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mercredi, 14 juin 2017

L’écume des jours…

La journée d’hier m’a surpris.
J’ai entendu Heure-Bleue rire.
Ce n’est pas que ce soit rare, c’est seulement que j’étais en train de préparer notre « pitance méridienne » comme dit l’EN.
Je lui ai demandé :
- Qu’est-ce qui te fait rire ?
- C’est toi Minou…
- Qu’est-ce que j’ai fait ?
- C’est ta note de ce matin, elle me fait rire Minou.
J’ai failli me rengorger en me disant « je la fais encore rire après toutes ces années, c’est bonnard ! Je te me vais te la culbuter sur le canapé ! »
Puis je me suis rappelé que :
1/ Je n’avais pas le beau rôle dans cette note.
2/ Elle avait mal au dos.
3/ Le canapé est rembourré avec des noyaux de pêche.
4/ La fougue de la jeunesse s’est tirée avec la souplesse des articulations.
Bref, que des trucs qui calment…
Mais j’ai quand même trouvé gentil de sa part de dire que je la faisais rire.
Ce matin me semble parti pour être le début d’une journée aussi réussie que l’avant-veille.
Ça avait pourtant bien commencé au réveil.
Chose rare, nous nous sommes réveillés en même temps, il faisait grand jour.
Elle m’a pris la main.
J’ai pensé « tiens… »
Elle l’a levée, l’a un peu caressée.
J’ai repensé « tiens… »
Elle m’a dit :
- Ta belle-fille a raison, elles sont belles tes mains.
J’ai soupiré d’aise.
Elle a ajouté :
- Au moins, tes mains sont restées minces… Elles…
Elle a pris son livre, j’ai pris le mien.
Au bout d’un moment elle a dit
- J’ai un peu envie de...
- Hmmm ?
- Mon petit déjeuner, Minou.
Alors je me suis levé... 
Et pour arranger le tout, on doit aller chercher les petites à l’école.
Pire, essayer de les occuper le reste de la journée…
Tu parles d’une journée !

mardi, 13 juin 2017

La faim d'un monde...

Hier fut une longue suite de plantages.
Il y a des jours comme ça, où rien de grave ne se produit mais où tout ce que vous entreprenez déconne.
Déjà, dès le matin, enfin en fin de matinée, faire le lit « en grand » fut une entreprise étrange.
Le changement de l’enveloppe de couette qu’habituellement je mène efficacement et rapidement se déroula comme une tentative menée par Heure-Bleue.
Attrapée de travers, la couette se mit à « boulailler » dans l’enveloppe, des plis venus d’on ne sait où semèrent le bordel dans une opération aisée en d’autres temps.
La chose faite, je suis allé à la salle de bains faire ma toilette.
Tout allait pour le mieux quand je me suis coupé sous le nez en me rasant.
Un doute m’étreignit sauvagement dès lors.
Une journée de mince semblait se profiler.
Mais non, me suis-je rassuré en préparant le déjeuner.
Je m’étais hélas rassuré prématurément car il ne s’agissait que de réchauffer des plats prêts depuis la veille, d’où l’absence de catastrophe culinaire.
Tout alla ensuite de la même façon. Pas mal mais pas bien non plus.
Ramasser la poussière après qu’Heure-Bleue eut balayé laissa un petit tas qui me fut promptement reproché.
Un semblant de mieux dans la marche du monde se fit sentir quand je suis allé faire les courses : Tous, oui tous, les ascenseurs de la passerelle fonctionnaient !
Evidemment j’ai oublié un ingrédient pour le plat du dîner.
Vint le moment de préparer le dîner.
Compte tenu de la façon dont la journée avait passé, je ressentis quelque gêne, pas une inquiétude non, juste ce sentiment que Madame Murphy eut dû noyer son bébé avant qu’il ne pondît sa loi, celle qui transcende toutes les lois de la physique.
J’ai cru avoir un peu de chance quand j’ai vu que le bol de sauce préparé la veille était presque plein.
Au moins sauf à la renverser en la sortant du frigo,  elle ne serait pas ratée.
Las ! Il me fallait préparer deux œufs mollets.
C’est là que je me suis aperçu que je ne savais plus lire l’heure.
Les œufs n’étaient pas devenus des œufs durs, non, ils n’étaient pas assez cuits.
Vous avez déjà essayé de reprendre la cuisson d’œufs mollets ?
Evitez, lectrices chéries, évitez…
Nous nous sommes mis à table.
Le hors d’œuvre allait bien, j’avais juste à faire cuire à la vapeur des petits trucs surgelés.
Ils étaient dégelés mais pas très chauds.
« Ce n’est pas grave, Minou » a dit la lumière de mes jours.
J’ai amené la salade dont les croûtons oubliés avaient été remplacés par du pain grillé frotté d’ail.
L’ail était hélas germé…
Un seul œuf était peut-être présentable.
Ce ne fut hélas pas vraiment le cas et nous dûmes nous dépatouiller à deux avec un seul jaune collé à une coquille particulièrement adhésive.
Dans un grand élan machiste, Heure bleue m’a jeté « Tu as tes règles, Minou ? »
Alors que j’avais été lesbien jusqu’aujourd’hui, par un mécanisme que j’hésite à dire intellectuel, je suis arrivé à la conclusion que je n’avais plus qu’à devenir gay pour rester hétérosexuel…

