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dimanche, 08 février 2026

On a tous le bout relié…

Hélas oui...

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J’écoutais il y a peu les démêlés d’une députée de gauche et d’un sénateur de droite.
Comme souvent, ces démêlés tiennent plus de la dispute proche de la rixe que du débat politique.
Normalement on y échange des arguments, pas des horions.
Débat d’une haute tenue puisque la députée traita le sénateur « d’ordure ».
Ce qu’il pris assez mal, d’autant qu’elle l’accusa de toucher de l’argent de « lobbies » divers, qu’ils soient au service des syndicats agricoles ou de l’industrie chimique.
Mais qu’avait donc motivé cette querelle ?
La députée de gauche, se découvrant soudain une vocation de protectrice de la planète, ce dont elle se foutait habituellement, plus intéressée par le prochain scrutin que par l’écologie fut scandalisée par la décision du sénateur de droite d’autoriser l’utilisation d’un insecticide d’une efficacité redoutable sur les abeilles, produit interdit malgré la pression des syndicats d’agriculteurs.
Les gens qui nous soignent disaient « faut pas utiliser ce produit, il ne tue pas que les abeilles mais des tas d’autres bestioles et en plus un fort soupçon venu des services internationaux indique un risque cancérogène élevé »
Bref, ce produit ne tuait pas que les bestioles…
Les agriculteurs qui, pour beaucoup extermineraient tout ce qui pousse ou court mais ne se vend ni ne se mange ont affirmé avec force « Meuh non !!! D’abord un agriculteur qui meurt crabisé après avoir vaporisé son champ, c’est normal, y fait pas attention ! »
Les industriels, eux, ont des spécialistes dotés de la formation scientifique adéquate et d’un sens aigu de l’économie, ont sorti des études disant que « Non non non, y a pas de risque, on connaît notre travail et on fait tous les tests ! Les arguments des autorités de santé ne sont pas scientifiquement avérés ! »
Après avoir écouté attentivement les arguments des autorités de santé et ceux des représentants des industriels de la chimie, j’aurais appris deux choses :
- La présomption de nocivité d’un produit émise par un aréopage de scientifiques dont le domaine est la santé n’est pas scientifique.
- La présomption d’innocuité du produit par un autre aréopage de scientifiques dont le domaine est la chimie industrielle est scientifique.
De ce que j’ai entendu il ressort surtout qu’il importe de préserver le résultat des chimistes et le calme chez les agriculteurs.
La santé publique n’est jamais qu’un accessoire et pour qu’il ne coûte pas cher, suffit de supprimer la Sécurité Sociale…
Si Lamarck a vraiment eu raison, on sera gagnant…

dimanche, 25 janvier 2026

Détruire dit-elle…

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Comme Heure-Bleue, j’ai une petite sœur, enfin deux, non trois et la troisième est ma grande soeur, mais celle dont je vous parle est la benjamine, c’est une gamine qui a trois ans de moins que moi.
Hélas, elle n’a jamais été vraiment acceptée par ma mère.
Ma mère a toujours trouvé, depuis la naissance de ma petite sœur en 1952, un moment pour lui glisser « tu sais, ma fille, je ne te voulais vraiment pas… »
Inutile de vous dire que quand on vous rappelle régulièrement que tout se passerait tellement mieux si vous n’existiez pas que ça finit par laisser des traces…
Il arrivait tout de même que ses comportements ou ses bons mots fassent rire ma mère comme lorsqu’elle annota le « carnet de correspondance » où la maîtresse avait écrit « Je ne suis pas du tout satisfaite de D. » et que ma petite sœur crut bon d’ajouter au « crayon à encre » en très gros « Et moi de vous ».
Ce fut diversement apprécié, à l’école comme à la maison.
Sauf de mes parents évidemment qui n’avaient pas le même sens de l’humour que l’Education Nationale…
C’était une jolie petite blonde mais avec un caractère de chat sauvage rétif.
Une autre source de conflits était qu’elle considérait qu’elle seule avait le droit de se battre avec la benjamine.
Au point qu’une fois, une querelle éclata dans notre passage avec d’autres gamins.
Un, inconscient sans doute, osa tirer les cheveux de la cadette.
La benjamine considérant la chose comme un conflit territorial, « démonta » proprement le gamin, le dépeignant gravement et lui griffant la figure.
Aussi inconscient après qu’avant, il monta frapper à la porte de ma mère en lui disant « votre fille m’a battu ! »
Las… C’était un petit Arabe et ma mère avait toujours détesté les Arabes.
Elle le renvoya donc en criant « Non mais ! Tu as osé battre ma fille ? Et tu te plains ? Fiche le camp ! »
Elle fit d’autre bêtises, comme se marier mais surtout multiplier les erreurs de jugement et prendre comme échelle sociale à gravir des mastroquets qui jouaient au châtelain car leur fille avait épousé un médecin.
Bilan, victime de ses illusions elle est malheureuse.
La petite sœur d’Heure-Bleue rendit l’âme d’un crabe qui ne peut frapper que les femmes.
La petite sœur du Goût risque bien de rendre l’âme de la malchance qui l’a poursuivie toute sa vie…

