mardi, 13 décembre 2011
Et j’entends dans mon poste TSF…
« C’est une jeune femme impénétrable ».
De quoi s’agit-il ?
Des mots du reporter à propos de la jeune femme qui défendit avec un sérieux papal la position abolitionniste de la France en matière de prostitution.
Cette phrase lourde de sens m’arrache un sourire dont l’esprit mal tourné que vous me connaissez est le principal responsable.
Mais, comme le fond assez chicanier de mon caractère l’emporte, je ne me contente pas de penser que cette dame en veut peut-être aux péripatéticiennes de n’être pas impénétrables, je remarque illico, qu’en ces périodes troublées, il est curieux que l’Assemblée se focalise sur ce débat qui ressort périodiquement depuis 1946 à chaque fois qu’il vaut mieux parler d’autre chose…
À six mois de l’élection présidentielle, j’aurais pensé qu’il était plus urgent de se préoccuper d’un chômage endémique, des difficultés des entreprises à trouver des prêts –à un taux d’autant plus élevé que les banques empruntent à la BCE à un taux qui confine à la gratuité-, des inégalités croissantes ou d’une pauvreté galopante, sans parler de l’avenir sombre d’une Union Européenne en voie de déliquescence...
A tel point qu’un Français sur huit ne peut se chauffer faute des sous nécessaires pour payer le gaz, l’électricité ou le pétrole, que plus d’un Français sur dix est sans emploi et qu’un élève sur six entre en sixième en sachant à peine déchiffrer un texte simple –ne parlons pas de le comprendre réellement-.
Et que fait la noble assemblée chargée de nous concocter une législation sérieuse, en rapport avec les problèmes les plus criants du moment ?
Eh bien elle se tâte –décidément on n’en sort pas- pour savoir si on doit punir le « client » ou la « fille de joie »…
15:17 | Commentaires (6)
mercredi, 07 décembre 2011
Il ne faut pas se fier aux appas rances...
Parmi les choses qui me surprennent, il y a l'apparente cécité du bon peuple face à un fait qui me frappe depuis 2002.
Depuis 2002 en effet, notre énervé guide suprême « aux affaires », ministre de l'Intérieur puis président de la République et, depuis ce moment là, alors qu'il a fait des patrons des media les plus puissants de France sa propaganda staffel ses amis, on est abonné aux « informations faits divers » et à une approche sécuritaire ou comptable de l’actualité, selon le contenu.
Un bourrage de crânes Une « information » qui balance sans cesse entre « la proposition d'une nouvelle loi pour punir sévèrement les auteurs de ce fait divers abominable » -en oubliant allègrement le principe de la non-rétroactivité des lois-, l’enchaînement cynique qui pousse sans cesse à faire suivre le tremblement terre par les résultats du foot et l'approche comptable du reste de l'actualité genre « la réapparition du soleil réjouit les restaurateurs qui escomptent une hausse de plus de 10% de leur chiffre d'affaires » ou « les hôteliers tablent sur une baisse de plus de 20% de leur fréquentation suite à la marée noire qui a dévasté le littoral breton » voire « le mouvement social qui agite la RATP suite à l’agression d’un conducteur de RER coûte des millions d’€uros à la Régie », on sent bien que le souci premier n’est pas la destruction des plages bretonnes ou la santé d’un machiniste.
La France est devenue une gigantesque émission « Combien ça coûte ? »…
Depuis près de dix ans on nous instille la vision d’un pays qui serait en proie aux exactions de bandes incontrôlables qui ne pensent qu’à incendier nos voitures et agresser nos vieux, de pervers qui n’attendent qu’un moment d’inattention de notre part pour se jeter sur nos enfants, les violer puis les étriper -ce qui en dit long sur l'efficacité du nettoyage efficace vanté par notre excité du kärcher-.
Sans compter la malignité des éléments qui se liguent pour foutre en l’air une économie qui ne demandait qu’à tourner du feu de dieu sans cet égoïsme malin du climat qui fait rien qu’à flinguer les espoirs de bénéfices de la gent touristique.
Nous serions, sans la vigilance de notre chef bien-aimé (on ne sait jamais…) les proies faciles d’institutions financières sans foi ni loi qu’il était temps de ramener vigoureusement à la raison.
C’est vrai quoi, « les paradis fiscaux, c’est fini ! » et « nous allons moraliser le capitalisme ».
