mardi, 26 janvier 2010
Le Christ s’est arrêté à éboulis.
Il y a un moment que je suis agacé par la fausse compassion des media, qui ne voient dans toute catastrophe que de quoi remplir les bulletins d’informations (en fait, des recueils de faits divers).
Les Haïtiens sont depuis longtemps les jouets ballotés d’une catastrophe permanente.
Comme ils savent qu'ils ne peuvent faire confiance à personne, ils s'en remettent à Dieu, qui les gruge tout pareil...
Que les éléments cessent de les frapper, ils sont aussitôt remplacés par des potentats dictatoriaux qui appuient leur autorité sur des gangs et achèvent de grappiller les maigres possessions des survivants.
Chez nous, l’aide aux Haïtiens a recueilli près de 40 millions d’€uros.
Notre chef, lui, efficace comme on le connaît a promis par la bouche de son Ministre des Affaires étrangères (merci Karmara pour la typo)… Une conférence !
Je ne voudrais pas passer pour le fâcheux, mais si Haïti avait été une banque, on aurait trouvé cent fois plus d’argent en trois fois moins de temps.
On aurait pu remarquer aussi que sa voisine, où l’état semble avoir plus d’importance que le porte-monnaie du président, allait plutôt bien. Et profiter des sous et de la puissance militaire des pays qui sont venu au secours du pays pour virer les gangsters qui mettent Haïti en coupe réglée.
Et on aurait évité ce qui ressemble de plus en plus à un procédé : Le sauvetage in extremis d’un bébé par un journaliste.
Avantage : On a quelque chose à dire, ça ne coûte pas cher, ça remplit les jités plusieurs fois par jour et ça évite de parler d’autre chose.
D’ailleurs, le bébé a eu du pot, il aurait pu finir dans un sac à dos comme le gamin extirpé d’Irak en 1991, si ça se trouve il a été expulsé depuis et renvoyé en Irak pour se faire tartiner sur les murs par un kamikaze…
Pour les sous, par exemple, au lieu de faire la manche pendant des jours, on aurait pu se retourner vers un lascar qu’on héberge et dont on assure la sécurité aux frais du contribuable depuis 23 ans.
(tiens, Besson pourrait songer à l'expulser, par exemple. Ca ferait de beaux titres à commenter à la tévé.)
Avec ce qu’il a détourné des richesses de son pays, il y a de quoi reconstruire Haïti et probablement refaire les routes de Saint Domingue
Bref, y m’énervent…
09:33 | Commentaires (11)
lundi, 25 janvier 2010
Rooooselyyyyne, c'est ma copiiiineeee !
Je viens de constater la différence fondamentale entre économiste et économe.
Vous vous souvenez sans doute qu’il y a peu, une dame chargée de la santé publique nous avouait, l’air un peu emmerdé, qu’elle avait claqué un milliard et demi de nos bons sous de contribuables pompés dans la cagnotte de la Sécu et nos primes de mutuelles.
Et ce pour un résultat que je qualifierais d'évanescent si j'étais mesquin.
Qu’a-t-elle prévu ces derniers jours pour améliorer la santé de ses compatriotes ? Hmmm ?
Qu’est-ce qu’elle a prévu notre chargée de notre santé ?
Eh bien, elle a prévu de supprimer environ 4500 emplois dans l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.
Et quel est le résultat prévu de cette « amélioration » ?
Cent millions d’€uros par an !
Oui, vous avez bien lu ! Cent millions d’€uros par an !
On peut donc, avec peu de risque, affirmer que les brillants économistes de son ministère ont claqué en un peu plus de trois mois, et pour un résultat maigrelet, les quinze prochaines années « d’économies » prévues…
Et nozélites viennent nous expliquer doctement qu’il vaut mieux « laisser faire ceux qui savent ».
Le pire, qui n’était auparavant jamais sûr, prend l’air inéluctable de la mort et des impôts.
En des temps reculés, nous avions des politiques qui gouvernaient, aujourd’hui nous avons des économistes qui nous gèrent, et mal.
En effet, dans l’esprit de ces économistes de haut vol qui gèrent notre beau pays, il semble y avoir une confusion regrettable entre « civilisation marchande » et « société mercantile ».
