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vendredi, 25 mars 2022

118ème Devoir de Lakevio du Goût

G._Caillebotte_-_Chemin_montant.jpg

Je suis parti à rêvasser en regardant cette toile de Caillebotte.
Non, il n’est pas à Paris, pas sur le Pont de l’Europe.
Il n’est pas non plus en train de regarder des raboteurs de parquet au boulot.
Non, il regarde un couple qui part en direction d’un petit bois, sur « Un chemin montant. »
Je vous dirai lundi ce que j’en pense.
J’espère surtout lire ce que vous en pensez…

À lundi donc…

jeudi, 24 mars 2022

Les temps modernes...

ulysse.jpg

Je pense à ce que j’ai entendu hier à la radio et je regarde les trois numéros de Télérama sur l’accoudoir du canapé.
Je les regarde s’entasser, semaine après semaine.
Je me dis que si je ne veux pas, comme c’est trop souvent le cas, avoir vingt kilos de magazines à descendre, il va falloir que je songe à les descendre à la « poubelle jaune ».
Sans compter les addenda « Sortir » qui sont absents des éditions régionales mais qui ne diminuent pas le prix du magazine.
Je le sais, j’ai acheté Télérama à Granville…
Et je sais qu’Heure-Bleue ne jettera les petits suppléments « Sortir » qu’après avoir dûment constaté deux ans plus tard qu’elle n’a mis les pieds dans aucun des lieux chaudement recommandés.
Genre une cave à Aubervilliers où un Moldave déclame des fables de La Fontaine avec un accent qui les rend incompréhensibles, vous voyez le genre...
Revenons à mon mouton.
Télérama.
Je vous disais que j’en ai marre de descendre des kilos de Télérama, cette revue de ceux qui ne regardent pas la télé.
On les pose sur le canapé après avoir lu deux articles.
Après avoir regardé les programmes pour s’apercevoir qu’on va prendre un bouquin, on hausse les épaules.
Après avoir ricané que Rambo avait montré il y a des années le petit bonhomme qui pleure, on pleure en constatant à la réédition du film que le petit bonhomme danse.
J’ai donc appris en écoutant France Inter que Télérama avait fait un pas dans le monde moderne.
Aujourd’hui, dans un gros effort de modernisme et « d’attrapage de train en marche », Ulysse le petit bonhomme est devenu Pénélope, la petite nana.
Apparemment, la direction n’a pas réussi à extirper le sexisme de l’esprit de la rédaction.
Il semble en effet que Télérama ait oublié que Pénélope était l’épouse d’Ulysse, une épouse patiente, fidèle et qui se livrait aux travaux d’aiguille en attendant son cavaleur de mari qui sauta Circé, Nausicaa, Calypso et tant d’autres.
Bref...
Le « scrupulus », ce petit caillou dans la chaussure qui arrête les armées reste obstinément coincé dans les Louboutin ou les Jimmy Chow de la « rédac’ chef » de Télérama.

mardi, 22 mars 2022

Salauds de pauvres !

pauvreté.jpg

Les campagnes électorales sont toujours l’occasion pour votre Goût préféré de découvertes ébouriffantes.
Hormis l’antienne qui veut que pour les uns, le Français est trop cher et que pour les autres, ce qui coûte c’est l’étranger, apparaît régulièrement notre serpent de mer.
« L’assistanat ».
Ces salauds de pauvres, non seulement n’ont rien mais en plus ils nous coûtent un bras.
L’ineptie de la chose échappe manifestement à ceux à ceux qui le disent.
Tout cela ne serait qu’une des bêtises courantes avancées quand on veut se déplacer, manger, s’habiller et si possible se loger, aux frais du contribuable.
Assez curieusement c’est exactement ce que le candidat reproche au pauvre « ce fainéant qui se complaît dans l’assistanat ».
C’est ainsi, selon celui qui cherche à avoir une place où il  sera rémunéré 15.203  mensuels, hors autres avantages et pensions diverses, que « l’assisté » devrait montrer un désir irrépressible de se jeter sur le boulot.
Oubliant que lui-même brigue une place où il ne paiera ni logement, ni habits, ni repas, ni carburant, ni train, ni avion, ni électricité, pas même le remplacement de l’électroménager ou la décoration de ses appartements, il va jusqu’à laisser de côté l’obligation faite par le préambule de la Constitution de 1946 auquel il se doit d’agréer :
« 11. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »
C’est évidemment gênant car il s’agit tout de même d’encourager le Français, ou pire, l’immigré, à « se la couler douce ».
Hélas, comme toujours dans les mécanismes les mieux huilés, un grain de sable, celui qui d’habitude se cantonne à la sandale du bidasse et condamne l’armée à s’immobiliser, vient se glisser.
Ce « fainéant », qui se fait du gras pour l’aumône mirobolante d’environ cinq cent €uros par mois devrait donc « mériter » cette aumône en travaillant au moins quinze heures par semaine.
Et comme toujours, l’aimable andouille qui propose une obligation de travailler quinze heures par semaine, semble ne pas remarquer que le travail qui existe soudain quand il est gratuit, disparaît dès qu’il faut le rémunérer.
De plus c’est oublier – oublier ? Vraiment ? -, que ces quinze heures hebdomadaires payées 80% du smic par le contribuable contribueront à priver d’un emploi payé au SMIC des gens qui deviendront par conséquent à leur tour des « fainéants qui se complaisent dans un assistanat » qui n’aura contribué qu’à baisser leur salaire de 20%.
Aller à l’école si longtemps et compter aussi mal montre bien qu’une formation de haut niveau ne met pas à l’abri de la bêtise la plus crasse.
Ni de la tentation de tirer sur les ficelles les basses de l’âme humaine…