jeudi, 15 janvier 2026

Des fois, tu t’demandes…

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« Des fois » c’est ce matin…
Il y a des moments comme ça où on n’a pas écrit ce qu’on pensait avoir écrit.
Ainsi, avec la naïveté de l’électeur qui a posé une question gênante à l’Assemblée Nationale, je pensais m’être bêtement posé la question suivante :
Qui peut être surpris de la disparition des piafs si on extermine leur pitance en arrosant les champs d’insecticides ?
Cette simple question a donné un débat sur des éléments tout à fait étrangers à mon propos.
Que certains syndicats soient de droite, d’autres de gauche, qu’un soit né sous un gouvernement disparu depuis quatre-vingts ans et qu’un autre soit une création destinée à combattre un autre encore n’est pas une nouveauté.
Que tous soient plus préoccupés de leur résultat net que de notre santé n’est pas non plus une nouveauté
Que le petit exploitant soit écrasé par le géant de l’agriculture et qu’en plus il soit étranglé par les acheteurs de la grande distribution n’est pas plus une nouveauté.
C’est évidemment triste mais je dois vous rappeler, lectrices et lecteurs chéris une triste vérité : Vous disposez d’armes pour que tout cela change et devienne plus conforme à nos souhaits à tous.
Nous avons d’abord un bulletin de vote.
Bon, son efficacité est d’autant plus discutable que depuis un moment on vote plutôt pour éviter quelqu’un que pour en élire un autre…
Il reste une autre arme, bien plus efficace mais, comme toutes les armes efficaces elle nécessite d’accepter d’en rabattre sur nos exigences en matière de quantité et lui préférer la qualité.
Mangez moins mais mieux !
L’arme ?
Votre passage en caisse !
C’est vous qui choisissez le contenu de votre panier donc vous avez le pouvoir !
Et j’aimerais que vous utilisiez ce pouvoir.
Ne l’utilisez pas pour transformer la zone des commentaires en forum.
J’avais l’habitude de Visiteuse qui semble avoir changé de vision depuis quelque temps et pensait auparavant que mon blog était une tribune destinée à encenser les vues d’Agnès Verdier-Molinié sur le monde.
Mais si Delia elle-même vient chez moi pour encourager les « Jacqueries » que vais-je manger, moi qui vis à Paris, si la paysannerie se soulève ?

mercredi, 14 janvier 2026

Pendant que les paons dorent, les rats passent…

Ouais, je sais…

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On en apprend tous les jours.
J’avais toujours pensé qu’au moins les paysans avaient une idée du fonctionnement de la nature qui les entoure.
Hélas, « les travailleurs de la ruralité » à force d’être harcelés pour vendre moins cher, ont oublié qu’un vrai monde existe en dehors du rendement à l’hectare.
Ainsi, en l’an de grâce 2026, le paysan découvre soudain qu’il lui faut un avertissement du CNRS pour lui rappeler ce que son père et les générations écoulées depuis le culte de Déméter savaient.
Que vient donc découvrir le paysans à la stupeur de votre Goût préféré qui s’étouffe d’étonnement ?
Oui lectrices chéries ! Le paysan vient d’apprendre que les piafs sont en train de disparaître de nos cieux et qu’il en est responsable !
Il lui suffisait pourtant de lever les yeux pour le voir.
Pourtant tous étaient censés savoir que les semences enrobées de produits toxiques qui  tuaient sans coup férir les bestioles qui font baisser le rendement à l’hectare finiraient par exterminer ce qui nourrissait les animaux alentour à commencer par nous.
Être paysan et oublier que les piafs se nourrissent parfois de graines, mais surtout d’insectes et que ces insectes fouissent la terre, nourrissent d’autres petites bêtes comme les mulots et les musaraignes qui concourent à nourrir les piafs et que ceux-ci sont indispensables à la santé de la terre cultivée, c’est quand même être aveugle.
Bref, il n’y a bientôt plus de piafs à la campagne, pardon « de population aviaire dans les territoires de la ruralité » parce qu’on a éliminé leur nourriture, pardon « les animaux nuisibles » et que cette nourriture n’était pas aussi nuisible que les traitements utilisés pour l’éliminer…
Et dire que certains sont persuadés que nous sommes la seule espèce intelligente de la planète.
N’importe quel renard qui vient de bouffer une caille retourne repu dans son terrier, il ne s’associe pas avec les autres renards ni ne montre une SARL avec les lynx pour dépeupler la forêt de tous ses piafs..