J’en veux pour preuve une trouvaille récente de notre premier ministre et passée quasiment inaperçue du public : le changement de la philosophie tarifaire d’EDF.
Jusqu’à présent, les prix d’EDF étaient fondés sur une base assez rationnelle qui était le coût de production et la prévision des investissements.
Eh bien, regardeurs de télévision et allumeurs de cuisinières électriques, tremblez !
La politique tarifaire d’EDF sera maintenant fondée sur les prix du marché mondial de l’énergie.
Inutile de dire que nos factures vont faire l’inverse de notre pouvoir d’achat : S’envoler.
C'est ce qui arrive à chaque fois qu'on remplace, à la tête d'un service public, un Polytechnicien enarque par un type de HEC...
09:45 | Commentaires (7)
mercredi, 20 janvier 2010
Les vieux du stade.
Je vous ai déjà parlé de P.A., cet amateur de vieilles nymphettes teintes en blond et accros au « ptit’ côtes » ou au muscadet dès huit heures ?
Après la disparition il y a deux ou trois semaines d’un compagnon de comptoir, arraché trop tôt à l’affection des siens par une overdose de « ptit’ côtes », il semble que P.A. ait décidé de le suivre à brève échéance.
Je l’ai vu, dimanche, accompagné d’un des derniers Chevaliers du Tastevin, un de ces Témoins de Gévéor, un de ces amants de La Villageoise, qui ont tant fait pour la viticulture française.
Il avait le teint inquiétant de celui qui a un pied dans la tombe et vient de poser l’autre sur une peau de banane.
Ce brave homme, un peu (beaucoup) réac, qui m’avait dit un jour, alors que je buvais mon café en jouissant du spectacle vivant du comptoir, « Je n’aime pas les juifs, mais toi je t’aime bien, t’es sympa, bon, tu bois que du café mais t’es quand même sympa, tu racontes des conneries drôles des fois.» est atteint de diabète dit « de type II » ou « diabète de l’âge mûr », ce qui normalement se contrôle assez bien mais entraîne des privations.
Privations insupportables pour certains. Dont lui, qui continue malgré des séjours de plus en plus fréquents à l’hôpital, entretenir son affection en alternant le Gewurz et le « Ptit’ côtes ».
Comme il est veuf il mange peu et, aux dires de ses camarades de beuverie, a tendance à remplacer un repas par une ou deux bouteilles de vin, sa santé en pâtit.
Un de ses camarades, que je connais depuis des années, qui me salue civilement d’un « Bonjour M’sieu l’Directeur !» à chaque rencontre –c'est-à-dire tous les matins car j’achète mon journal au café où il vit qu’il fréquente- est lui aussi atteint de pépie aggravée de diabète.
Cet homme joue de malchance, le trottoir lui saute souvent à la figure et les pompiers l’emmènent à l’hôpital Tenon qui le voit régulièrement en consultation, un coup pour des sutures, un coup pour son diabète.
Il m’explique donc le plus sérieusement du monde qu’il est sérieux et se contente de suivre les injonctions du spécialiste, soit « un verre de vin par jour, pas plus ».
Ajoutant, philosophe « qu’est-ce que tu veux, à mon âge, l’équilibre, c’est plus ça…»
Méfiant, je lui demande « quel genre de verre ? »
Il tapote sa poche et, après avoir vérifié que la patronne ne regarde pas de son côté, en sort son verre, et quel verre ! Un « litre étoilé » !
Il faut dire qu’il triche un peu, les jours où la manche lui est favorable, il prend un « ballon de Côtes » au comptoir et le fait durer d’astucieuse façon en le remplissant en douce avec son litre quand le garçon a le dos tourné, ça l’occupe une partie de la journée.
C’est le seul ballon de taille standard à faire 100 cl…
Heureusement qu’il est bâti à chaux et à sable. Faute de quoi il accompagnerait rapidement P.A. à sa dernière demeure.
Ca dévisse cher au comptoir de ma rue…
Je me fais l'effet d'être un survivant.
10:53 | Commentaires (9)
dimanche, 17 janvier 2010
Le vaseux de Soissons.
