lundi, 03 juillet 2006
La lie de la coupe du monde...
Il y a des choses curieuses tout de même.
Dans la nuit de samedi à dimanche, je pestais contre les hurlements et les bruits d'avertisseur qui ont envahi ma rue et, pire encore, mon sommeil.
Dimanche matin, France Inter m'apprend que 500.000 personnes se sont mobilisées à Paris, jusqu'aux petites heures du matin, pour fêter la victoire d'une équipe de France majoritairement composée d'immigrés.
J'ai, malgré mon errance matinale dans les limbes du réveil, fait le rapprochement avec une information de la soirée de samedi: Dix mille personnes (sept mille selon la police) se sont mobilisées contre l'expulsion d'enfants d'immigrés en situation irrégulière.
Il est étrange que, dans la France éternelle, patrie de Diderot et pays des Droits de l'Homme, l'on trouve aisément un demi-million de personnes pour occuper les rues pendant une nuit pour ovationner un "immigré d'origine maghrebine" à cause d'un but et qu'il n'en reste que 2% pour protéger d'autres gamins "immigrés d'origines diverses"...
Vous voyez bien qu'il m'arrive de causer de foot...
14:00 | Commentaires (12)
samedi, 01 juillet 2006
L'immigré sauvage à droit à des vacances à l'étranger...
Nous disposons en France de (environ) :
- 142.000 flics,
- 100.000 gendarmes,
- 13000 CRS
- … et environ 400 inspecteurs du travail !
Vous ne voyez pas, bien entendu, où je veux en venir.
En fait je lisais un énième article traitant de la prochaine énième loi sur l’immigration (on veut des prix Nobel et des champions de foot, pas des « va de la gueule » qui veulent juste bouffer et vivre autrement que dans la hantise de se faire trucider, mourir de faim, survivre dans le dénuement le plus complet, de se demander ce que vont devenir les gosses, etc.) article duquel il ressortait que pour être sûr de n’être pas envahi par des hordes de pauvres venues d’ailleurs, il fallait se défendre efficacement.
Apparemment, une vieille technique fut réutilisée, de sinistre mémoire, qui consiste à faire ramasser des gamins en pleine classe par des flics (on aurait pu, pour l’occasion ressortir, les manteaux de cuir adéquats). Gamins choisis sur dossier, ou au faciès, c’est selon…
A considérer les effectifs dévolus aux forces de l’ordre, soit environ 250.000 personnes, on peut se demander si, au choix, nous sommes une nation de délinquants ou une nation soumise à l’invasion permanente de va-nu-pieds.
Nos élites semblent oublier un détail, le détail qui tue : Si ces pauvres gens viennent chez nous et peuvent y rester pendant des années, c’est qu’ils y trouvent de quoi vivre et même d’y envoyer leurs enfants à l’école.
Comme ils sont en situation irrégulière, qu’on ne vienne pas nous servir le couplet de l’abus de protection sociale, il n’ont droit ni à la Sécu ni aux Allocations Familiales.
Ce séjour prolongé signifie donc au moins une chose : Ils travaillent !!!
Or, s’ils travaillent, ils ont des employeurs, lesquels, toujours prompts à se plaindre de strangulation par voie de taxes, les emploient au noir.
Ce qui me ramène à la première constatation de cette note : Il y a ~625 fois plus de flics pour expulser des de pauvres gens en situation irrégulière que d’inspecteurs du travail pour éviter que ces pauvres gens en situation irrégulière ne soient exploités au noir dans le pays.
Si ces étrangers en situation irrégulière ne trouvaient pas de boulot, ils ne pourraient pas vivre et donc ne resteraient pas.
Comme je subodore que nos élites sarkozyennes du moment ne sont pas ignorantes à ce point, je suppose que certains y trouvent un intérêt. On vire à grand bruit quelques pauvres hères, ça scandalise quelques bonnes âmes qui se donnent bonne conscience en signant une pétition, ça fait applaudir le réac qui trouve que « ça évite qu’y nous piquent not’boulot et bouffent nos allocs ! » et ça fait les affaires des ministres de l’Intérieur qui jouent toujours de la corde sécuritaire pour se faire bien voir du petit blanc, celui qui vit dans la crainte entretenue par le 20 H de la télé.
Si on voulait réellement résoudre le problème de « l’immigration sauvage » (je soupçonne nos « élites » de penser « immigration de sauvages ») il me semble qu’une répartition égale des effectifs entre les forces de l’ordre et l’Inspection du Travail serait plus efficace que l’extraction quasiment gestapiste de gamins de leurs classe pendant les cours…
11:04 | Commentaires (7)
dimanche, 18 juin 2006
La pelle du 18 juin.
Le ton est grave, l'instant aussi.
Je vais dévoiler ici-même une information de première importance, une dénonciation dans les règles d'un scandale subi par tous et qui a gêné chacun.
Tous, à un moment ou un autre nous avonssubi ce que je dénonce ici: La collusion entre les fabricants de matériel hôtelier et les entreprises de nettoyage à sec.
Qui n'a jamais, à un moment ou un autre été confronté au comportement curieux de la cafetière d'hôtel ?
Ce charmant petit pot en inox, équipé, non d'un bec verseur, mais d'un bec renverseur, a la fâcheuse propension à verser 85% du café dans votre tasse, tandis que les 15% restant dégoulinent à rebrousse poil le long du pot, vous ébouillantant la main au passage et finissant de saloper le journal que vous espériez lire peinardement en prenant votre petit-déjeûner.
