Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 17 novembre 2015

Caramba ! Encore raté !

« On a retrouvé une Clio place Albert Kahn dans le XVIIIème arrondissement de Paris » m’annonce ma radio.

passage championnet.png

Ce quon voit là, cest lentrée du passage Championnet quand on est à côté du « Fontenoy », le bureau de tabac où mon père achetait ses « Bastos »...
Outre que c’est la première fois que j’entends « Place Albert Kahn » plutôt que « Place Championnet » je peux vous donner un renseignement, lectrices chéries.
Quand ils viennent traîner dans ce coin que je connais bien, on est sûr que les pandores ne se déplacent pas pour rien.
Même s’ils ne trouvent pas un djihadiste, rien qu’à fouiner par là, ils vont trouver sans aucun problème au moins un type qui aura du mal à leur expliquer pourquoi il a un sac à main, cinq cartes Visa à des noms différents et un cutter dans la poche.
Comme dit «Heure-Bleue, « ils ont bien fait d’aller ce balader dans ce coin, ils ne vont pas revenir les mains vides… »
Bon, que je vous dise, la lumière de mes jours n’a jamais aimé ce coin.
Pourtant nous y sommes allés avec Tornade qui connaissait un bijoutier rue Ordener et tenait, il y a quelques années à lui acheter une paire de boucles d’oreilles.
Je ne peux pas oublier ces boucles d’oreille.
Quand Tornade est à la maison, elle les range le soir toujours de la même façon :
- Une boucle d’oreille sur la table.
- Une boucle d’oreille par terre.
Tornade vise mal et pose la seconde juste à côté de la table.
Un peu comme Heure-Bleue pose parfois sa Rico juste à côté de la table de nuit.
Bon, avec Tornade ça fait moins de dégâts.
Les uns viennent flinguer chez nous, espérant nous éteindre.
Les pauvres, ils n’ont jamais lu autre chose que leur bouquin.
Enfin, ceux qui savent lire.
Sinon ils sauraient que le Français en général, le Parisien en particulier, est une engeance particulièrement rétive à l'autorité ou la menace.
D’ailleurs, les ministres de l’Intérieur le savent bien qui poussent sans cesse à la limitation de nos libertés individuelles.

Depuis l’Ancien Régime, les gouvernements ont toujours souhaité, sans y parvenir, à faire de Paris une commune « mosaïque », dispersée, sans autorité centrale, sans maire.
Histoire d’éviter la répétition d’incidents regrettables et mauvais pour l’image du pouvoir, genre la Fronde ou la Commune…
Hélas pour ceux, qui veulent lui mettre un licou ou faire plier le Parisien.
Ouaip ! Hélas pour eux, il y a toujours le détail qui fait que ça rate.

Je les entends dici pester.
« Caramba ! Encore raté ! »
Même Mr Aimé De Mesmaeker n’a jamais réussi à signer ses contrats avant la mort de Franquin.
D’ailleurs, malgré les affirmations de l’État Civil, je reste persuadé que Franquin avait une âme de Parisien.

lundi, 16 novembre 2015

Intervention d’une once…

Ça fait pas lourd, je sais…
Ce matin, en me levant, deux vers me sont venus à l’esprit.

« C’est qu'un matin d’avril, un beau cavalier pâle,
Un pauvre fou, s’assit muet à tes genoux ! »


