mardi, 09 décembre 2014
L'ère de rien...
Je profite de quelques µs de paix pour vous dire quelque chose, lectrices chéries.
Heure-Bleue dort. Enfin, ronfle. Merveille dort.
Le petit déjeuner de l’une est prêt.
Le petit déjeuner de l’autre est dans les limbes. Quand elle a fini d’hésiter sur ce qu’elle voudrait bien ingurgiter, il est l’heure de déjeuner…
Quand Merveille est là, je passe la journée entre une procrastinatrice et une hésitante.
J’ai l’impression que le jour dure trente-trois heures.
Je profite donc que l’une se demande si elle va s’éveiller ce matin ou cet après-midi et que l’autre hésite à ouvrir l’œil pour vous rapporter quelques propos sans intérêt aucun, qui furent tenus dimanche matin.
Tornade, Heure-Bleue et votre Goût adoré, vaquant à des occupations genre faire les lits et tout ça, commentions vaguement les désordres du monde.
Oui, on est comme ça, les grands sujets nous rebutent d’autant moins que nous avons des solutions pour tout. Tornade, assez ferme, verrait bien un Créateur genre Fouché du cosmos, ramener tout le monde dans le droit chemin à grands coups de pieds dans le fondement.
Heure-Bleue, moins spontanée et plus fataliste lança alors « Pfff… De tous temps les hommes se sont fait la guerre… »
- Ah mais non ! Qu’elle a dit Tornade.
- Ah mais non ! Qu’il a dit le Goût.
Nous avons tous deux rappelé à Heure-Bleue que la méthode du coup de gourdin pour aplanir les différends n’avait cours que depuis environ huit mille ans.
De réflexions en papotages, j’en vins à remarquer que le premier péché répertorié dans l’Histoire de l’humanité était quand même le meurtre, Caïn estourbissant prématurément son frangin..
Tornade remarqua alors qu’en y réfléchissant un peu, Ève n’était pas pour rien dans cette bavure car elle préférait de façon scandaleusement voyante « ce petit con d’Abel ».
J’ai fait remarquer à Tornade que c’était peut-être parce qu’Ève s’était fait faire Caïn pour piquer Adam à Lilith, quoique, selon certaines versions il avait sévèrement cocufié Ève avec la blanche Lilith.
Je ne sais plus laquelle a alors décrété que « bref, il y a la guerre parce que, comme d’hab, un mec a encore pensé avec sa b… »
Je me suis bien gardé de dire que, comme d'habitude, dès qu'il y avait deux femmes et un mec, une essayait de le piquer à l'autre...
09:18 | Commentaires (8)
lundi, 08 décembre 2014
Au dessus d’Eloi…
Je consulte régulièrement l’état –misérable- de notre compte joint sur Internet.
Je ne fais pas ça pour faire comme Picsou mais plutôt pour me la jouer Scrooge car je sais qu’Heure-Bleue déteste que je lui dise « mollo ! On n’a que treize €uros pour aller jusqu’à Noël 2023 ! »
Surtout quand elle a décidé d’ajouter quelques babioles dans les souliers de Merveille et P’tite Sœur.
Je me demande, suite au « rabibochage » d’Heure-Bleue et de l’Ours après leur chamaillerie, si les deux fillettes ne chaussent pas du 85 ou du 98…
Revenons à nos moutons de la banque.
Je clique donc sur le raccourci du répertoire « trucs utiles » créé à cet effet.
Répertoire de raccourcis Internet qui me permet d’accéder rapidement à :
- La CPAM, pour savoir combien de franchises ils ont trouvées pour rembourser rien du tout.
- La CNAV, pour constater qu’ils n’ont pas augmenté nos retraites et se sont arrangés pour nous les verser en retard.
- Le service client GDF, pour m’apercevoir qu’ils ont remboursé avec retard le trop perçu des factures de l’année.
- Le service client EDF qui constate avec désolation qu’il ne me prélèvera que 30 € ce mois ci au lieu des 38.22 des mois précédents.
Et enfin la banque !
« Pour mieux nous servir » et « être plus à notre écoute », quelle bande de farceurs !
