mercredi, 06 septembre 2017
Le bonheur est dans le près…
Mais très près.
De rien Mab…
Eh ! Lectrices chéries !
C’est l’automne et il fait beau ce matin !
Je trouve ce temps délicieux, il est assez doux pour que la lumière de mes jours le supporte.
Il est raisonnablement frais pour que je le supporte.
Comme dit Heure-Bleue « C’est un temps de demoiselle. »
Alors nous avons décidé, avant de nous montrer raisonnables, d’aller déjeuner à Paris.
Heure-Bleue avait été ravie de sa cocotte de « moules marinières ».
Elle avait donc décidé de recommencer pour se consoler de l’absence de sardines attendues pendant des jours.
Quant à moi, je vais me jeter sur la « friture de petits poissons », histoire de me remettre de l’après-midi épuisant de la veille.
Non seulement il a fallu emprunter les escaliers monstrueux de la passerelle pour aller faire quelques courses « en face » mais il m’a fallu batailler pied à pied avec une lectrice plus que chérie qui a transformé mon blog en forum le temps d’un « devoir de Lakevio »…
Ce qui prouve que l’incompréhension est l’âme de la conversation.
Bref, ça m’a mis sur le flanc.
Il y a une autre chose qui me brûle la langue mais tant que ce n’est pas fait –ou avorté- je n’en dirai rien.
Nous allons donc aller à Paris « manger des moules et puis des frites, des frites et puis des moules » mais sans boire du vin de Moselle.
Puis nous irons traîner, histoire d’être bien sûr que plus haut, derrière le cimetière de Montmartre, vers la rue Lamark…
C’est à l’instant que la lumière de mes jours me pose une question saugrenue :
- Minou ?
- Hmmm ?
- Est-ce que tu m’as vue avec un « panty » ?
Je ne lui ai pas dit que je l’ai vue avec bien moins que ça, me cantonnant à :
- Une fois ou deux mais pas plus…
Elle a demandé :
- C’était à cause de la longueur de mes jupes ?
C’est la que je l’ai trouvée gonflée.
Oser parler de « longueur » pour quelque chose d’aussi court m’a paru scandaleusement mensonger.
La première fois que je l’ai vue, elle portait un « newman » noir avec un ceinturon assez large pour (mal) cacher une épingle à nourrice.
Sans doute rassurée d’être accompagnée par un type doté d’une telle prestance, elle porta alors des jupes si courtes que je ne savais plus si elle portait une minijupe ou si c’était simplement une ceinture un peu large.
Vous rendez-vous compte, lectrices chéries ?
C’était quand même entièrement prévu pour me faire rater une marche ou me cogner dans un feu rouge…
D’ailleurs je crois bien que ça m’est arrivé.
Mais bon, on va manger des « moules marinières » et « une friture de petits poissons ».
Ça va être bien, j’en suis sûr…
11:13 | Commentaires (12)
lundi, 04 septembre 2017
La taille douce me fait une drôle d’impression…
De rien Mab-dont-les-petits-riens-réguliers-me-manquent…
Je l’ai vue de loin.
Je l’avais remarquée à son pas dansant.
Elle s’est arrêtée devant petit bas-relief sur le mur.
Elle s’est arrêtée face au mur comme si elle tournait le dos au monde.
Une chose m’a étonnée sur le champ : Elle n’avait pas de sac-à-main.
La vie m’a appris qu’une femme ne sort sans sac-à-main que lorsqu’elle y est forcée par les évènements.
Souvent un évènement désagréable.
Une fuite ou une rupture.
Quand il s’est approché, roulant un peu les épaules, je me suis demandé s’il n’était pas la raison de cette absence de sac-à-main.
Rien qu’à voir le dos de la fille contracter de réprobation quand il lui a parlé j’ai su qu’il était « la raison » et qu’il venait d’échouer dans sa tentative de raccommodage.
Elle venait de l’évincer de sa vie, c’était manifeste.
Je n’avais entendu que quelques sifflantes des mots jetés d’un ton assez vif.
Je me suis demandé ce qu’il avait bien pu lui dire.
Je suis sûr que ce type l’avait blessée.
Je les ai regardés un moment depuis la terrasse du café.
C’est quand elle a baissé la tête que j’ai eu envie de ramener le col de sa veste pour dégager ce cou magnifique.
Mon dieu ce cou…
Mon dieu ces mèches…
Ces mèches éparses qui s’enfuyaient de ce chignon et me donnaient l’envie irrépressible d’y glisser les doigts.
J’essayais de me convaincre que c’était seulement pour en arranger le désordre.
