dimanche, 22 novembre 2009
L’aztèque tartare.
Le post de Karmara m’inspire une de ces réflexions profondes dont j’ai le secret.
Elle semble, Karmara, ignorer les motivations pourtant évidentes qui poussent certaines femmes à se livrer corps et rien à leur mec.
Seuls les ignorants disent "corps et âme" en parlant des femmes, c’est bien connu...
Je viens donc essayer de vous faire prendre la vessie de mon ego pour un phare de l'humaité et démontrer à mon lectorat chéri, préféré, unique et malheureusement trop réduit (j'ai dû faire à feu trop vif...) que je suis un génie, et sans bouillir...
Ce n'est pas parce que mon manque de style est parfois abrupt que je suis la brute (épaisse et sanguinaire, ne reculons pas devant le cliché) que je suis méchant.
Je suis même extrêmement gentil, même si personne ne l'a remarqué. Ce que vous croyez être de l'agressivité en première lecture n'est, à la deuxième lecture, qu'esprit primesautier.
Je ne suis pas xénophobe, seule une franche aversion pour les étrangers guide parfois mon clavier.
Je ne suis pas raciste, mais il faut bien reconnaître qu'à part les Européens, personne n'est vraiment bien.
Surtout les autres.
Les Russes, restent malgré tout des barbares plutôt communistes.
Les Américains ne pensent qu'au fric.
Les Asiatiques, on connaît mal, s'en méfier.
Les Africains ne pensent qu'à buller et profiter de l'aide internationale.
Ne parlons pas des Incas et autres Tartares dont l’espèce est heureusement quasi inexistante.
Même une majorité de Français, ils ont pourtant tout pour être parfaits, sauf ceux qui ne sont pas des Gaulois chrétiens, sont désagréables et gueulards, jamais contents et, selon nos ministres du chômage et du démantèlement de la Sécu (il faut avoir un certain culot pour les appeler « Ministre de l’Emploi et de la Solidarité ») toujours prêts à glander dès que le Pôle Emploi (ha ha !) se profile sur un formulaire.
Hier soir j'en parlais avec Heure-Bleue, elle était d'accord.
Elle a intérêt d’ailleurs, qui c'est qui pisse sur l'évier !?
Bref, sur 6 milliards d'humains, y'avait plus que nous deux. D'ailleurs on s'est engueulé parce qu'elle disait qu'elle était mieux que moi.
Une sombre histoire à propos de la semaine de 35H qui disait à la semaine de 70H qu'il était fatigué, pourtant, avant, elle bossait 35H dehors, comme moi.
Ben quoi, j'suis un mec normal, non ?
09:25 | Commentaires (9)
samedi, 14 novembre 2009
Après les faits, mes rides
Ciboulette me rappelle là un épisode lié à l’identité française très à la mode ces temps-ci…
Ciboulette, je te préviens tout net que si c'est la LICRA qui organise cette manif de mauvais Français d’ailleurs que Neuilly, je n'irai pas.
Et voici pourquoi .
Ces cons-là, après l'attentat à la synagogue de la rue Copernic (attentat qui, selon Mr Barre, « aurait pu tuer des Français innocents », au lieu, sans doute, de juifs coupables...) avaient organisé une manif.
A court de slogans, ils demandèrent à votre serviteur un slogan.
Le titre du Libé du jour était « Nous sommes tous des juifs –français ! » en référence au célèbre « Nous sommes tous des juifs-allemands » lancé par Dany le Rouge en 1968.
Je proposai donc le titre du jour à l’aboyeur du moment à la LICRA.
Et cet aimable couillon me rétorqua « ben… euh…ça me fait un peu chier »
Pourquoi ? « ben… parce que je ne suis pas juif… ».
J’ai renoncé à lui demander ce qu’il était venu faire dans cette galère et suivis sans Heure-Bleue, aussi désabusée que moi mais coincée à la librairie, le cortège.
Bien m’ en prit.
Vous connaissez mon tempérament taquin ?
Arrivé à la République vers les sept heures du soir, il arriva ce qui arrive dans toutes les manifs. Un temps mort, où les manifestants se demandent ce qu’ils font là, s’ils doivent rentrer chez eux sans oublier de ramener le pain ou jeter des pierres aux flics.
Pris d’une inspiration subite, je me mis à hurler, confiant dans l’esprit moutonnier de mes congénères, « Nous voulons dî-ner ! Nous voulons dî-ner ! » .
Ca ne rata point.
Dans les cinq secondes qui suivirent et pendant quinze secondes environ, des milliers de manifestants se mirent à scander « Nous voulons dî-ner ! ».
Puis, un silence de mort s’abattit sur la Place de la République, les manifestants se rendant brutalement compte de ce qu’ils hurlaient.
Je m’esbignai rejoindre Heure-Bleue dans notre nid d’amour de l’époque, rue du Temple, avant que d’être lynché…
12:35 | Commentaires (17)
mercredi, 11 novembre 2009
Les objets inanimés n'ont pas d'âme
Qui s’attache à nos pas et nous force d’aimer.
Bon, Mab, je connais la vérité: Il y a des petits Martiens qui font rien qu'à nous espionner.
Et ils sont d'un tempérament farceur.
Je les ai supportés pendant des années.
Jusqu’à l’apparition du PC dans les bureaux (là, les Martiens te piquent les floppies, puis, plus tard, les CD…) .
