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dimanche, 18 septembre 2022

Saint Bénard, priez pour moi…

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Ouais...J'ai honte mais mais le sujet s'y prête...
Hier, c’était super !
Les enfants sont venus avec les enfants et la grand’ mère d’iceux.
C’était bien.
Nous avions mis les petits verres dans les grands.
Les amuse-gueules dans de petits ramequins et les assiettes à dessert en pile dans le milieu de la table.
Ils venaient pour le goûter, l’idée d’un dîner leur paraissant trop lourde et surtout trop tardive.
À peine les bisous faits, l’anniversaire du demi-siècle de l’Ours souhaité, les cadeaux à JJF et à l’Ours offerts et le goûter avalé, JJF est partie avec les deux filles dilapider plein de sous.
Un calme stupéfiant s’est soudain abattu sur l’appartement.
J’eus soudain l’impression de devenir sourd.
Plus exactement, complètement sourd car un bouchon dans une oreille entame salement une ouïe qui n’est déjà plus c’elle d’un chat.
Les trois Grâces revinrent pleine de paquets vers dix-neuf heures trente et déballèrent leurs achats.
Il fallait évidemment les faire admirer par tous sur le champ…
Merveille avait acheté un pantalon hélas « à la mode »…
Je dis hélas car « la mode » semble prendre un malin plaisir à transformer les jeunes filles en pauvresses telles ont les voit dans des films misérabilistes des années 30.
P’tite Sœur, elle, a probablement eu le bon goût d’écouter sa mère et de faire semblant d’avoir choisi quelques habits dont un pantalon qui lui allait fort bien.
«JJF a dit « Bon, il va seulement falloir faire un ourlet en bas parce qu’il est un peu long… »
J’attendais le « Comme ça il t’ira parfaitement l’année prochaine. » avec le soupir de soulagement qui va bien…
Il ne vint heureusement pas et c’est là que m’est revenu d’un coup l’expérience désastreuse de la culotte courte de velours côtelé, un long martyre pour moi qui ai toujours été frileux.
Ma mère ayant rapidement tranché entre les degrés dont j’avais besoin et les francs dont elle avait besoin, je dus jusqu’à mon entrée en sixième porter ces culottes courtes qui me couvraient, certes, mais de honte.
Quand je suis entré au lycée, mon père savait bien, lui, combien il est important de paraître appartenir au milieu qu’on aborde.
Il convainquit ma mère, à coups d’arguments, surtout d’heures supplémentaires, qu’il me fallait un pantalon pour aller au lycée, ce repaire de bourgeois.
Ces arguments la laissèrent froide.
Mon père, qui la connaissait lança « Ma poule ! Tu ne veux pas que ton fils ait honte de ses parents ! Qu’il pense « maman ne m’aime pas » non ?  »
L’argument porta et ma mère se rendit à ses raisons mais sa vengeance fut aussi vicieuse que l’argument de mon père.
Elle m’emmena « Au Chic Parisien », Porte de Clignancourt et, après moult essayages, jeta son dévolu sur un pantalon gris-bleu, rêche comme un paillasson, dix fois trop long et deux tailles trop grand.
Elle vérifia soigneusement à mes regards que je le détestais vraiment pour l’acheter.
Ce pantalon, non seulement ne me plaisait pas mais, à côté de celui de mes camarades de classe qui n’étaient pourtant pas des nababs , il me donnait un côté clochard peu seyant.
Les revers en étaient quatre fois trop épais, et auraient permis de l’allonger jusqu’à mon service militaire et me transformait en clown.
Elle ne manquait pas de faire remarquer « Lemmy, quand même, en culotte courte, il est bien plus beau ! Pfff… Des pantalons, à cet âge-là… »
Je ne suis pas sûr du tout qu’elle me trouvait élégant mais madrée comme elle était, elle avait soigneusement écouté mon père et m’avait acheté un pantalon…
Bon, honnêtement, Merveille a un pantalon à sa taille et, belle comme elle est, il lui va mieux qu’à moi et au moins elle l’a choisi.

vendredi, 16 septembre 2022

137ème devoir de Lakevio du Goût.

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Ce monsieur, peint par Jackie Knott semble…
Semble quoi ?
Il est d’un sérieux papal, soit.
Mais encore ?
J’espère qu’on en saura plus lundi, grâce à nos efforts communs pour lire sa pensée.

jeudi, 15 septembre 2022

Nos jeux préférés.


