vendredi, 23 septembre 2011
Un coup de barre ? Marx et ça repart…
Je suis abonné à une lettre d’information « newsletter » qui m’envoie régulièrement des nouvelles du marché de la location dans Paris intra muros.
Les nouvelles ont été longtemps désespérantes.
Puis elles sont devenues catastrophiques.
Elles sont aujourd’hui devenues comiques.
Figurez-vous que, selon cette « newsletter » il se trouve un bailleur pour proposer un « studio », ce qu’il y a quelque temps on appelait encore « une ravissante studette », une « chambre » il y a quatre lustres et un galetas il y a un siècle, pour la modique somme de « 700 € CC ».
Il se trouve aussi un agent immobilier pour proposer ces douze mètres carrés à la location moyennant la modique somme de « 837 € d’honoraires d’agence », ce qui fait quand même cher de l’affichette en vitrine et de la ligne de texte sur un serveur.
Un sommet est atteint quand, s’asseyant allègrement sur les textes de lois, ce duo exige une « garantie de 1400 € » au lieu du mois unique exigible.
Je propose donc de modifier cet aphorisme du curé Meslier « Le monde sera en paix lorsque le dernier tyran aura été pendu avec les tripes du dernier prêtre. » par celui-ci :
« Le logement sera enfin accessible lorsque le dernier bailleur aura été pendu avec les tripes du dernier agent immobilier. »
12:56 | Commentaires (9)
lundi, 19 septembre 2011
Le service d’ascète creuse…
J'ai entendu dire ces derniers temps que si on se précipitait sur les produits laitiers de Monsieur Unilever on aurait une réduc sur le montant de notre mutuelle, à condition, bien sûr, que ce soit la bonne.
Youpee ! Diront ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur cotisation.
Aïe ! Diront ceux qui voient venir les assurances avec leurs gros sabots.
Nous avions tous remarqué la tendance des compagnies à assurer l'absence du risque pour lequel vous contractez une police d'assurance.
Vous vous êtes sûrement aperçus que si vous vouliez vous assurer sur la vie, vous deviez être en pleine forme, que si vous vouliez vous assurer contre le vol, il vous fallait vivre dans un coffre-fort et qu'il était bien vu de vivre sans chauffage et manger froid si vous vouliez éviter des histoires avec votre contrat incendie.
Est enfin arrivé ce qui nous pendait au nez en matière d'assurance santé: La surveillance de nos assiettes !
Le début est, comme à chaque fois, séduisant au premier abord: Si vous achetez ceci ou cela, vous aurez, comme pour votre bagnole si vous la laissez au garage, un bonus.
La suite, comme à chaque fois va l'être beaucoup moins.
Méfiant comme je le suis, mais confiant dans la rapacité bien connue des « acteurs économiques » comme disent les chroniqueurs financiers -qui ne vont sans doute pas tarder à nous expliquer combien c'est bon pour tous et surtout pour la Bourse-, je vois poindre derrière ce mini-bonus le maxi-malus...
Après nous avoir accordé, sur la foi de tickets de caisse, une remise de 40 € -par an, ne rêvons point- si on achète des « alicaments », ces trucs qui font qu'on ne partage plus un repas avec plaisir et convivialité, mais qu'on se soigne tristement à table, il y a gros à parier qu'il nous sera réclamé régulièrement le détail de nos caddies.
On nous accordera une maigre remise sur le montant de notre prime à chaque ligne « alicament », tandis que la moindre tranche de saucisson ou part de gâteau de riz sera sévèrement sanctionnée par un malus forcené.
Comme pour la bagnole vous dis-je ! Où une année sans accroc vous accorde 5% supplémentaires de bonus tandis que le moindre clignotant cassé dans votre tort entraîne une diminution de 50% dudit bonus !
Puis, quand le système sera entré dans les mœurs, tout défaut de présentation des tickets de caisse entraînera une hausse de 25% de votre prime, de 50% en cas de récidive, le troisième défaut de présentation entraînant la suspension immédiate de votre garantie -mais pas le prélèvement de vos primes-.
Les amateurs de choucroute ou de pâtisserie seront éjectés de la compagnie, tout comme les buveurs d'autre chose que de l'eau.