Ils jouent à cacher ta gomme sur ton bureau, là où tu l'avais posée il y a deux secondes.
Quand tu as fait le tour des bureaux pour engueuler tous ceux qui sont susceptibles de l'avoir piquée, après être allé voir la dame chargée des fournitures (celle qui te demande si tu manges ou si tu vends les gommes), tu reviens dans ton bureau, et après avoir retiré la cellophane qui enveloppe ta Staedtler de luxe, tu poses ta gomme en poussant un soupir satisfait.
Juste à côté de la gomme qu’on t’avait volée.
Je crois avoir entendu à ce moment le ricanement du petit Martien…
10:02 | Commentaires (7)
mercredi, 04 novembre 2009
Le fascisme ne passera pas !

Comme si nous avions besoin de cours de racisme, il est maintenant question de l’enseigner à l’école.
On voit là l’esprit d’ouverture qui anime nozélites.
Avec un conseiller du Président qui, après avoir été à la tête d’un journal d’extrême droite et s’être commis dans la co-écriture d’un livre avec le fondateur du Parti de Forces Nouvelles, de sinistre mémoire.
Oui, je parle bien de celui qui fit la une des gazettes il y a peu à cause du budget démentiel entré dans sa poche et claqué par le château dans des « études d’opinion » qu’on pouvait lire gratuitement dans les journaux.
Celui qui, recyclé à la tête d’un autre canard nous cause de valeurs actuelles, lesdites n’étant pas franchement des valeurs et n’ayant rien d’actuel.
Plutôt une résurgence de la détestable habitude, relancée régulièrement, de balancer le voisin quand il n’est pas trop gaulois.
Surtout si son appartement est plus grand ou que sa boutique marche mieux…
Ca fleure bon le retur de Drumont et autres Maurras...
Avec aussi, une partie des « poids lourds », vraiment lourds, du gouvernement, sortie directement des rangs de groupuscules d’extrême droite.
Regardez donc combien de nos ministres et de secrétaires d’état sortent de l’UNI, du GUD, d’Action Française, d’Occident et autres mouvements humanistes passés maîtres dans l’art de faire entrer la bonne façon d’être français à l’aide de manches de pioche.
Heureusement, pour éviter que le racisme ordinaire ne tombe en désuétude, on entame un débat sur « l’identité nationale », et selon le ministre éponyme (éponyme ? Quel drôle de nom pour un ministre !), il est fortement question de l’importer à l’école.
Grâce à ce transfuge de la gauche (quelle gauche ?) qui, comme tout néophyte en fait un peu trop pour son nouveau camp, on apprendra sans doute à la maternelle que la petite camarade du blondinet n’est pas une fille mais une « petite fille d’origine africaine » tandis que Malika est « une petite fille d’origine auvergnate ».
Ca ne vous rappelle rien ?
C’est vrai, nous sommes trop jeunes.
Et beaucoup n’ont ni souffert de la chose ni lu sur le sujet.
Non, le fascisme ne passera pas.
Il va même durer..
13:35 | Commentaires (13)
lundi, 02 novembre 2009
Le sou lié de satin
J’en ai marre ! Tous les ans c’est la même chose.
Déjà, gamin, les « romanichels » venaient faire des numéros d’acrobatie en bas de chez moi.
Une chèvre un peu idiote montait à un escabeau, puis, arrivée en haut, « gueuchait » selon le mot de ma mère, sur une espèce de tabouret si étroit que ses quatre sabots avaient du mal à y tenir ensemble.
Un roulement de tambour saluait l’exploit et, le tambour à peine muet, une nuée de gamins et gamines dont ne savait pas trop s’ils étaient sales ou bronzés - je sais maintenant que c’était les deux, plus tard je suis revenu de colo dans le même état…- arpentait la rue en agitant des assiettes vides.
Ma mère prenait, difficilement car elle était un peu ladre, ou alors elle n’était pas riche, -elle était plutôt les deux-, une pièce de cinq francs, mais non, pas une en argent avec la semeuse, la vieille en aluminium avec la francisque d’un côté et Pétain de l’autre, dite « de cent sous », qui eut cours jusqu’au début des années soixante.
Après l’avoir sortie, avec un soupir à fendre l’âme d’un usurier, de son porte-monnaie, elle la nouait dans un morceau de ruban, se penchait à la fenêtre et la jetait aux « romanichels ».
Déjà, ces bandits (je sais que ce sont des bandits, on a un Ministre de l’Identité Nationale qui nous le répète sans cesse) passaient tous les ans à la même époque, début novembre.
Et je suis toujours là. Ma mère nous avait menti.
Elle nous disait que si on sortait tout seul, eh bien les « romanichels » allaient nous emporter, comme ils le faisaient toujours avec les enfants. Surtout ceux qui ne sont pas sages.
Et moi je sais bien qu’on n’a pas été sage. En tout cas pas tout le temps.
Cette année ils semblent en retard.
Ou ils ne passent pas dans mon quartier.
Ou ils ont été expulsés…
En attendant, pour le reste, c’est pareil depuis que je suis né, on me promet de la pluie et du froid.
Et comme tous les ans, je me mets à attendre le printemps.
Cette époque bénie où les filles ne ressemblent plus à des cosmonautes, où elles ont des jupes courtes et une peau en peau, pas en Goretex…
08:40 | Commentaires (8)