jeudi, 08 janvier 2026

L’effet sans l’air…

Ouais, ne dites rien, je sais…

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Vous avez vu ?
Il a neigé !
Il a même neigé sur Paris et, exceptionnellement ça n’a pas transformé la ville en en champ de boue.
C’est dû semble-t-il à un souci esthétique de la préfecture qui a interdit la circulation des bus et des camions et a vivement recommandé aux gens qui comptaient aller travailler en voiture de rester chez eux.
Le résultat est une ville dont les rues et les trottoirs étaient quasiment immaculés.
Le plus frappant restait le silence dans une ville où le boucan est quasi permanent.
Même « la boule », cet enchevêtrement de voitures qui encombre la place Pereire avait disparu.
Ce matin, les choses sont redevenues habituelles, autrement dit « le balagan » !
Alors, j’ai allumé mon PC et regardé les nouvelles et les blogs que je lis le matin.
À commencé par celui d’Adrienne.
Elle m’a confirmé ce que je subodorais depuis un moment : Les parents ne sont pas plus malins que les enfants au point que les enfants choisissent eux-mêmes leurs vêtements.
Être « in » prime sur « se sentir bien » au point que les gamins sortent par -2°C dans des tenues qui conviendraient à des températures de +12°C mais si peu conformes au « look » en vigueur.
Et c’est là que m’est revenu à la surface de la mémoire la tenue à laquelle je ne pouvais échapper dans mon pensionnat de fondus du bon dieu.
Si j’avais été à la place du bon dieu je me serais envoyé tout seul en enfer rien que pour avoir chaud…Il me faut vous dire que dans ce pensionnat, bien qu’il fut occupé par d’autres enfants que des pauvres, une mode visait à faire de nous « des hommes bons, de bons chrétiens fiers et courageux face à l’adversité et grâce à l’aide du Christ et de la Sainte Famille ».
Pour arriver à faire partie de ces parangons de l’humanité destinés à montrer à l’humanité toute entière cet exemple vers lequel elle devait tendre, nous devions évidemment souffrir.
À croire que Messieurs Donatien Alphonse de Sade et Leopold von Sacher-Masoch avaient été désignés par les membres les plus radicaux de la Sainte Famille comme chargés de la mission de faire disparaître cette aimable bluette qu’était « Aimez vous les uns les autres » .
C’est vrai quoi, une vraie communauté chrétienne n’est pas un club libertin !
L’entraînement commençait donc peu avant six ans et, si nous avions la chance d’être de bons élèves, nous pouvions nous échapper avec l’aide de nos parents vers des antres de mécréance comme le lycée dès dix ans.
L’entraînement lui-même commençait par être en short et en chemise dès le mois de mars.
Là où ça se gâtait, c’est vers la fin octobre.
Le réchauffement climatique n’avait pas encore fait de dégâts et les matins de novembres, froids, pluvieux parfois arrosés de grésil nous voyaient arriver en culotte courte et pour ceux dont la mère savait se faire entendre (dont la mienne…) une « canadienne » pour limiter les dégâts à un rhume plutôt que la prévisible pneumonie…
J’en suis resté frileux jusqu’aujourd’hui.
Il faut avouer qu’un père né à Mostaganem préparait mieux au soleil et à des températures de 40°C qu’à la grisaille et des température pouvant atteindre -15°C en janvier ou février.
J’en ai encore les poils qui se dressent sur les jambes bien qu’elles fussent alors glabres.
Des dingues je vous dis !
Merci Adrienne de m’avoir montré que certains choisissent délibérément de se peler de froid pour « rester in » quel que soit le climat…