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jeudi, 29 mai 2014

Je vais. Comme ce bac là va. Je flotte...

« Seigneur suis je l'exception? Je peux écouter la radio, faire mes emails, répondre au téléphone et avoir 2 ou 3 multi chats »
M’a dit Tornade dans son commentaire.
Commentaire auquel j’ai ajouté les accents car son clavier QWERTY est sûrement celui de son « british boulot »…
C'est vrai, Tornade, dans ton genre tu es exceptionnelle... 

Cela dit, ma grande, avec ton passage, t'as vu combien de kilos j'ai pris ?!!

Bon, je ne les ai pas volés.
Le lendemain même de ton départ, j'ai bouffé, que dis-je, englouti,  les deux gros baklavas, les trois kouignettes qui restaient, et les quatre loukoums.
J’ai aussi fini deux petits boreks censés être à la viande et qui étaient en fait au fromage. Ce qui prouve qu’on ne doit faire confiance à un Arménien qu’avec parcimonie. Surtout s’il est épicier.
Pour être honnête, chez les enfants, j’ai fini avec l’Ours les boreks qui restaient, il y en avait  quand même sept.
Des grands.
Mais là, l’Ours et moi avons été aidés par Heure-Bleue, Manou et JJF.
Il y eut peu d’aide…
Ces kilos seraient restés en nombre raisonnable si l’Ours n’avait pas, au cas où une fringale soudaine nous aurait saisis, eu l’idée de faire deux immenses quiches.
Nous en avons laissé une.
Mais je n’ai pas résisté au gâteau qui a suivi…
Combien de temps vais-je mettre à perdre ces kilos ?
Nous sommes aujourd’hui jeudi et j’ai encore deux cents grammes de trop.
Tornade ne repassant à la maison qu’au mois d’août, j’ai des chances de récupérer des mensurations raisonnables.
La seule chose qui me console, c’est la plainte d’Heure-Bleue.
Elle pleure sur cette scandaleuse injustice qui fait que cent grammes de gâteau lui font prendre une livre qu’elle mettra un mois à perdre tandis que deux jours de goinfrerie me feront prendre deux kilos que je perdrai en trois jours.
C’est dégueulasse, je sais…
Mais qui a dit que le monde était juste ?  

mercredi, 28 mai 2014

Mythique ? Mi-toc !

Mon monde s’effondre !
Toute ma vie, oui toute ma vie, j’ai vécu parmi les femmes.
Dès l’enfance même car j’avais trois sœurs, une mère et Malika pour me dispenser la tendresse et l’affection dont j’ai toujours eu grand besoin.
Sauf les quatre années passées chez des fous où l’existence des femmes n’était révélée qu’à travers celle plus ou moins hypothétique de quelques exemples piqués au hasard des pages de la Bible.
Le côté positif de la gent féminine représenté par Ève et la Vierge Marie.
L’autre aspect, plus inquiétant et qui remportait les suffrages des Frères n’était que très vaguement abordé et sous forme de mise en garde.
Il y était question de traîtrise au travers de Dalila, cette s… qui avait trahi Samson.
Puis de Madeleine, autre s… à qui le Christ dut dire « Noli me tangere » car elle ne pensait qu’à l’entraîner sur la pente glissante ( !) de la luxure.
Quand je vous disais que ce sont des fous…
On ne me parla que bien plus tard et très vaguement de Lilith, l’adultère et la non soumission à l’homme étant mal vus.
Donc, disais-je, mon monde s’effondre. Un monde où j’ai vécu parmi les femmes et dont on m’a seriné qu’elles étaient, contrairement aux hommes, capables de faire plusieurs choses à la fois.
Je le croyais volontiers, n’ayant pas creusé le sujet mais ayant constaté que ma mère pouvait poser une assiette, m’envoyer une taloche et répondre à mon père que « si c’était pas trop demander, il pourrait quand même amener les couverts que je ne suis pas une esclave quand même, quoi ! »
Plus tard, la lumière de mes jours et d’autres représentantes de la plus jolie moitié de l’humanité m’ont affirmé, selon les moments, que « oui les femmes peuvent faire plusieurs choses à la fois » ou « les hommes ne peuvent penser qu’à une chose à la fois ».
Ce dernier point étant généralement souligné chaque fois qu’on m’a dit « Oui mais non, attention derrière toi ! Tiens attrape ça ! Mais bleu, tu vois. » ou « mais tu ne penses qu’à ça !  »
Ce qui s’est souvent soldé par une plat ou un verre cassé et a conforté Heure-Bleue dans l’idée que non seulement les hommes ne peuvent faire qu’une chose à la fois mais que le sien n’a pas de cervelle et en plus a le diable au corps.
Eh bien, lectrices chéries, cette vision du monde à pris un sévère coup dans les dents hier.
Et grâce à vous.
Ou à cause de vous, tout est affaire de point de vue.
Oui, la lecture de vos commentaires sur la note que j’ai commise hier a sapé les bases d’un univers que je pensais solidement bâti.
Avec un ensemble confondant, vous avez toutes affirmé que vous étiez incapables d’écrire en écoutant la radio !
Vous ! Lectrices chéries et toutes les autres femmes de ma vie !
Vous qui avez toujours été ce phare qui a guidé ma route depuis la naissance.
Vous dont j’escomptais bien, fainéant comme je suis, que vous le feriez jusqu’à ma mort histoire d’échapper à l’effort de me guider moi-même.
Vous n’êtes pas capables d’écrire en écoutant Pascale Clarke ou une autre de ces voix qui font le charme de la radio ?
J’ai l’impression d’avoir été toute ma vie comme un papillon devant une lumière !
Toujours brûlé, jamais éclairé…

