jeudi, 18 mai 2006
Mars...échal, nous voilà...
Ce matin, j'ai entendu Monsieur Alain Marsaud, député UMP de son état, qui nous causait politique dans le poste. Une auditrice, un peu inquiète des prochaines élections lui pose une question fort simple: "Dans le cas d'une situation en 2007 similaire à celle d'Avril 2002, mais où resteraient en lice un ou une candidtae socialiste et J.M.LePen, feriez vous comme les socialistes qui ont alors voté contre leur camp mais pour le candidat de la démocratie républicaine ?"
Eh bien figurez vous que ce grand républicain après avoir tenté de noyer le poisson et s'être fait une luxure de la dure-mère à force de circonlocutions à fini par botter en touche en disant "c'est une situation que je n'envisage pas !".
Ses atermoiements et sa réponse nous laissent entendre clairement qu'entre le candidat du PS et celui du FN, il n'hésitera pas trop et votera FN.
Heureusement que son discours habituel nous permet de savoir que pour gagner une élection il n'y a pas d'alliance honteuse et que, s'il était né 50 ans plus tôt il aurait vraisemblablement fait partie de ceux qui disaient en 36 "Mieux vaut Hitler que le front populaire"...
Il se vante assez fort d'être un sarkozyste fervent.
Je ne suis pas sûr que ça rende vraiment service à Sarko...
09:44 | Commentaires (8)
jeudi, 11 mai 2006
La voie Royal
Vous ai-je déjà parlé de J.M.Sylvestre ?
Ce brave garçon, un peu féroce (surtout pour les autres), qui remarque sans cesse que les employés ne travaillent pas assez, pas assez vite, pas assez bien, pas assez longtemps mais toujours pour trop cher ? Sans doute...
Eh bien, sa succession est assurée, Ségolène Royal, faisant une comparaison entre les travailleurs précaires et les gens vivant (plutôt survivant ) des minima sociaux, dont certains des premiers gagnent moins que ne touchent certains des seconds, a cru bon d'affirmer "on ne devrait pas toucher plus d'argent à ne rien faire qu'à travailler".
Cette pasionaria du socialisme, dont j'ai longtemps pensé qu'elle était censée être "de gôche", me stupéfie !
On aura tous noté qu'elle n'a pas dit "on ne devrait pas toucher moins d'argent à travailler qu'à ne rien faire". Telle le premier Sarko venu, madame Royal, représentante socialiste de son état, nous démontre en substance qu'il n'est pas question de payer décemment les travailleurs précaires mais plutôt, pour rétablir un sain équilibre entre les bosseurs et les glandeurs, de laisser crever de faim et de froid les "bénéficiaires" des minima sociaux.
Apparemment, notre candidate de "gôche" a une conception du socialisme qui n'est pas sans rappeler la conception du communisme que la République Populaire de Chine met en pratique.
Je ne suis pas sûr que ce sera bon pour nous, en tout cas, ça va redresser les comptes de la Sécu...
On va pouvoir recycler un vieux slogan pour l'élection présidentielle de 2007 : "bonnet blanc et blanc bonnet"...
08:32 | Commentaires (8)
mercredi, 10 mai 2006
La bataille duraille...
Tous les jours je viens sur mon blog.
Personne n'est venu écrire à ma place...
Bande de flemmards, j'aimerais tant que quelqu'un vienne écrire un poème célèbrant ma finesse d'esprit.
Un sonnet bien tourné, dans le quel on retrouverait le parfum des vers et non l'odeur des pieds...
14:17 | Commentaires (6)
lundi, 24 avril 2006
j'ai...
Reconnaissez que "j'ai" est quand même plus court que "je suis paresseux" et dit sensiblement la même chose...
Pour tout vous dire, ce petit séjour dans un milieu pourtant très hospitalier m'a éreinté...
Sentant poindre une inquiétude légitime chez mes innombrables fans, je me jette sur mon clavier avec le manque d’ardeur qui sied à celui que l’idée même de glander épuise…
16:25 | Commentaires (22)
samedi, 08 avril 2006
On nous a bien eu...
Il y a quelque temps, sur un autre blog, j'avais commis une note sur notre dette publique, j'y écrivais, entre autres, qu'il ne fallait pas se tracasser, que nos bambins ne verraient pas, dès leur naissance, leur berceau tapissé de papier bleu.
Du strict point de vue de la position des créanciers -nous- et du débiteur -l'Etat-, c'était tout à fait vrai.
Seulement voilà, en ces temps troublés de la priorité financière sur toute autre considération, il semblerait que nos chères têtes blondes aient à supporter un fardeau pour le moins curieux: Celui de rembourser à d'autres l'argent que l'Etat a emprunté à leurs parents.
Au hasard de mes lectures, j'ai en effet appris que la puissance tutélaire censée veiller sur l'intérêt général, le nôtre en l'occurrence, avait renfloué, fort mal, ses caisses en vendant quasiment la moitié (~500 milliards d' €) de sa dette à des investisseurs étrangers.
Nos élites, toujours partantes pour boucher le trou d'aujourd'hui en creusant un plus grand trou pour demain, parodiant Louis XV, "Après moi, le déluge !" sont en passe de réussir un exploit mirifique: Nos enfants et petits-enfants devront rembourser à des fonds de pension étrangers des sommes empruntées de force à notre génération !
Tant que ça restait chez nous, on pouvait se dire en ricanant que l'Etat nous demandait de rembourser l'argent qu'il nous avait emprunté, maintenant, nous devrons, d'une façon ou d'une autre, rendre à d'autres ce qu'on nous a emprunté...
Une lueur d'espoir (?) toutefois subsiste, grâce au CPE, CNE et autres cogitations douteuses de ces mêmes élites, nous serons insolvables...
15:20 | Commentaires (13)