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mardi, 08 décembre 2009

Mon ciel essentiel est sans ciel, alors, je lis sans cieux.

Sous le nez, pour agrémenter mon sandwich, je n’ai à lire que le journal.
La une fait état de « la fin de l’Histoire » en terminale.
Parmi les intervenants sur l’article, je relève deux hommes dont on pourrait penser a priori qu’ils réfléchissent à deux fois avant de sortir une énormité  qui risque bien de les rendre célèbres…

Le premier est le directeur de Sciences-Po, homme qu’on espérait capable d’argumenter de façon pas trop aisément contestable.
Il avance, pour justifier la réforme dont il est l’inspirateur que « Cela va rendre la filière S moins élitiste. »
Cette conception assez curieuse de l’excellence revient à dire que pour qu’un plat fade paraisse acceptable, il suffit d’en saloper un autre qui promettait d’être délicieux…

Le second est le ministre de l’Education Nationale.

Bon, celui-là, parce qu’il le vaut bien, a vocation à rendre l’éducation « commercialement rentable » et « politiquement présentable » ce qui n’est pas étonnant pour quelqu’un qui a fait carrière dans le commerce des cosmétiques.
Il prétend, quant à lui que « Les lycéens en S ne feront pas d’Histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas du tout de français et je n’ai pas le sentiment qu’ils soient illettrés ».
Cette belle envolée est hélas battue en brèche dès la lecture de nombre de rapports et d’articles.
C’est particulièrement flagrant lorsque l’économie canardière pousse à des économies regrettables en matière de correction…

 

vendredi, 04 décembre 2009

Une vie d’ange.

Je sortais du RER A, celui qui parfois m’emmène où je veux aller et je venais de terminer un article sur l’Identité Nationale et l’Immigration, duquel il ressortissait clairement que le monde serait un paradis si tous les humains étaient blonds, de peau et d’yeux clairs, etc.
Bref, comme d’habitude, on s’en sortirait mieux si la population mondiale était constituée de Français (du Nord) et non majoritairement d’étrangers.
Et, toujours comme d’habitude, si ces musulmans arriérés, et prêts à nous passer au fil du cimeterre, ne considéraient pas les femmes comme des objets sexuels perturbateurs qui distraient l’homme de son boulot qui est la vénération de dieu.

Finissant ces considérations nullissimes, je sors du métro et je vois la publicité d’un grand parfumeur dont le nom commence par Gi et finit par venchy, en 4 par 3.
Là, une ravissante blondinette au regard « par en-dessous » genre fausse Lauren Bacall dite « the look » attire –et c’est fait pour- votre regard.
Seulement voilà, la légende de l’affiche gâche tout: « Ange ou Démon ? ».
La blondinette a l’air effectivement assez nunuche et de carnation assez pâle pour passer pour un ange.
Elle a aussi, certes, les jambes croisées, mais assez haut et de façon intéressante pour pousser à rêvasser à la perpétuation de l’espèce, astuce bien connue du Démon.

Ainsi donc, « Ange ou Démon ? » clame la légende…

Nos publicitaires seraient ils des « crypto-pro-burqa ? ».

 

jeudi, 03 décembre 2009

Et le haricot flageolait.

 Eh ! Les mecs !

Je suis sûr que vous ne saviez pas, en achetant votre salade à la ferme à côté, que vous vous livriez à la « réappropriation de l’acte de consommation » !

Eh bien si ! Sans le savoir, vous ne vous apprêtez pas seulement à vous rayer l’émail des dents  grâce au sable qui s'est fourré dans les moindres recoins de cette foutue laitue et que vous n'arrivez pas à retirer.
Ni vous défoncer l’estomac avec le « vinaigre  tout à fait naturel » que le fermier vous propose « en même temps », issu directement du fond du tonneau de piquette maison que ça lui arrache le coeur de jeter…
Non, en fait vous vous livrez à un acte militant.
Vous n’êtes pas un consommateur imbécile, celui qui achète des légumes bio tout bêtes, des légumes qui vous coûtent un œil mais qui sont, reconnaissons-le « bon au goût » comme on l’entend trop souvent (Thierry Henri s’est fait la main sur le ballon, mais, en « même temps », on est qualifié non ? ) .
Non, vous êtes un « consomm-acteur », celui qui sait qu’il œuvre pour le maintien de la tradition humaniste du paysan beauceron.
Mais si, vous le connaissez, ce paysan amical.
Celui qui par malheur vous renverse avec son tracteur et vous pousse dans le fossé pour finir les moissons tranquille.

