mardi, 03 mars 2015
Je livre des Merveilles.
Je ne sais pas si la mer est verte mais le ciel est bleu.
Ce matin j’ai été sorti du lit par des piafs qui cuicuitent comme des fous.
Je conçois bien que ça ne vous intéresse pas, lectrices chéries, mais aujourd’hui deux choses chouettes arrivent.
Le temps est printanier. Les arbres commencent même à être moins nus et à cacher le passage des trains.
La vraie nouvelle est quand même que Merveille a huit ans aujourd’hui.
Huit ans... La vache...
Elle a à peine changé.
A six mois elle est déjà dragueuse.
A un an et demi, elle vient de s’apercevoir que papy est un type extra.
Oui, je fais souvent ça aux filles…
A deux ans, elle a toujours faim.
A deux ans et demi elle a parfois un moment de calme.
Après, plus de photos sur le Web...
Maintenant vous savez que le père de Merveille est en train de tourner chèvre, qu’il se demande si l’adolescence commence vraiment à sept ans, qu’il se dit que l’enchaîner n’est peut-être pas une idée idiote.
Je me demande si avoir une fille est une bonne chose pour des nerfs paternels.
Mais attendons le baccalauréat et surtout les vacances de Pâques qui le précèdent, si propices à cette fameuse préparation des épreuves.
J’aime assez l’idée d’être encore parmi vous, lectrices chéries.
Pas que pour vous.
Pour voir Merveille jeune fille.
Pour entendre l’Ours penser que le mieux pour elle serait quand même de se marier vierge à cinquante ans…
Pour l’entendre m’engueuler parce que je ne sais pas ce que c’est qu’avoir des enfants.
Pour entendre Merveille lui dire « Ouuiiiee ! Tu peux pas comprendre, tu ne sais pas ce que c’est ! T’as jamais été amoureux d’abord ! »
J’en ris d’avance.
Je le sais, j’ai entendu mes sœurs dire ça à mon père.
J’ai renoncé quant à moi à dire quoique ce soit à ma mère.
Mais, comme disait Kipling « ceci est une autre histoire »…
Celle qui arrive semble connue mais chaque fois renouvelée.
09:45 | Commentaires (9)
lundi, 02 mars 2015
Cinquante nuances de graille...
Vous savez quoi, lectrices chéries ?
Eh bien Heure-Bleue et moi avons expérimenté hier « la journée où tout tourne de travers ».
Du moment où la porte de l’immeuble a claqué derrière nous quand nous sommes partis au moment où la porte de l’immeuble a claqué derrière nous quand nous sommes revenus à la maison.
Et même un peu après.
Une idée, germée samedi dans nos cervelles de piaf enchantées par l’apparition d’un ciel printanier, nous avait semblé intéressante.
Aller déjeuner d’un « döner » à la Porte Saint-Denis.
Puis revenir tranquillement à pied jusqu’à Saint Lazare en nous arrêtant près de la Bourse pour boire un café dans le « bistrot à brunch » tout proche de l’endroit où j’ai croisé pour la première fois ma rousse alors flamboyante.
Tout était prévu au quart de poil.
Comme tout ce qui est réglé au quart de poil, ce fut fichu en l’air par un trente-deuxième de poil.
Nous sommes donc sortis hier, peu après midi, sous un ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle.
Partis malgré tout joyeux pour des courses lointaines, et comme tous ces marins et tous ces capitaines, avons failli de pas revenir. Plus exactement ne pas partir…
Arrivés à la gare, les grilles étaient fermées et une affiche ricanait que « pas de trains jusqu’à dix-huit heures » mais nous proposait néanmoins des bus de substitution jusqu’à la gare voisine.
Nous avons traversé la passerelle et avons pris ce bus dont le chauffeur nous a obligeamment dit qu’il ne fallait pas payer.
Arrivés à la gare suivante, un agent nous a renseigné et nous avons attendu le train.
