mardi, 15 décembre 2009
Taupe modèle…
Eh bien nous y voilà.
Les locaux sont toujours aussi riants à Tenon.
Plus ils abritent des services spécialisés dans le risque de mauvaises nouvelles, plus ils ont un look de bureaux du KGB.
Manifestement des designers fous se sont livrés à leur fantaisie naturelle.
Ils ont réussi à donner aux couloirs et aux salles d’attente l’éclairage et ces tons lumineux qui rappellent le film « L’Aveu »…
Le personnel est absolument charmant.
Ca faisait bien longtemps qu’une jeune femme que je ne connais pas ne m'avait pas invité avec un grand sourire à retirer mon caleçon.
Toujours aussi aimablement, une autre me convia à m’installer dans un fauteuil dont j’avais entendu parler mais que je n’avais jamais vu.
Là où une légère inquiétude m’étreignit, c’est quand elle m’invita à mettre les jambes dans les étriers.
Je me contractai un brin quand on m’enjoignit « décalottez s’il vous plaît !»
Je ne pus m’empêcher de remarquer délicatement « Vous êtes sûre ? Euh… il y a des situations euh… plus motivantes. »
La jeune femme me dit gentiment « ne vous angoissez pas, le docteur S. est revenu de l’hôpital Saint Antoine pour s’occuper de vous. »
Le docteur S est le jeune homme qui m’a éreinté et qui me soigne depuis près de quatre ans maintenant.
Il me connaît mieux qu’Heure-Bleue. Enfin, du point de vue de la triperie. Il ne sait pas que je jette mes chaussettes à côté du panier à linge.
Et là, malgré la confiance que je lui accorde, quand je vois l’engin monstrueux qu’il s’apprête à introduire dans un canal qui normalement ne fonctionne que dans l’autre sens, un frisson me secoue l’échine.
La chose se comporte comme une taupe vidéo qui va fouiner dans des recoins où la main de l’homme n’a jamais mis le pied.
Ce n’est pas douloureux.
Enfin presque.
Jusqu’au moment où le gel anesthésiant cesse de faire effet.
Et qu’il faut aller aux toilettes…
Cet exercice d’absence de style me permet de vous mettre en garde contre le correcteur grammatical de Word : L’abruti qui l’a réalisé prétend que je dois écrire « qui va fouiné » et non « qui va fouiner ».
Ca explique assez bien les raisons pour lesquelles on lit de telles inepties dans la presse.
Avant, c’était sur le fond.
Aujourd’hui, c’est sur le fond et la forme…
12:10 | Commentaires (10)
lundi, 14 décembre 2009
Histoire sans faim...
Vous qui Twittez.
Vous qui Facebookez.
Vous qui causez beau le rosbif.
Look at this:
Viruses That Leave Victims Red in the Facebook
Ca devrait vous pousser à la prudence.
Plus la foule est dense, plus il y a de naïfs et d'imprudents.
Ergo, plus ça attire les malfaisants...
09:46 | Commentaires (4)
jeudi, 10 décembre 2009
Toujours se méfier des appas rances.
Je suis tombé sur ça au hasard de mes pérégrinations sur le web :
Je me demande s’ils proposent une carte de fidélité aux clients les plus infidèles…
16:25 | Commentaires (9)
mardi, 08 décembre 2009
Mon ciel essentiel est sans ciel, alors, je lis sans cieux.
Sous le nez, pour agrémenter mon sandwich, je n’ai à lire que le journal.
La une fait état de « la fin de l’Histoire » en terminale.
Parmi les intervenants sur l’article, je relève deux hommes dont on pourrait penser a priori qu’ils réfléchissent à deux fois avant de sortir une énormité qui risque bien de les rendre célèbres…
Le premier est le directeur de Sciences-Po, homme qu’on espérait capable d’argumenter de façon pas trop aisément contestable.
Il avance, pour justifier la réforme dont il est l’inspirateur que « Cela va rendre la filière S moins élitiste. »
Cette conception assez curieuse de l’excellence revient à dire que pour qu’un plat fade paraisse acceptable, il suffit d’en saloper un autre qui promettait d’être délicieux…
Le second est le ministre de l’Education Nationale.
Bon, celui-là, parce qu’il le vaut bien, a vocation à rendre l’éducation « commercialement rentable » et « politiquement présentable » ce qui n’est pas étonnant pour quelqu’un qui a fait carrière dans le commerce des cosmétiques.
Il prétend, quant à lui que « Les lycéens en S ne feront pas d’Histoire en terminale, mais actuellement ils ne font pas du tout de français et je n’ai pas le sentiment qu’ils soient illettrés ».
Cette belle envolée est hélas battue en brèche dès la lecture de nombre de rapports et d’articles.
C’est particulièrement flagrant lorsque l’économie canardière pousse à des économies regrettables en matière de correction…
13:52 | Commentaires (10)
vendredi, 04 décembre 2009
Une vie d’ange.
Je sortais du RER A, celui qui parfois m’emmène où je veux aller et je venais de terminer un article sur l’Identité Nationale et l’Immigration, duquel il ressortissait clairement que le monde serait un paradis si tous les humains étaient blonds, de peau et d’yeux clairs, etc.
Bref, comme d’habitude, on s’en sortirait mieux si la population mondiale était constituée de Français (du Nord) et non majoritairement d’étrangers.
Et, toujours comme d’habitude, si ces musulmans arriérés, et prêts à nous passer au fil du cimeterre, ne considéraient pas les femmes comme des objets sexuels perturbateurs qui distraient l’homme de son boulot qui est la vénération de dieu.
Finissant ces considérations nullissimes, je sors du métro et je vois la publicité d’un grand parfumeur dont le nom commence par Gi et finit par venchy, en 4 par 3.
Là, une ravissante blondinette au regard « par en-dessous » genre fausse Lauren Bacall dite « the look » attire –et c’est fait pour- votre regard.
Seulement voilà, la légende de l’affiche gâche tout: « Ange ou Démon ? ».
La blondinette a l’air effectivement assez nunuche et de carnation assez pâle pour passer pour un ange.
Elle a aussi, certes, les jambes croisées, mais assez haut et de façon intéressante pour pousser à rêvasser à la perpétuation de l’espèce, astuce bien connue du Démon.
Ainsi donc, « Ange ou Démon ? » clame la légende…
Nos publicitaires seraient ils des « crypto-pro-burqa ? ».
18:16 | Commentaires (11)

