dimanche, 03 septembre 2006
On va pas rire tous les jours...
Je contemple la "une" du Journal du Dimanche.
Je l'achète pour les mots fléchés du supplément Femina, on a les activités culturelles qu'on peut...
En fait c'est beaucoup par habitude et j'y trouve matière à note assez souvent.
Mais aujourd'hui, une sourde inquiétude et un sombre pressentiment m'étreignent - oui, les deux en même temps - à la vue de la photo de première page du journal.
On y voit le couple (la paire ?) Sarkozy.
Cécilia -oui, je suis familier avec les grands (!) de ce monde- a l'air d'être si tendre que je me demande si ce n'est pas Nicolas qui sera "Monsieur Pièces Jaunes"...
Quant à lui, Nicolas Sarkozy semble s'être acheté des dents neuves, sans doute pour rayer confortablement les parquets des palais nationaux.
J'ai même entendu qu'il avait gagné un soutien de poids auprès des djeun's en la personne de Doc Gynéco (Nicolas est au point maure ! oouuuaaaarrrffff !!!).
Je lis aussi " Sarkozy prend de la hauteur ", comme, à la lecture de l'article, ce n'est manifestement pas de la hauteur de vue, je suppose qu'il s'est acheté un tabouret.
Les mêmes vieilles recettes, à peine (à Pen ?) modifiées sont proposées, la technologie aidant, ils réussissent à faire du vieux avec du neuf, au lieu de faire comme ses précdécesseurs, du neuf avec du vieux.
Bref, le futur s'annonce sans avenir...
11:15 | Commentaires (9)
samedi, 02 septembre 2006
Bientôt le bonheur...
Pendant mes vacances il y a eu des modifications sensibles du paysage politique.
En effet, j'ai appris avec quelque étonnement que le candidat socialiste avait déjà été choisi par l'UMP, qui, elle-même, n'avait pas attendu les primaires qu'on promet depuis 2003 pour que le champion de la droite modérée (de plus en plus à droite, de moins en moins modérée) soit désigné sans passer par la case élections.
Bon, je veux bien admettre que, au vu du souk à gauche, avec un parti socialiste ayant à lui seul plus d'aspirants califes que le reste de la gauche, des Verts de plus en plus verdâtres à force de contorsions et les autres "à la gauche de la gauche", c'est à dire, bientôt à l'extrême droite si j'en crois leur conception de la démocratie, il soit nécessaire de sous-traiter à l'adversaire l'épineuse question du choix du candidat à la candidature.
Mais tout de même, plus j'écoute le discours des uns et des autres, plus je constate qu'il est de moins en moins question de demander son avis au principal intéressé, c'est à dire l'électeur.
J'ai donc décidé de me livrer au farniente post-canicule, ergo aux délices du recyclage:
Ayant déjà constaté une tendance perverse chez ces hérauts de la démocratie, j'ai enfin décidé de m'attaquer au problème principal de la société française: Comment vivre ensemble et en harmonie.
Ceuix qui hurleront au recyclage sont priés de se taire tandis que la sagesse se fraie lentement un chemin dans la cervelle embrumée par la Sécurité Sociale de nos compatriotes.
Un survol rapide de l'espèce humaine en général, et française en particulier, montre immédiatement une évidence: Nous ne sommes pas égaux ! Surtout ceux qui sont moins bien que moi (MM Royal, Sarkozy et autres faux leaders dussent-ils en souffrir). On admettra donc, à ce point de l'exposé que je suis le meilleur. La suite le montrera avec brio.
Il faudra d'abord abandonner d'aimables billevesées du genre "démocratie", "liberté", "bonheur", "droits de l'homme", etc...
Il y eût bien sûr dans le passé quelques tentatives dans le sens de la suppression de ces idioties mais il y manquait un ingrédient important: LE TACT !
Les élections sont le premier et rédhibitoire défaut de la démocratie ! A quoi ça sert de faire des élections si on n'est pas sûr de l'emporter ?
C'est là qu'on repère le manque de logique du système.
Donc, au lieu de demander bêtement au peuple ce qu'il veut, via des élections dont le résultat est souvent imprévisible, il faut expliquer au dit peuple ce qu'il DOIT vouloir !
Pour ce faire, il faut un homme fort, au charisme reconnu, sûr d'être écouté, et surtout entendu.
Ma modestie dût-elle en souffrir, vous m'aurez évidemment reconnu...
Cette étape importante franchie, le peuple s'en remettra sans rechigner, il n'en aura d'ailleurs plus le droit, à un collège d'êtres supérieurs, évidemment présidé par votre serviteur.
