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dimanche, 11 février 2007

Cigarettes, whisky et petites pépées...

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Je pars en guerre contre le terrorisme.

Non, non, je ne suis pas devenu "Bushiste", je viens seulement vous avertir qu'un autre terrorisme sévit dans nos contrées déjà suffisamment sauvages: l'intégrisme hygiéniste nous menace.
D'autant qu'avec une mauvaise foi d'économiste "JMSylvestriste" cet intégrisme ne vise que ce qui nous apporte un peu de réconfort.

En fait, je continue avec moins d'entrain parce que Douce Moitié m'a volé mon sujet de note: le Néorigoriste, aussi con, justement, que le neocon des Américains, et aussi féroce.
Pourquoi faut-il que tous ces faucons soient des vrais ?
Ces Neorigoristes, venus des US, après avoir établi une solide tête de pont en Angleterre, décident de venir nous gâcher la vie chez nous.
Vous croyez qu'ils luttent contre le tabagisme ? Pas du tout ! Ils déclarent la guerre à un ennemi autrement dangereux que la fumée: le fumeur.
Ce salaud pique à la bagnole une partie de son droit inaliénable à tartiner nos éponges de goudron !
En plus, loin de participer activement, grâce au stress de l'automobiliste, à l'enrichissement des constructeurs, des pétroliers et des compagnies d'assurance, à l'élévation de la température, à l'effet de serre et autres bienfaits bien connus de la voiture, ce chien de fumeur se décontracte tranquillement devant son café en lisant son journal et en n'emmerdant personne.
Nouvel ennemi aussi (il est question pour eux d'interdire les boissons alcoolisées même au domicile) l'alcoolique, étant bien entendu qu'est alcoolique toute personne qui boit une boisson alcoolisée !
Qu'on me prouve que des légumes imbibés de pesticides bien connus pour leurs vertus cancérigènes, que des fruits couverts de fongicides indispensables à leur conservation durant leur transport, que des viandes d'herbivores nourris aux farines animales et gorgées de prions, que des laitages et autres conserves pleines de conservateurs sont aussi bonnes pour notre santé que la Lucky Strike et le verre de Pommard sont mauvais et on en reparlera.
Quand tous ces terroristes, ces intégristes de l'hygiène, cesseront d'être hypocrites en essayant de nous faire croire que les éponges mitées ne le sont pas à cause des embouteillages, de l'amiante mais uniquement à cause de la clope.
Quand tous ces terroristes, ces intégristes de l'hygiène nous prouveront que le foie n'est atteint que par le verre de vin ou de bière pris au cours du repas et pas par les solvants et autres dérivés aromatiques (aaahh qui dira le délicieux travail du benzène modifiant nos cellules...) présents dans la plupart des produits d'entretien ou de beauté.
Quand toutes les enquêtes dont les résultats sont gênants pour les industries chimiques et agro-alimentaires ne seront pas minorées dans leurs conséquences.
Quand tout projet de loi visant à protéger la santé des gens ne sera pas vidé de son contenu car nuisible aux intérêts financiers des dites industries.
Là seulement on pourra accorder un peu de confiance à leurs conseils.

Je veux s'occupe un peu moins de ma santé, supposée agressée par tout ce qui me plaît, et qu'en revanche on s'occupe un peu plus de mon bien-être, réellement agressé, lui, par tout ce qui m'emmerde et qu'on me présente comme indispensable à une vie saine.

samedi, 03 février 2007

Vous plaisantez Monsieur Scanner.

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Bon, le jeu de mot est nul, d'accord.
Néanmoins, il me plaît. J'avais (et j'ai toujours l'impression) que Mr Scanner n'est pas qu'une bête machine à faire de la tomodensitométrie mais un juge.
Un juge qui vous convoque et qui, vicieusement ne prononce immédiatement que l'acquittement.
Quand il ne vous acquitte pas, il laisse le soin à un médecin, transformé pour l'occasion en bourreau, le soin de vous annoncer la sentence, généralement une peine assez lourde.
Aussi lourde que la thérapie...

