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vendredi, 04 août 2017

Le silence ! Et dors !

De rien Mab, et ne dis rien, je sais que je ne me suis pas foulé…
Aujourd’hui est un de ces jours où je n’ai rien à dire.
Plus exactement, rien à vous dire.
Parce que si, j’ai quelque chose à dire mais seulement parce que je suis bavard.
Donc je n’écrirai pas aujourd’hui.
Voilà, c’est dit.
C’est tout de même étrange, peut-être un effet de l’âge.
Habituellement, il y a toujours un petit détail qui me frappe dès le réveil.
Que ce soit le piaf dans l’arbre que je vois à ma fenêtre, le bruissement des feuilles sous la brise ou simplement le départ du voisin.
Aujourd’hui par exemple, le seul bruit qui me frappe est le roucoulement d’un pigeon qui a réussi miraculeusement à garder sa place là où se précipite habituellement une pie qui le fout dehors avec pertes et fracas.
Je ne sais si c’est la température encore élevée qui endort le quartier ou le vide de ma cervelle qui m’endort moi.
Toujours est-il que je ne vois rien de particulier à vous dire.
Même si l’idée de vous prévenir que nous allons à Paris dans l’espoir de trouver un livre qui me plaise m’a traversé l’esprit.
Il se peut néanmoins que le temps passé dans le bus pour aller jusqu’à Pereire me fasse découvrir une de ces facettes de l’humanité qui me surprennent chaque fois.
Je trépigne finalement à l’idée de partir avec Heure-Bleue.
Peut-être aurai-je quelque chose à vous dire demain…
Si Lakevio me donne une idée samedi, vous aurez un devoir lundi

jeudi, 03 août 2017

A bout d’habits…

De rien, Mab, de rien…
D’abord et avant tout, je tiens à rassurer la lectrice chérie qui semblait morte d’inquiétude hier à l’idée de voir son « couple fusionnel » préféré séparé pour un temps.
Tu avais raison lectrice chérie.
Tu sentais bien que quelque chose allait se passer de travers.
Quelque chose de grave sans aucun doute.
Tu sentais déjà Heure-Bleue inquiète, traînant dans la maison, avant de se préparer pour aller chercher les chaussures magiques qui ne lui démonteraient pas les pieds.
Tu la voyais déjà, allant seule à Paris, ville pleine d’embûches, privée de la présence rassurante de son Goût adoré.
Tu me voyais déjà monter seul dans le train pour Paris, les mains moites d’inquiétude et le regard, bizarre mais acéré sur un monde qui me paraissait soudain vide, privé que j’étais de l’absence de la lumière de mes jours.
Eh bien non !
Bon, ça avait tout de même assez mal commencé par la découverte du message laissé par mon ami sur un téléphone qui, miraculeusement, n’était pas resté sur la table du séjour.
Ces téléphones magiques ne faisant rien comme il convient et étant extrêmement sensibles au toucher, le message s’est retrouvé effacé avant même que j’en prisse connaissance.
J’ai  donc appelé mon pote de discorde –nous ne sommes d’accord sur rien-.
- Salut, que voulais-tu ?
- Tu peux venir plus tôt, je vais préparer la bouffe…
- Bon, le temps de sauter dans le 26 et je suis chez toi.
- Prends le métro ! C’est plus rapide !
« C’est plus rapide ! » disait il.
J’ai vu ça…
Arrivé à « Voltaire » le métro s’est arrêté pour cause « d’incident voyageur ».
Le 26 met environ quarante minutes pour arriver à « Maraîchers ».
Le métro en a mis cinquante au lieu de vingt…
Mon pote, qui travaille et a une boîte à faire tourner,  a dû m’abandonner après le repas pour « aller au chagrin » selon l’expression consacrée.
J’ai d’un coup ressenti le vide abyssal de ma vie.
Je l’ai comblé en appelant la lumière de mes jours qui était, comme toujours, sur le point de se noyer dans un océan d’indécision à propos d’une chemise.
Oui lectrices chéries, la lumière de mes jours avait abandonné l’idée des chaussures…
Nous nous sommes donc donné rendez-vous dans un café place Diaghilev, près de l’Opéra.
Après avoir papoté nous sommes repartis chercher cette chemise.
Il n’en restait qu’une.
Une seule.
Une de la bonne taille.
Comme j’ai l’esprit de décision, j’ai convaincu Heure-Bleue de s’en saisir sur le champ.
Nous sommes revenus tranquillement à la maison après avoir acheté quelques vivres.
Bras dessus-bras dessous, de notre pas de flâneur, toujours papotant.
On dirait bien que tu as raison, lectrice chérie inquiète.
C’est pourtant vrai que je me sens mieux avec elle.
Elle, je ne sais pas…