Les décisions du président (moi) étant par principe entérinées par le collège (les querelles idéologiques à l'intérieur du collège étant du plus mauvais effet, seules les décisions du président (moi) sont "discutées" et surtout pas amendées.)
Du coup, la liberté n'a plus lieu d'être puisque totalement inutile.
Après cette démonstration éblouissante, il reste un point à régler: Cette stupide aspiration à un sentiment fugitif, voire insaisissable (JE le sais, je ne l'ai jamais ressenti). Je veux parler de cette abstraction inutile et génératrice de désordres: Le "Bonheur".
Les décisions du collège étant bonnes par essence et la liberté de les critiquer disparue, on peut donc décréter, comme l'état d'urgence, l'état d'austérité permanente.
Ne perdant plus de temps dans la quête d'une illusion, le peuple pourra alors se consacrer aux seules vraies valeurs de l'humanité:
- Le travail, pour le plus grand bien de l'espèce.
- Le respect du collège, qui a su faire passer des lois si bonnes pour le genre humain.
- La célébration du président (moi), qui a su les guider vers le zenith de la condition humaine.
Bien entendu le dernier point sera effectué pendant les pauses généreusement accordées pour les repas (maigres) et le sommeil (court).
Le président (moi) ayant un grand respect pour la nature, surtout la sélection naturelle, a vu immédiatement tout le parti que l'humanité pourra tirer d'une vie spartiate. Un régime alimentaire léger et une activité permanente élimine le risque de voir éclore des handicapés dont il faudrait s'occuper (on est humain tout de même.).
Au début il faudra malgré tout aider la nature, des techniques éprouvées existent, elles sont d'ailleurs couramment pratiquées et seuls quelques esprits chagrins les trouvent peu délicates.
Enfin l'humanité sera ADULTE !
Enthousiasmant, non ?
Je laisse à votre sagacité le loisir d'admirer la beauté de cet échafaudage humaniste et je suis sûr de mériter votre admiration sans bornes pour une si brillante contribution à l'élévation de la pensée.
Pour être tout à fait honnête, c'est une compilation des propos que l'on peut entendre autour des comptoirs les mieux fréquentés, voire dans les arguments préélectoraux de partis réputés pour leur respect de la pluralité des opinions, mais on prend ses idées où on peut, l'important, c'est de les faire passer...
21:42 | Commentaires (3)
jeudi, 17 août 2006
Rencontre...
Je cherchais des semi-conducteurs et des connecteurs.
Elle cherchait une excuse pour sourire.
Nous avons papoté quelques heures sur le compte de nos patrons respectifs.
J'ai un peu frimé.
Elle l'a jouée un peu réservée.
Je lui ai proposé d'aller voir "Soldat bleu".
On ne l'a pas vu.
Un jour, elle a dit "passe me prendre à l'heure du dîner".
C'est très exactement ce que j'ai fait.
Il faut dire que j'étais très "premier degré" à l'époque...
Mais on a dîné quand même.
Depuis, elle s'appelle "Douce Moitié".
11:05 | Commentaires (25)
mardi, 15 août 2006
Il a gaaagnéééé ! Il a gaaagnééé !!
Ce matin, alors que je feuilletais mon journal en prenant mon petit déjeûner.
Il s'agissait bien entendu de commenter pour la énième fois le cessez-le-feu au Liban (on pouvait aussi constater, sur les photos de certains canards, que beaucoup de "civils innocents" sortaient de leurs cachettes, qui avec des drapeaux du Hezbollah, qui avec des kalachnikovs).
Bref, en feuilletant mon canard il s'en fallut de peu que je ne meure etouffé. Non, non, pas par les miettes de croissant mais par le fou-rire que déclenche la phrase "La victoire de Dieu est arrivée."
Bon, d'accord c'est un autocollant collé sur le pare-brise d'une voiture libanaise qui proclamait cette ineptie mais ça prouve bien que la civilisation à encore beaucoup de chemin à faire avant d'atteindre la banlieue sud de Beyrouth sous une forme autre que la télévision et la Mercédès d'occase.
Déjà, je ne fais pas trop confiance à un Dieu qui ne croit pas plus en Moi (sinon j'aurais gagné au moins cinq fois la supercagnote du Loto) que je ne crois en Lui (ce n'est pas faute de la part des frères Maristes d'avoir essayé de me bourrer le mou pendant des années.) .
Ensuite, il faut avouer que j'ai bien raison car Dieu, qui est tout de même censé être un truc omnipotent et omniscient, me paraît bien inconscient d'aller se fourrer dans des histoires qui parlent de Lui depuis des lustres et qu'Il n'a jamais été foutu de résoudre.