Bien sûr, bien sûr, mais pas seulement…
A rêvasser comme ça à ses épaules, tout en observant ces mèches qui s’échappaient de son chignon, j’ai eu envie qu’elle vienne à ma table.
Il restait quand même un cruel problème.
Il me fallait tout de même obtenir un acquiescement, fut-il tacite, pour me livrer à ce genre de privauté…
Quels mots pour l’aborder ?
Quels mots ne l’effaroucheraient pas ?
Quels mots, ce qui serait pire, ne l’agaceraient pas ?
Quels mots ne lui feraient pas simplement hausser ces épaules que je supputais fort jolies.
Mon café refroidissait pendant que je voyais déjà découvertes des salières qui me donneraient envie d’y passer doucement les doigts.
Comment l’amener à désirer que j’y passe les doigts ?
07:56 | Commentaires (40)
samedi, 02 septembre 2017
L’avis, mode d’emploi…
Une lectrice que j’aime et connais depuis 2003 me demande quelque chose.
Comme je ne peux rien lui refuser, hein…
J’arrête donc d’essayer de calmer l’angoisse d’Heure-Bleue le temps de te renseigner.
Alors Milky ma chérie, lis bien ce que t’écrit le monsieur.
Pour faire ce gratin de courgettes, il faut :
- 1,2 à 1,5 kg de courgettes.
- Deux sachets de 50g de parmesan « bio » râpé.
(Oui, choisissez plutôt ça parce qu’on trouve des sachets de parmesan de 70 g, un sachet c’est trop peu et deux sachets c’est trop alors on met ce qui reste sur le dessus et ça fait trop, ça gâche le goût)
- Un pot de vingt centilitres de crème fraîche épaisse, plutôt 30% que 15% (beurk) ou 40% (trop épaisse).
- Une noix de muscade.
Ensuite faire tout ce qui suit.
Éplucher les courgettes.
Les émincer en rondelles.
Évitez la mandoline qui émince trop bien les doigts aussi, choisissez plutôt ça.
C’était celui de ma mère, il doit être plus vieux que moi.
Verser un verre d’eau dans une casserole.
Mettre les courgettes émincées dans la casserole.
Couvrir et mettre à feu moyen.
Ne pas saler.
Il faut trente à quarante minutes pour cuire 1,2 à 1,4 kg de courgettes.
Pendant que les courgettes cuisent :
- Espérez que celles du fond n’attachent pas.
- Vérifiez le.
- Si c’est le cas, baissez le feu et remettez un peu d’eau et faites attention à ne pas mettre à feu trop vif la prochaine fois.
Puis continuez tranquillement en prenant une noix de muscade.
Là, si vous n’avez pas de moulin à noix de muscade, évitez la râpe qui marche bien.
Cette dernière est mortelle pour le pouce et vous vous estropiez une main en un rien de temps.
Préférez la petite râpe merdique fournie avec le bocal de quatre noix.
C’est usant mais ça permet de rêvasser sans risque jusqu’à ce qu’un quart à un tiers de noix de muscade soit transformé en poussière odorante.
Ne faites pas comme moi la première fois, évitez de faire ça sur une petite assiette.
Faites plutôt ça sur une petite feuille de papier, vous verrez que ça rend bien plus aisé le transfert vers un autre récipient.
Car il vous faudra un autre récipient.
Non, ne trépignez pas, ça vient.
Donc, si vous avez bien rêvassé, il vous reste environ dix minutes avant que les courgettes ne soient cuites.
Là, allumez le four sur « gril » à 220°C.
Puis prenez un bol.
Versez dedans un pot de vingt centilitres de crème fraîche épaisse.
Ouvrez un sachet de parmesan et versez le dans le bol.
Transformez la petite feuille de papier en gouttière et versez la noix de muscade dans le bol.
Poivrez à votre goût.
Touillez bien.
Normalement, les carottes courgettes sont cuites.
Passez les au chinois de façon qu’elles soient entre humides et mouillées mais pas trempées.
Mettez-les dans un plat qui va au four.
Versez dessus le contenu du bol et mélangez bien.
Étalez le truc immonde à quoi ça ressemble maintenant dans le plat.
Ouvrez le second sachet de parmesan et saupoudrez de façon homogène la surface du mélange.
Mettez au four pendant une dizaine de minutes.
Les minutes peuvent être extensibles, ça dépend de la couleur que prend le plat.
Le doré est tout de même préférable au noir.
09:05 | Commentaires (16)
jeudi, 31 août 2017
Le petit pouce est craintif…
De rien Mab…

Hier, la lumière de mes jours et moi sommes allés nous faire décevoir au Monop’.
Ce fut presqu’entièrement réussi.
Deux bonnes choses nous sont arrivées.
