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samedi, 07 septembre 2019

Devoir de Lakevio du Goût N°7

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Comme Ron Hicks, qui l’a surprise, je me demande ce qui a attiré de façon si vive l’attention de cette jeune femme.
D’ici lundi j’aurai regardé autour d’elle et je vous dirai ce qu’elle a vu.
Et pensé…

vendredi, 06 septembre 2019

Gaston, ya l'téléfon qui son...

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Je vais jeter ce foutu smartphone à la poubelle !
« Mais pourquoi ? » vous écriez-vous, lectrices chéries.
Parce qu’il me réveille à des heures indues sous des prétextes débiles.
« Mais pourquoi ne l’éteint-il pas le soir ? » vous demandez vous, lectrices chéries.
Parce que je le regarde quand je ne sais pas s’il est l’heure de se lever ou non.
Et cet andouille de smartphone m’a réveillé d’un « ding ding » impérieux vers six heures !
Et pourquoi ? Parce qu’il m’avertit, à six heures notez bien, d’un évènement inutile et coûteux : Il m’a connecté automatiquement au « wi-fi Orange » disponible dans les environs.
Comprenez ma « livebox ».
Oui ! Il a fait ça ! Malgré l’interdiction de connexion automatique à un réseau quelconque…
Bref, se pose une angoissante question : « Mais qui est le patron de tous ces bidules ? »
D’une part ils ne sont pas forcément utiles.
D’autre part, alors que je n’ai rien fait d’autre qu’envoyer deux « SMS » ou répondre à une banque qui me demande si j’ai besoin de sous et si j’ai envie de plonger dans le surendettement, je déteste voir s’afficher « Vous avez atteint les 100 Mo autorisés dans votre forfait » alors que j’ai désactivé toute connexion.
Chaque fois je me demande comment mon smartphone a pu voir passer 100 Mo alors que toute connexion est inactive.
Ce matin, à six heures pétantes, j’ai donc eu la réponse.
Ce foutu smartphone, alors que je le lui ai interdit, s’est connecté tout seul, comme un gamin qui profite en douce de l’ordinateur des parents.
Je vais l’éteindre pour de bon.
Je n’ai plus de patron ni de travail pour m’envoyer au boulot, ce n’est pas pour être remis en esclavage par un téléphone !

mercredi, 04 septembre 2019

"SAD" ou bêtement frileux ?

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Vous avez vu ?
C’est déjà l’automne !
Bon, ce n’est pas encore comme sur la photo de l’année dernière mais ça va venir, je le sens dans le genou droit.
Ce genou dont je n’arrive toujours pas à retirer dix ans alors que je retire si facilement soixante ans de ma cervelle…
On a à peine le temps d’avoir chaud et d’être réveillé par le soleil à cinq heures du matin qu’il fait déjà froid et nuit à sept heures !
Évidemment, avec la fraîcheur et la faible lumière du matin, l’ambiance change.
On se lève avec l’idée qu’il manque quelque chose.
Qu’il vous manque quelque chose.
Ou quelqu’un, allez savoir.
Votre malle à souvenirs vient de craquer du couvercle avec l’ambiance automnale.
Et vous savez que sous peu, les souvenirs vont s’échapper par l’ouverture et commencer à s’écouler mot par mot dans les notes que vous écrivez.
Et certains vont vous tarauder la cervelle.
Les uns vont vous donner l’humeur guimauve, vaguement rêveuse et s’écouler doucement du clavier, vous faire revivre des moments que vous pensiez enfouis à jamais dans les couches sédimentaires de votre mémoire.
D’autres vont vous mettre d’humeur plus sombre, tous ces souvenirs de personnes qui ont disparu de notre vue, emmenées par une Camarde pourvue d’un appétit d’ogre et manifestement insatiable.
Certaines même vous amèneront à vous demander si vous avez fait tout ce qu’il fallait, au moment où le fallait.
Eh oui, lectrices chéries, on a toujours une culpabilité qui traîne sur le mur de nos souvenirs…
Bref, c’est l’automne qui se pointe avec les sanglots longs de ses violons.
Ce matin, il blesse mon cœur d’une langueur monotone comme disait Verlaine qui n’était pas pour autant un personnage très recommandable.
Mais tout de même, si je ne pleure pas car j’ai la nostalgie raisonnable et les souvenirs plutôt agréables, je me souviens des jours anciens.
Et je me rappelle qu’il faisait presque toujours beau…

mardi, 03 septembre 2019

sauterelle du soir, espoir...

