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mercredi, 27 septembre 2017

Le Grand Pardon…

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Aujourd’hui je suis heureux !
Heure-Bleue m’a dit « Minou ! Tu es trop mignon ! C’est pour ça que je t’aime ! »
Bon, en fait il n’était pas tant question de déclaration d’amour que de surprise devant ma confiance perpétuelle dans le genre humain…
Comme elle m’aime, dit-elle, elle n’a pas dit « naïveté » mais « confiance dans le genre humain »…
J’aime quand elle dit qu’elle m’aime.
Bon, comme je l’aime, ça tombe super bien.
Il semblerait toutefois que le choix du déménageur ne soit pas des plus judicieux.
À moins que ce ne soit la période…
Certes, je ne crois pas au Père Noël, mais depuis que j’ai grandi je vote.
Ce qui dénote une certaine tendance à l’aveuglement…
Ce brave déménageur est arrivé mercredi dernier, plein de sourires et de promesses.
Depuis nous attendons les cartons…
Ce matin, la banque m’a prévenu que le chèque d’acompte avait été débité.
Hélas, la semaine dernière, sa semaine a été raccourcie par « Rosh hashana », d’où l’absence de cartons.
Je crains fort que celle-ci ne soit sévèrement amputée car ce vendredi commence « Kippour »…
Ce qui risque de nuire à l’arrivée des cartons.
Connaissant Heure-Bleue et sa promptitude à se jeter dans la bagarre, le déménageur devrait se méfier car il risque d’avoir besoin de sa « ‘hatima tova » avant l’heure…
Je le sens néanmoins assez mal parti pour avoir « une bonne signature » dans le grand livre de la vie, celui qu’ouvrira Adonaï le jour du Jugement Dernier.
Nous verrons bien.
Ce qui m’inquiète bien plus que « le déménageur de stricte observance », ce n’est pas ce que je devrais entendre pendant des mois à propos de 420 €uros jetés par la fenêtre et du choix d’un autre déménageur.
Non, ce qui m’inquiète c’est de devoir procéder à l’état des lieux d’un appartement encore habité et meublé alors que l’appartement devrait être vide et nettoyé depuis une semaine…

mardi, 26 septembre 2017

Retour aux sources…

Devinez, lectrices chéries !
Nous préparons notre vingt-deuxième déménagement !
Nous allons habiter à Paris, dans le quartier des sculpteurs.
Le nôtre est moins connu que Carpeaux ou Eugène Carrière.
Mais il mérite d’avoir une rue à son nom.

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Nous avons les clefs depuis hier.
Nous allons enfin rentrer chez nous.
Évidemment, c’est hier que nous avons appris du jeune homme qui nous a donné les clefs qu’il avait, il y a peu, loué un appartement équivalent pour le même prix.
Sauf que c’était rue Lamartine.
Sauf que j’aurais tué pour habiter ce coin.
Prudent, j’ai évité de rêver à haute voix d’un vingt-troisième déménagement.
Mais c’était juste histoire de n’être pas poignardé sur le champ avec le stylo qui m’avait servi à remplir et signer d’innombrables chèques…
Nous avons aussi appris, mais seulement après la signature des chèques, prestement escamotés par l’agent, qu’il y en avait aussi dans le quartier de la Madeleine.
Nous avons donc raté de peu ce qui nous aurait enchantés.
Mais comme nous sommes dotés d’un heureux caractère, nous sommes déjà très  satisfaits de notre nouvel appartement.
Et ce n’est pas donné à tout le monde…
Dans le 95, qui nous ramenait à Saint-Lazare vers notre –déjà ancien- appartement, nous avons contemplé avec plaisir les rues de notre nouveau chez nous.
Nous étions déjà arrivés.
Nous étions déjà contents de ces nouveaux arbres, de ces rues, de cette lumière magnifique malgré le temps nuageux.
C’était déjà bien et ce sera encore mieux.
Bon, on va manger un sandwich chez Lina's et on se met aux cartons...

lundi, 25 septembre 2017

 Tuileries...

