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samedi, 14 juin 2025

Le vieux concourt, mais pas bien vite…

Ouais bon… J’ai un peu honte mais il y a des moments où…
Imaginez le ménage à faire dans un gourbi comme ça :

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Une sourde inquiétude m’étreint.
Vous connaissez le dicton « malheureux au jeu, heureux en amour ».
Jusqu’à présent, j’étais à l’abri.
Non que j’eusse une chance insolente en matière amoureuse mais au moins, l’autre moitié du dicton s’est vérifiée les rares fois où j’ai claqué les sous du ménage dans le tripot de la « Française des Jeux ».
Que je vous dise…
Il y a quelques années, éloignés que nous étions de tout bureau de tabac, d’autant plus éloigné que j’avais abandonné la clope depuis longtemps, j’avais ouvert un compte à la « Française des Jeux », j’y avais déposé la somme monstrueuse de vingt €uros, me disant qu’avec ce trésor j’avais quelque chance de décrocher cette « super cagnotte » qui fait rêver tant de monde.
Je me demandais quant à moi « mais qu’est-ce que je pourrais bien faire de deux cent cinquante millions d’€uros ? » et ne trouvais rien de mieux qu’habiter dans un coin moins ennuyeux que ce « coin de bourges » et mettre notre descendance à l’abri du besoin.
Après avoir donné des sous à diverses organisations d’aide et de recherche médicales, tels nous sommes et je nous connais, on aurait été « un peu juste » six mois plus tard…
Pour éviter ce drame, le hasard avait bien fait les choses.
D’abord en jouant rarement, si rarement que de temps à autre la « FDJ » m’envoyait un courriel demandant « ben alors ? Le-Goût-des-autres ? On a perdu son mot de passe ? »
Je me demandais pourquoi ce tripot m’incitait à jouer, voire à augmenter ma mise tout en m’avertissant « Attention ! Vous risquez l’addiction qui vous mènerait à la ruine ! »
Ainsi, notre vie allait, « cahin caha », émaillée de chamailleries et exempte de la malchance d’être assailli par les soucis de la fortune soudaine.
Ce fragile équilibre faillit être rompu ce matin.
Hier, sur les conseils de ce courriel de la « FDJ », je me connectai enfin ce compte, ignoré depuis des mois et claquait la somme de trois €uros, histoire d’écorner le pécule abrité par la « FDJ ».
Ce matin, en ouvrant ma boîte mail, je m’attendais, comme d’habitude à ces courriels de tous ces idiots qui me demandent de donner mon numéro de compte bancaire et les moyens d’y accéder sous des prétextes bidons, genre « je dois vous donner 600.000 US$ de toute urgence, etc. »
Las ! Un mail de la « FDJ » m’enjoignait d’aller illico sur mon compte, m’annonçant « Le-goût-des-autres, découvrez votre gain FDJ dès maintenant ! »
Je me précipitai donc dare-dare sur le site du tripot pour découvrir que j’aurais pu m’éviter un effort hier soir.
J’avais misé trois €uros le 13 juin vers dix-neuf heures.
J’avais gagné trois € le 13 juin à vingt heures…
Donc, pas de changement dans notre situation, simplement deux courriels qui ont probablement traversé plusieurs fois la la planète pour un trajet réel qui n’excédait pas quelques centaines de mètres…
Imaginez notre soulagement d’avoir évité le désespoir qui nous aurait saisi si nous avions gagné la « super cagnotte » du Loto rien qu'à l'idée du ménage à faire dans la maison nouvelle…