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J’ai affiché la photo mais j’avais oublié d’adjoindre le texte.
Mais, comme nous le disent en d’autres termes « nozélites » attention lectrices chéries : « J’ai une excuse »
Ce matin, je m’apprêtais à vous régaler d’une de ces petites notes délicates que vous réclamez à hauts cris, une mission autrement importante m’échut alors.
Il me fallait aller urgemment chez notre apothicaire chercher les médicaments prescrits par notre médecin.
Depuis qu’Heure-Bleue a laissé tomber cette idée de cancer généralisé qui la taraudait depuis vendredi, elle s’est donc mise à prêter attention au monde qui l’entoure.
Hier soir donc, nous étions au lit.
Elle contemplait le plafond d’un air intéressé.
Mais non, nous ne… Bref, je l’écoutais et elle regardait le plafond en me racontant quelque chose.
Elle s’est soudain mise à crier « Mais-qu’est-ce-que-c’est-que-cette-é-nor-me-bête-au- pla-fond-Mi-nou-tue-la !!!! »
N’écoutant que mon courage et réprimant un soupir de lassitude, j’ai bondi.
Enfin… Je suis sorti du lit pesamment, flemmardement et suis allé chercher le balai dans la cuisine.
J’ai évidemment raté la bestiole qui s’est réfugiée, cette idiote, sur la porte blanche de l’armoire où, toute verte qu’elle apparut, on ne voyait plus qu’elle…
Je l’ai ratée de nouveau et elle est tombée sur mon oreiller puis s’est planquée.
Comme ce genre de chose ne m’empêche pas de dormir, j’ai passé une bonne nuit ce dont évidemment vous n’avez rien à cirer.
Ce matin, en ouvrant la fenêtre de la chambre, je vis la bestiole.
Elle dormait tranquillement au dessus de la fenêtre et je l’ai photographiée sur le champ.
Comme je suis curieux, savoir que c’était tout bêtement « une grosse sauterelle verte » ne me suffisait pas.
J’ai donc commencé par en mettre la photo sur le blog puis fouiné sur le Web en tapant « sauterelle verte » et j’ai fini sur Wikipedia où j’ai trouvé le vrai nom de la bestiole.
C'est une « Tettigonia viridissima ».
Ouais lectrices chéries, ça s’appelle comme ça, c’est beau hein ?
J’allais vous le déclarer quand il fut l’heure d’aller chercher les médocs de la lumière de mes jours.
En revenant j’ai pensé à autre chose jusqu’à ce que Fabie me demande si nous avions un nouvel animal de compagnie.
Alors, je vous le dis…

lundi, 02 septembre 2019

La fille du train...

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Quand elle est entrée dans le compartiment, j’ai levé la tête de mon journal et l’ai vaguement regardée.
Oh, discrètement, ce n’était que l’intérêt passager de quelqu’un que le bruit de la porte qui donnait sur le couloir avait distrait de sa lecture.
Puis, elle s’est assise en face de moi, a fouillé dans son sac et a pris un livre qu’elle a posé à côté d’elle presqu’aussitôt en plissant le nez.
Je me suis replongé dans la lecture de mon journal.
Après quelques minutes d’un silence troublé par les seules annonces qui arrivaient du quai, je l’ai entendue s’agiter.
Puis le train a commencé à rouler et en regardant par la fenêtre j’ai eu cette sensation bizarre que le quai partait en direction du boulevard.
Alors je me suis détourné de la fenêtre et j’ai remarqué alors qu’elle avait de beaux genoux, ce qui n’est pas la chose la plus courante qui soit…
J’ai vu aussi qu’elle avait remplacé le livre abandonné par un quotidien sans doute acheté au kiosque de la gare.
Elle gardait un « silence bruyant », un de ces silences dont on sait qu’ils ne demandent qu’à être rompus, fait de regards fugaces, de mains nerveuses quoiqu’apparemment immobiles, de jambes qui se croisent et se recroisent.
Quand elle a croisé de nouveau les jambes pour faire repasser sa jambe gauche par-dessus sa jambe droite, j’ai vu qu’elle n’avait pas que les genoux de jolis…
J’ai haussé le regard vers son visage, vaguement gêné par cet instant d’intimité impromptue.
J’ai tenté de reprendre ma lecture mais cette fois j’étais détaché des nouvelles.
Où allait-elle ? Pourquoi ?
Je jetais de temps à autre un regard à ma voisine de compartiment.
Assez souvent pour voir que les cheveux qui dépassaient de son chapeau, en boucles désordonnées avaient une teinte claire, entre blondeur et rousseur.
J’ai vu aussi et qu’elle avait une carnation délicate et un visage assez doux pour que son air préoccupé ne le rendît pas renfrogné.
Intérieurement, je pariai aussitôt qu’elle avait les yeux bleus.
À l’instant où je levai de nouveau le regard un cahot probablement dû au passage d’un aiguillage la fit sursauter.
Perdu ! Elle avait les yeux verts !
C’est là que j’ai su qu’elle aussi me surveillait.
Du ton de qui est un peu timoré mais ne veut pas le laisser paraître elle demanda :
- J’ai du noir sur le nez ?
Charmé par sa voix je ne pus que répondre :
- Un peu mais ça vous va si bien…
Elle soupira de soulagement et sourit.
Elle reprit son journal, le reposa et dit :
- À quel arrêt descendez-vous ?
J’aurais volontiers répondu « là où vous descendrez… », seulement voilà, désespérément « bien élevé » je me suis contenté de dire :
- À M. et Vous ?
- Moi aussi.
- Le travail ?
- Non, je vais me marier.
- Tous mes vœux  de bonheur ! Quelle chance il a…
- « Elle » a, c’est ma compagne.
- Soyez heureuses !
Nous avons alors papoté tranquillement de choses et d’autres jusqu’à M.
Aucune arrière-pensée n’est venue troubler la conversation…