Nous parler de morale… Lui…
Entre la « sanction inévitable» et « le laisser aller coupable dont ont fait preuve ses prédécesseurs », notre guide a su tout de suite tracer le chemin.
Il en ressort principalement que le peuple est une entité dangereuse qu’il faut mater ou formater, selon les circonstances.
Il est en effet beaucoup plus simple et moins dangereux de virer des professeurs et les remplacer par des policiers.
D'ailleurs il pratique allègrement l'inverse de ce que préconisait Victor Hugo quand il écrivait « Ouvrir une école, c'est fermer une prison ».
Il vaut mieux éviter une population capable d’analyse et de critique.
Des techniciens efficaces et incultes seront bien suffisants pour assurer les revenus des rentiers...
11:29 | Commentaires (4)
mardi, 06 décembre 2011
La route du rhume…
Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps.
Je sais que, toutes et tous, vous vous cramponnez nerveusement à votre clavier dans l’attente de nouvelles de ma santé.
Eh bien, soyez rassurés ! Le rhume ne m’a pas encore envoyé ad patres.
Même s’il se défend pied à pied pour rester dans le territoire spongieux qu’il avait conquis vicieusement sous le couvert d’un baiser de la Merveille, il recule.
Sans autres soins que votre compassion, bien cachée, certes, mais je sais reconnaître sous l'ironie apparente, le coeur trop tendre qui occupe vos poitrines...
Même Heure-Bleue, qui était prête à me laisser au rez-de-chaussée, avec les encombrants, ne m’a pas achevé d’un définitif « Crève ! Mais arrête de tousser tu m’empêches de dormir ! ».
Bref, je vais mieux…
Et je suis sûr que ça vous passionne, et peut-être même vous soulage...
12:46 | Commentaires (4)
dimanche, 04 décembre 2011
Mon magicien dose.
Parcimonieusement ses remèdes…
Oui, je sais, je n’ai finalement qu’un rhume.
Mais j’ai cru au début que j’avais une angine.
La première depuis les législatives de 1978.
Passionnant, non ?
Eh bien, animé d’une crainte -légitime, si si- je suis parti gaspiller un peu des sous de la Sécu en allant voir mon « médecin référent ».
Plein de tact, il a à peine souri à ma crainte.
Remarquant, après examen, que la prochaine angine attendrait peut-être les législatives de 2012…
Il m’a même fait une « ordonnance de complaisance », selon la terminologie Wauquiezesque, faite de médicaments non remboursés, des médicaments dits « de confort ».
Il est gentil, lui, mon médecin.
Tandis qu’Heure-Bleue, elle, manque de la plus élémentaire compassion envers celui qui partage sa vie, ses repas et sa banquette dans le bus.
Après le traditionnel «Mais tu n’as qu’un rhume ! Qu’est- que tu es chiant avec un rhume ! », il était moins une qu’elle ne s’exclame « Finalement, tu étais moins chiant avec un cancer… ».
J'ai craint qu'elle ne me batte, moi, un invalide, un malade d'un rhume !
Bon, elle n’a pas entièrement tort.
Il est vrai qu’avec le même rhume, elle reste stoïque.
Enfin, presque.
Elle geint aussi, mais différemment.
C’est plus le genre « Aïe ! Ouille ! », je souffre –presque- en silence mais je fais semblant de…
Elle refusera jusqu’à son dernier souffle d’admettre que pour un homme, une blessure par balle, un cancer, une fracture des vertèbres cervicales, ça va, ça vient.
Tandis qu’un rhume, c’est autrement sérieux…
Finalement, je me demande s’il existe, comme les « poussettes à jumeaux » des fauteuils roulants à deux places…
10:41 | Commentaires (11)
dimanche, 27 novembre 2011
L'écrit va scier.
Lectrices et –rares- lecteurs chéris, je soumets à votre sagacité le texte qui va suivre.
Rédigé il y a maintenant quelques années, ce compte-rendu d’une visite que d’autres amis et moi rendîmes à un « inventeur » de notre connaissance fut ramené à la surface du forum dont je suis un participant actif par un ami –oui, il m’en reste…- à l’occasion d’une de nos nombreuses querelles.
Il m’était, hier encore, totalement sorti de l’esprit.
D’après Heure-Bleue, en écrivant ce compte-rendu, je fus d’une grande cruauté.
Comme je ne suis doté d’une once de méchanceté, c’est à vous que je demande de juger.
En bleu, le commentaire du « rameneur à la surface ».
En italique, le texte de votre serviteur.