Juliette a laissé chez moi un commentaire qui m’a fait réfléchir.
Si j’agrée sur certains points, je remarque cet oubli caractéristique qu’on prend pour de la sagesse dès que les années passent…
Le vent de l’actualité veut ces temps-ci qu’une animosité visible oppose un moitié de l’humanité à l’autre.
Bon, c’est comme la Révolution, ça commence pour d’excellentes raisons et ça finit généralement dans le calme sur un accord qui satisfait toutes les parties.
Hélas, il y a ce passage par la période de la Terreur qui fait que des Robespierre autoproclamés se lèvent, trouvent à redire à chaque mot et exécutent sans trop de discernement des « traîtres » jusqu’à ce que la dure réalité les ramène à la raison.
En n’oubliant jamais que ça n’a jamais dispensé les garçons de demander la permission avant d’aller plus loin qu'un regard...
Tout ça pour dire « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain ».
Donc, Juliette, dis-toi que BB en tenue d’Eve n’est pas une lubie de  Godard pour voir ses fesses mais fut une exigence des producteurs américains qui ont conditionné le paiement de la production à l’ajout de scènes où on verrait BB dans le plus simple appareil.
Évidemment ils l’ont fait, pour des raisons d’efficacité, une fois le film réalisé…
Sache que Godard ne cherchait pas spécialement à déshabiller les actrices si ce n’était pas indispensable à l’histoire qu’il racontait.
Pour le reste, dis-toi bien, ma Juliette, que l’amour, qu’il se passe bien ou mal, est depuis toujours le ressort des pièces de théâtre, des romans, des opéras, des films et des chansons...
Tu crois que Tristan et Yseult, Roméo et Juliette, Titus et Bérénice, Les feuilles mortes, Parlez-moi d’amour, L’éternel retour, Love Story, Don Juan, Wozzeck et Carmen, tout ça parle de quoi ?
D’amour, de devoir et de jalousie, activités préférées des humains...
Tu crois que tu as toujours échappé à cette sensation de cœur qui éclate en attendant quelqu’un que tu vois apparaître au coin de la rue ?
Ou bien à cette envie de pleurer quand tu pressens que quelqu’un que tu attends ne viendra pas.
Ou pire quand l’objet de tes pensées se pointe, mais hélas au bras de quelqu’un d’autre alors que, tu en es sûre, être à son bras, c’est ta place à toi !
Bref… On devrait se rappeler qu’on n’a pas toujours été des jeunes gens sages ou des jeunes filles sages, ayant vocation innée d'être sacristain ou chaisière d'église dès l’enfance.
Rappelle-toi que chez certains, ne pas être sage commence plus tôt que la moyenne et que chez d’autres ça  finit plus tard que la moyenne.
Le pire étant sans doute de ne jamais passer par ces moments ou avoir oublié y être passé et reprocher aux autres de se les rappeler avec indulgence, peut-être un poil de nostalgie ou du moins y être restés sensibles…

mercredi, 14 septembre 2022

Était-il plus art que buse ?

Ouais, bon… Mab ne m’engueulera plus, et de fait, ça m’embête…

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« Jean-Luc Godard est mort à l’âge de 91 ans ! »
Je vous passe tout ce que j’ai pu entendre dire de ce cinéaste qui, à dire vrai était ce que l’on appelle « un chieur » selon la terminologie tout juste post-adolescente.
Que croyez-vous qui me sauta à l’esprit à cette annonce ?
Non, ce n’est pas « Ouf ! La mort d’Elisabeth II commençait à s’estomper, heureusement Godard meurt pile-poil pour meubler les infos ! On a eu chaud ! »
Pas du tout ! Ce qui m’a sauté à l’esprit, c’est « Et mes fesses ? Tu les aimes, mes fesses ? »
Ça date de cette époque où « Le mépris » était encore « interdit aux moins de 18 ans » alors que justement, les fesses des filles étaient un sujet de préoccupation majeur chez les garçons de mon âge.
J’ai dû me débrouiller autrement mais ça m’a pris près d’un an.
Bref, je crois vous avoir parlé de cet épisode qui me valut un courrier abondant et des récriminations tout aussi abondantes…
Parlons donc d’autre chose.
De Godard justement, qui en voulait à Truffaut de savoir comment approcher les femmes alors que lui-même éprouvait les plus grandes difficultés.
Lui, fils de banquier richissime, pensant qu’il fallait absolument être de basse extraction pour intéresser « le camp d’en face », alla jusqu’à vanter les mérites du « Petit Livre Rouge », cet opuscule plein d’âneries mais qui prouve bien qu’un type se revendiquant du communisme le plus dur avait parfaitement compris quel parti tirer du capitalisme au point que ce petit livre fut vendu à deux milliards d’exemplaires.
Dont un traînait dans la poche de Godard.
C’est sans doute pour ça qu’il écrivit « La Chinoise » mais je ne sais pas exactement à quel Russe en voulait Godard…
Sans doute parce que ce Russe était un « staliniste », ce qui était malgré tout moins risqué qu’être trotskyste.
Mais je dois dire que « Pierrot le fou » et « Le mépris » sont de chouettes films.
Bref, aujourd’hui c’est Godard qui tient l’affiche.
J’imagine le remue-ménage si c’est BB qui lâche la rampe.
On va voir un paquet de vieux se lamenter à la télévision.
Ben oui… Combien de jeunes se rappellent l’existence de Brigitte Bardot pour autre chose que ses harangues contre les migrants et ses cris de douleur pour les bébés phoques ?
De fait, elle avait de très belles fesses.
Je me demande si ce n’est pas ce qu’il y avait de mieux chez elle, avec le texte de Godard…
Que Romain Gary soit tombé amoureux de Jean Seberg ne m’étonne pas.
Moins que s’il était tombé amoureux de Brigitte Bardot...

