mercredi, 18 juillet 2007
Lagarde ne meurt pas.
Mais se rend à l'Assemblée Nationale...
Mme Lagarde, cette ..., j'allais écrire "cette s...", bref, cette... pas mignonne du tout (c'est vrai qu'elle a un côté
"3615 Domina" assez inquiétant), après nous avoir traité tous, sans distinction, sauf peut-être ceux qui sont DG ou au-dessus, de fainéants, trouve le moyen de faire très fort dans le symbole " Gouvernement de tous les Français", tout comme on a un "Président de tous les Français" (surtout ceux qui ont les gènes du yacht de 60 m et de l'appartement de 250 m² à Neuilly).
Donc, cette Lagarde, qui ne se rend pas, tout au moins pas souvent, chez Emmaüs, a réussi un coup de maître, sans même le coup d'essai avant.
Cette maîtresse femme, qui a commencé sa vie ouvrière en trimant durement dans un bureau pour une misère comprise entre 1 et 1.5 million de $ par an, nous expose sa vision d'une société où la valeur travail et la solidarité envers les plus faibles sont des valeurs phare de son engagement.
Qu'on en juge: Elle a trouvé sans problème majeur environ treize milliards d'€uros pour permettre à moins de cent mille personnes d'échapper à leur devoir de contribuable (les élections ont clairement montré que les 10% de Français qui possèdent la moitié de la France, trouvant les frais d'entretien de leur patrimoine trop élevés, avaient réussi à convaincre un maximum de va-de-la-gueule que leur intérêt était celui de ceux qui les tondent).
Soit.
Là où je la trouve très forte dans la portée symbolique, c'est que, dans la foulée, elle a aussi réussi à trouver 25 millions d'€uros pour permettre aux sept millions de personnes qui vivent ( survivent ?) sous le seuil de pauvreté dans la France du XXIè siècle.
Le premier chercheur de poux dans la tête, même pas communiste, sachant se servir d'une calculette à 5 € peut se rendre compte que pour notre Lagarde prétorienne, il y a au moins deux catégories de Français.
Le bon, le Français haut de gamme, est estimé à 130.000 € pièce.
Le mauvais, autant dire le pauvre, le Français bas de gamme, est estimé lui, à environ 3 € le bout...
La liberté est apparemment celle du renard dans le poulailler.
L'égalité est apparemment celle de quelques uns devant la fortune et du bas peuple devant l'impôt.
La fraternité est apparemment une valeur passée de mode, surtout quand on a le pouvoir.
Une République comme celle qui se dessine ressemble de plus en plus à celle de la Grèce antique.
Sauf que nous sommes les Ilotes...
Et les Ilotes étaient des esclaves à qui on accordait essentiellement le droit de se taire...
Quand on pense que le credo dit "libéral" est de laisser à l'Etat ses fonctions "régaliennes", soit la justice, la police et l'armée, c'est à dire de faire payer par le bas peuple des impôts qui ne seront utilisés que pour protéger les avoirs et les pouvoirs d'une caste minimale en nombre et maximale en richesse, ça montre que le temps a fait largement oublier les promesses de 1789...
21:45 | Commentaires (4)
mardi, 03 juillet 2007
Flux et reflux...
Flux et reflux ne font pas forcément marrer...
Non !
On m'aurait donc menti.
Ainsi, parmi les mille raisons qui auraient dû me pousser à voter pour NS (non, non, il ne s'agit pas de Notre Seigneur. Quoique...) il y avait, entre autres, "une diminution drastique de la délinquance des mineurs" grâce à une politique fermement menée par le Ministre de l'Intérieur d'alors, aujourd'hui Président.
Politique fondée sur la théorie du coup de pied au cul.
Une foi élu, notre ancien Ministre de l'Intérieur aujourd'hui Président, choisit de nommer Madame Rachida Dati, une jolie jeune femme, Garde des Sceaux.
Madame le Garde des Sceaux prenait hier sa plus belle plume pour écrire dans Libé les deux phrases suivantes autant que consécutives "Mais la délinquance des mineurs évolue. Elle a augmenté de 40% ces cinq dernières années."
J'aurais pu prévenir NS qu'à force de s'entourer de Judas il finirait par être trahi...
Ce n'est hélas que le premier coup de poignard dans le dos.
