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lundi, 08 août 2022

Devoir de Lakevio du Goût No 134

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Encore une histoire de porte.
Celles qui donnent sur de nouveaux mondes.
Celles qui donnent sur des mondes anciens.
Ce qui serait chouette, c’est que vous réussissiez à y mettre les mots.
- Attirer.
- Affoler.
- Effrayer.
- Fermer.
- Ouvrir.
- Trouver.
- Aimer.
- Perdre.
- Mourir.
- Noyer.

Peu importe le temps, le mode, qu’il soit pronominal ou non.
À lundi j’espère…

Je savais bien ce qui m’attirais dans cette porte.
Ce n’étais pas la porte, non, c’est ce que je savais trouver en l’ouvrant.
Elle l’avait fait exprès, j’en suis sûr.
Tout lui était bon pour me faire perdre la tête…
Elle savait bien, trop bien ce qui m’affolerait.
Où avait-elle pris cette idée de fermer la porte quand elle m’invitait ?
Essayait-elle de m’effrayer ?
De me faire croire que le jour où elle cesserait de m’aimer était arrivé ?
Je l’ai craint un instant, j’ai même cru en mourir de chagrin.
Du moins jusqu’au moment où j’ai vu cette reproduction de « L’Origine du monde »  posée sur la petite table.
C’est là que j’ai su où elle avait l’idée de me mener pour m’y noyer

C’est du vite jeté, je sais, mais on a les petites à la maison, alors hein….


samedi, 06 août 2022

Un truc de vieux...

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Hier, on était avec les filles.
Ça a l’air sympa, à lire comme ça « on était avec les filles ».
C’est simplement épuisant…
Nous les avons emmenées au parc.
La température était clémente.
Je suis donc sorti en chemise.
Ergo sans poches pour y mettre le téléphone, la bouteille de gel hydroalcoolique, et les lunettes.
Oui, les lunettes !
Après avoir ramassé cent fois mes lunettes par terre.
Après m’être raclé la peau avec la branche des lunettes glissée dans l’échancrure de ma chemise, je me suis décidé.
Je suis allé dans le centre commercial qui fait face au parc et j’ai acheté une « ficelle de vieux ».
Le plus étonnant reste que quand j’ai demandé à l’accorte dame de la pharmacie « Bonjour madame, auriez-vous une « ficelle de vieux » s’il vous plaît ? », elle m’a regardé bizarrement et demandé de quoi il s’agissait.
Après lui avoir présenté mes lunettes, elle m’a montré immédiatement un présentoir plein de « ficelles de vieux ».
Il y en a de toutes sortes !
Même des dorées avec une alternance de perles et de billes dorées…
Pas une seule « ficelle de vieux » toute simple, noire et rien d’autre.
Je me suis contenté de la plus discrète, hélas d’une couleur étrange entre « vieux mauve » et « rose sale ».
Elle convient tout à fait.
Elle semble assez solide pour qu’en cas d’accrochage je meure de pendaison accidentelle.
Je vivais dans l’angoisse de perdre mes lunettes.
Maintenant je vais vivre dans l’angoisse de mourir accroché à une branche…
Ma vie est devenue un enfer !
Vivement que celle ficelle casse, que je revive normalement avec la crainte de perdre mes lunettes !
Quelle idée d’avoir acheté cette « ficelle de vieux » ?
Je me demande si ce truc n’a pas été inventé pour pousser les vieux à mourir d’angoisse avant l’heure, histoire de préserver l’équilibre des caisses de retraite…

vendredi, 05 août 2022

134ème devoir de Lakevio du Goût

Devoir de Lakevio du Goût_134.jpg

Encore une histoire de porte.
Celles qui donnent sur de nouveaux mondes.
Celles qui donnent sur des mondes anciens.
Ce qui serait chouette, c’est que vous réussissiez à y mettre les mots.
- Attirer.
- Affoler.
- Effrayer.
- Fermer.
- Ouvrir.
- Trouver.
- Aimer.
- Perdre.
- Mourir.
- Noyer.