mardi, 27 mai 2014

La note, s’il vous plaît.

Il faudra que j’explique un jour à Heure-Bleue que France-Inter n’est pas un DVD.
Que je vous dise.
Le matin, en ouvrant ses yeux verts, Heure-Bleue déroule un texte rôdé depuis longtemps.
- Minou, quelle heure est-il ?
- Huit heures moins vingt…
- Minou, quelle heure est-il ?
Je me lève et vais à la chambre répéter « Huit heures moins vingt… »
- Que fais-tu debout si tôt ?
- Je me lève tous les jours vers sept heures moins le quart…
- Ah bon ?
Dit-elle, comme si l’ordre du monde s’était soudain modifié la nuit dernière…
- Tu veux ton petit déjeuner ?
- Oui, tu me dis si Mab a écrit ?
Je prépare le petit déjeuner, lui dis si Mab a écrit et je vaque à mon tour matinal sur les blogs.
A neuf heures le second acte commence.
Heure-Bleue se lève.
« Belle, sans ornement, dans le simple appareil
   d’une beauté qu’on vient d’arracher au sommeil. »
comme disait Jeannot et demande « tu me fais deux rico, Minou ? »
Là commence l’objet de l’explication.
Heure-Bleue commence.
- Minou, tu as une idée ?
- De ?
- Pour ma note d’aujourd’hui ? De quoi je peux parler…
Une minute d’un profond silence s’écoule, j’ouvre la bouche.
Trop tard ! « Je sais ! » dit-elle alors que j’ai l’air d’un gardon sorti de l’eau.
- Minou, j’écris, éteins la radio, tu la remettras après.
- Tu sais, ils ne vont pas répéter exprès pour moi, ce que je n’entendrai pas est perdu…
- Sois mignon, je ne peux pas écrire avec la radio.
Je ne dirai rien, j’écris avec la radio. J’arrive même à écrire en écoutant la radio.
Pourquoi pas elle ? Mystère…
J’entends pourtant depuis longtemps « les femmes peuvent faire plusieurs choses en même temps, pas les hommes ».
Il faudra quand même que je lui dise « France-Inter n’est pas un DVD, il ne reprend pas là où tu as demandé une pause ».
Mais ce n’est pas urgent.
Après tout j’écoute le bulletin de sept heures, beaucoup plus complet que celui de neuf heures.
Mais quand même…

