vendredi, 15 novembre 2013
Chinoiseries...
Ma journée d’hier a été particulièrement distrayante avec deux fous-rires.
Un fou-rire matutinal en lisant les malheurs d’une femme victime de harcèlement numérique sur je ne sais quel réseau.
Un autre vespéral en prenant le bus avec Heure-Bleue victime, elle, d’un parapluie récalcitrant.
La première se plaignait d’être victime « d’une manipulation digitale » (sic).
En lisant cette perle je me suis dit in petto qu’elle était dans une profonde misère lexicologique.
Ou bien elle était particulièrement inattentive car dans cette affaire il n’est en effet pas question de doigts mais de bits…
L'image qui m'est venue alors à l'esprit a causé le premier fou-rire de ma journée.
Le second fou-rire, je le dois à Heure-Bleue.
Nous partions chez le dentiste avec l’idée d’aller voir Pt’ite Sœur en sortant , « en loucedé ».
Ben quoi ! Ne prenez pas cet air, mi surpris mi scandalisé, lectrices chéries.
Ne me dites pas que vous ne jaspinez pas le louchébem !
C’est la période des giboulées de novembre, nouveau concept depuis qu’il n’y a absolument pas de changement climatique.
Nous sommes donc sortis sous la pluie, Heure-Bleue avec un parapluie, qui n’a jamais porté aussi bien son nom de « pépin », et votre serviteur avec la capuche de son blouson lui tombant sur les yeux, ce qui lui donne l’air du « mec à la redresse », ou du « zyva qui bicrave », c’est selon.
C’est dans le bus que j’ai failli m’étouffer d’un fou-rire inextinguible.
Le parapluie, qui s’ouvre automatiquement, généralement quand on ne veut pas, s’obstinait, dans les mains d’Heure-Bleue qui tentait de le refermer, à ne pas rester fermé, la faute d’une pièce qui s’est décollée et empêche le cliquet adéquat de bloquer l’ouverture.
Et, tandis qu’elle ne s’était absolument pas avisée que derrière elle se trouvait une originaire de la blanche Cathay, Heure-Bleue de commencer à pester.
- Oui, ces machins chinois, ça ne marche pas.
Inattentive à mes regards indiquant à la lumière de mes jours de regarder derrière elle, elle continue de plus belle.
- Ah ça, faut pas s’étonner que ça ne marche pas, c’est bien des trucs de Chinois !
Et votre Goût adoré d’insister mais commençant à rire de voir la tête de la Chinoise derrière Heure-Bleue.
Et Heure-Bleue d’insister lourdement.
- Oui, c’est vrai quoi ! Bon, d’accord ils ne sont pas payés, mais quand même !
Et je n’ai pu résister, entre le discours de ma moitié et la tête de sa voisine, je me suis mis à rire sans pouvoir m'arrêter, le ventre douloureux au bout de quelques minutes.
Et je n’étais pas le seul…
Bon sang que ça fait du bien !
Bon, pas à la Chinoise…
06:43 | Commentaires (12)
jeudi, 14 novembre 2013
Bricolage...
Bonsoir, lectrices chéries, me revoici parmi vous, prêt à vous entendre soupirer d’aise à la nouvelle de mon retour.
Cette histoire de disque rayé s’est plutôt bien terminée.
La preuve…
Elle avait mal commencé avec un ordinateur qui calait plus qu’il ne démarrait, telle la voiture d’occasion qui n’est vraiment pas une occasion.
De plus une source de distraction a nui à la compétitivité de l’entreprise « le-gout-des-autres », la présence de mon trublion habituel. Bref, Merveille a passé la soirée d’avant-hier et la journée d’hier à la maison.
Hier matin, je croyais disposer d’un moment de tranquillité, espérant un sommeil profond chez les deux nanas qui ont squatté mon lit.
Erreur… A peine le disque fautif démonté, son remplaçant connecté, paf !
Deux voix ont chanté à l’unisson, enfin presque.
L’une disant « Minou, mon pt’it déj, steup’ »
L’autre piaillant « Papy ! Mon petit déjeuner s’il te plaîîîîît… »
Oui, la petite parle mieux que la grande.