mardi, 03 juin 2025

Au bonheur des drames…

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Avant-hier on a eu des moments agités dans le quartier.
Nous avons appris incidemment que le PSG avait vaincu l’Inter de Milan par le « score de 5 : 0 ».
Ce dont évidemment nous n’avions rien à faire sinon que nous aurions préféré ne pas être sortis de notre bouquin par une clameur qui nous a faire craindre un moment qu’était arrivé ce fameux « Grand Soir » dont nous parlait le Parti Communiste Français il y a quelques décennies…
S’ensuivirent des explosions et des bruits de sirènes qui n’avaient rien à voir avec Andersen.
Le lendemain, dès le matin, nous fûmes replongés dans cette atmosphère d’émeute qui fut accentuée par un reportage où j’entendis d’abord une voix d’homme éraillée hurler « On a gagnééééé ! ».
Immédiatement dans la foule une voix de fille, manifestement « supporter de l’Inter de Milan » hurla ce « Va f’enculo » qui rend célèbre tout le foot italien.
On a bien dormi la nuit suivante, nouvelle qui, j’en suis sûr vous ravit…
Hier, on a constaté les dégâts des déclarations du Ministère de l’Intérieur sur « La Sécurité ».
Au square des Batignolles, qui eut l’heur de voir grandir Merveille, il y a une petite rivière artificielle qui abritait jusqu’il y a peu des poissons et où jouent toujours des canards et de poules d’eau sous l’œil indifférent de quelques oies qui flemmardent sur la pelouse.
Eh bien, cette maladie de « La Sécurité » qui pousse des enfants de cinq ans à porter un casque, des genouillères et des coudières pour faire de la trottinette à trois roues a poussé les autorités municipales à faire quelque chose issu d’un cerveau malade.
La petite rivière artificielle qui remplit la mare centrale du square traversait une allée.
L’allée de ciment était donc traversée par de tous petits canaux
Ces petits canaux n’avaient jamais noyé que de petits pieds d’enfants, pas un pied d’adulte n’aurait pu s’y coincer.
Hélas, un talon aiguille chaussant un pied de VIP a dû y rester car la mairie a immédiatement fait obturer ces canaux par des plaques pour éviter que le drame ne se reproduise…
C’est à ça qu’on voit l’importance très relative du bonheur des enfants comparé à un talon aiguille d’escarpin de dignitaire…

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dimanche, 01 juin 2025

Pourquoi combattre la fin dans le monde ?

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Il y a trois jours nous sommes allés nous promener à Montmartre.
Évidemment, comme chaque fois que nous y passons, et c’est fréquent, nous nous disons « Mais qu’on a été bêtes de déménager ! »
Hélas, le mal est fait…
Nous avons gagné quelques mètres carrés d’une utilité peu évidente et des travaux dont le peu de soin apporté à leur réalisation nous ont rendus sérieusement malades.
Heure-Bleue sérieusement à cause de sa complexion d’allergique à tout, voire à moi par moment.
Votre Goût-des-autres préféré très sérieusement à cause d’un système respiratoire gravement esquinté par des années imbéciles de clopes.
Ces travaux nous mènent maintenant à fuir notre appartement dès que le temps le permet pour aller dans notre ancien quartier.
Enfin... Le dernier de nos anciens quartiers.
Et où allons-nous ?
Ce jour-là, comme il nous arrive parfois nous remontons tranquillement la rue Caulaincourt et nous arrêtons au café « Le rêve » pour boire un café en regardant la place Constantin Pecqueur.
Nous rêvassons un moment à la terrasse puis nous nous levons, traversons la rue pour entrer dans le cimetière Saint Vincent.
C’est un cimetière si calme dont les allées sont plantées d’arbres, de plantes et de fleurs diverses.
Sans doute pour que les morts ne s’ennuient pas car, mine de rien la mort, c’est long…
Ce cimetière est agréable car abrité du vent, un mur l’empêche d’être envahi par les touristes qui débordent de la rue Sain Vincent, là où un poète et une inconnue s’aimèrent l’espace d’un instant mais il ne l’a jamais revue.
Un autre le protège de la rue des Saules, cette rue que Rose qui était belle et sentait bon la fleur nouvelle empruntait pour rentrer chez elle…
Des deux autres côtés, deux pâtés de maisons finissent d'abriter le cimetière
Malgré tous ces obstacles apparents, on peut et il faut regarder partout, en haut, en bas, autour de soi pour comprendre pourquoi il y une liste d’attente, digne d’un dermatologue en province pour y passer le reste de sa mort.
On y croise Mr Utrillo, Marcel Aymé, Arthur Honegger et, une tombe plus dédiée aux chats qu’à son occupant Théophile Steinlen.
Bref, ce cimetière vous donnerait presque envie de mourir…

