vendredi, 08 septembre 2017
Ce n’est pas encore une ex pression, elle est hélas très actuelle…
Je voulais écrire une note mais la seule idée de la maison, c’est Heure-Bleue qui l’a eue.
Epuisé par un échange d’idées contradictoires depuis plusieurs jours, je renonce.
Mais je suis super-mignon, je ne ferai pas de commentaire à la Jules Renard selon Heure-Bleue, à la Octave Mirbeau selon moi.
La lumière de mes jours et moi campons tous les deux sur nos positions et ça durera jusqu’à ce qu’on jette nos cendres du Pont de l’Archevêché parce que nous ne relirons pas « l’irrécupérable » Octave Mirbeau ni le féroce Jules Renard.
Pourtant, ces deux lascars avaient une caractéristique qui manque cruellement de nos jours.
Une immunité remarquable à cette maladie de notre époque, je veux parler du « politiquement correct ».
Cette peste anesthésiante qui vise à supprimer tout risque de froisser qui que soit, quelque corporation que ce soit pour quelque raison que ce soit.
Il y a de nombreuses années, n’exagérions rien car je n’ai commencé à écrire un blog sur « 20six » qu’en 2003, j’avais prédit qu’un jour prochain, le syndicat américain des plombiers attaquerait en justice un cinéaste hollywoodien si le tueur en série d’un film se révélait être plombier.
« Mea culpa », je m’étais trompé.
Ce n’est pas le syndicat des plombiers mais la « World Clown Association », le syndicat des clowns à travers le monde, qui s’en prend à Stephen King car le film tiré de son livre « Ça » nuirait au métier de clown…
Je déteste cette peste qui fait du sexe un vice mais regarde le crime avec indulgence...
11:11 | Commentaires (7)
jeudi, 07 septembre 2017
Il y a des jours où « j’île de Ré »…
De rien Mab…

Hier, comme prévu, nous sommes allés déjeuner de ces « moules marinières » et de cette « friture de petits poissons » dont je vous ai déjà parlé.
On se heurte toujours aux mêmes obstacles.
Les moules ? Aucun problème.
La friture ? Pas plus de problème.
Hélas…
Avec la friture ? Un demi de bière d’abbaye, ça va super bien avec.
Après les moules ? Une « crème brûlée » ça clôt merveilleusement le déjeuner.
Il était évident que ça finirait par se voir.
Après ce déjeuner, nous avons flâné, descendant de notre pas de promeneur peu pressé le boulevard des Batignolles avec l’idée d’aller boire un café.
Quand nous sommes passés devant la géhenne où Imaginer exerce ses talents, j’ai envoyé un SMS.
« Nous sommes en bas. Un café ? »
« Je descends vous dire bonjour mais pas de café. »
Je me demande encore à quoi ça a bien pu servir de ne pas prendre ce café.
Que je vous dise, lectrices chéries.
Quand on boit un café avec Imaginer, on papote une heure au café à se raconter des histoires qui ne regardent que nous en sirotant nos consommations.
On est assis, peinard, et le temps passe agréablement jusqu’à ce qu’Imaginer dise « Bon, c’est pas tout, il faut que j’aille travailler ! »
Hier, Imaginer est descendue et nous a dit bonjour.
Puis, comme d’habitude on a papoté une heure à se raconter des histoires qui ne regardent que nous.
Mais debout sur le trottoir et sans café.
À part le fait que nous avons eu droit à quelques gouttes de pluie, c’est bien la seule différence avec ce que nous faisons d’habitude…
Après ça, nous sommes passé rue de Lévis boire ce café qui nous manquait tout de même et nous sommes revenus à la maison.
Sur le chemin, Heure-Bleue et moi avons succombé au péché d’Envie.
Nous avons croisé rue de Rome, un groupe de jeunes gens et jeunes filles sortant du lycée Chaptal.
Ils avaient trouvé un moyen d’avancer qui allait bien avec ce qu’on peut faire à ces âges.
Par rang de trois ou quatre élèves, la jambe droite de l’un liée par du ruban adhésif à la jambe gauche de l’autre, ils tentaient d’avancer sans finir à plat ventre.
Certains plus habiles que d’autres.
Nous avons ri de bon cœur, heureux de les voir heureux eux aussi.
Un léger incident tout de même :
L’ascenseur de la passerelle, qui fonctionnait à l’aller, alors que j’utilise le « pas d’âne » qui m’amène au quai, était en panne au retour alors que j’en ai besoin pour monter l’équivalent du phare de l’île de Ré qui m’amène de l’autre côté…
10:20 | Commentaires (10)
mercredi, 06 septembre 2017
Le bonheur est dans le près…
Mais très près.