Elle a intérêt !
J’ai donc lancé l’installation de W7 qui s’est déroulée pendant la préparation des petits déjeuners.
Ceux-ci servis et avalés, l’installation de tous ces petits trucs qui rendent possibles les échanges qui me manquent dès que vous sortez de mon horizon a été plus laborieuse.
Oui, rien que faire comprendre à Word que je préfère « » à "" n’est pas si simple qu’il y paraît.
Mais j’y suis arrivé.
Nous avons ramené Merveille chez elle après l’avoir achetée gâtée avec un passage au McDo.
Merveille est ensuite allée chez le dentiste, emmenée par Manou.
Tout était presque parfait.
Mais Pt’ite Sœur a piaillé. Je suis allé dans sa chambre et l’ai prise sur mes genoux.
Elle a eu l’air d’aimer.
C’est à ce moment que Merveille est arrivée dans la chambre, revenant de chez le dentiste.
Elle eut l’air scandalisé.
S’est jetée sur le genou libre.
Le droit.
M’a pris par le cou.
Puis s’est jetée derrière le séchoir en piaillant « Papyyyy !!! Tu m’aimes plus ! »
Je l’ai assurée que si mais elle s’est emportée comme une demoiselle cocue.
Ah les filles…
Au lieu de s’angoisser à l’idée d’un futur camarade, son père devrait plutôt s’inquiéter de la santé du futur camarade.
Pt’ite Sœur semble avoir les yeux clairs.
La lutte est sévère entre la lignée d’yeux clairs et la ligné d’yeux foncés.
Bon, pour les cheveux, la tendance est encore à la « coiffure Yul Brynner »…
07:10 | Commentaires (7)
mardi, 12 novembre 2013
Pourvu que le disque dure…
Hélas, lectrices chéries, je me vois dans la triste obligation de vous abandonner pour quelque temps.
Oui ! Ce salaud de disque système vient de me lâcher.
J’en ai donc pour des heures à tenter de récupérer les informations qui m’intéressent.
A installer et réinstaller les logiciels qui me permettent de croire que je ne suis pas encore complètement obsolète.
De ceux qui me permettent d’éditer les notes aussi délicieuses qu’élégantes que je vous dédie aussi souvent que possible, lectrices chéries.
De ceux aussi qui me permettent de prouver à mes amis que je suis encore capable de réaliser l’étude de l’amplificateur et de l’enceinte acoustique qui leur permettront d’apprécier la musique qui les charme.
Bref, si je n’y arrivais pas, deux choses épouvantables se produiraient : d’abord je vous décevrais, ensuite je serais, il faut bien le dire, dans une merde noire…
21:36 | Commentaires (12)
L’émotion de censure...
A la lumière des commentaires que j’ai reçus sur la note que j’ai publiée hier, je me rends compte que vous, lectrices chéries, baissez plus facilement les bras que la garde...
Il y en a même une, probablement atteinte par Alzheimer qui m’a jeté « Pfff... C’est bien des idées de mec, ça... »
Et pourtant, si je me rappelle bien...
Bref, les années sont sans pitié.
Cela dit, ou je me suis mal exprimé ou vous, lectrices chéries, n’êtes pas si innocentes que vous voulez le faire croire.
D’après certaines, je me serais aventuré à dévoiler des activités que je garde pourtant soigneusement à l’abri des indiscrétions du Web.
Voyons, vous savez bien, bégueule comme je le suis, c'est-à-dire plus encore qu’Heure-Bleue, que je ne suis pas le genre de type à se livrer à des galipettes en public et moins encore à vous les décrire sur le Web.
Donc, je ne saurais trop vous recommander de lire plus attentivement mes notes au lieu de vous en servir comme base de scenarii... Hmmm ?
Bon, je ne vous engueule pas parce que je dois avouer que je vous adore et que j’aime tartiner rien que pour vous, mais tout de même...
10:05 | Commentaires (7)
lundi, 11 novembre 2013
Bonjour tristesse...
Ils appellent ça « SAD » pour « Seasonal Affective Disorder », cette humeur vaguement tristounette de l’automne qui pousse à chercher des câlins pour se consoler de l’absence de peine.