Hier déjà, le New-York Times affichait une photo qui en disait long sur le sens des réalités de certains militants, on y voyait un type agitant le drapeau de son camp en signe de victoire, ce qui pouvait se concevoir. Là où ça péchait c'est que le mec agitait son drapeau au milieu d'un tas de gravats sur fond d'immeubles effondrés.
Et là, je dois dire que le mec criant victoire, perché sur de son tas de ruines avait un côté aussi irréaliste que surréaliste.
Et après on viendra me raconter des histoires de Bon Dieu qui sait tout, qui voit tout et qui peut tout ! On dirait une pub pour un cabinet de détective privé !
Si ça se trouve c'est Raymond Chandler qui a écrit la Bible...
12:15 | Commentaires (3)
vendredi, 11 août 2006
les terroristes sont nuls...
C'est vrai, finalement les terroristes sont nuls...
Non seulement ils sont méchants mais ils sont de mauvais économistes.
Ce n'est pas la motivation qui leur manque, certes.
On pourrait aussi discuter à perte de vue sur le bien-fondé de leurs motivations.
Cependant je trouve qu'ils manquent singulièrement de créativité et ça, ça nuit aux buts affichés.
Sans compter que ça coûte à tous ces mouvements un pognon fou qui serait probablement mieux utilisé à soulager les misères qu'ils disent être la cause de leur combat.
Sauf à croire, ce que je n'ose, que ces braves soldats de Dieu, aspirant au martyre, préfèrent finalement jouer au héros pour frimer devant des gamines en burka.
C'est, convenez-en, plus marrant que se lever le matin pour aller au boulot et se faire engueuler le soir parce qu'ils ont oublié de ramener le pain.
Pour en revenir à mon propos initial, plutôt que risquer de tuer des gens qui n'ont rien demandé et qui parfois peuvent être du même bord (assez souvent même, quand on voit que nombre d'attentats sont perpétrés dans des lieux empruntés par ceux qu'on prétend défendre), nos nobles défenseurs de la vraie foi et du bon musulman (la bonne musulmane n'existe pas, sinon on ne serait pas obligé de cacher les femmes derrière des voiles) devraient se pencher avec application sur la proposition suivante:
Au lieu de gaspiller plein de sous dans l'achat d'explosifs, de systèmes de déclenchement à distance, de location d'appartements qui coûtent la peau des c...fesses (les proprios exigent des cautions qu'on ne peut pas récupérer, surtout si on est en fuite...), bref de tas de machins dangereux autant que dispendieux, il leur suffirait d'acheter, pour une somme d'autant plus modique qu'on vient de passer des soldes aux promotions, un lot de sacs de sport et un autre de canettes de Coca périmées (il n'y a pas de petites économies).
Ces éléments inoffensifs seraient alors disséminés aux quatre coins des grandes villes et des aéroports, pour la plus grande joie des badauds -qui ne risqueraient rien- et des marchands de dispositifs de détections -qui vendraient plus- (c'est bon pour notre industrie, à condition de ne pas acheter des petites m... chinoises qui ne fonctionnent que le temps de payer la facture).
Ainsi, il serait facile de paralyser un pays sans faire grève (ce qui emmerde tout le monde) et sans faire la guerre (qui coûte cher), et ça aurait de multiples avantages.
- Diminution de la circulation à cause des barrages policiers donc diminution de la facture pétrolière et de la pollution.
- Diminution du chômage, la simplicité de la méthode permettant d'augmenter sensiblement le rythme des "attaques soft", elle entraîne mécaniquement l'embauche de personnel de surveillance.
- Augmentation de notre activité industrielle, le nombre croissant de faux attentats entraîne un besoin croissant de matériel de surveillance et de détection.
- Le nombre de personnes sujettes aux maladies cardiovasculaires qui va claquer d'un infarctus, suite aux alertes incessantes, va croître itou, donc diminution du trou de la Sécu.
- Toutes ces victimes collatérales auraient en plus l'avantage d'aider à la solution du problème des retraites (ce fameux problème issu du choix cornélien à faire entre les bénéfices des industries pharmceutiques et le coût de l'entretien de vieux qui devraient normalement mourir au lieu de nous coûter des sous.)
Nous avons tout à gagner à une stratégie de ce genre.
Les gens que les terroristes sont censés défendre, grâce à l'augmentation du commerce international s'en porteront mieux, tandis que les mouvements de "libération" (interdit de ricaner en pensant à la façon dont Cuba, le VietNam ou l'Irak ont été libérés) n'ayant plus besoin d'un "impôt révolutionnaire" démesuré pour survivre pourraient, comme la monarchie britannique, se contenter d'un rôle de figuration.
Que des avantages, vous dis-je !
12:50 | Commentaires (9)