue amorale. Où ça, la gauche ?
Quelle gauche ?

Écrit par : Berthoise | samedi, 04 avril 2015

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c'est bon! Je vais me coucher!!!!!!!!!
Elle a raison HB de dire que , aujourd'hui, tu n'as pas la pêche!

Écrit par : emiliacelina | samedi, 04 avril 2015

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Tu es trop sombre et décourageant. Demain sera un autre jour !

Écrit par : Anita | samedi, 04 avril 2015

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Hé hé hé j'ai cette satisfaction, malgré mon jeune âge en 81, de me souvenir de l'immense déception que nous avait offerte l'ami Mitterrand.... Et comme je n'ai pas la mémoire courte, je suis absolument vierge de tout remords concernant l'avènement du capitaine de pédalo. Je suis consternée que des gens de gauche accordent encore un quelconque crédit "socialiste" à ces élites qui nous gouvernent. On a diabolisé le marxisme on récolte le libéralisme... tout va bien...

Écrit par : pennylane22 | dimanche, 05 avril 2015

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