De rien Mab…
Eh ! Lectrices chéries !
C’est l’automne et il fait beau ce matin !
Je trouve ce temps délicieux, il est assez doux pour que la lumière de mes jours le supporte.
Il est raisonnablement frais pour que je le supporte.
Comme dit Heure-Bleue « C’est un temps de demoiselle. »
Alors nous avons décidé, avant de nous montrer raisonnables, d’aller déjeuner à Paris.
Heure-Bleue avait été ravie de sa cocotte de « moules marinières ».
Elle avait donc décidé de recommencer pour se consoler de l’absence de sardines attendues pendant des jours.
Quant à moi, je vais me jeter sur la « friture de petits poissons », histoire de me remettre de l’après-midi épuisant de la veille.
Non seulement il a fallu emprunter les escaliers monstrueux de la passerelle pour aller faire quelques courses « en face » mais il m’a fallu batailler pied à pied avec une lectrice plus que chérie qui a transformé mon blog en forum le temps d’un « devoir de Lakevio »…
Ce qui prouve que l’incompréhension est l’âme de la conversation.
Bref, ça m’a mis sur le flanc.
Il y a une autre chose qui me brûle la langue mais tant que ce n’est pas fait –ou avorté- je n’en dirai rien.
Nous allons donc aller à Paris « manger des moules et puis des frites, des frites et puis des moules » mais sans boire du vin de Moselle.
Puis nous irons traîner, histoire d’être bien sûr que plus haut, derrière le cimetière de Montmartre, vers la rue Lamark…
C’est à l’instant que la lumière de mes jours me pose une question saugrenue :
- Minou ?
- Hmmm ?
- Est-ce que tu m’as vue avec un « panty » ?
Je ne lui ai pas dit que je l’ai vue avec bien moins que ça, me cantonnant à :
- Une fois ou deux mais pas plus…
Elle a demandé :
- C’était à cause de la longueur de mes jupes ?
C’est la que je l’ai trouvée gonflée.
Oser parler de « longueur » pour quelque chose d’aussi court m’a paru scandaleusement mensonger.
La première fois que je l’ai vue, elle portait un « newman » noir avec un ceinturon assez large pour (mal) cacher une épingle à nourrice.
Sans doute rassurée d’être accompagnée par un type doté d’une telle prestance, elle porta alors des jupes si courtes que je ne savais plus si elle portait une minijupe ou si c’était simplement une ceinture un peu large.
Vous rendez-vous compte, lectrices chéries ?
C’était quand même entièrement prévu pour me faire rater une marche ou me cogner dans un feu rouge…
D’ailleurs je crois bien que ça m’est arrivé.
Mais bon, on va manger des « moules marinières » et « une friture de petits poissons ».
Ça va être bien, j’en suis sûr…
11:13 | Commentaires (12)
lundi, 04 septembre 2017
La taille douce me fait une drôle d’impression…
De rien Mab-dont-les-petits-riens-réguliers-me-manquent…
Je l’ai vue de loin.
Je l’avais remarquée à son pas dansant.
Elle s’est arrêtée devant petit bas-relief sur le mur.
Elle s’est arrêtée face au mur comme si elle tournait le dos au monde.
Une chose m’a étonnée sur le champ : Elle n’avait pas de sac-à-main.
La vie m’a appris qu’une femme ne sort sans sac-à-main que lorsqu’elle y est forcée par les évènements.
Souvent un évènement désagréable.
Une fuite ou une rupture.
Quand il s’est approché, roulant un peu les épaules, je me suis demandé s’il n’était pas la raison de cette absence de sac-à-main.
Rien qu’à voir le dos de la fille contracter de réprobation quand il lui a parlé j’ai su qu’il était « la raison » et qu’il venait d’échouer dans sa tentative de raccommodage.
Elle venait de l’évincer de sa vie, c’était manifeste.
Je n’avais entendu que quelques sifflantes des mots jetés d’un ton assez vif.
Je me suis demandé ce qu’il avait bien pu lui dire.
Je suis sûr que ce type l’avait blessée.
Je les ai regardés un moment depuis la terrasse du café.
C’est quand elle a baissé la tête que j’ai eu envie de ramener le col de sa veste pour dégager ce cou magnifique.
Mon dieu ce cou…
Mon dieu ces mèches…
Ces mèches éparses qui s’enfuyaient de ce chignon et me donnaient l’envie irrépressible d’y glisser les doigts.