Je ne me souvenais pas que c'était aussi "grand"......
Le jour de gloire de Patrice.... Je ne peux m'empêcher de le citer.
On devrait le faire lire à tous les jeunes audiophiles (si ça existe)
"A TOUS (au moins ceux que ça intéressera...)
Visite chez B…
C’est jeudi et il pleut.
J’ai été désigné volontaire d’office, à une majorité quasiment soviétique de trois voix sur quatre, sauf la mienne, pour faire le compte-rendu de la visite de l’antre Bijojesque.
C’est avec un enthousiasme mitigé que je m’attelle à cette tâche titanesque.
Aidé donc en cela par un penchant aussi marqué que naturel à la digression, je me lance…
Kifs et Toan, avec un sens inné de la ponctualité qu’on croirait israélien, arrivent en retard au rendez-vous fixé. La journée s’annonce fertile en surprises. Dans une voiture déjà petite, rendue plus étroite encore par la présence d’un siège de bébé (trois places à l’arrière qu’y disaient ! Trois places d’anchois, oui !), qui vois-je ? Y.C. ! Oui, Y.C., Yves ! Un gamin de 61 ans que j’avais vu il y a un rien de temps, à peine trente ans…
A part les effets pervers de l’âge, il a peu changé, sauf qu’il est devenu un peu plus diplomate. Je veux dire par là que si le tact n’a pas adouci son sens critique et que le dialogue est toujours aussi difficile, il ne saute plus à la gorge du contradicteur à la première seconde. Il attend au moins une minute. Il est toujours aussi convaincu, sauf que ce n’est plus des mêmes choses…
En écrivant l’Enfer, Dante devait avoir la prescience de la circulation parisienne un jour de pluie… Après un voyage qui eût pu être plus long et bien pire, nous arrivons enfin à EDF.
Après avoir laissé nos papiers d’identité, comme dans le premier poste frontière venu, nous voilà contraints de traverser un site dont la disposition anarchique des bâtiments, comme leur couleur engageante, fait plus penser à une ville moyen-orientale qu’à un haut lieu de la recherche française. Non seulement il pleut, mais il fait un froid sibérien ! Moi qui plaçais EDF sur un pied que je qualifierais de « destal », je suis aussi déçu que gelé. Au bout d’une marche pénible parmi les éléments déchaînés, nous arrivons dans le bureau de B.... Malgré nos accrochages sur le forum, il ne semble pas trop mal disposé à mon égard. Et c’est là que je commets la première erreur : Je lui présente les salutations de Bbill. Son sourire, avenant, se crispe un peu. Son bon air de papy-gâteau, à la tête auréolée de cheveux blancs, se transforme un peu et laisse à penser que ce sont plutôt les gosses qui finiraient dans la cuisinière.
Bbill !!! Qu’as-tu fait à B... pour le fâcher de la sorte ?!
Après nous avoir à chacun donné un document conséquent sur ses travaux (rendez-moi mes impôts !), B… nous entraîne (encore du vent, de la pluie et du froid…) dans son antre.
Là, c’est la surprise : E.P. Jacobs est battu ! Le labo du docteur Septimus, c’est de la roupie de sansonnet à côté de l’installation anti-MDI de B... !
Après la littérature de science-fiction et les films de terreur, voici l’audio d’épouvante ! Il a brisé le mur du le 0% WAF, il atteint même le 0% HAF (Husband Acceptance Factor) !!! Malgré le flegme acquis par quelques années passées dans un endroit réputé pour son manque de calme et les risques que l’on y encourt à n’être pas d’accord avec ses voisins, j’ai un hoquet de stupeur.
Seuls le calme olympien de B... et la honte de passer pour un pleutre auprès de mes acolytes me permettent de continuer. J’ai tout de même le temps de voir un éclair de surprise dans l’œil d’Yves et un bref sursaut de panique de Toan (ne nie pas, je t’ai vu !). Seul Kifs, qu’une longue prédestination génétique à l’horreur a vacciné ne dit rien.
En fait, je ne sais pas s’il est habitué ou écrasé par l’ampleur du désastre.
Au fond de ce qui semblait un bâtiment normal mais qui est un hangar en réfection, on trouve un…On trouve… Bon, puisqu’il le faut, disons-le, on trouve ce qui devrait être un laboratoire. Celui-ci a un point qui vaut d’être souligné : Il est chauffé. Heureusement qu’il n’y a pas de machine à café, sinon, il faudrait faire encore 300 m sous la pluie pour aller pisser…
Laissons là cet à-côté diurétique et passons au vif du sujet.