Ah, ça, la préservation de ces petits métiers proches de la nature a un prix…
Et même une assez bonne marge si l’on considère les cris d’orfraie que poussent les géants de la distribution face à « cette concurrence déloyale ».

samedi, 28 novembre 2009

L’oto-rhino, c’est rosse…

Je sais bien qu’on ne fait pas de politique avec des bons sentiments, mais de là à ériger le cynisme en méthode de gestion de la santé publique il y a un grand pas qui me chiffonne.

Ce qui m’amène à ce mouvement d’humeur ?
Ce que j’ai entendu hier soir sortir de mon poste, ce qui est peu important, mais surtout, ce qui me semble plus grave, ce qui sort de la bouche de l’un des intervenants de l’émission « Le téléphone sonne », sur France Inter.
Il y était question de l’inévitable avance de la grippe cochonne (non, non, pas celle qui fait des Françaises les championnes d’Europe de la fabrication de bébés) et, de la tout aussi inévitable question du coût des soins induits par les maladies dites « à pneumocoques ».

Et qu’ai-je donc entendu qui me fait enfourcher Rossinante de bon matin ?
Eh bien, l’un des intervenants, que je crois me rappeler être médecin –ce qui en dit long sur les motivations profondes de son choix et l’usage hygiénique qu’il a fait de son serment d’Hippocrate- assène à l'auditoire, avec la sûreté de soi d’un courtier en assurance expliquant que mon contrat évoque bien le paiement des primes mais n’a pas prévu l’éventualité d’un remboursement quelconque, que « il est tout à fait évident qu’il est anormal qu’un type de  pneumonie dont la mortalité atteint 15 à 20% puisse ne coûter que neuf €uros en traitement journalier et qu'il faut donc se poser la question du prix des soins » . Il faisait là référence au prix aujourd’hui « dérisoire » atteint par les antibiotiques.
Je me dis illico que ce grand humaniste a manifestement prévu que le coût des soins devait être proportionnel à la gravité de l’affection et que la maladie elle-même devait être soumise à « la loi de l’offre et de la demande » (ce qu’en période de guerre, on appelle « marché noir »).
Tu risques de mourir ? Tu raques ! Sinon, c’est pas cher…

J’empoigne mon téléphone, appelle le standard de l’émission et j’aurais probablement eu l’immense honneur de passer à l’antenne si j’avais demandé « quelle est l’incidence économique des arrêts de travail dus aux pneumonies ? » .
Malheureusement, mon tempérament Don Quichottesque m’a poussé à demander « Je viens d'entendre le dernier intervenant expliquer que le coût des soins devait être proportionnel à la gravité de la maladie et non au prix de revient réel des soins. Quelle sera sa réaction quand l’assurance de santé privée qu’il appelle de ses vœux lui expliquera que ce n’est pas avec les primes qu’il a versées qu’il peut compter sur le traitement de son cancer, aujourd'hui curable à 95% mais dont les soins, compte tenu d’une mortalité de 100% s’il n’est pas soigné, ne peuvent pas tenir compte d’un prix de fabrication dérisoire et de recherches amorties depuis longtemps. »  

On ne m’a pas rappelé…

lundi, 23 novembre 2009

Le bonheur est dans le près.

Voire dans le tout contre…

Dans quasiment toutes mes notes, un oubli impardonnable m'oblige à un mea culpa déchirant:
Emporté par une hâte bien compréhensible de la part d'un malade de l'écriture qui va jusqu'à émettre une dizaine de lignes par semaine (Eh ! Ho ! C’est pas la mine !), un dérapage de pensée me fait régulièrement oublier de saluer la compagnie d’un « Lectrices chéries, mes amours, bonjour !" tonitruant (Oui, que voulez-vous, je suis finalement très lesbien).

Afin d'éviter de jeter de l'huile sur le feu d'une guerre des sexes qui dure depuis à peine 5 millions d'années avec des fortunes diverses pour les deux camps, je me vois contraint de présenter mes plus plates excuses aux belligérantes du camp d'en face.
Ca me permet de remarquer que celui qui avait dit « Ah, Dieu que la guerre est jolie ! » n'avait pas forcément tort...
Pensez un peu à la quantité incommensurable de câlins nécessaires à la perpétuation de ce combat !
Au nombre de nuits torrides nécessaires à la conception de belligérants !
Que de cris de joie à chaque naissance de ces ennemies faites pour ravir nos jours et enchanter nos nuits.
Et, pour être tout à fait honnête, gâcher nos journées en les commençant par « tu as fait mon petit déjeuner ? » et les finissant par « tu pourrais mettre tes chaussettes dans le panier à linge ! »...