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mardi, 13 mars 2007

Maréchaaaal ! Nous voilààà....

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Ces jours-ci, j'ai eu la preuve que les Français n’ont sur le fond, que peu changé depuis 1942.
Notre aspirant calife, souffrait d’un strabisme divergent qui le faisait déjà loucher vers Blum.
Nonobstant une condition de fils d’immigré, d’origine juive de surcroît, il a décidé que finalement, il accentuerait ce strabisme en louchant aussi du côté de Brasillach.
Il a élevé la valeur Travail au rang de slogan électoral, il aime aussi la Famille (même s’il est réticent à l’idée du regroupement familial), il trouve que la notion de Patrie doit être ravivée (aimez-la ou quittez-la), bref, notre petit Nicolas prends l'eau.
A Vichy…
Il s’est mis dans l’idée que surveiller l’immigration, c’était bien, mais que créer un Ministère de l’Immigration accolé à un Ministère de l’Identité Nationale, ce serait mieux.
Le plus surprenant n’est pas que le petit Nicolas se découvre une inclination pour l’extrême-droite, non, le plus consternant c’est que sa trouvaille ne l’a pas fait chuter d’un point dans les sondages.
Devrons nous attendre la création d’un Commissariat aux Questions Arabes pour voir se réveiller les quelques vieux Français qui n’ont pas été mouillés dans la collaboration.
Il en reste qui ont souvenir d'une sombre histoire de questions juives...

vendredi, 09 mars 2007

On se fout de moi !

Je viens de regarder quelque chose qui me fiche le moral dans les chaussettes: les infos sur A2.
Un truc toutefois m'a fait rire de bon coeur, Roland Petit qui crée un ballet à l'Opera, le vrai, le palais Garnier: "La recherche du temps perdu" de notre national Marcel Proust.
Ca vous a une autre gueule que Zizi Jeanmaire aux Folies Bergère, mais faut pas rêver, surtout quand le créateur du ballet vous assène "je n'ai pas lu les dix-huit volumes de La recherche, mais dès le début j'avais en tête ce que je voulais". Une des ballerines pressenties pour un rôle dont elle ignorait tout du personnage y alla de son couplet sur son ignorance du sujet "mais en quelques mots de Roland, je savais tout de la Recherche" que, comme son patron elle allait relire.
Ca m'a remémoré une (vieille, très vieille) interview de Sylvie Vartan expliquant que, pendant ses vacances, elle aussi allait relire "La Recherche".

C'est fou comme on peut "relire" une oeuvre qu'on n'a pas lue.

Longtemps je me suis couché de bonne heure, et la lumière à peine éteinte, je pense à tous ceux qui devraient lire "Du côté de chez Swann", avant de le relire...

samedi, 03 mars 2007

L'art d'être grand'père...

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Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille, au lieu d'applaudir à grand cris, comme il se doit, commence à se chamailler.
Le plus beau bébé, c'était ma fille dit la mère de JJF,.
Ah non ! C'était mon fils, dit la mère de l'Ours, plus connue sous le nom de Douce Moitié.
Pas du tout, c'est le mien ! Prétendent en choeur JJF et l'Ours.

Plus réservé (je sais que, d'après ma mère, le plus beau bébé c'était moi), je me contente de féliciter chaleureusement JJF pour sa brillante contribution au patrimoine génétique de l'humanité. Puis, j'admire raisonnablement la nouvelle venue.
Je suis de plus en plus raisonnable et de plus en plus convaincu que c'est - peut-être - la plus belle puisqu'il me semble déceler certaines ressemblances entre elle et votre serviteur.
La délicatesse de ses mains de sage-femme (déjà !), son air renfrogné à l'idée d'être sortie d'un endroit chaud, confortable et sûr, pour arriver brutalement dans un monde froid (la température ambiante vient de s'effondrer d'un coup de quinze degrés et c'est beaucoup pour un bébé), son aptitude, à coup sûr copiée sur moi, à râler quand le repas tarde. Bref, tout de son grand'père.
Il me tarde de la traîner dans des endroits où ses parents ne l'emmèneront pas (les bistrots) pour l'entendre raconter des trucs qu'il ne lui viendrait pas à l'esprit de raconter à ses parents (comme je suis curieux, ça me fera des notes pour meubler mon blog).
En fait, c'est vrai que c'est la plus belle, rien que pour m'avoir rajeuni de 35 ans....

jeudi, 01 mars 2007

J'ai pas de solution mais j'ai un coupable !