lundi, 12 juin 2017

Cœur brisé...

lakevio.jpg

Cinq ans !
Cinq ans que j’ai accepté de me marier avec ce débris libidineux !
Un enfant, un fils, il voulait un fils…
Il voulait surtout me mater ce vicieux.
Je n’ai pas voulu, j’ai tenu bon.
Dès le premier soir je lui ai dit « Dans le noir ! Ce sera dans le noir ! Uniquement ! »
La chemise de nuit sera suffisamment relevée mais c’est tout !
Pas plus vieux cochon !
Et tu ne verras rien !
Et puis la patience… Sainte patience…
Heureusement, l’âge faisait qu’il n’était pas très vif.
Je dois avouer que je n’avais pas été totalement honnête.
Le marché, quoique tacite, était clair car il était vieux mais pas idiot.
Il a pensé :
« J’ai les sous que tu veux, tu as le corps que je veux. Donc je t’ai achetée. »
J’ai pensé :
« Tu m’as achetée, mais tant que tu ne m’as pas payée, je suis à moi… »
J’ai dépensé un peu de ses sous.
J’ai donné un peu de mon corps.
J’ai dépensé moins que je voulais.
J’ai donné plus que je voulais.
Puis ce matin j’ai eu l’idée en regardant son tas de médicaments.
Je suis passée à la salle de bains puis je l’ai rejoint dans son bureau.
Il répondait d’un ton rogue à quelqu’un.
Il avait un talent indéniable dès qu’il s’agissait d’être désagréable pour peu qu’il s’agît d’un subordonné.
Il a raccroché le téléphone brutalement et a levé les yeux.
Je lui ai souri et me suis assise dans le fauteuil face à son bureau.
J’ai vu son regard intéressé, depuis cinq ans il n’avait guère vu de moi que mes bras, mon cou et mon visage.
Là, il voyait mes genoux.
Toujours en souriant j’ai commencé à relever ma robe lentement.
Je l’ai vu rougir puis quelques gouttes de transpiration sont apparues sur son front.
J’ai continué jusqu’à ce que je dévoile mes cuisses et j’ai laissé mes mains immobiles.
Il a voulu dire quelque chose mais il est à peine parvenu à coasser quelques mots inintelligibles.
J’ai souri  plus gentiment encore et mes mains ont continué leur mouvement tandis que j’ai desserré légèrement les genoux.
Il est devenu tout rouge, s’est penché vers moi et s’est mis à haleter.
Alors j’ai ouvert lentement les jambes.
On aurait dit qu’il venait de recevoir un coup puissant à la poitrine et il s’est effondré sur le bureau.
C’était finalement une bonne idée qu’avoir retiré mes sous-vêtements…
Je vais les remettre et aller chercher du secours.
Je dois faire attention, sembler inquiète.
Je dois avoir l’air en hâte, absolument.
Je dois juste mettre assez longtemps pour arriver à la pharmacie.
Être sûre qu’il sera vraiment trop tard quand les secours arriveront…