J’essayais de me convaincre que c’était seulement pour en arranger le désordre.
Bien sûr, bien sûr, mais pas seulement…
A rêvasser comme ça à ses épaules, tout en observant ces mèches qui s’échappaient de son chignon, j’ai eu envie qu’elle vienne à ma table.
Il restait quand même un cruel problème.
Il me fallait tout de même obtenir un acquiescement, fut-il tacite, pour me livrer à ce genre de privauté…
Quels mots pour l’aborder ?
Quels mots ne l’effaroucheraient pas ?
Quels mots, ce qui serait pire, ne l’agaceraient pas ?
Quels mots ne lui feraient pas simplement hausser ces épaules que je supputais fort jolies.
Mon café refroidissait pendant que je voyais déjà découvertes des salières qui me donneraient envie d’y passer doucement les doigts.
Comment l’amener à désirer que j’y passe les doigts ?
07:56 | Commentaires (40)
samedi, 02 septembre 2017
L’avis, mode d’emploi…
Une lectrice que j’aime et connais depuis 2003 me demande quelque chose.
Comme je ne peux rien lui refuser, hein…
J’arrête donc d’essayer de calmer l’angoisse d’Heure-Bleue le temps de te renseigner.
Alors Milky ma chérie, lis bien ce que t’écrit le monsieur.
Pour faire ce gratin de courgettes, il faut :
- 1,2 à 1,5 kg de courgettes.
- Deux sachets de 50g de parmesan « bio » râpé.
(Oui, choisissez plutôt ça parce qu’on trouve des sachets de parmesan de 70 g, un sachet c’est trop peu et deux sachets c’est trop alors on met ce qui reste sur le dessus et ça fait trop, ça gâche le goût)
- Un pot de vingt centilitres de crème fraîche épaisse, plutôt 30% que 15% (beurk) ou 40% (trop épaisse).
- Une noix de muscade.
Ensuite faire tout ce qui suit.
Éplucher les courgettes.
Les émincer en rondelles.
Évitez la mandoline qui émince trop bien les doigts aussi, choisissez plutôt ça.
C’était celui de ma mère, il doit être plus vieux que moi.
Verser un verre d’eau dans une casserole.
Mettre les courgettes émincées dans la casserole.
Couvrir et mettre à feu moyen.
Ne pas saler.
Il faut trente à quarante minutes pour cuire 1,2 à 1,4 kg de courgettes.
Pendant que les courgettes cuisent :
- Espérez que celles du fond n’attachent pas.
- Vérifiez le.
- Si c’est le cas, baissez le feu et remettez un peu d’eau et faites attention à ne pas mettre à feu trop vif la prochaine fois.
Puis continuez tranquillement en prenant une noix de muscade.
Là, si vous n’avez pas de moulin à noix de muscade, évitez la râpe qui marche bien.
Cette dernière est mortelle pour le pouce et vous vous estropiez une main en un rien de temps.
Préférez la petite râpe merdique fournie avec le bocal de quatre noix.
C’est usant mais ça permet de rêvasser sans risque jusqu’à ce qu’un quart à un tiers de noix de muscade soit transformé en poussière odorante.
Ne faites pas comme moi la première fois, évitez de faire ça sur une petite assiette.
Faites plutôt ça sur une petite feuille de papier, vous verrez que ça rend bien plus aisé le transfert vers un autre récipient.
Car il vous faudra un autre récipient.
Non, ne trépignez pas, ça vient.
Donc, si vous avez bien rêvassé, il vous reste environ dix minutes avant que les courgettes ne soient cuites.
Là, allumez le four sur « gril » à 220°C.
Puis prenez un bol.
Versez dedans un pot de vingt centilitres de crème fraîche épaisse.
Ouvrez un sachet de parmesan et versez le dans le bol.
Transformez la petite feuille de papier en gouttière et versez la noix de muscade dans le bol.
Poivrez à votre goût.
Touillez bien.
Normalement, les carottes courgettes sont cuites.
Passez les au chinois de façon qu’elles soient entre humides et mouillées mais pas trempées.
Mettez-les dans un plat qui va au four.
Versez dessus le contenu du bol et mélangez bien.
Étalez le truc immonde à quoi ça ressemble maintenant dans le plat.
Ouvrez le second sachet de parmesan et saupoudrez de façon homogène la surface du mélange.
Mettez au four pendant une dizaine de minutes.
Les minutes peuvent être extensibles, ça dépend de la couleur que prend le plat.
Le doré est tout de même préférable au noir.
09:05 | Commentaires (16)