Notre dîner monomaniaque du moment, le gratin de courgettes était parti pour être réussi.
Deux raisons militaient en sa faveur :
- Les courgettes n’avaient plus la consistance de ces petits tampons que les dentistes vous mettent dans la bouche, terriblement secs, maigrelets et d’un goût pas terrible.
- J’ai acheté une superbe « râpe à noix de muscade ».
Elle râpe très bien la noix de muscade.
J’ai été ébloui par la facilité avec laquelle la noix fut réduite en poudre.
J’ai été surpris par l’aisance avec laquelle la râpe m’emporta un morceau de la pulpe du pouce droit.
J’étais interdit d’usage de la « mandoline », Heure-Bleue craignant à juste titre qu’un de mes doigts ne finît en fines rondelles dans une salade concombre quelconque.
Hélas, il n’était nul besoin d’une « mandoline » pour m’estropier.
Une « râpe à noix de muscade » suffirait.
Oui lectrices chéries !
Plaignez-moi !
Je vous en supplie !
Je me suis défiguré la main !
À moi la chirurgie réparatrice !
À moi la fine fleur du scalpel parisien !
Qui eût imaginé sans frémir les pièges tendus par la confection d’un gratin de courgettes ? Qui ?
Vous lectrices chéries ! Vous qui eussiez dû me prévenir que la cuisine est un endroit dangereux.
Bon, en vrai juste ça pique…
Mais quand même.
C’eût pu être grave…
21:27 | Commentaires (10)
mercredi, 30 août 2017
Mon croisement préféré.
Lectrices chéries, j’ai envie d’aller à Paris.
Évidemment que j’ai envie d’aller à Paris.
J’ai même envie d’y retourner vivre.
La roue de la Fortune venant de m’écraser les doigts de pieds, j’abandonne l’idée pour l’instant.
Un instant seulement…
Donc, vous disais-je, j’ai envie d’aller à Paris.
Mais pas le Paris du boulevard Haussmann, du Printemps et des Galeries Lafayette.
Pas non plus le Paris où « BNP Real Estate » a l’insigne culot de louer l’espace représenté par la grille d’un balcon qui marque l’angle du boulevard Haussmann et de la rue Auber.
« BNP Real Estate » qui, dans un accès confondant de vulgarité a accroché un calicot proclamant à l’attention de la cupidité commune « Flagship à louer ».
Tels je les connais, ils vont louer deux mètres carrés de grille noire pour le prix d’un trois pièces rue de la Pompe…
Non, je n’ai pas envie de me balader dans ce Paris là.
J’ai envie de flâner le nez au vent dans des rues inconnues de la gent touristique et de la gent commerciale.
Dans des rues que l’on arpente en se rappelant chaque pavé, chaque boutique, chaque encoignure.
C’est curieux, ce besoin de balade revient chez moi avec l’humeur automnale qui commence à s’établir.
Avec ses matins bien moins lumineux qu’il y a deux mois.
Avec ces ciels bien moins éblouissants qu’en juillet.
Avec ces nuages qui donnent un air de Honfleur aux quais de la Seine, une couleur vaporeuse de ciel de Boudin.
Avec ces envies de marcher lentement dans les rues.
Avec cette sensation de s’enfoncer lentement dans la mer des années enfuies.
Ces rues où le moindre couloir sombre peut vous rappeler des frayeurs infondées comme des surprises qui vous mettent le cœur en vrac.
J’ai juste envie de me promener comme ça dans les rues.
Et j’en connais des rues.
J’ai, c’est vrai, un gros faible pour certaines rues et certains cafés mais c’est seulement parce qu’ils étaient accessibles sans fatigue notable.
Si mes souvenirs sont exacts, il me semble même que je n’étais jamais fatigué.
Sauf pour travailler...
C’est sûrement à la recherche de cet allant permanent que je songe partir musarder.
J’ai peu de chances de le recouvrer mais l’idée de tenter l’aventure me met déjà en forme.
Justement, j’aimerais bien boire un « express serré » là où un café remplace le restaurant « Les ducs de Bourgogne ».
Ou bien à la terrasse de « Jolis Mômes », ce bistrot qui m’a vu attendre le 85 en papotant et en faisant mes devoirs.
Celui là est très chouette, même si « ma » table, celle du coin au fond de la salle a disparu après une transformation complète du café je ne sais quand, dans le flots des ans…
Il est même très chouette, au bord de la petite place faite du croisement de la rue de Rochechouart, de la rue Turgot et de la rue Condorcet.
On y a même planté neuf arbres depuis que j’ai transporté mes pénates ailleurs…
Bon, j’arrête avant qu’Heure-Bleue me traite de vieux…
14:34 | Commentaires (20)




