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lundi, 19 mai 2025

Il n’a Dieu que pour ses saints…

Ouais… Je sais, mais c’est lundi…

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Adrienne m’a, une fois de plus, donné le sujet de ma note.
Comme souvent, sa note pose des questions.
Parfois ces questions me poussent à m’en poser d’autres comme « mais quand et où diable ai-je appris la réponse à cette question ? »
Pour la pierre de Rosette, je sais bien qu’elle permit à Champollion de traduire les hiéroglyphes à partir de la face écrite en grec et en égyptien ancien, je l’ai appris au lycée.
Je dois avouer ma grande ignorance pour ce qui est de la royauté au Congo au XVIème siècle.
Mais pour la « pilule » je sais !
Je le sais parce que j’ai fait quelque chose qui m’était défendu.
Ma grande sœur avait acheté en douce un bouquin à une époque où elle s’intéressait à la chose alors que je ne pensais encore que « ça » ne servait qu’à faire pipi.
Elle a donc acheté en catimini et, connaissant mes parents, grâce à un financement resté obscur, un livre qui expliquait tout ce que risquait une fille si elle échangeait avec un garçon autre chose que des mots ou des sentiments.
Elle a évidemment planqué le bouquin mais vous savez bien que si on laisse des enfants seuls à la maison, ils fouinent partout.
Un jeudi, je suis donc tombé sur « le » bouquin.
Il y avait des images qui ne m’intéressaient pas vraiment car, pour avoir assisté à la toilette que ma mère nous faisait depuis longtemps, je savais bien que mes sœurs ne disposaient du même équipement que moi mais que ça servait à faire pipi.
Mais c’est en feuilletant le bouquin, que j’ai lu qu’il y avait d’autres méthodes que la ségrégation ou « le condom », dont je ne savais même pas ce que c’était, pour ne pas avoir d’enfant.
À cette époque lointaine, bien que j’eusse déjà ouï quelques informations, je n’étais même pas sûr que cette histoire de choux et de roses était fausse.
Et là je lus que le « Dr Pincus inventa la pilule anticonceptionnelle » en 1956 grâce à un savant mélange d’hormones et que cette pilule était interdite en France mais qu’on pouvait néanmoins se la procurer en usant de méthodes au prix exorbitant et totalement illégales.
Et voilà comment j’ai appris la réponse à une des questions posées par Adrienne aujourd’hui…

vendredi, 16 mai 2025

On change de monde même si on est né pas laid…

Ouais bon… Je sais, j’ai honte…

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Aujourd’hui c’est vendredi.
Je vais aller chez l’ophtalmo dite « La petite Clémence » tout seul.
Oui, ce sera plus pratique pour tout le monde.
Je vais descendre tranquillement, aller prendre le métro jusqu’à Daumesnil et, si j’ai la chance d’arriver assez tôt, j’irai boire un café.
De fait, deux cafés dans un bistrot pas loin du cabinet de l’ophtalmo.
N'allez pas croire que c’est pour le plaisir de glander, pas du tout !
C’est dans le but tout à fait louable de laisser Heure-Bleue faire le ménage tranquillement sans avoir dans les jambes un incapable qui lui gâcherait le plaisir de balayer toute seule…
Étant au fait de toutes ces billevesées sur la « charge mentale », je sais très bien qu’assez souvent, la « charge mentale » qui frappe les femmes consiste essentiellement à supporter un mec qui leur casse les pieds.
Mon expérience m’a régulièrement montré que c’est plutôt le type qui partage sa vie qui en est responsable.
Je le sais bien, je suis « le mec qui partage la vie » d’Heure-Bleue.
Le « mec qui etc. » ne sait jamais où est passée la pelle alors qu’il a mis un point de fixation discret qui permet de l’accrocher, donc de la retrouver.
Bon, « le mec qui etc. » sait très bien que la meilleure moitié de lui-même l’a posée ailleurs et la cherche.
Et puis, il y a toujours ce moment inopportun où, quand la dame passe devant le « mec mec qui, etc. », poussé par un automatisme caché dans sa cervelle de mari, il lui passe la main sur les fesses.
Évidemment, la dame sursaute et ce qu’elle tenait tombe.
Si la dame avait les mains vides, elle se contente d’un soupir de désolation voire d’un lapidaire « Tu ne changeras jamais ! » alors que si, justement, il a beaucoup changé.
C’est là que le « le mec qui, etc. » se rend soudain compte qu’il est loin le temps où la dame était plus adroite et mieux disposée.
Le temps où elle posait sur la table sa charge et vous prenait la main pour vous traîner illico vers tous les délices que le mari attendait.
Tous les deux ont des machins qui tombent en panne, chacun craignant de n’être pur l’autre qu’une ou un infirmier avec qui on passe des nuits de moins en moins reposantes et pas pour des câlins échevelés mais pour des maux divers qui font chercher une consolation chez le voisin de matelas…
Notre pire ennemi n’est pas le sort, le travail, le manque de thune, les courses à faire ou les impôts.
Non ! Notre pire ennemi est le Temps !!!

mercredi, 14 mai 2025

Balade à Montmartre...