Alors, comme je suis quelqu’un de sérieux, j’ai plié ce que m’avaient soudain rappelé ces deux vers, en tout petit.
J’en ai fait une petite boule bien tassée.
Et ai fait comme les gosses pas très sages, je l’ai mise sous le tapis et j’ai bien piétiné pour que ça ne se voie plus.
Qu’il n’y ai même plus une petite bosse sur le tapis.
Puis j’ai allumé les PC et préparé mon café en écoutant France Inter.
En le buvant, je suis venu vous lire, lectrices chéries.
J’ai été heureux de voir que Mab était sortie de son silence.
J’ai commencé par être flatté en lisant certains des commentaires que vous avez laissés chez moi. Puis, comme je suis sensible aux compliments mais pas complètement imperméable à la vraie vie, je dois vous rappeler une triste réalité.
Heure-Bleue et moi ne sommes pas des héros couverts de poussière et les yeux flamboyants, revenant de combats dantesques.
Non non, rien de tout ça !
Faut pas pousser quand même.
Nous ne sommes pas montés au front.
Non.
On a pris le bus pour aller dans le XVIIème, acheter des sardines boire un café avec Imaginer.
A ma grande honte, il me faut même vous avouer qu’on risque moins de se faire regarder de travers à l’angle de l’avenue des Ternes et de l’avenue Mac Mahon qu’à l’angle de la rue Myrha et de la rue Léon.
Bon, d’accord, j’ai franchi une haie de Noirs en complet noir complètement paumés face à la foule des gens venus faire leur courses.
J’ai profité honteusement de la panique de ces pauvres vigiles pour acheter des sardines.
Il est vrai qu’il fallait malgré tout faire preuve d’une bonne dose d’héroïsme pour affronter les caisses et oser sortir ma carte de bancal pour gruger une foule prête à me démonter pour cause de passe-droit immérité.
Mais pas plus, lectrices chéries.
Eh ! Honnêtement, vous ne croyez pas que ce matin, il va falloir autrement de courage pour aller bosser au rebeu qui devra prendre le métro ?

dimanche, 15 novembre 2015

Le beur fondu est mauvais pour la santé.

attentats-paris-13-novembre.jpg


Heure-Bleue et moi avons eu du mal, non avec les transports qui se sont révélés particulièrement confortables et rapides, mais avec le but à atteindre.
Ça roulait super bien, s’il n’y avait eu la température, on se serait cru un 15 août…
J’ai fini par appeler Imaginer qui avait prévu d’aller dans un cinéma qui venait de fermer.
Comme nous avions prévu d’aller dans un magasin qui venait de fermer, ça allait.
Nous avons papoté quelques heures.
Oui, quand nous rencontrons des gens, je ne sais pourquoi, ça dure des heures.
Pensez un peu, si en plus je pouvais en placer une…
Quand notre café fut froid et son Coca tiède, nous sommes allés à la Fnac en face.
Imaginer a trouvé ses embout Apple et trois bouquins.
Heure-Bleue a trouvé trois bouquins.
Je n’ai trouvé ni mon bouquin ni le temps long.
J’ai incidemment appris qu’Heure-Bleue n’avait pas été plus sage que moi et que la prochaine fois qu’elle me jetterait un truc à la figure, je lui enverrai un truc aussi.
En sortant, j’ai traversé la rue pour trouver les sardines, le beurre et le pain.
Je n’ai trouvé que des ersatz…
Le « pain rustique » de Kaiser est bon mais, grillé il ne vaut pas la baguette Huré.
Les sardines venaient de Ré mais ne valent pas « La Guildive ».
Le beurre demi-sel était bon mais ne valait pas le beurre Bordier.
Monoprix, même celui de la place des Ternes, n’est pas « La Grande Epicerie »…
Nous rentrés lentement en passant avenue Niel.
J’en ai profité pour acheter deux éclairs.
Ils étaient rassis.
Arrivés Porte de Champerret, le bus nous attendait, quasiment vide.
Deux Arabes étaient assis, à leurs pieds deux paquets.
Chaque fois que quelqu’un montait, les deux hommes n’étaient pas rassurés…
La circulation était si fluide que nous sommes arrivés à la maison pile poil à l’heure de préparer le dîner.
J’ai fait griller du pain.
Je l’ai laissé refroidir avant d’y étaler une couche de beurre demi-sel.
Puis, après avoir égoutté les sardines, en ai posé une sur une tranche de pain que j’ai tendue à Heure-Bleue.
J’ai eu droit à un regard plein de reconnaissance.
Un de ces regards qu’habituellement ce nest pas à table quon croise…
Ce fut une journée qui prouve qu’il ne faut pas se laisser abattre par l’adversité.
Sinon, autant sortir du berceau pour aller s’allonger dans un cercueil.
Ils peuvent me tuer mais sûrement pas m’empêcher de vivre…
Même si je vois là le résultat de décennies de mépris, de discrimination, de ghettoïsation, de rejet de gens qui étaient venus travailler à notre demande, quon a insultés et dont on a rejeté les enfants.
Quelquun devrait peut-être leur expliquer lautre sens de « se faire sauter », je suis sûr qu’ils y gagneraient en joie de vivre...