Aucun composteur n’était en état et aucun portillon ne nous a barré la route.
Notre moral est remonté malgré la grisaille et, arrivés à Saint Lazare avons rejoint l’arrêt du 20.
Nous y avons appris que l’arrêt était supprimé jusqu’en octobre 2015 et déplacé rue de Rome sans autre précision…
Nous avons décidé de prendre le 29 jusqu’à la Bourse avec l’idée de remplacer le « döner » par un « brunch » à la Bourse..
Hélas, ce bus voyait sa fréquence désespérément basse et une attente de plus de vingt minutes parut démesurée à nos estomacs.
Nous avons tenté de trouver l’arrêt du 20.
Arrivés quasiment place de l’Europe, nous avons pris le 95 jusqu’à la place de Clichy.
Nous nous étions dit qu’un « döner assiette avec boulgour et tout » avenue de Clichy, juste après le Cinéma des Cinéastes, ce serait bien aussi.
Évidemment, le kebab en question était fermé.
C’est là que nous avons commencé à rire. L’enchaînement des ratages devenait comique.
Nous avons trouvé un « döner » sur le trottoir en face.
100% poulet, 0% veau et avec frites pas terribles alors que nous l’avions demandé sans frites.
Bon, c’était pas cher mais ça ne valait pas plus…
Pour le digérer nous sommes allés boire un café rue de Levis.
Pour parfaire le désastre nous avons acheté un, un seul, éclair dans une pâtisserie malheureusement ouverte.
Arrivés à Pont Cardinet pour revenir chez nous, l’affichage du quai était faux.
Le train est arrivé à l’heure. C'est-à-dire dix minutes après l’heure prévue pour la reprise du trafic.
Le dîner fut léger et plutôt bon.
La fin en fut comme prévue gâchée par l’éclair, particulièrement raté.
Il y a des jours, comme ça.
Mais ce fut agréable et nous avons bien ri.
09:59 | Commentaires (9)
vendredi, 27 février 2015
Même les salles s’y fient.
Pour le CA, elles ont raison.
Sinon, quand on est papy, eh bien, faut assumer.
Il faut sinon s’y faire, du moins s’y plier.
Et à nos âges, se plier, c’est pas toujours facile.
Yes !!! Hier nous avons vu Merveille.
Qu’est-ce qu’elle est belle !
Qu’est-ce qu’elle est mignonne !
Qu’est-ce qu’elle est bien élevée !
Bref, elle est parfaite.
Du moins elle le fut hier.
Pas une récrimination, pas une seule crise d’adolescence précoce.
Un sérieux quasiment papal.
Trop. Bien trop. Je n’avais pas l’habitude.
Heureusement ça s’est arrangé au cinéma.
Heure-Bleue a tenté de raconter combien « Le dernier loup » ce serait vachement bien, tout ça…
Manque de chance, chaque fois que la lumière de mes jours commençait « c’est un jeune étudiant chinois qui… », une gamine mutine disait « mais maaaamiiiieeee ! Je ne veux pas savoir ! »
Avec la désinence «iiieee » prononcée avec cet accent si parisien, genre lycéenne branchée un peu pétasse.
Bon, on a vu « Bob l’éponge ».
Il y eut des moments où Merveille et moi avons ri de concert.
Je ne sais pas si elle a avancé vers l’âge adulte ou si j’avais rapidement progressé vers le gâtisme.
Ah, j’allais oublier. Avant le ciné nous sommes allés au restau chinois.
Merveille est trop sérieuse. Elle a mangé des concombres, du saumon cru et du riz blanc.
Je me suis empiffré de trucs que je ne devrais même pas regarder.
Heure-Bleue a été raisonnable. Évidemment.
Il y eut, l’inévitable goûter au McDo. J’ai tenté le « sundae fraise » parce que caramel et chocolat, c’est tout le temps alors il faut bien changer.