La banque a décidé de modifier entièrement l’apparence de sa page d’accueil.
Du coup mon écran de 23 pouces ressemble à ,un smartphone géant particulièrement laid.
Je me précipite donc à la recherche des mauvaises nouvelles habituelles, celles qui me font craindre un réveillon de Noël genre paquet de coquillettes.
Et « de-quoi-t-est-ce-que-je-m’aperçois-je-t-il ? »
Le récapitulatif a changé totalement d’allure.
Auparavant il était sérieux, avec une colonne qui me disait à qui j’avais donné des sous que je n’avais pas vraiment, une qui me disait quand je l’avais fait, une qui me disait de combien j’avais troué le pécule de la banque.
La dernière colonne, rarement active, remarquait tristement de combien on avait renfloué notre compte joint…
Tout était clair, même si c’était souvent sombre.
Eh bien tout a changé !
Les deux dernières colonnes ont été rassemblées, un signe « - » et un signe « + » minuscules indiquent le sens de la transaction.
Et une colonne absolument scandaleuse d’indiscrétion a été ajoutée à un tableau déjà fort triste.
Une colonne qui indique, selon le destinataire du paiement « Alimentation », « Loyer », « Week-end, vacances », « vie quotidienne », « internet/téléphone », « restaurant », un idéogramme représentant un porte-monnaie apparaît quand les organismes de retraite nous versent note aumône mensuelle.
Nous sommes fliqués avec de plus en plus de précision !
Je n’ose même pas penser à une promenade dans les sous-bois.
Non qu’Heure-Bleue soit frileuse mais elle a peur des bestioles et moi de voir un drone renseigner la banque…
10:31 | Commentaires (8)
dimanche, 07 décembre 2014
Cet air irlandais.
Il y a déjà un moment, Heure-Bleue et moi, sur les conseils d’un dentiste, nous avons acheté un appareil qu’il nomme pompeusement « hydropulseur », connu sous le nom de « water-pik » et que nous appelons « kärcher à dents »
L’original n’étant plus disponible depuis des années, je me suis rabattu sur un machin chinois disponible sur le Net.
Comme la plupart de ces trucs, on m’explique que c’est pas cher et à l’usage, je m’aperçois que ça ne vaut pas plus.
En réalité, ça vaut même moins car si l’original vaut une centaine d’€uros, l’ersatz en coûte une cinquantaine. Comme prévu, l’original ne pouvait pas durer plus longtemps que la copie puisque tous deux originaires de la même usine.
Pourquoi ce long préambule sur un sujet aussi inintéressant que possible ?
Parce que, après une petite année de mauvais et déloyaux services, le « kärcher » déconne sévèrement et la pompe s’amorce mal. Je dois donc faire preuve de ce qui manque cruellement à Heure-Bleue : la patience car apparemment je suis le seul à pouvoir faire fonctionner cet engin.
Ceux qui connaissent la lumière de mes jours savent qu’elle a parfois du mal à trouver ses mots.
Du coup, Heure-Bleue me trouve « relou »…
Régulièrement donc, l’ange de douceur qui partage mes jours, jamais à court d’un néologisme douteux, me jette depuis la salle de bains « Minoooouuu ! Viens me bouziner le machin ! »
Vous savez bien, lectrices chéries, comme ce genre de saillie ( !) met en route l’esprit mal tourné de votre serviteur.
Chaque fois, je ricane, ça l’agace, elle me jette un regard mauvais et tout ça me met en mémoire la chanson de Colette Renard « Les nuits d’une demoiselle ».
Pleine de promesses qui commencent comme ceci :
Je m’fais sucer la friandise
Je m’fais caresser le gardon
Je m’fais empeser la chemise
Je m’fais picorer le bonbon
Et finissent comme cela :
Je m’fais chevaucher la chosette
Je m’fais chatouiller le bijou
Je m’fais bricoler la cliquette
Je m’fais gâter le matou.