lundi, 26 mai 2014

Une fois ta mère l’an honoreras…

C’est barbare, je sais mais je ne peux résister.
« Mais tu ne penses qu’à manger !!! » me disait Mab hier matin.
Eh bien non, Mab.
Je ne pense pas qu’à manger.
Je pense à faire les courses pour préparer à manger, bien sûr.
Mais pas que.
Je rêvasse, dans les rues de Paris, à bien d’autres choses que manger.
J’y ai plein de souvenirs que je dois ranger, expurger et mettre en forme pour les raconter sur mon blog.
Je termine enfin l’étude du « DAC »,( « Digital to Analog Converter », soit « convertisseur numérique-analogique ») qui permettra à Nadia d'entendre ce que contiennent réellement ses CD.
Je lis aussi un livre qui me saoule un peu, un machin italo-croate qui traite des inévitables « secrets du Vatican », mais bon, j’en suis aux deux-tiers, je vais le finir.
Je vais aussi traîner avec Heure-Bleue chez les enfants vérifier que Merveille tient toujours jalousement à ce que papy ne regarde qu’elle. Ce qu’évidemment je ne fais pas.
Je me promène avec Heure-Bleue et vois d’autres blogueuses.
Je vais au musée avec d’autres amis qu’Heure-Bleue ne connaît pas.
Je discute de haute-fidélité avec un ami qu’Heure-Bleue connaît.
Je papote interminablement avec Heure-Bleue qui me répète les choses, tandis que quand je fais la même chose, d’après elle je radote…
Évidemment, comme toujours, je regarde les filles.
Heure-Bleue prétend que je suis en bonne voie pour Alzheimer.
J’ai apporté la preuve du contraire hier chez une fleuriste où nous n’étions pas allés depuis l’an dernier.
Nous y étions donc allés acheter un bouquet que je devais offrir à JJF, ma fille adoptive, mère de deux merveilles, dont Merveille.
A ma grande surprise, une jeune fille brune, très brune, nous accueillit.
Je ne pus retenir « Mais j’ai le souvenir d’une rouquine flamboyante, ici !!! »
La rouquine est venue prestement de l’arrière boutique, ravie, annoncer qu’elle était toujours là.
Et a agité une immense tresse rousse à mon attention.
J’étais content.
J’aime que les choses soient un peu stables…
A part penser à manger, qu’ai-je donc fait d’autre ?
Ah oui ! J’ai passé un après-midi épuisant avec Merveille.
T’ai-je dit, Mab, que Merveille est belle ?
Tu vois bien, Mab, que je ne pense pas qu’à manger…

dimanche, 25 mai 2014

Venit, vidit, vicit…

Tornade est venue.
Elle a vu.
Elle a vaincu.
Et j’ai pris deux kilos…

Eh oui lectrices chéries, nous avons, vendredi soir, commencé tous trois un pèlerinage sur les terres du IXème.
Puis hier, seuls enfin, comme peuvent être seuls les amoureux… de la bouffe, nous avons poursuivi ce pèlerinage vers les terres du IXème, puis du VIème.
Vendredi déjà, pétrifiés de désir, nous nous sommes précipités... au premier étage des Galeries Lafayette.
Non, pas celles des fringues. Celles dites « Lafayette Gourmet ».
J’entendais déjà les hurlements de mini-néphro le mois prochain de juin rien qu’à passer devant le rayon des fromages.
Nous nous endormîmes enfin.
Repus.
C'est-à-dire l’estomac à la limite de l’explosion.
Puis samedi, après que Tornade eut dévasté le salon de coiffure et qu’à un ami de Cholet –vous savez bien, cette pâle copie des aventures de Noé, ce bled où il pleut tout le temps sauf quand on dort et encore je ne suis pas sûr-  j’eus expédié une cellule phono Ortofon afin qu'il puisse écouter ses disques vinyles, nous sommes repartis en pèlerinage donc.
Ce périple nous amena d’abord, à pied pour bien profiter de la pluie, à la « Grande épicerie d’Orient ».
Pure merveille où nous pûmes acheter des loukoums, des boreks et des baklavas.
Au fur et à mesure que le sac se remplissait, je sentais déjà des athéromes monstrueux se former insidieusement dans des artères pourtant en bon état à la descente du train.
Chargés, enfin Tornade chargée car je profite de sa forme éblouissante pour la laisser porter les paquets, nous somme repartis prendre le bus qui nous amènerait chez Odette.
Une manifestation contre la modification des rythmes scolaires entraîna une modification du trajet du bus et allongea le trajet.
Toujours à l’affut de quelque chose d’intéressant, nous avons repéré un attroupement boulevard Saint-Germain.
Oui, Tornade à l’œil perçant pour les choses utiles et elle avait aussitôt repéré la boutique Larnicol, cause probable de l’attroupement.
Nous sommes enfin arrivés chez Odette. Nous avons mangé quelques choux et bu du café. Puis nous avons pris une boîte de choux « pour la maison parce qu’Heure-Bleue aime ça »...
Tornade, elle, fut déçue par les choux et leur pâte « pas pâte à choux, quasiment américaine mais bon ça plaît, ça doit être pour le tourisme » a-t-elle dit la bouche pleine.
Nous avons passé un moment agréable et sommes repartis, toujours sous la pluie, à la recherche du bus. Nous avons alors remonté le boulevard Saint Germain. Tornade, voulant se remettre de la « déception Odette » me traîna à marche forcée chez Larnicol et se vengea cruellement par l’achat de « kouignettes », gâteaux perfides dont je vous ai déjà plusieurs fois entretenues, lectrices chéries.
Voilà pourquoi la balance s’est cruellement vengée…