Cela vaut pour le bec verseur en forme d'avancée triangulaire, mais n'oublions pas le rebord élargi qui, malgré sa forme adoucie n'en est pas moins vicieux.
Ce type de rebord arrondi, qui n'est pas sans rappeler le pot-de-chambre d'antan, souffre d'un défaut différent.
Le diamètre de ces cafetières est en effet notoirement supérieur à celui des tasses qu'elles doivent remplir, et c'est là qu'est la source du drame qui guette le client de l'hôtel, hôtel probablement de mèche avec le pressing du bas de la rue...
Vous commencez à verser, un oeil sur votre journal, vous ne voyez pas tout de suite le drame qui se prépare.
Le jet de café, bouillant bien sûr, plus large que la tasse, vous balance l'équivalent de deux tasses de café sur le pantalon tandis qu'à peine une demi-tasse n'entre dans votre tasse.
Vous vous retenez à grand peine de hurler un "M... !!!" retentissant tandis que la serveuse se retient à grand'peine, elle, d'éclater de rire, cette...bref...
Le temps est superbe, la terrasse où l'on sert est très agréable, le seul problème est que j'entends les cigognes ricaner à grands claquements de bec et se rassembler sur le toit en face dès l'heure du petit-déjeûner ...
Votre serviteur se rappelle à temps que l'incendie volontaire est d'une part passible de la cours d'assises et qu'il doit d'autre part dormir dans un vrai lit, pas sur la paille humide des cachots...
13:25 | Commentaires (10)
dimanche, 28 mai 2006
Orthographe attitude. Yeah !
Je cherchais un point absolument sans intérêt de la vie de l'immortel Johnny, oui, le nôtre, le Halliday qui fit casser les fauteuils du Palais des Sports, dans le but de clore une discussion qui portait sur l'âge réel du Johnny en question (qui essaie de nous gruger d'au moins trois ans...).
Et, sur quoi tombé-je ? Sur un site qui sert à la fois de mini-biographie (mini pour rajeunir sans doute...) et de récolte d'avis sur les attaques dont est victime l'idole des jeunes.
A la lecture ce qui suit, je comprends parfaitement le besoin d'anonymat et l'absence de droits de copie de l'auteur qui ne tient sûrement pas à ce qu'on puisse lui attribuer ce morceau d'anthologie, sans compter que son prof de français risque bien de lui faire payer cher sa façon de manier une langue qu'on aurait bien du mal à attribuer à Molière.
Voici ce qu'écrit notre anonyme :
"johnny hallyday c'est une honte d'acusee cet immense start johnny n'a qua claquer du doigt pour avoir les femmes qu'il veut elle veut lui prendre de l'argent c'est tout elle ne sait pas quand attaquant johnny elle attaque la france entiere ce n'est qu'une poufiasse.continue johnny a nous faire vibrer nous on t'aime depuis toujours et a jamais
"
Je conçois bien qu'on puisse défendre son idole, à tort accusée de viol, mais tout de même, on pourrait y mettre les formes.
Pour ceux qui douteraient malgré tout...
http://www.biosstars.com/j/johnnyhallyday.htm
12:50 | Commentaires (22)
samedi, 27 mai 2006
Forçat un jour, forçat toujours...
Hier, Douce Moitié, m'estimant assez remis de mon étripage, décida de me faire reprendre mon entraînement boutiquier hebdomadaire.
Après une convalescence courte mais reposante -malgré quelques entorses au recommandations de la Faculté, je m'étais bien habitué à peaufiner mes techniques d'évitement de l'effort- je fus de nouveau soumis à la torture du lèche-vitrine hebdomadaire.
Heureusement, certaines boutiques offrent parfois à l'occasion un délassement bienvenu.
Telle cette boutique de la rue de la Roquette qui ne vend -plutôt essaie de vendre- que des choses inachetables, où, par on ne sait quel caprice du destin on se pose LA question: quel est le plus kitsch, du vendeur ou de ses marchandises ?
Imaginez un humain, de sexe ambigu (il apparut plus tard que c'était un garçon) maquillé comme une voiture volée, avec une couche de fond de teint suffisante pour recrépir l'Hôtel de Ville. Il avait probablement optimisé les opérations de préparation de façon à pouvoir aller directement au Dépot en sortant du boulot...
Imaginez ensuite les murs couverts de...j'allais dire de peintures ! Non, de toiles censées donner une idée du talent de Monet. Je pense à Monet car une toile m'a frappé, on y distinguait, près du fameux petit pont du jardin de Giverny, les non moins fameux nymphéas.
A quelques détails près cependant: Vous vous rappelez sûrement avoir vu ces tableaux vendus sur les trottoirs, riches de couleurs empruntées au nuancier Stabilo-Boss.
Eh bien imaginez Monet "revisité" selon la terminologie d'aujourd'hui, riche en barbarismes et mauvaises traductions d'américanismes, vous aurez une idée de ce qu'a subi l'impressionnisme dans cette boutique.
Une heureuse initiative de la direction m'a toutefois permis d'avoir mon fou-rire quotidien, dont on dit que c'est meilleur pour la santé qu'une dose d'omega-3 (qui vous fout un repas en l'air): Au dessus de chaque groupe de ces petites toiles une affichette au format A4 indiquait dans une police de caractères péremptoire "Reproductions Originales".
Etonnant, non ?
11:36 | Commentaires (3)