samedi, 14 novembre 2015

Paris sera toujours Paris.

paris-13-novembre.jpg

Heure-Bleue et moi allons quand même à Paris.
Noublions pas que ceux qui mettent la charia avant les bœufs ne nous ont pas attaqués pour ce que nous faisons ici ou là.
Ils nous ont attaqués pour ce que nous sommes.
Laïcs, démocrates et moqueurs.
Alors on ne va quand même pas se laisser priver de sardines, de beurre et de pain par des sauvages.

Mais bon, avec tout ça, les prix vont peut-être enfin baisser à Paris, sait on jamais…

J’espère seulement que le rebeu qui rentrera de son chantier ce soir ne va pas se faire lyncher par une foule imbécile et apeurée...

vendredi, 13 novembre 2015

Close Encounters of the Third Kind.

Justement, je n’avais pas d’idée ce matin.
Alors je ne remercierai jamais assez Coumarine de m’avoir donné le sujet de ma note.
Pour lire ses commentaires, je sais qu’elle fait partie de mes lectrices chéries et c’est toujours ça de pris.
Je l’ai rencontrée une fois à Paris, il y a quelques années.
Elle présentait, dans le chouette bâtiment de la mairie du XIème, les livres qu’elle avait écrits.
Je dois avouer que, poussés par la faim, nous avions abandonné la visite, Heure-Bleue, Mab, Lakevio et moi.
Je n’avais remarqué chez Coumarine ni ses bouquins ni sa tenue mais ses yeux.
J’ai souvenir d’yeux gris-bleu qui m’avaient frappé.
Oui lectrices chéries, je sais…
J’aime les yeux clairs et peu de ceux que j’ai croisés se sont échappés de ma mémoire.
Non, non, même les tiens y ont leur place, Berthoise, accrochés à côté de ceux de Lakevio.
Mais ce n’était pas pour vous parler de la collection d’yeux clairs qui tapissent les murs de ma mémoire que je voulais vous parler , lectrices chéries.
Il s’agit d’une grave question, quasiment métaphysique, soulevée par Coumarine hier matin dans sa note quotidienne dite « des cent mots ».
Il y était question de « voir en vrai » ou non d’autres blogueurs.
Du risque de déception après avoir lu ses notes et s’être senti en harmonie avec quelqu’un.
C’est à mon sens oublier un peu vite que la vie n’est guère faite que de ça et que si on craint la déception qui pourrait poindre à chaque rencontre, on a de bonnes chances de finir comme Simon le Stylite…
Il faut oser ! Ne serait-ce que parce qu’il n’y a pas grand’ chose de plus intéressant que les gens.
Il arrive que « ça marche ».
Il nous est arrivé, à Heure-Bleue et moi, que « ça ne marche pas ».
A part le coup de couteau du blogueur psychopathe, on ne risque guère qu’un moment d’ennui qui passe assez bien avec un peu d’éducation.
Dans le cas « ça ne marche pas », ce serait plutôt un peu comme un plat qui te semble tentant dans la vitrine et n’a pas la saveur attendue quand on le goûte.
Mais on ne peut dire quon est déçu, non.
On ne peut pas jurer quon na pas déçu, on nen sait rien.
On peut aussi se faire détester rapidement sans même avoir une idée du pourquoi.
On ne sait jamais ce qu’une parole dite sans malice peut avoir comme résultat.
Heure-Bleue et moi avons constaté par deux fois que ce qui nous dérange le plus ce ne sont pas les gens avec qui on n’est pas d’accord mais les gens mal élevés et qui en plus t’en veulent d’être bien élevé.
Mais bon, normalement ça n’empêche pas de dormir.
Alors, Coumarine, toi qui sembles craindre la déception, je te rassure, tu ne risques rien d’autre que goûter un plat joliment coloré mais hélas insipide.
Un moment d’ennui en somme…