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J'écoutais les infos (je suis accro à la politique) et plus particulièrement celles qui traitent de l'économie.
J.M.Sylvestre est en vacances, d'autres peuvent donc donner leur avis sur la marche du monde sans se faire traiter de communiste -voire de "Moscoutaire"- quand ils remarquent que le déséquilibre entre le capital et le travail penche de façon un peu voyante du côté du capital...
Pendant ses vacances je profite pleinement des analyses de dangereux gauchistes -tels B.Maris- mais, malgré tout, je constate avec un certain désarroi que finalement, ils connaissent assez mal leur boulot.
Je m'explique: on nous rebat les oreilles du manque de compétitivité, qui nous coûterait des part de marché à tire-larigot, du coup on évitera de faire remarquer à ces émules de Friedman que l'Allemagne, qui verse des salaires plus élevés, des retraites plus élevées, travaille plutôt moins que nous en heures/semaine, a une productivité plus faible que la nôtre en $ de PIB par heure de travail, bref ils travaillent moins, sont payés plus chers et sont moins productifs.
Donc, malgré ces handicaps qui, s'ils se présentaient chez nous seraient "insurmontables et nécessitent des réformes urgentes", l'Allemagne a une balance commerciale insolente, une croissance supérieure de l'ordre de 31% à la nôtre (2.5% vs 1.9%).
Je pense avoir une idée sur le pourquoi de la chose. Contrairement à ce que l'on entend ressasser à longueur de bulletin d'infos, ceux qui ne sont pas compétitifs ne sont pas les salariés (pas payés assez chers pour avoir réellement un impact sur les coûts), pas les charges (les entreprises sont, de plus en plus, exemptées de charges, de peur qu'elles ne délocalisent, le smicard fraîchement embauché, pour peu qu'il ait plus de 50 ans voit sont salaire versé à 30% par le contribuable), pas l'impôt sur les bénéfices, pas plus élevé qu'aux USA avec leur croissance de plus de 5%, pas la peur de la spoliation des héritiers des entreprises par un état tentaculaire (les droits de succession sont, en France les plus bas du monde occidental).
Ne reste qu'un coupable. Celui qui empêche l'investissement faute de moyens, celui qui empêeche toute recherche et développement, faute de retour assez rapide, celui qui empêche toute redistribution de la richessse, qui pourrait relancer la croissance, celui qui voit sa mise rapporter 5 à 7 fois le taux d'inflation (même les banque, pourtant rapaces et cyniques n'osent pas).
Je viens de citer le fauteur principal du manque de compétitivité de la France : L'Actionnaire ! Il empêche le citoyen de dépenser, lui-même ne peut dépenser tout ce qu'il a, bref c'est un frein !
Il faudrait effectivement procéder aux réformes nécessaires, pas forcément de la façon prévue par J.M.Sylvestre, mais s'il a une once de bonne foi, il admettra sans doute que son patron est coupable...

dimanche, 18 février 2007

Mes yeux, sans se fermer, ont attendu le jour.

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Vous ai-je déjà parlé du réveil de Douce Moitié ?
Surtout la nuit, où le bordel ambiant d'une nuit plutôt douce pour une mi-février altère notre sommeil?
Ben voilà, cette nuit, justement, j'ai vu, et surtout entendu, Douce Moitié jaillir de la couche conjugale,
"Belle, sans ornement, dans le simple appareil
D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil."
comme disait Néron dans Britannicus, Belle, oui, sans ornement, certes, mais dans une rage...
Heureusement, à la maison, les armes n'ont pas droit de cité. Sinon, elle eût tôt fait de transformer les sérénadeux nocturnes de sous nos fenêtres en gros titres des quotidiens du matin. Cela dit, elle les fusille malgré tout de menaces bien senties dont les chevaliers du guet ne sont pas la moindre. Cette nuit donc, Douce Moitié sortit de Britannicus pour me plonger dans l'horreur d'une profonde nuit (j'aime bien retrouver mes Racine ce matin). Ses menaces de noyer les amoureux guitaristes et l'objet de leurs désirs, d'abord sous des bassines d'eau, puis de menaces et enfin d'huile bouillante firent sortir les mômes de notre rue plus vite que votre serviteur de son lit...
Il faut dire que la température était clémente (plus que Douce Moitié), le temps printanier, les piafs eux-mêmes piaillaient ne sachant plus si c'était le vraiment le jour.
Le samedi était de fête et le lendemain dimanche, comme dans les rêves.
Tout se liguait pour pousser les jeunes gens à essayer toutes sortes de stratégies pour amener les jeunes filles à se rendre à leurs arguments, en fait, à jeter leurs sous-vêtements par terre et à se ruer dans les bras de si fins tacticiens. Outre le fait consternant que, contrairement au proverbe, on peut prendre plusieurs fois les oiseaux dans le même nid (ces gamines, c'était clair, allaient se faire avoir), un autre fait, tout aussi consternant et aussi immuable se vérifiait : on peut faire plein de misères à Douce Moitié, lui voler son porte-monnaie, l'emmerder à visiter des appartements qui ne lui plaisent pas, soutenir Sarkozy devant elle et autres inepties, mais, mais...Troubler son sommeil est impardonnable !
Elle prétend mal dormir, alors qu'elle n'est dérangée que par le lever du jour ou la faim qui me pousse à préparer son petit-déjeûner.
Bref, comme beaucoup, elle se plaint de son sommeil alors qu'en fait elle lui reproche surtout d'en sortir.