A peine est-il tancé par la Commission Européenne pour le détestable manque de qualité de l'eau en Bretagne (déjà que le buveur d'eau de robinet paie 82% de la facture d'épuration alors que le principal pollueur n'en paie que 4%, il devra en outre casquer 28 millions d'€ d'amende pour que le bichonneur de cochons continue à saloper l'eau.) que la même Commission lui fait remarquer, et sur un ton peu aimable, que la dette de la France à augmenté de plus de deux points de PIB entre 2004 et 2006 pour passer de 64.5% à 66.7 % du PIB, tout ça après nous avoir expliqué que la brillante réussite économique de la France éblouissait nos voisins.
Entre parenthèses, ça en dit long sur l'habileté des économistes qui trouvent que la gauche dépense tous les sous...
Du coup j'ai un peu peur.
Se profile à l'horizon la mise en application en deux étapes de l'aphorisme présidentiel "travailler plus pour gagner plus".
La première étape ne fait, hélas, aucun doute. Ce sera "travailler plus".
On est prié d'attendre quelques siècles pour la deuxième étape...
Bref, notre nouveau président s'est fichu tout seul dans la panade avec ses promesses et des explications qui montrent essentiellement qu'il s'est planté quand il était en action.
Plus qu'à espérer que, maintenant qu'il est en haut, il s'abstienne d'aggraver les choses.
Sans compter qu'avec sa façon de nous jouer "l'Homme pressé" il risque de finir d'un infarctus avant la fin de son mandat...
20:55 | Commentaires (9)
vendredi, 22 juin 2007
Ah les vaches !
On a vu il y a quelques années que, pour avoir oublié que les vaches étaient faites pour manger de l'herbe, les fermiers fous ont fini par inoculer leur maladie aux vaches.
Un autre oubli risque bien d'avoir des conséquences aussi néfastes.
Les fermiers neozélandais ont ainsi découvert dans leur cheptel une vache magique, quasiment une publicité Danone: La vache écrémée et riche en omega 3 !
Du coup, ils veulent appliquer une thérapie génique au cheptel mondial pour transformer nos observatrices ferroviaires en publicité Danacol !
Ils ont juste, comme d'habitude, oublié le détail qui tue.
Le lait des vaches est prévu, au départ, pour nourrir les veaux, pas les actionnaires de l'industrie agro-alimentaire.
D'ici qu'on nous taxe, dans quelques années, pour financer un programme de recherche destiner à arrêter la misère démographique bovine, because mortalité infantile élevée chez les veaux, il n'y a pas des kilomètres.
On n'a pas fini d'être étonné par les visées à courte vue de nos élites diverses...
07:40 | Commentaires (9)
mardi, 19 juin 2007
Et dire qu'on les paie pour ça...
Ca faisait longtemps que je ne vous avais parlé de J.M.Sylvestre, non ? Eh bien je dois vous avouer aujourd'hui que ce pauvre garçon a bien baissé. Que dis-je, il est carrément diminué.
En plein trip depuis la victoire de son héraut du libéralisme sauvage, plus sauvage que libéral, il erre d'une chronique à l'autre, quasiment défoncé à l'optimisme béat, il en oublie ce qu'il a appris en CM2, les proportions.
Ce matin, et je hais les matins depuis que je suis obligé d'aller faire la fortune de quelqu'un d'autre (avant j'allais aussi faire la fortune de quelqu'un d'autre mais, au moins, j'en retirais des revenus plus que substantiels), ce matin, donc, j'écoutais France Inter d'une oreille distraite en me demandant comment travailler moins pour gagner plus ( en fait, comment ne plus travailler et gagner plus).
J'ai bien eu une idée hier mais Douce Moitié s'est élevée avec vigueur contre icelle, m'expliquant aigrement que si elle condescendait à aller me voir à l'hôpital, ce qui ne l'amusait que modérément, aller me voir en prison, il n'en était pas question.
Vous savez comment sont les femmes. La mienne est pire.
Revenons à nos Sylvestriens moutons. Mon J.M. préféré s'est donc lancé dans une exgégèse des résultats électoraux qui puisse coller avec ses vues en matière économique.