lundi, 21 mars 2022

Devoir de Lakevio du Goût N°117

Devoir de Lakevio du Goût_117.jpg

Où mène cette passerelle ?
Que traverse-t-elle ?
Le savez-vous ?
Si vous le savez, dites-le !
Si vous ne le savez pas, inventez-le !
J’essaierai de trouver où mène cette passerelle.
À lundi…

J’étais, comme souvent, en train de rêvasser en marchant.
Ça m’avait déjà valu quelques mésaventures au point qu’une fois au moins, je m’étais retrouvé dans le Loing avec mon vélo.
Là, je marchai le long du canal dans la lumière pâle du soleil d’un matin légèrement brumeux.
J’ai continué lentement sur le chemin de halage, regardé le lavoir en contrebas sur la rivière.
Tout était calme et beau.
Le bref cri des poules d’eau et celui de l’écoulement de l’eau sous les planches du lavoir m’accompagnaient.
Passé le lavoir, j’ai continué.
Mon but ? Atteindre le « déversoir ».
Le « déversoir » était cette curieuse porte coulissante, actionnée par une manivelle, qui permettait d’évacuer le trop plein du canal dans la rivière.
Je le savais bien, mon grand-père m’avait expliqué, en ronchonnant comme toujours quand je le dérangeais, c’est-à-dire chaque fois que je lui parlais.
Il arrondissait sa retraite en faisant office d’éclusier après une vie de marinier.
Très au fait de la chose, il mordilla sa moustache.
« Quand les péniches, s’arrêtent pour la nuit, il finit par y en avoir beaucoup dans le bief, avant la prochaine écluse… »
Il remordilla sa moustache.
« Alors tu vois, après plusieurs éclusages, le canal monte, alors pour éviter qu’il ne déborde, abîme les chemins de halage et envahisse les jardins et le bois, on ouvre le déversoir… »
Il remonta sa casquette sur un front dont la pâleur contrastait terriblement avec des joues très rouges et un nez quasi bleu et continua.
«  On regarde le niveau, il y a une marque sur la glissière et quand c’est bon, on referme… »
C’était tout pour la journée, il reprit son aiguille et sa ficelle et se remit à tricoter une « araignée » pour les pêcheurs qui braconnaient dans les bras du Loing.
Rêvassant donc, je marchai sur le chemin de halage, jusqu’au « déversoir », descendis jusqu’à la rivière et en suivis un bras dans la direction du moulin.
Le chemin était difficile, marcher dans de hautes herbes en évitant de mettre un pied dans un trou plein d’eau ou éviter de d’écraser un nid de poule d’eau plein d’œufs n’était pas aisé.
C’est là, un peu plus loin que je la vis.
Une passerelle traversait ce bras du Loing et menait je ne sais où.
Maintenant, je le sais.
Elle mène vers les souvenirs, vers l’enfance, vers les jours enfuis…

vendredi, 18 mars 2022

117ème devoir de Lakevio du Goût

Devoir de Lakevio du Goût_117.jpg

Où mène cette passerelle peinte par Toutounov ?
Que traverse-t-elle ?
Le savez-vous ?
Si vous le savez, dites-le !
Si vous ne le savez pas, inventez-le !
J’essaierai de trouver où mène cette passerelle.
À lundi…