La…La chaîne ? Le montage se compose (se décompose ?) d’un lecteur de CD improbable, d’une esthétique qui fait penser au lecteur de TOTO36, de deux amplificateurs de classe indéterminée (d’après B..., ce n’est ni la classe A, ni la classe B, ni C, ni D…) censé fournir une puissance constante quel que soit le niveau du signal (j’espère qu’il ne s’agit là que d’un « lapsus linguae» de notre B...).
Cet amplificateur est alimenté par deux circuits à MOS et est couplé à deux haut-parleurs montés sur des baffles plans, dotés d’une caractéristique particulière dont il sera fait mention plus loin.
Jusque là, me direz-vous, rien que de très normal, voire commun…
Et c’est là que ça se gâte. Aucune liaison entre un élément et un autre ne peut être faite simplement, je veux dire bêtement, avec deux fils.
Il y a des montages curieux, qui ne sont pas sans rappeler les postes de TSF des années 40, où l’on ne pleurait pas le cuivre, où la main d’oeuvre n’était pas chère et où la productivité n’avait pas encore fait son entrée dans le credo du premier artisan venu. Des fils de cuivre de 20/10 sont accrochés aux points les plus inattendus, arrangés par paire et affublés d’un réseau RC. Ce réseau est réglable en résistance et en capacité, selon quelle méthode ? Nous ne le saurons jamais. D’autres câbles ( ?) de liaison sont obligés de traverser des montages incongrus, constitués de plaques de cuivre et de grillage alternés. Certaines de ces plaques sont connectées à des piles, destinées à polariser certaines parties de ce…De ce truc.
L’ensemble ne laisse pas de surprendre, d’abord du point de vue de l’esthétique, ça fait un peu penser aux vieilles illustrations de « la Machine à remonter le Temps », du point de vue de la sonorité aussi.
Maître Pierre, après nous avoir présenté ses bébés, pose un CD sur le lecteur et l’écoute commence.
Le son est aussi surprenant que l’aspect.
Ma première réaction, que je garde alors pour moi, c’est que B... a réalisé le rêve de H.G.Wells ! Sa chaîne remonte le temps ! Le son qui en sort me bouleverse ! Après quelques instants d’hébétude, je reviens sur terre et me rends soudain compte que mon émotion n’a rien que de très naturel, elle est due au fait que j’entends ce que j’entendais, alors gamin, sortir du poste de TSF familial. Ce brusque retour dans les territoires de mon enfance m’avait fait oublier que Geneviève Tabouy et Pierre-Jean Vaillard sont morts depuis longtemps. Une remarque ricanante, quoique discrète, d’Yves, me rappelle dans le monde des vivants et je cesse d’attendre « la famille Duraton » pour écouter au lieu d’entendre. A ce moment, Yves Montand chante « Hollywood », il a toujours chanté faux, ça ne m’empêche pas d’aimer cette chanson, je me laisse aller au plaisir de l’écouter . Comme je me suis bien gardé de le faire remarquer sur l’instant, l’absence de grave et de réel aigu donne une impression de définition qui se révèle rapidement fausse, et, ô surprise, c’est la première fois que j’entends un baffle plan avec un son de boîte ! C’est tout à fait frappant sur les applaudissements qui saluent Yves Montand dès la fin de « Hollywood ».
Marie-Paule Belle est si fidèlement reproduite qu’à l’exception de B..., qui a mis le CD, personne n’est fichu de la reconnaître ! Tout ce qu’on peut dire de cette voix, c’est qu’elle paie un lourd tribut à Nicot… Bien que fumeur, je me sens d’accord avec l’Etat, qui rêve d’une cigarette parfaite, sans fumée, sans goudrons, sans cancer. Une cigarette avec rien que les taxes…
Bref, Marie-Paule Belle est méconnaissable sauf à y prêter une attention soutenue.
Au fur et à mesure que je l’écris, ce compte rendu s’avère des plus délicats à rédiger.
Coincé que je suis entre le marteau de l’honnêteté et l’enclume de la diplomatie. J’hésite longuement entre le comportement de l’homme qui ne mâche pas ses mots et celui qui sied à l’homme qui sait vivre en société. Barbara arrive en nous disant qu’il pleut sur Nantes, elle, on la reconnaît mieux, on en retiendra cependant que l’asthme qui l’emporta est plus frappant que la voix qui nous remua.