Quand on le voit, on dirait que ça a déjà été mangé.
Après, toujours inévitable, le petit tour au Monop’.
Nous avons ramené Merveille à ses parents et avons vu P’tite Sœur.
Les yeux toujours aussi bleus mais apparemment malade.
L’Ours a dit « Elle a la crève à cause de dents qui poussent… »
Depuis le temps que j’entends ça je me demande si elle ne va pas avoir ses dents de sagesse pour ses dix neuf mois d’existence mais je n’ai rien dit.
De toute façon il n’aurait rien entendu, bien trop occupé qu’il était à se chamailler avec sa mère sur les mêmes sujets depuis que je les connais tous les deux…
Reconnaissez, lectrices chéries, que cette note est d’une fadeur consternante.
Mais pas trop fort, ménagez moi, je ne suis pas encore complètement remis.
Pas plus qu’Heure-Bleue.
La vie veut notre mort, j’en suis sûr…
09:31 | Commentaires (13)
mercredi, 25 février 2015
Il ne fait pas beau ? De l’air !
Charlie, lui pas l’autre, me connaissait, j’en suis sûr.
La preuve, il a écrit ça :
« Les morts, les pauvres morts ont de grandes douleurs. »
Alors, lectrices chéries, je vais me recoucher pour quelque temps…
10:21 | Commentaires (13)
mardi, 24 février 2015
Pas folle, la guêpe dont l’essaim m’affole…

Finalement, malgré les rodomontades d’hier, la lumière de mes jours vacille…
Je dirais même qu’elle clignote.
Elle avait décidé hier qu’elle n’était plus malade.
Attitude volontariste qui aurait ravi à coup sûr monsieur Macron s’il l’avait su mais hélas a laissé de marbre ce salaud de virus qui, tel le morpion s’accroche à nos organismes.
Ce matin, donc, l’enthousiasme d’hier a fait place à la morosité chez Heure-Bleue.
Pourtant, tout allait bien, le type de la chaudière est arrivé à l’heure, a fait son boulot.
Je lui ai proposé un café qu’il a bu en me racontant sa vie et l’admiration qu’il a pour l’aînée de ses filles, douée pour les études.
Moins enthousiaste quand il parle de la cadette que l’école de branche pas trop.
Encore moins enthousiaste quand il me parle de l’avenir de ses enfants.
Il craint pour elles un avenir plein de pizza à livrer alors que des hordes de « bac+5 » sont déjà sur leurs scooters.
J’en ai retiré qu’on dirait bien que les parents d’enfants de treize à dix-neuf ans craignent un avenir encore plus sombre que le leur…
Je lui ai dit que « non, vous verrez, tout finit toujours par s’arranger »
Il a répondu, en avalant la dernière gorgée de café « ouais, des fois bien, des fois mal… »
En l’écoutant, j’ai préparé le petit déjeuner d’Heure-Bleue.
Puis je le lui ai amené.
Le chauffagiste est reparti.
Heure-Bleue s’est levée.
A fait son tour sur vos blogs, lectrices chéries.
Elle n’avait pas d’inspiration.
Elle a essayé de faire une « note Mabesque ».
Pas sûr qu’elle ait réussi.
Imiter Mab n’est pas une mince affaire.
Peindre une vapeur n’a jamais été aisé.
Il y faut de l’entraînement.
Oui, lectrices chéries, lisez Mab.
Vous y passez un moment agréable et à la fin il n’en reste rien.
Si, peut-être l’idée que si elle s’arrache une main avec sa tondeuse elle dira calmement « merde ! Ma montre ! »
En attendant, ma houri qui n’aime pas que je l’appelle ma houri parce qu’elle se sent moins ardente, ne semble pas avoir le moral.
Je me demande si elle n’est pas plutôt en rogne après quelqu’un et se retient pour éviter une fâcherie…
10:47 | Commentaires (6)