C’est à ce genre de trouvaille propre à vous tuer le moral qu’on comprend pourquoi les Etatsuniens se rabattent en masse sur le hamburger et les doughnuts arrosés de coca plutôt que sur les Etatsuniennes.
A croire qu'ils préfèrent le diabète de type II à leurs moitiés qui, pour ce que j'ai souvent constaté, pousse à se demander qui est la moitié de l'autre.
« Seasonal Affective Disorder » ! Je t’en foutrais, moi, du « Seasonal Affective Disorder » !
Je ne m’étendrai pas sur le lamentable manque de sens de l’observation qui les a empêché de constater que le câlin automnal se soldait souvent par un gamin au début de l’été, saison autrement favorable à la survie et à l’alimentation que le cœur de l’hiver.
Non, je me cantonnerai à la constatation que les femmes et les hommes envisagent ce fameux « SAD » très différemment.
Bon, le fait que les garçons et les filles ne soient que rarement d’accord n’est pas une découverte récente.
Que, même d’humeur batifoleuse, les désaccords persistent n’est pas neuf.
Cela dit, lectrices chéries, vous pourrez peut-être me donner quelques informations sur des points que plusieurs décennies de vie commune avec « qui vous savez », plus connue sous le nom de Heure-Bleue, n’ont jamais éclaircis.
Exemple ?
Vous vous promenez un dimanche après midi en forêt avec la lumière de vos jours.
Vous avez votre bras autour de sa taille, lui à le sien autour de vos épaules.
Vous avancez à pas lents dans le sous-bois, seul le bruit de vos pas dans les feuilles mortes trouble un silence traversé de temps en temps par le pépiement d’un piaf qui n’a pas compris qu’il devait se taire (ça, c'est pour souligner l'ambiance).
Une certaine langueur commence de vous étreindre et vous vous sentez bien.
Votre camarade de jeux aussi.
Et c’est là que ça commence à déraper.
Tandis que son bras vous attire et qu’il veut vous embrasser, vous commencez à vous sentir encline à céder à la tentation de la galipette sylvestre.
Avec piafs qui pioupioutent à qui mieux-mieux, lègère brise qui agite les cheveux de l’aimé, etc.
Ne manquera que le coin de ciel montrant un soleil en majesté, histoire d'ajouter une note glorieuse à cet écart de conduite.
Lui, sautant, j’allais écrire « sur l’occasion » alors que c’est de vous qu’il s’agit, commence à tenter de vous convaincre doucereusement que c’est excellent pour le tonus, fait assaut de tendresse, vous parle vaguement « tapis de feuilles qui n’attendent que nous pour se transformer en nid d’amour » et toutes ces âneries auxquelles nous, les mecs, sommes prêts à recourir pour parvenir à nos fins.
Elle, faisant preuve d’un minimum de jugeote constate plutôt platement « mais, mon chéri ! Tu es sûr qu’il n’y a pas de bêtes là-dedans ? Je suis sûre qu’il y a des bêtes. Ça va tout gâcher ! »
Lui, pressentant quelques difficultés l’assure que « Non, non, mon ange, voyons, les seules bestioles ici à part nous, ce sont les piafs ! »
Et c’est là que ces êtres délicieux, censément là pour ravir nos jours et enchanter nos nuits, toujours avides de confort, de draps frais, de salles de bains et peu enclines à l’animalité, alors qu’il n’y a pas un chat dans un rayon de vingt bornes, nous sortent « Non, non, non, je ne pourrais pas mon chéri, je suis sûre que quelqu’un peut nous voir... »
Elles vous collent une tape sur la main indiscrète, vous font un bisou sur la joue et repartent joyeusement, heureuses qu’elles sont d’avoir obtenu l’assurance qu’elles peuvent encore vous faire marcher.
Que dis-je, courir !
Vous remballez votre matos, vos idées libidineuses et vos explications vaseuses.
Ne subsistera de cette promenade en forêt qu’une grosse déception et une légère envie de meurtre.
Et quand on pense que l’année prochaine, ça va recommencer...
La vie est un travail de Romain.
08:38 | Commentaires (10)