Parfois, le juge a beaucoup de travail en retard, il ne dit rien à personne. Ni acquittement, ni condamnation.
On est alors obligé de le tanner (Douce Moitié en l'occurrence, votre serviteur, hébété par l'absence de sentence immédiate réussit à la fois à croiser les doigts et serrer les fesses).

Après quelques appels, Monsieur le Greffier, radiologiste de son état, s'approche et me glisse en privé "C'est bien, pas de différence avec les résultats précédents, tout va bien. "

Heureusement que vous n'étiez pas présents à ce moment là.
Vous eussiez perdu la moitié de votre acuité auditive à cause d'un "OUF !" éléphantesque...

vendredi, 02 février 2007

Pauvre France...d'en bas...

On s'occupe enfin de la France d'en bas.
Après nous avoir seriné pendant des années que l'on allait enfin s'occuper de "la France d'en bas", on nous en apporte enfin la preuve: non seulement il est interdit de fumer dans les lieux publics mais enfin, la France d'en haut est à l'abri des entreprises subversives de la France d'en bas.
Alors que pendant deux ans on nous a menés en bateau avec la promesse de légiférer de façon efficace sur un droit que nous croyions inscrit dans le marbre de La Loi, il appert que, depuis six mois, le projet de loi en question a été glissé en douce sous le tapis rouge qui mène à l'Elysée.
En deux mots, il était question que les cochons de payants que nous sommes aient enfin le droit de se rebiffer quand on nous vend des haricots rétifs à la cuisson.
Que ce soit le déversement de musiquettes débiles facturées 0.34 € la minute lorsqu'on appelle parce qu'un opérateur nous a vendu un service qui ne marche pas.
(Vous avez sans doute remarqué qu'en plus, au bout de dix minutes, on nous répond dans un français académique un truc qui prouve que l'interlocuteur Hindou n'a pas compris la question.)
Que ce soit l'interdiction, sauf à payer des sommes astronomiques, de s'adresser ailleurs dans les deux ans qui suivent la mortelle signature d'un contrat léonin (pour l'opérateur, ne rêvez pas).
Que l'achat d'un produit inutilisable ou dangereux, pour cause d'études bâclées, et vendu par millions d'exemplaires ne puisse faire l'objet d'une plainte recevable que si chaque acheteur porte plainte (bonjour l'engorgement des tribunaux...).
Bref, tous ces abus qui nous gâchent la vie et qu'on eût bien aimé voir réprimés par la loi et devaient l'être pourront continuer à nous empoisonner.
Ainsi en a décidé l'Assemblée Nationale sous la pression, disent quelques mauvaises langues, du MEDEF.
Heureusement, imbéciles que nous sommes, le fait de nous faire avoir par la collusion manifeste entre l'actuelle majorité et le syndicat du patronat français ne nous empêchera pas de porter au pouvoir celui qui se vante assez haut de soutenir ledit syndicat, celui qui nous parle de la valeur travail et pas de la valeur salaire (sauf pour nous dire qu'il faut plus de travail pour plus de sous).
Toutefois, un vent de fraîcheur balaie parfois le monde féroce des affaires et du travail: je viens d'apprendre que, malgré un accord de branche dans le commerce de détail qui prévoit une indemnité de départ de 10% du salaire mensuel par année de présence dans l'entreprise, quelqu'un vient de se faire virer du Printemps avec six ans de salaire pour six ans d'exercice.
Bon, calmons tout de suite l'angoisse de l'actionnaire égaré sur mon blog (des fois il y en a qui se perdent dans les méandres du Web): il s'agit de la patronne du Printemps, pas de cette va-de-la-gueule de caissière de base qui fait rien qu'a coûter des dividendes qui seraient si bien réinvestis dans d'autres entreprises.

PS:
Je viens de lire qu'en fait je suis mauvaise langue. Contrairement à ce qu'affirmait mon poste ce matin, la patronne du Printemps n'a pas été indemnisée à hauteur de six ans de salaire, mais seulement de deux...Pour la même somme.
La différence est de taille.
Mais on respire: elle est finalement bien mieux payée qu'on ne craignait.

mercredi, 31 janvier 2007

Mourons, mais pas de mort lente. Et surtout en bonne santé...