L'assurance santé aura ainsi rejoint les autres assurances.
N’y seront admis que ceux qui paient des primes pour des risques qu'ils n'encourent jamais.
L'économie sera globalement gagnante car un marché noir de la nourriture s'instaurera, ce qui permettra d'avoir un indice officiel des prix particulièrement stable tandis qu’une économie souterraine des faux tickets de caisse s'installera tranquillement.
Puis, tandis que Sarkozy regardera son nouveau gamin - comme si le monde avait besoin d'un Sarkozy de plus...- s'empiffrer des stocks de nourriture saisis, il créera de nouveaux délits -il adore ça-, du type « association de malfaiteurs en vue d'une entreprise de destruction de la santé ».
Après “Big Brother is watching you” nous aurons “Big Brother is feeding you”…
09:00 | Commentaires (10)
vendredi, 16 septembre 2011
Salauds de pauvres ! En plus ils fument…
J'ai entendu quelque chose sur France Inter qui m'a fait bondir de ma chaise et a failli gâcher mon très matinal petit-déjeuner.
Il était question, comme d'habitude, des ravages du tabac sur la santé (les bagnoles, les usines et les pesticides et les engrais à doses massives sont recommandés, c'est bien connu...).
Et là, qu'entends-je ? L'archétype de la stupidité, de l'égoïsme et de la méconnaissance comptable ! Cette imbécile, championne du précepte de comptoir, jette dans mon bol de café le couplet anglo-saxon bien connu « Ces gens qui fument, eh ben ils tombent malade et après ils se font soigner gratuitement aux frais de la collectivité, aux frais de gens comme moi qui font attention ».
Ce vide vertigineux de la pensée -je m'en moque, je ne fume plus depuis un bon lustre- oublie quelques détails, d'abord que près des trois quarts du chiffre d'affaires du tabac sont censés être reversé à la Sécu.
Ergo, le fumeur cotise donc nettement plus que le non-fumeur.
Le clopeur invétéré donc, non seulement a cotisé plus que le non-fumeur mais mourra dix à vingt ans plus tôt. Du point de vue de la comptabilité, il n'y a pas de réel surcoût en matière de santé publique.
D’autant qu’il n’y aura pas de retraite à verser à ces salauds…
D’ailleurs, en toute rigueur comptable, le fumeur devrait, au nom de la juste répartition des dépenses en fonction des cotisations, selon le précepte prôné par notre Chicago-girl au petit pied (surtout au petit cerveau...), voir redistribué à sa famille, le solde non dépensé des cotisations supplémentaires réglées à chaque achat du paquet de clopes qui l’a conduit prématurément à fumer les plants de tabac par la racine.
Cette idiote bien pensante aurait continué sur sa lancée, elle n'aurait pas manqué de stigmatiser les usagers de motocyclette, qui se font soigner après une chute, que s'ils avaient pris, comme elle sans doute, un 4x4, ils auraient été à l'abri d'une chute.
De plus, en cas de choc, ils s'en seraient mieux tiré que ces imbéciles d'automobilistes, qui, bien sûr se feront soigner aux frais de sa compagnie d'assurance, ce qui va augmenter ses primes.
Ces salauds de pauvres profitent de leur misère pour vivre dangereusement et se faire soigner aux crochets de ceux qui ont eu le courage de bâtir leur richesse sur leur dos !
En fait, je ne reproche pas à ces andouilles, fort répandues, chantres de l'égoïsme généralisé, d'être ce qu'elles sont.
Je leur reproche de ne pas nous foutre la paix, de ne pas émigrer dans les pays qui pratiquent ce qu'ils appellent de leurs vœux.
A moins qu'ils ne souhaitent en leur for intérieur que ça continue comme ça.
Des fois qu'ils aient à leur tour besoin de la Sécu…
12:40 | Commentaires (5)
vendredi, 09 septembre 2011
Même les gogos tiquent…
Je viens de lire qu’une entreprise, fameuse inventeuse d’un moteur de recherche et célèbre pour sa rapacité son sens des affaires, vient de renoncer à se servir toute seule dans les rayonnages des autres.
Elle tordra le bras demandera la permission du propriétaire pour le faire.