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mardi, 13 septembre 2022

Crise de nerfs ou crise de l’énergie ?

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Mon agacement allait croissant.
Je comprenais bien, tant que d’autres étaient dérangés, que seuls ces autres pussent être agacés du nombre d’appels indésirables tentant de leur vendre des choses dont ils ignoraient l’existence, dont ils n’avaient donc nul besoin, d’autant qu’ils n’avaient pas le premier sou pour les acheter.
Las, je fus à mon tour importuné par un de ces marchands d’orviétan.
Ce dernier, a plusieurs fois tenté de me vendre du gaz à un tarif élevé dû aux soubresauts du marché.
Sachant d’où vient le gaz qui était pour l’heure coupé, j’ai décliné poliment.
D’autant plus poliment que, nous souvenant de la tendance des vieux à vaporiser un immeuble par distraction, j’ai prudemment décliné de GDF un abonnement au gaz lors de notre dernier déménagement…
J’ai donc demandé à mon interlocuteur de supprimer mon numéro de leur base de données.
« Bien monsieur. » me fut-il répondu.
L’âme sereine et l’humeur souriante, ainsi qu’il convient à l’homme dont l’intestin fonctionne bien, j’ai raccroché.
Las… Quelques jours plus tard, Total Énergies réitéra son appel.
Ma réponse fut moins aimable mais je réitérai mon souhait et prudemment toutefois, bloquai le numéro dérangeant.
Tranquille quelques jours, je pensai l’affaire réglée.
Hélas une fois de plus, hier soir mon portable sonna quand je sortais ma carte pour régler « une tradi, s’il vous plaît, Madame ! »
Je décrochai en bénissant l’inventeur du « sans contact ».
Ce ne fut alors que pour maudire l’inventeur du harcèlement téléphonique.
Après avoir dit son fait à l’importun (en réalité lui avoir dit méchamment « vous m’emm… ! » j’ai pris ma « baguette tradition » qui venait d’augmenter de 8% dans la journée soit 20% depuis le mois de février.
Arrivé à la maison, j’ai pris ma plus belle plume mon plus beau clavier, pour dire par voie de mail à Total Énergies ce que je pensais de leurs façon de faire.
Ce matin j’ai reçu une réponse me présentant d’abord les excuses de l’entreprise.
Elle m’a assuré ensuite que le N° 06 xx xx xx xx avait été retiré de leur base de données
J’ai « biché comme un pou sur les c… du pape » car c’est la première fois qu’une multinationale qui fait deux milliards d’€uros de résultat net mensuel me présente des excuses comme si j'accédai soudain à l'existence véritable, celle de la reconnaissance des grands de ce monde.
Un détail m’a néanmoins tracassé et poussé à cliquer sur l'onglet « Répondre » pour leur poser cette question :
« Par quel miracle avez-vous, rien qu’en voyant le mail privé de l’expéditeur, réussi à le lier à mon N° de téléphone, tout aussi privé ? »
Je sais bien, après avoir lu d’un dirigeant de Go..le il y a quelques années que « La vie privée ? C’est une notion de vieux c… ! » mais tout de même...