Je suis en train d'écouter dans mon poste qui cause de santé publique, l'inénarrable professeur Got .
Celui qui a commencé à nous ligoter aux sièges de nos voitures en 1973 pour notre sécurité.
Puis a ligoté nos enfants sur les sièges arrière en 1978, pour leur sécurité.
Puis de nouveau nous, en amenant le ballot de clopes à 5 €.
Comme ça ne le satisfaisait manifestement pas, que nous continuions de mourir sans vergogne, même ceux qui ne fumaient pas, il a trouvé un truc: On meurt à cause du tabac, même quand on ne fume pas, on meurt de l'alcool, même quand on ne boit pas exagérément. Bref, bien que s'apercevant avec stupeur que la vie est une maladie mortelle à 100% et frappe tous les êtres vivants, il n'en démord pas, le tabac est coupable.
Le gouvernement l'a enfin écouté et voté une loi qui rend le tabac hors la loi sauf dans la rue (jusqu'à quand ?) et chez soi (jusqu'à ce qu'une milice de locataires surveille les effluves qui sortent de votre appartement et vous désigne à la vindicte publique en cas de volute suspecte.. ).
Il atteint enfin le couronnement d'une carrière consacrée essentiellement à gâcher la vie de son prochain sous prétexte de préserver sa santé.
En fait, cet aimable imbécile ne s'aperçoit même pas qu'il est la dupe d'une société qui a décidé que les soins coûtaient trop cher, même aux compagnies d'assurance, et que si nous devions mourir en mauvaise santé, que ce soit au moins parce que nous sommes restés rentables jusqu'à un décès qu'on espère antérieur à l'âge de la retraite (mais pas pour tous, sinon il deviendrait délicat de continuer à prélever des cotisations pour des retraites qui ne seraient jamais versées.)
J'arrête là car mon oreille est attirée par la dette publique. Ce truc qui a un aspect assez curieux car, selon des explications qu'on croirait dictées par J.M.Sylvestre, elle serait essentiellement due aux sous versés aux pauvres.
Ca paraît curieux car si les pauvres touchaient tous ces sous, ils ne le seraient pas et puisqu'ils le sont toujours, deux explications gênantes se profilent: soit il y a beaucoup plus de pauvres qu'on veut nous le faire croire, soit ces sous ne sont pas versés aux pauvres, mais alors, à qui ?
Je n'ai pas de réponse, en tout cas pas de réponse satisfaisante à cette question angoissante.
Je vous laisse y réfléchir.
Ramassage des copies dans quatre heures...

vendredi, 26 janvier 2007

On peut se faire des cheveux...

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L'exemple vient d'en haut, ainsi, notre candidat unique de son parti vient de valider à l'échelon gouvernemental une pratique qui amène directement l'employé moyen à l'ANPE s'il se fait gauler.
Je veux parler de la célèbre activité dite "perruque" qui a cours, normalement de façon discrète, dans les entreprises.
Cette activité, vieille comme le salariat, consiste à bosser pour son compte pendant les heures de boulot et avec les outils de la boîte.
Elle est envisagée, avec plus ou moins d'indulgence, par le patronat, selon qu'il la considère comme une formation peu chère si elle n'est pas trop envahissante, ou comme un détournement des biens de l'entreprise quand il y a abus manifeste, ou pire encore, quand la dite "perruque" fait carrément concurrence à l'entreprise.
Notre candidat semble bien se trouver dans ce dernier cas.
Et il serait bien vu que son patron le vire, surtout que l'activité parallèle est particulièrement voyante, d'autant plus voyante que les camarades de travail du "perruquier" le dénoncent à tous les coins de page des quotidiens...

Ce serait faire oeuvre de salubrité publique car il me semble bien que ce lascar est payé, entre autres, avec mes sous et que j'aimerais bien que mes sous ne servent pas qu'à assurer une publicité pour un produit qui ne m'emballe pas vraiment.

Le libéralisme féroce gagne du terrain, même à gauche, car c'est bien la première fois que je me surprend à souhaiter le licenciement de quelqu'un...