mercredi, 02 août 2017

Mais comment le magicien dose ?

Comment savent-ils ?
Non, ce n’est pas une question en l’air, lectrices chéries.
C’est même une question qui me taraude depuis un assez long moment.
Depuis que « blogspirit » a cessé de m’informer sur la fréquentation de mon blog au prétexte que la fonction « Statistiques » de la plateforme consommait trop de ressources pour un résultat peu fiable.
Sur leurs conseils, j’ai donc sur mon blog comme celui d’Heure-Bleue, mis en œuvre –« implémenté » selon le langage marketo-informatique en vogue ces temps ci- un suivi de sa fréquentation sur « Google Analytics ».
Évidemment, les résultats sont bien moins flatteurs que ceux que me donnait « Blogspirit » qui me gratifiait de visites « en veux-tu en voilà ! » et surtout bien moins enthousiasmant que ceux d’Heure-Bleue.
Les résultats fournis par « Google Analytics » ont néanmoins ce petit quelque chose qui me gêne.
Un phénomène se répète qui me tarabuste.
Le mardi matin, jour qui suit le « jour du devoir de Lakevio » je regarde ce que me dit « Google Analytics ».
Sans surprise, je remarque une hausse de la fréquentation de mon blog.
Soit.
Souvent, épuisé par l’essorage de neurones du « jour du devoir de Lakevio », je furète chez vous sans écrire.
Et c’est là que se produit le phénomène qui m’intrigue tant : Le nombre de visites du mardi s’est effondré.
D’où cette question lancinante : Lectrices chéries ! Comment savez vous que je n’ai pas écrit sans être venues le constater ?
Y aurait-il une fonction cachées dans « l’IA » de Google qui vous avertit de façon télépathique que ce n’est pas la peine de passer voir le blog du Goûte, de cliquer sur « http://Le-gout-des-autres.blogspirit.com », car ce fainéant n’a rien écrit aujourd’hui ?
Comment diable savez-vous que je n’ai pas écrit ?
J’espère vous avoir fourni de quoi vous triturer les méninges pour la journée.
C’était seulement pour que vous ne remarquiez pas mon absence.
Aujourd’hui, Heure-Bleue va s’en aller seule chercher les ballerines magiques qui ne lui tueront pas des pieds déjà à l’agonie.
Et votre serviteur chéri ira voir son ami, celui avec qui il n’est jamais d’accord, celui qui l’a invité à déjeuner.
Nous serons donc tous deux à Paris mais pas ensemble.
Vous voyez bien, lectrices chéries que nous ne sommes pas, comme dit une de mes lectrices adorées, « un couple fusionnel ».
Je vais même parfois chercher le pain tout seul, c’est dire…


lundi, 31 juillet 2017

J’écris sur ce « Kelly ».