Cette entreprise, attaquée régulièrement en justice pour une approche soviétique de la propriété qui rappelle Nikita Kroutchev –ce qui est à nous est à nous, ce qui est à vous est négociable-, vient en effet d’accepter de « négocier » avec cinq éditeurs français les droits de numérisation de leur catalogue.
Histoire d’échapper à une amende de près de dix millions d’€uros pour contrefaçon au titre des dommages et intérêts de la part de cinq éditeurs, elle accepte de discuter les conditions de numérisation des œuvres qui ne lui appartiennent pas.
Après s’être fait ramasser par la justice américaine pour une propension marquée à numériser d’abord et demander la permission après, puis par la justice européenne pour la même stratégie mais en plus ferme –on n’a pas la chance d’être citoyen des Etas-Unis-, ce rapace cette entreprise a décidé de discuter.
Seulement voilà, je commence à connaître les méthodes de gangster de ces bandits commerciales de ces «entrepreneurs » et je subodore que le lecteur français va encore se faire avoir.
Moi qui lis de vrais livres, en vrai papier, avec de vraies pages, des que j’aime tourner, qui me font paraître courts les trajets en métro, je pressens que désormais, en les achetant, je vais voir intégrer dans leur prix la rançon le pourcentage léonin que ce bandit cette brillante représentante de la liberté, de la libre entreprise et de la grandeur de l’Amérique s'arroge sur chaque transaction...
Sacrée boîte ! Non seulement quand j'utilise son moteur de recherche, il essaime ses espions ses services partout dans mon ordinateur et garde ad vitam aeternam les données que j'ai eu l'imprudence de laisser échapper et qui lui permettent de gagner des sous en les revendant.
Maintenant cette boîte me piquera désormais indirectement mon bon argent quand j'achèterai une Pléiade chez mon libraire...
09:05 | Commentaires (4)
dimanche, 04 septembre 2011
OTAN, suspends ton vol !
Et vous heures propices… à des économies bienvenues ces temps-ci, faites vous un peu efficaces avant que justement tous nos beaux projets ne soient dans le lac…
Après avoir balancé en pagaille des missiles à un œil et donné des armes qui coûtent un bras à des Lybiens, j’espère que tout ce pétrole qu’on va avoir le droit de récupérer ne va pas servir qu’à augmenter les bénefs de Total…
Qu’on pourra en avoir une substantielle part qui pourra servir à autre chose qu’à garder un triple A dont je n’ai personnellement rien à cirer vu qu’on m’explique que j’ai emprunté des sous sur les marchés internationaux alors que c’est même pas vrai !
Et que l’on ne vienne pas me dire que c’est ma retraite qui coûte.
Vu son montant et ce que j’ai cotisé, ça m’étonnerait...
D’ailleurs, pour exactement les mêmes raisons, que les acheteurs d’avions à une blinde avec piscine et terrain de golf dedans ne viennent surtout pas me dire que c’est ma « néphrectomie élargie droite » qui creuse le déficit de la France éternelle.
Ce n’est pas l’asthme d’Heure-Bleue, qui lui coupe plus l’envie de repasser que le souffle qui va trouer le plan Dépendance vu qu’elle ne dépend que de Mme CNAV, assez radin depuis toujours…
Donc, si on veut faire de vraies économies, arrêtons un peu d’aller jeter en pure perte des bijoux de technologie qui gâchent une tonne de bon explosif pour tuer deux paysans sous les rires de terroristes qui n’ont besoin que d’un sac de désherbant et deux kilos de soude pour tuer dix soldats et détruire un véhicule censément indestructible…
Vous verrez, rien qu’avec ces petites épargnes quotidiennes, on arrivera même à payer les caissières de Carrouf décemment.
Parce que, mine de rien, ces petites plaisanteries nous coûtent la bagatelle quasiment du déficit du budget.
Alors, Monsieur le chef des avions, le général du monde, le président de nous tous, si, au lieu de passer tes week-end sur la Côte d’Azur en prenant des jets privés, tu pouvais éviter de claquer un blé monstre en nous expliquant que nous, on vit au dessus de nos moyens, ça serait top.
Non ?
22:06 | Commentaires (6)