Et dire que Clovis venait de Germanie...
J’apprends ce matin un haut-fait de nozélites.
Avec ce goût pour la fatwa qui caractérise les néophytes, notre Iago national Ministre de l’Identité Nationale fait flèche de tout bois pour débusquer le faux Français...
Malgré les dénégations outrées de notre expulseur en chef qui avait juré ne jamais se livrer à ces pratiques et les gémissements sur le manque de sous de notre grand argentier, on a pris le premier en flagrant délit de mensonge car il est allé quérir dans une communauté Emmaüs un couple et deux enfants kosovars et le second a trouvé le personnel et l’argent pour les renvoyer urgemment chez eux en affrétant un jet privé, mode de transport réputé pour la modicité de son coût…
Les pires choses ayant un bon côté, il y a un aspect finalement séduisant à cette campagne de propagande d’information à propos de la stigmatisation des étrangers l’Identité Nationale.
Avez-vous prêté attention aux éléments qu’on est obligé d’apporter pour faire renouveler sa carte d’identité ?
Si vous êtes né en France de parents nés en France, pas de problème.
Vous pourrez obtenir sans peine le droit de dénoncer votre femme de ménage haïtienne pour éviter de la payer votre nouvelle carte d’identité.
Dans tous les autres cas, problème…
Il vous faudra alors apporter la preuve de votre ascendance gauloise sur trois ou quatre générations (je suis bien parti pour n’être pas un vrai Français, et de toute façon un mauvais Français).
Une forte majorité de Français devrait d’ores et déjà être priée de regagner des pénates extérieurs grâce à ces dispositions humanistes de la France éternelle et généreuse.
Vous avez été élevé en France et vous y travaillez ? Vous y payez vos cotisations sociales et vos impôts ? (autant dire que vous en faites plus pour votre pays que beaucoup d’entreprises…) Aucune importance ! Prouvez ou partez !
Mais ne pleurons pas, pour féroces et stupides que soient ces dispositions, elles pourraient pour une fois nous rendre service.
Nous avons un roi un président et un commissaire aux questions arabes Ministre de l’Immigration qui seraient bien en peine de présenter les fameuses garanties exigées.
Bref, nos deux expulseurs ne sont pas français et nous ne devrions avoir aucun mal à lancer une souscription et affréter un jet privé pour les expulser à leur tour.
Reste à savoir où. J'ai l'impression qu'on ne risque pas de se battre pour les accueillir...
10:01 | Commentaires (7)
samedi, 16 janvier 2010
G vraiment pas de chance…
J’apprends avec stupeur que le point « G », ce petit truc génial inventé par Mr Gräfenberg dans les années 50 est une vue de… l’esprit.
Du coup, les journées entières passées à sa recherche me sembleraient bien vides aujourd’hui si l’entraide dans le couple ne nous avait fait découvrir un truc voisin. Du moins quant au résultat théoriquement accessible…
La recherche effrénée du point « G » était pourtant une occupation saine, entrecoupée quelquefois par l’obligation de régénérer l’énergie dépensée à ces travaux de recherche.
Cette recherche étendait, pensait-on, le champ de connaissance du sujet avec qui on entendait partager, sinon sa vie, du moins ses nuits.
Elle donnait lieu à des lectures édifiantes, agrémentées de petits schémas qui incitaient aux travaux pratiques et lui donnaient du goût.
On obéissait sans rechigner à Monsieur Boileau, qui nous recommanda de « vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez le sans cesse et le repolissez. »
Nous le remîmes plutôt mille fois.
Quoique prétendument vaine aujourd’hui, cette quête, si j’en crois ce que j’entends et qui provient de l’étage au dessus, semble pourtant perdurer.
La disparition de la cible n’a pas entraîné la disparition de la chasse…
Je soupçonne aujourd’hui les Anglais, qui ont émis cette hypothèse, d'avoir quelque compte à régler avec les Anglaises.
Pire encore, que ceux qui prétendent que le point « G» a disparu n'aient commis une erreur d’appréciation : Il eût peut-être mieux valu qu’ils écrivissent « mon point « G » a disparu » …
10:38 | Commentaires (8)