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Il y eut un cordonnier rue du Temple, tout près du BHV.
Il s’appelait « Soulié » et fut désolé devant le spectacle du « Kelly » que la lumière de mes jours lui amena un jour, dévastés - elle et le sac -  devant ce cuir magnifique complètement détruit par le chat de sa mère.
Ce fut le premier « aptonyme » que je rencontrai au début des années soixante-dix.
Puis il y en eut un autre, plus célèbre que le cordonnier, Mr Millepied qui outre l’agrément de se marier avec Nathalie Portman, qui le vira pour cause de coup de canif un poil trop voyant, eut la tâche délicate de mener le Ballet de l’Opéra…
Enfin, au cours de nos pérégrinations dans les environs du cimetière de Montmartre, j’eus la chance de croiser une agence immobilière tenue par un Mr Baraque.
Rien que le nom me pousserait à chercher ailleurs de peur de me voir proposer pour un tarif exorbitant une place dans une chambrée de bidasses peu portés à la poésie et donc plus meublée par l’odeur des pieds que par le parfum des vers…
Bref, j’ai croisé cette agence près de la rue Steinlen, le dessinateur enterré au cimetière Saint Vincent et dont la tombe est décorée de chats, sa bestiole de prédilection et qui le rendit célèbre par son affiche « Le lait pur de la Vingeanne »…

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Bref, il y a toujours quelque chose à remarquer quand on prête attention à ce qui nous entoure...

 

samedi, 10 mai 2025

Quand Moizelle Jeanne découvre le poteau rose…

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Outre la note d’Adrienne, ce qui m’a poussé à écrire ma note est une scène peu banale que la lumière de mes jours et moi avons vue boulevard des Italiens, lieu peu coutumier de ce spectacle.
Nous vîmes, en attendant le bus 20, quelques policiers tentant d’amener calmement vers leur fourgon un homme qui se débattait maladroitement.
La tâche lui était difficile car il est peu aisé de se débattre quand un pandore tente de maintenir votre caleçon à sa place naturelle et que deux autres vous tiennent par les bras tandis que vous avez le pantalon sur les chevilles...
Ces trois points se sont, probablement de façon involontaire, rejoints dans ma cervelle en cafouillon pour donner naissance à ma note. 
D’une part Gaston, ce héros incontestable de la résistance à la stupidité de notre course perpétuelle après des choses sans valeur et inutilement épuisantes.
D’autre part mener à bien des entreprises qui ne devraient être qu’agréables et peuvent devenir pénibles au moins pour un des participants si la rapidité et l’impatience l’emportent  sur la patience et la lenteur si souvent nécessaires…
J’ai là deux planches de Franquin qui illustrent assez bien le propos.
La première est celle affichée par Adrienne et que j’ai mise en exergue de ma note.
La seconde, que voilà, est masquée en partie pour éviter un choc terrible à ceux qui restent malgré tout persuadés que les garçons naissent dans les choux et les filles dans les roses…

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Cela dit ceux qui doutent de cette histoire de choux et de roses peuvent se renseigner ci-dessous.

Version originale

 

 

vendredi, 09 mai 2025

Ravi sans car…

Ouais, bon, je sais...

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Le billet d’Adrienne me donne l’occasion de donner un avis que personne ne m’a demandé mais que je tiens à partager avec vous.
Adrienne constate que la vie sans voiture est plus économique qu’avec et moins fatigante.
N’étant pas un « bagnoleux » je suis d’accord avec elle.
N’ayant jamais aimé conduire.
L’ayant fait trop longtemps à mon gré.
Ayant eu mon permis de conduire à vingt-quatre ans passés.
Ayant cessé de conduire il y a une vingtaine d’années même si de fait j’ai conduit deux fois les vingt-deux dernières années.
Je me suis aperçu il y a très longtemps que prendre le train, l’avion, le taxi ou le bus coûtait beaucoup moins cher.
Que c’était beaucoup moins risqué qu’avoir une voiture qu’on ne sait où garer sauf à laisser des fortunes dans des parkings qui empestent.
Que c’est aussi rouler sur des routes où nombre conducteurs restés aux années soixante prennent la colonne de direction pour le prolongement de leur membre viril.
Que c’est passer des heures dans des embouteillages où on respire plus de pétrole que d’air.
Je dois néanmoins avouer qu’ayant eu à certains moments peu de goût pour la marche, je me suis vu à ma grande honte, prendre la voiture pour aller acheter des cigarettes à trois cents mètres de la maison.
Je dois aussi dire qu’avec un collègue, nous avons été des pionniers du covoiturage, utilisant nos voitures alternativement une semaine sur deux.
Je conduisais le matin à l’aller, lui conduisait le soir au retour.
Il y a hélas des moments où on comprend la révolte des « gilets jaunes » car ce collègue et moi avions le choix pour faire ces cent-quarante kilomètres quotidiens qui nous prenaient près de deux heures, entre la « bagnole » et plus de trois heures et demie de transports en commun.
Bref, on vit plutôt mieux sans voiture qu’avec surtout quand on est en ville même si, par moments, quand on se lève, que le temps est doux et le soleil éclatant, on se dit qu’avoir une voiture pour emmener la lumière de ses jours à Trouville serait bien agréable…
Je pense parfois à deux voyages opposés.
Un pour aller à Perpignan qui nous prit deux jours à cause d’arrêts divers, de souvenirs de pension pour elle, d’arrêts pour café et balade dans une forêt.
Un autre qui nous prit plus de huit heures et quatre cents kilomètres d’embouteillages pour ramener de Lyon un neveu.