Peu importe le temps, le mode, où que ces verbes soient usés de façon pronominale ou non.
À lundi j’espère…

mercredi, 03 août 2022

Fait divers et d’été…

Heure-Bleue m’a signalé un fait divers qui l’a surprise.
Un couple de septuagénaires s’est livré au péché de chair dans un jardin public espagnol et a écopé d’une prune de six cents €uros.
Emballé par le courage de ces « sexygénaires » j’ai demandé :
- Tu as été surprise par leur passion ?
- Non, par sa souplesse !
Peu au fait du détail de la chose j’ai dit :
- De qui ? Pourquoi ?
- De la femme, parce que se plier comme ça sur un banc pour une « flûte », à soixante-dix ans, faut pas avoir mal au dos.
Pragmatique, la lumière de mes jours.
Cette fois-ci, il n’y aura pas d’illustration...

mardi, 02 août 2022

Grand Prix de Poésie RATP 2022

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Hier, je suis allé acheter quelques petites choses au Monop’ de mon coin.
Le 84 était à l’arrêt qui se trouve à côté du Monop’.
J’ai eu l’attention attirée par une affichette apposée sur la vitre du bus.
Il s’agissait d’honorer le lauréat du « Grand Prix de Poésie RATP » 2022.
J’ai lu ce que le poète avait écrit.
Le lauréat est un « ado », un « gamin » de seize ans.
Parisien de surcroît…
On n’y trouve pas les envolées qui parcourent l’œuvre de Victor Hugo.
On n’y trouve pas la gaillardise qui parsème l’œuvre de Théophile Gauthier.
On n’y trouve pas le badinage qui signe les vers d’Alfred de Musset.
On n’y trouve pas la révolte qui sourd de l’œuvre d’Arthur Rimbaud.
On n’y trouve pas l’obscurité qui enveloppe les poèmes de Stéphane Mallarmé.
Non, rien de tout ça.
C’est sans doute un peu trop « gentil ».
Mais ça m’a montré que contrairement à ce que laissent penser, voire poussent à penser, les bulletins d’informations, les jeunes gens ne sont pas que des zombies au regard fixé sur un « doudou électronique ».
Ils ne sont pas tous non plus l’adolescent entièrement averti des choses de la chair grâce à l’obligeance de « Youporn ».
Celui qui en déduit qu’en deux heures de « smartphone » on peut devenir « l’empereur de la couverture ».
Le mec, le vrai, celui qui envoie une nana au septième ciel en cinq secondes.
Averti, je sais que si quelqu’un arrive là en cinq seconde, c’est le mec.
La nana, c’est plus long et des fois jamais, il s’en apercevra, la fille aussi, et à leurs dépens.
Donc, ce lauréat est un jeune homme qui correspond à ce qu’en disait il y a quelque temps une pédopsychiatre interrogée sur le sujet.
Ce lauréat est probablement l’adolescent éternel, « Un adolescent d’autrefois » et un adolescent d’aujourd’hui.
C’est l’adolescent typique, celui qui est resté « fleur bleue » et qui rêve.
Mais à mon avis, c’est un rêveur pragmatique.
Serait-il de ceux qui ont pigé que l’alexandrin est une technique imparable pour parler aux filles ?
Va savoir.
J’ai néanmoins trouvé charmante la bluette qui lui a permis de décrocher ce « Grand Prix de Poésie RATP ».
Cela dit, j’aimerais tant que la RATP trouve avec autant d’aisance des chauffeurs de bus que des poètes.
Ça m’éviterait de mettre une heure et demie là où d’habitude je mettais une demi-heure.
Mais ça c’était avant qu’Elisabeth Borne, cette hyène qui ne prend jamais le bus, ne démantèle la RATP au nom de bêtises idéologiques après avoir désorganisé la SNCF…
Délicat un jour, délicat toujours, je vous offre ce petit bijou de Théophile Gautier dont je suis sûr que la RATP n’aurait jamais osé l’afficher sur un bus alors que j’ai lu pire sur la faïence des couloirs du métro.
Ça s‘appelle « Bonheur parfait ».

Que les chiens sont heureux !
Dans leur humeur badine,
Ils se sucent la pine,
Ils s’enculent entr’eux ;
Que les chiens sont heureux !

Théophile Gautier