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Et chaque fois qu’on y passe un moment, les mêmes chansons me reviennent à l’esprit, d’Aristide Bruant à Cora Vaucaire ou Patachou en passant par Montand.
Je me demande si le coin le plus chouette du monde n’est celui qu’on a le plus arpenté quand on était un enfant plutôt heureux…

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dimanche, 25 mai 2025

L’Homme ne vit pas que de pain

Beaucoup de vain, aussi… Ouais, je sais, moi aussi j’ai honte…

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Valentina Gomez candidate dans le Missouri, brûle des livres aux lance-flammes qu’elle juge trop progressistes ©Radio France - via France Info

Le commentaire de Célestine à ma dernière note pose une question intéressante.
Comme toutes les questions en apparence simples si on commence à y réfléchir un poil, on a fini de dormir jusqu’au mois de décembre 2038…
Sa remarque engendre dès sa lecture un tas de questions !
Célestine me demande « Ce qui serait intéressant, c'est de savoir, sur les cent soixante millions de livres, lesquels sont vraiment essentiels à la pérennité de la culture humaine... »

Immédiatement, en expert du coupage de cheveu en quatre dans le sens de la longueur, je me suis demandé :
Mais qui va faire le tri ?
En fonction de quels critères ?
Religieux ?
Scientifiques ?
Philosophiques ?
Politiques ?
Artistiques ?
Tous à leur manière concourent à la connaissance du monde qui nous entoure (et accessoirement nous fait vivre...)
Tous devraient nous amener à réfléchir sur la façon de préserver ce monde plutôt que s’user l’intellect à l’exploiter sans tenir compte des dégâts que cette exploitation cause…
Alors Célestine ?
Tu votes pour quoi et tu élimines quoi ?
En connaissance de cause, s’entend…
Les remarques simples engendrent des questions aussi simples mais qui ont souvent des réponses fort compliquées.
Quand elles ont des réponses…


jeudi, 22 mai 2025

The bug…

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Hier soir, je me demandais combien d’œuvres littéraires ou autres ont été écrites et sont disponibles dans le monde aujourd’hui.
Eh bien, il y aurait dans le monde environ cent soixante millions de bouquins différents traitant de tous les sujets.
Poussé par la curiosité, n’ayant aucune idée du nombre de caractères utilisés dans une bibliothèque abritant cent soixante millions de livres, je me suis fié à la moyenne d’une œuvre connue en prenant comme nombre de caractères de la moyenne des livres le quart des caractères de la Bible censée en compter cinq millions.
À raison d’un bouquin contenant en moyenne un million deux cent cinquante mille caractères, je me suis demandé combien de disques SSD de 2025 seraient nécessaires pour stocker la littérature mondiale, religieuse, littéraire, artistique ou scientifique.
Les cent soixante millions de livres représentent avec leur un million deux cent cinquante mille caractères par livre, un total de deux cents mille milliards d’octets
On trouve aujourd’hui des disques SSD de cent téraoctets.
Il suffirait de deux disques de cent téraoctets pour stocker la totalité des œuvres écrites dans le monde.
Hélas, la première panne d’énergie ferait perdre d’un coup tous les souvenirs de l’humanité.
Le livre, avec ses caractères, son encombrement et parfois son poids sont bien plus fiables que les merveilles électroniques.
On sait encore tirer l’information d’un texte cunéiforme écrit sur un caillou il y a cinquante ou soixante siècles.
Il suffit de disposer du caillou et de la culture nécessaire.
Essayez donc de lire les mêmes informations sur un CD ou un DVD sans un mécanisme qui le lit et le traduit à votre place et sans électricité…
On devrait peut-être réfléchir plus sérieusement à la conservation pérenne de l’information plutôt qu’à la façon de la stocker la plus concentrée possible.
Un cervelle, et l’écriture me semblent plus efficaces à long terme.
Et je m’aperçois à écrire cette note que, sans le vouloir, j’ai pensé la même chose qu’Enki Bilal dans « BUG » que je n’ai pas lu mais dont j’ai entendu le nom dans le poste et dont je viens de lire de quoi que ça cause sur Wikipedia……