De rien Mab, c’est rien que pour vos yeux…

lakevio.jpg

Ce matin, le devoir de Lakevio me fait l’effet de certaines versions grecques ou latines un mardi matin.
Je pense à autre chose et ça ne m’inspire pas.
Il n’est pas bon, mais c’est un devoir un peu comme ces versions qu’il m’arrivait de faire en m’arrêtant dans l’allée qui va de la rue Lamarck à l’entrée de la rue de Steinkerque.
Allée que connaît bien Lakevio.
Dans cette longue allée aux marches dites « en pas d’âne », un banc m’accueillait dans le renfoncement au milieu du trajet qui mène en pente douce à la place Saint-Pierre.
C’était juste l’arrêt qui convenait.
Ça en dit long sur l’enthousiasme qui me soulève à l’idée de tartiner sur ces sacs-à-main.
Plus de quarante-cinq ans que j’en entends parler, de ce « Kelly » noir, entièrement détruit par le greffier de ma belle-mère.
J’ai failli écrire « la chatte de sa mère » puis, à me relire, je me suis dit que « l’esprit mal tourné » était si communément répandu qu’il me fallait trouver une autre formulation, hein…
De la disparition de ce « Kelly » fait d’un magnifique cuir d’un noir de jais, rien n’a pu consoler la lumière de mes jours.
Les nombreux déménagements, s’ils ont disséminé énormément de nos objets, n’ont jamais entamé une collection de sacs-à-main de plus en plus fournie au cours des années.
Deux choses s’opposent aujourd’hui au glissement, pourtant aisé à l’origine, des portes du placard de la maison.
La première est le débordement du sac de linge à repasser qui ne se vide que lentement, au rythme de deux chemises et une taie d’oreiller par saison de « Friends »…
La seconde est l’effondrement permanent de la collection de sacs-à-main, posés en équilibre instable, pour moitié sur l’étagère du haut, pour moitié dans deux cartons en bas.
Tout irait pour le mieux si, suivant le rythme des saisons, il ne me fallait régulièrement assister à un choix perpétuellement cornélien, celui du sac-à-main qui lui arracherait le bras pour les semaines à venir.
Chaque fois je me suis rendu compte que si nous n’avions pas grand espace, il était tout de même très occupé par les sacs-à-main.
La dernière fois, Lakevio le montre avec une discrétion de rosière, ces histoires de sacs ont failli finir sur la séparation d’un couple uni par un malentendu qui dure depuis des décennies.
Et c’est là qu’on voit la traîtrise de Lakevio, l’amie qui, mine de rien, vérifie la solidité de ce couple.
Elle va jusqu’à tenter la lumière de mes jours, voire lui suggérer un prochain achat, avec ce tableau plein de sacs-à-main.
Je vais encore avoir droit à une longue séance d’indécision quant au choix du prochain à porter.
Sans parler de la lamentation sur la perte irrémédiable du « Kelly » noir.
Lakevio, si la prochaine fois, tu me faisais rêver au lieu de me faire plancher…

dimanche, 30 juillet 2017

J’ai la mémoire qui flanche…

Que je vous dise lectrices chéries.
Hier soir, Heure-Bleue et moi étions à la recherche de je ne sais quoi à propos de Jeanne Moreau.
Probablement son âge…
Je l’avais entendue il y a très longtemps chanter « La peau, Léon ».
Oui, je sais, la peau…
Inutile de vous dire que quand j’ai vu l’affiche du film « Le Journal d'une femme de chambre » juste en rentrant des vacances de pâques, je n’ai eu de cesse de voir ce film.
Je suis sûr que la plupart d’entre vous ne se rappelle pas  ces petits panneaux qui se balançaient, accrochés au plafond des rames de métro, ces « rames Sprague » avec les wagons verts de seconde classe et le wagon rouge de première classe.
C’est sur ces petits panneaux de tôle émaillée que l’on instruisait les foules des nouveautés de la vie parisienne à ne pas rater.
Là on y voyait une bottine à laçage serré.
Il m’a fallu attendre quelques années avant de le voir au « Champollion » qui parfois cessait la projection de « Kapo » pour d’autres films un peu plus gais, comme « Ma nuit chez Maud » ou « Lola » où Anouk Aimée était à tomber raide.
Je ne sais plus ce qui m’a touché le plus dans ce « Journal d’un femme de chambre », du trouble de Fernando Rey délaçant la bottine de Jeanne Moreau et jetant un regard ému sur les charmes dévoilés  ou le sourire éblouissant qu’elle lui adresse un moment.
Tout ce que je puis dire de Jeanne Moreau, à part qu’elle était belle et troublante, c’est que, comme pour Marlène Dietrich, on ne saura probablement jamais son âge avec précision.