Et c'est là que, soudain victime d'une chute brutale d'entendement, il assène à l'auditorat de France Inter une ineptie qui nous fait douter de ses capacités, déjà amoindries par la lecture quasi exclusive de magazines comme l'Expansion ou les pages saumon du Figaro (j'écris "quasi" car, de temps à autre il lit "Votre Argent" et surtout Voici pour avoir des nouvelles de son président). Il nous dit " Avec la TVA sociale, l'électorat s'est demandé si on n'allait pas lui reprendre d'une main ce qu'on lui donnait de l'autre avec les réformes fiscales" !
Oui ! Il a osé bafouer d'une phrase ce que des instituteurs, des hussards noirs de la République, ont voulu lui faire entrer dans le crâne à coups de règle sur les doigts: l'arithmétique. Cet aimable contempteur de John Maynard Keynes ne s'est même pas aperçu qu'en la matière il était tout de même question de faire payer par 60 millions de va-de-la-gueule (la TVA, même le bébé la paie pour sa couche-culotte) les 15 milliards d'€ offerts à 250.000 happy-few par notre Sarkozy (que son nom, etc...).
Non content de nous sortir cette conception personnelle de l'égalité des citoyens devant l'effort de solidarité, il se met à aboyer avec les loups contre François Borloo, coupable à ses yeux d'avoir balancé avant le deuxième tour, celui qu'on voulait nous jouer. Avec un argumentaire émis par d'autres et qui dit en substance "on pouvait les baiser en douce et cet imbécile leur demande à voix haute de se déshabiller avant !".
(En fait j'avais pensé à quelque chose de plus cru mais Mab me rappelle à l'orde quand je deviens grivois.)
Bon, d'accord, ce ne sont pas les termes exacts mais c'est bien l'esprit du dicours...
Cet imbécile (ces imbéciles ?) auraient eu le minimum de culture qu'a Jacques Chirac et qu'ils se vantent de n'avoir pas (que son nom soit honni ! Aujourd'hui c'est jour de lèche.) il auraient retenu de Rivarol, qui était de leur bord et pas un dangereux démocrate, qu'il avait écrit "Le peuple accorde ses faveurs, jamais sa confiance."...
11:10 | Commentaires (5)
mardi, 12 juin 2007
ça ne manque pas de sel.
J'ai appris aujourd'hui une nouvelle d'ordre commercial qui me laisse rêveur.
Saviez vous qu’il existait un moulin-à-poivre/broyeur-de-gros-sel électrique et autonome ?
Oui ! Vous avez bien lu : moulin-à-poivre/broyeur-de-gros-sel électrique et autonome !
Eh bien, c'est un appareil magique (probablement une modification de vibromasseur, vu l'esthétique de la chose, reproduite fidèlement en tête de cette note) qui vous permet, comme n'importe quelle salière ou n'importe quel moulin à poivre fonctionnant à l'huile de coude, de saler et poivrer ce que vous avez dans votre assiette, mais en plus, au lieu de vous user les doigts, il use les piles que vous allez acheter en vous usant les jambes.
Mieux encore, en appuyant sur le poussoir qui met le truc en route, une lampe s'allume "éclairant votre assiette, ce qui vous permet d'assurer l'homogénéité du dépôt de sel ou de poivre sur votre mets préféré " (au moins vous savez avec précision le pourquoi de votre hypertension).
D'humeur joyeuse, j'éclate de rire et mon patron, qui n'aime pas que son personnel rie (il prétend que si les gens sont heureux au boulot, c'est qu'ils ne travaillent pas assez) vient me voir et demande " qu'est-ce qui te fait rire comme ça ?".
Je lui montre la pub et là, il m'assène la nouvelle qui me fait douter de l'intelligence en général et de celle de l'espèce humaine en particulier : " Tu sais que ce truc est un des produits qui marchent le mieux ? J'en vends des tas à la boutique ! Comme des petits pains ! On fait une super marge dessus ". Immédiatement après, de peur que je lui réclame une augmentation, il ajoute "Heureusement qu'il y a ça, d'ailleurs, autrement je ne sais pas comment je pourrais assurer les paies... "
Du coup, je ne suis pas sûr que ça serve vraiment à poivrer les steacks.
Mal pensant que je suis, je me demande plutôt si ça ne sert pas à épicer la vie de couple...
19:20 | Commentaires (12)