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Que les Tuileries sont belles sous le soleil d’automne !
Il fait frais mais pour une fois, ça me va.
Rien que l’idée de traîner les pieds dans les feuilles mortes de l’allée de Diane me ravit.
Et puis, les Tuileries…
Toutes ces allées, mille fois arpentées, mille fois parcourues.
Toutes ces fois arpentées, le désespoir accroché à l’âme.
Toutes ces fois parcourues, l’allégresse accrochée à la gorge.
Quand vous vous sentez si malheureux que ça vous étrangle.
Que vous n’osez plus dire un mot de peur d’éclater en sanglots.
Quand vous vous sentez si heureux que ça vous serre la gorge.
Que vous ne pouvez plus dire un mot, de peur de dire une bêtise qui va tout gâcher.
Dans cette lumière d’automne qui dore les feuilles et les allées, me vient une question.
Pourquoi parle-t-on toujours du cœur alors que ce n’est jamais là que ça se passe ?
Plus j’y pense, plus je me demande pourquoi c’est toujours la gorge ou le ventre qui semblent être les seuls aptes à transformer les sentiments en sensations…
Et je ne le sais toujours pas.
Mais d’aussi loin que je me souvienne, ce fut toujours ce que j’ai ressenti.
Des fois c’était bien.
Des fois c’était douloureux.
Mais toujours à l’automne.
Toujours dans ces grands jardins que sont les Tuileries, le Jardin des Plantes ou le Sacré-Cœur.
C’est peut-être bien à cause des bancs ou des chaises…

samedi, 23 septembre 2017

La guerre des deux rosses…

Il y a des gens qui ne savent pas arrêter une conversation téléphonique.
C’est tout un poème que la cesser sans les froisser.
Eh bien l’Ours ne sait pas arrêter une fâcherie.
Sa mère ne sait pas trop non plus.
Je les connais depuis un certain temps.
Je connais l’un depuis sa naissance.
Je connais l’autre depuis un an avant la naissance de l’un.
Je sais que quoiqu’ils en disent, ils détestent être fâchés.
L’un et l’autre ont bien d’autres choses en commun.
Si bien qu’ils ont beaucoup de mal à se passer l’un de l’autre, même si parfois « ça fait des étincelles ».
Cette fâcherie durait depuis six jours.
J’ai donc été désigné volontaire pour le « défâchage ».
Alors j’ai fait comme ma grande sœur avec ses bas de l’époque où les filles portaient des bas.
Je me suis mis au « remaillage »…
Des longues années passées avec mon fils j’ai retiré qu’il adore qu’on ait besoin de lui.
La corvée d’effacement d’informations personnelles sur les tonnes de papiers entassées depuis notre retour en France commençait à me « les briser menu » comme disait Lino Ventura.
Ça ferait parfaitement l’affaire…
J’ai donc téléphoné à l’Ours pour lui dire d’un ton badin :
- Dis moi, Ours…
- Oui…
A répondu une voix gênée.
- Aurais-tu une ou deux bombes de peinture en trop ?
- Qu’est-ce que tu veux faire pôpa ?
La voix est plus détendue.
- C’est pour les papiers, je dois effacer des milliards de fois les noms « Le Goût » et « Heure-Bleue » sur des millions de papiers.
- J’ai ça, si tu veux passe mardi ou mercredi à la maison.
- …
- Pôpa ?
A-t-il repris d’une voix heureuse.
- Oui mon fils…
- Tu peux me passer maman ?

Et voilà le travail...
Nous aurons donc Merveille et P’tite Sœur mercredi, pour qu’elles trient les jouets.
Ceux qu’elles veulent garder.
Ceux qu’elles veulent jeter.
Je sais déjà que dans notre nouveau chez nous il y aura deux sacs de jouets.
Le sac de jouets à garder, qu’elles n’ouvriront jamais.
Le sac de jouets à jeter, qu’elles étaleront par terre chaque fois qu’elles viendront…

mardi, 19 septembre 2017

Ce soir, on bouffe parisien.

Je ne sais plus trop ce qu’on regardait.
La fille embrasse le type qu’elle n’aurait pas dû.
Bon, c’était une mini-série.
La lumière de mes jours a levé le nez de son assiette.
- Si je te vois rouler une galoche à une pétasse, je te défonce !
- …
- Bon, si c’est elle, je la défonce aussi…
- Mais j’ai rien fait, c’est la télé !
- Quand même…

Comme dit la Fontaine
« La fourmi n’est pas prêteuse, c’est là son moindre défaut. »
J’en ai déduit que j’étais devenu un « homme-objet ».
On a changé de chaîne…
Même se poser des questions est risqué ces temps-ci.
Alors essayer d’y répondre, hein…
J’ai repensé à un type de l’école de Barbizon.
Il a peint un truc, justement, un truc qui…

1280px-François-Louis_Français-Paysage_avec_Daphnis_et_Chloé-Détail.jpg

Pas de doute, le temps passé à pêcher pécher est le meilleur qui soit…