En fait, je n’aime pas du tout le son qui sort de ce système. Il a les caractéristiques qui poussent à acheter des mini-chaînes. Un amateur de vinyle y trouverait les défauts du CD, et un amateur de CD ceux du vinyle, aucun n’y trouverait les qualités qu’il cherche. Je ne saurais dire si la qualité toute relative des haut-parleurs « tue » les améliorations supposées de l’absence de MDI. A partir de ce moment, je n’écoute plus que d’une oreille distraite. De temps en temps, quelque défaut me crispe et me tire de l’esprit un calembour de mauvais goût, comme le son de violes, qui m’amène à penser, à une lettre près, que la justice n’a pas tort de les faire relever de la cour d’assises…
Mal placé, près du flanc vitré du laboratoire et face à l’une des enceintes, j’ai beaucoup de mal à entendre l’autre, d’où un déséquilibre marqué. Au bout d’un moment, B... nous fait remarquer que l’autre enceinte est différente et a un rendement plus faible. Une autre chose me chagrine, il est impossible de juger du bien-fondé des modifications, peut-être le son originel du système est-il pire, pourquoi pas ? Le problème est que rien n’est prévu pour faire une comparaison entre l’état actuel et l’état antérieur aux modifications.
En hôte attentionné, B... nous emmène déjeûner, la cantine, pardon, le restaurant d’entreprise d’EDF est, lui aussi, chauffé. Bonne nouvelle.
Cette généreuse entreprise ne se contente pas de fabriquer et distribuer de l’énergie, selon toute apparence elle se pique d’art…J’ai pu surprendre quelques slogans du genre « Préservons nos statues ! ».
Erreur d’interprétation de ma part, fatale et démoralisante. Il semble plutôt qu’il s’agit de « Préservons nos statuts ! ». Et moi qui croyait que l’Etat se préoccupait de l’élévation spirituelle de ses employés et tentait de les intéresser à la sculpture…
Après un repas frugal et émaillé de propos qui n’engagent à rien ni personne, nous reprenons le chemin de la tanière a-MDIesque.
Je ne prend pas plus de plaisir à la suite de l’expérimentation et, pour ne pas déranger les autres participants, Yves et moi sortons papoter dans le couloir.
Une chose cependant, Yves a apporté deux CD du même type, censés être identiques.
L’un dans l’état de naissance, l’autre « bidouillé » façon « biseautage ». Différence audible il y a, je confirme. Comme d’habitude, nous ne sommes pas d’accord sur les raisons de la différence. Nous ne pourrions tenter d’en faire le tour que sur un lecteur qui ne commet pas d’erreur. Malheureusement, le lecteur de B... a une fâcheuse tendance à se comporter comme une platine vinyle avec un disque au sillon approximatif… Au vu de l’état de surface du CD « biseauté » je parierai plutôt sur le filtrage « passe-bas » causé par des passages en mode « hold » ou « interpolate ». Ca adoucit assez nettement le son, et, sur des HP comme ceux utilisés, ça arrange bien des choses, notamment en réduisant la distorsion flagrante dans l’aigu.
Il est aussi tout à fait possible, comme je l’ai fait remarquer à Yves, que le « bidouillage » de l’anneau de clamping et du trou de centrage, réduise le voile du CD et assure un meilleur serrage du CD sur son axe d’entraînement. Il ne faut pas oublier que moins le système de focus et de tracking sont sollicités, mieux le système marche. Je serais curieux de savoir si le « ripping » des deux CD donnerait le même fichier.
Une des explications de Yves, à propos de la surépaisseur au niveau de l’anneau de clamping, selon lui responsable, supprimerait sans aucun doute le problème. Et pour cause, on ne pourrait plus fabriquer les CD…
Bref, cette visite fut décevante, pour moi du moins. Il ne reste plus qu’à espérer que le système BIJOJesque était mal réglé. Ce que je conçois bien.
Ce qu’en revanche je conçois mal, c’est comment rendre un tel système reproductible quand il voudra bien fonctionner.
Je soupçonne B... de n’apprécier que modérément ce compte-rendu, il fut pourtant fait honnêtement et sans intention de blesser qui que ce soit.
(Je dois admettre malgré tout que je préfère perdre un ami que rater un mot caustique…)"
C'est extra, comme aurait dit Léo.
A plus
A.
Voilà.
Franchement, est-ce si dur, comme commentaire ?
09:47 | Commentaires (7)