samedi, 10 juin 2017

On n'a plus que Lisieux pour pleurer…

Ne dis rien, Mab, j’ai déjà honte…

Aaaahh !!! Lectrices chéries ! Si vous saviez…
Eh bien voilà.
Nous avons passé trois journées délicieuses.
Absolument délicieuses.
D’abord, nous avons rencontré des gens.
Que dis-je des gens… Des amis !
Je dis ça, en fait je n’en sais rien, juste que, comme dit Heure-Bleue, « c’était bien »
En plus, je vais vous dire, j’étais heureux !
Oui, c’est la première fois que « je fais copain », comme on dit à l’école, avec quelqu’un qui marche moins vite que moi !
Cela dit, un bémol tout de même.
Dites moi, lectrices chéries, avez-vous toutes la même répugnance à mettre de l’eau dans les petits bidules à glaçons qui traînent dans tous les congélateurs ?
Parce que quand nous sommes allés dîner chez eux –on n’hésite pas non plus à faire « pique-assiette » surtout quand c’est bon- eh bien il m’a fallu aller chez leur voisine quémander quelques glaçons.
Nous étions déjà invités alors je n’ai pas voulu m’incruster chez la voisine, une petite femme blonde absolument charmante.
J’ai été bien élevé et tout, alors elle m’a donné les glaçons que j’ai ramenés.
Alors, que je vous dise, lectrices chéries.
On a donc « fait copain » avec des gens qu’on ne connaissait pas du tout, sauf au hasard de quelques lectures.
J’aurais dû me méfier.
Heure-Bleue de « lui » m’a dit « au départ, on croit qu’il est normal, pas mal mais bon, il a quelque chose, je crois qu’il a du charme. »
Pendant que la lumière de mes jours était allée avec l’épouse de « lui » faire une course, j’ai papoté avec lui.
J’ai la réponse.
Comme tout le monde, les années passant il s’est mis à l’abri du soleil et ses cheveux se sont argentés seulement voilà.
C’était un brun très mat.
La garce ! Je ne peux pas tourner les yeux, elle mate toujours le même genre de mec !
Bon, à dire vrai, lui et moi avons apparemment les mêmes attirances.
Sa moitié est une jolie femme, blonde, petite, claire de peau et équipée de deux yeux bleus très chouettes.
En vrai, pendant trois jours, nous sommes rentrés tard à l’hôtel, nous avons mangé, bu et conversé.
Finalement, pour être bien, il nous suffit  de manger, boire et surtout nous sentir bien en compagnie de gens qu’on aime sans raison autre que « parce que c’était eux, parce que c’était nous ».
C’est du moins l’impression que j’ai retirée de ces trois jours…

mercredi, 07 juin 2017

Rêve parti…

Ce matin nous partons à Trouville pour trois jours.
Hier soir je n’avais pas de chemise et la valise n’était pas faite.
La lumière de mes jours était occupée à parcourir les blogs.
Alors que je revenais avec quelques courses elle a redressé soudain la tête :
- Il faut que je repasse, on n’a rien pour demain.
- …
- C’est fou cette nonchalance, Minou…
- Quoi donc ?
- Oui, j’ai du repassage à faire et la valise à préparer et je glande…
- Je vais acheter un fouet.
- Et ?
- Je me vêtirai de cuir noir clouté…
- Ça va, là ?
- Je te surveillerai et tu repasseras, nue sous mon regard avide et la menace du fouet…
- Tu ne veux pas plutôt faire la salade de tomate pendant que je repasse ?

Pour une fois que j’avais une idée…
Je me voyais déjà, premier rôle dans « Le Maître contre Domina ! The movie. »
Bon tant pis, je suis allé préparer la salade de tomate…