On peut désormais y ajouter « je m’fais bouziner le machin »…
08:51 | Commentaires (7)
samedi, 06 décembre 2014
Ehique étique…
A lire certaines choses, il me revient la remarque d’un vieux collègue plein de sagesse et parfois désespéré qui disait « A l’instant t il y a 99% de cons, à l’instant (t+Ɛ), il y a toujours 99% de cons mais ce ne sont plus les mêmes. Évidemment, il y en a chez qui Ɛ →∞… »
Lectrices chéries, ce matin je voulais donc faire une petite note sur les connes.
Puis, des années d’observation de l’humanité m'ont amené à renoncer à un projet trop vaste.
Deux détails notamment, m’ont dissuadé.
D’une part, je risque de froisser celles qui ne sont pas concernées mais ont assez de jugeote pour se rappeler qu’on est tous frappés à un moment ou un autre.
Et ça, ça me chagrine énormément.
D’autre part, ça tomberait dans le vide car, problème bien connu, les principales intéressées ne se reconnaissent jamais…
19:26 | Commentaires (4)
vendredi, 05 décembre 2014
Une veste sans revers.
Et heureusement sans boutons...
Voulez vous savoir – bien sûr que vous voulez savoir, sinon vous ne seriez pas là, à lire ces lignes- ce qui advint par la suite ?
Eh bien, cette veste ne me désola pas tant que je m’y attendais, lectrices chéries.
J’ai revu « Maigrelette » jusqu’à ce que la rentrée universitaire se profile à l’horizon.
En réalité jusqu’à la fin de l’été. Nous nous sommes vu moins souvent, nous ne nous embrassions plus, je ne tentais plus l’indiscrétion discrète, nous étions copains, de bons copains. Il est probable que si nous n’avions pas habité loin l’un de l’autre, séparés par la Seine, nous serions devenus de vrais amis. C’est une des très rares filles qui m’a fait penser que l’amitié entre garçons et filles est possible.
Même si l’idée du dérapage n’est jamais bien loin…
Oui, quand votre amie marche devant vous à contrejour et que vous constatez que les jupes sont plus transparentes qu’elle le pense, la tentation du « café des pauvres » se fait tenace.
Cela dit, nous avons passé après cette gamelle, de bons moments. Elle m’a bien aidé à des approches qui auraient autrement été délicates sans elle.
Je n’ai jamais compris pourquoi les filles étaient rassurées par la présence d’une fille aux côtés d’un garçon qui veut les aborder.
Elles auraient dû savoir qu’on n’est jamais trahi que par les siens.
Surtout les siennes…
Mon pote lui, était trop occupé avec « Boulotte » pour que nous sortions ensemble et j’avais peu de goût pour tenir la chandelle.
Il m’est pourtant arrivé grâce à « Maigrelette » une mésaventure qui repoussa à mon anniversaire le « câlin avec tout » qui me manquait.
Il me suffira de vous dire, lectrices chéries, que la solitude me pesait.
Je prêtai pas, du coup, une attention suffisante à des détails qui auraient dû me sauter au yeux.
Une fille, plutôt bien faite, qui ne plaisait pas à « Maigrelette » qui m’avait gentiment aidé à l’aborder, sembla sensible à mes fariboles était sur le point de se laisser circonvenir.
C’est un mauvais souvenir.
Nous étions au cinéma quand elle se laissa prendre la main –oui, ça commence toujours comme ça- et fut prête à se laisser embrasser.
Je n’allai pas jusqu’au bout. Même son prénom m’est sorti de l’esprit. Je me suis penché sur elle et me suis enfui.
Ne me traitez pas de dégonflé. Je veux bien être particulièrement excitant mais qu’auriez vous fait si l’objet de votre convoitise s’était mis à exhaler un parfum genre « saut-du-lit-post-nuit-très-animée » ? Hmmm ? Qu’auriez vous fait ?
Ah ! Vous le savez ! J’en étais sûr ! Je vous vois tordre le nez d’ici.
« Maigrelette » me dit plus tard :
- Ça, j’aurais pu te le dire, que cette fille n’était pas nette…
Puis, plus grossière :
- Et tu l’aurais vu aussi si tu avais regardé son cou au lieu de regarder ses fesses mais t’étais tellement pressé…
Bon, en vrai elle a dit « son cul »...
Non, la vie n’est pas toujours simple.
06:51 | Commentaires (8)

